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Welcome Back Syria

Posted by jeunempl sur septembre 12, 2010

Bernard Mikael

Il a fallu une lutte de longue haleine, des milliers d’arrestations, des sacrifices à tous les niveaux, pour regagner une indépendance perdue et une souveraineté bafouée, pour que la Syrie sorte du Liban et que les libanais reprennent leur droit à l’autogestion.

Et tout ça, pour qui, pour quoi. Pour faire revenir au pouvoir les collaborateurs de la première heure !!
Je ne voulais pas croire au Général Aoun quand il disait (et dit toujours) que le combat de libération du Liban sera de loin plus facile que celui de la libération des esprits et de la société.

Je ne voulais pas croire au début puisque la nature humaine voire l’instinct humain tend vers la liberté et vers l’indépendance. Il était inenvisageable de revoir les collaborateurs d’hier crier leur héroïsme sur tous les plateaux. Leur place était censée être la prison, rien de plus que la prison. Mais, voilà que la société libanaise et orientale est très sentimentale, à mémoire très courte, et à l’enthousiasme très excessif.

Cette société était capable de faire revenir au pouvoir ceux qui ont dit « ceux qui votent pour la Syrie, votent pour les assassins de Rafic Hariri ». Cette même société vote et votera demain à celui qui a dit « je présente toutes mes excuses à la Syrie pour l’accusation politique qu’on a portée à son égard ».

Certes les motivations qui appuient ce vote sont beaucoup plus complexes et plus instinctives (communautaires, économiques, sectaires, féodales…).
Mais n’empêche que, cette même société continue à crier de l’absence de l’Etat, cet Etat déstructuré et désossé justement par cette même bande au pouvoir depuis deux décennies.

Les liens se resserrent avec la Syrie

Les libanais ont démontré à plusieurs reprises, société civile, en tant qu’électorat, comme responsables et politiciens, à quelques exceptions près, qu’ils rejettent la souveraineté et l’indépendance, dans une recherche permanente de tutelle.

À deux reprises, en 1943 et 2005, et grâce à des conjonctures régionales et internationales, nous avons pu gagner notre souveraineté. Et à deux reprises, nous avons démontré à quel point nous ne la méritions pas.
Des responsables politiques immatures, irresponsables, soumis, dépendants et instinctifs. Et une société qui accepte, qui ne demande pas de comptes, qui ne sanctionne pas, qui ne proteste pas, qui ne conteste pas. Bref, qui ne se révolte pas.

Et voilà après 5 ans du retrait des troupes syriennes du Liban, les responsables politiques n’ont pas pu supporter le poids de la liberté et de la souveraineté. Tout ce qui a changé pour notre classe politique, entre la période avant et après 2005, c’est environ 50 km, qui est la distance supplémentaire à parcourir pour s’entretenir avec les responsables syriens. C’est la différence de distance entre Anjar et Damas.

Tous les responsables syriens, à commencer par le président Bachar El Assad, jusqu’aux officiers de l’armée et ministres du gouvernement syriens, sont sollicités, tous les jours, par nos respectables politiciens. Et pourquoi ? Il leur est plus facile de recevoir des ordres à les exécuter que de prendre ses responsabilités et décider de ce qui est bien pour notre pays.
Ça fait penser à l’exemple du Général Aoun sur l’oiseau captif dans son cage et qui refuse de sortir quand on lui ouvre la porte de son cage.

À peine la Syrie sortie du Liban, que le tuteurage du Liban passe de la Syrie aux ambassadeurs américains et français. Ce sont eux qui décidaient de la politique du pays, voire même de la gestion des élections internes, des alliances, des exclusions… Et quand la politique étrangère change avec le changement à la tête de ces deux états, c’étaient les ambassadeurs saoudien et égyptien qui prenaient le relais.

Aujourd’hui, et après la récupération de son rôle régional, c’est de nouveau la Syrie qui est sollicitée tous les jours par nos indépendantistes du 14 Mars pour se racheter des offenses des 5 dernières années.

Faut-il encore blâmer la Syrie pour son interventionnisme, faut-il la blâmer du manque de dignité de la plupart des responsables politiques libanais, de leur manque d’identité et d’appartenance. Est-ce que la Syrie est fautive de l’immaturité de notre société ?

Ce n’était pas la Syrie seule qu’il fallait sortir du Liban ? Mais c’était aussi la classe politique qu’il fallait faire partir. Une classe qui n’a rien compris à la souveraineté, et une société qui ne voit pas plus loin que son représentant féodal.
D’ici jusqu’à ce que la classe politique changera : Welcome Back Syria

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