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Mona Harissi-Dagher, personnalité de la semaine au Canada

Posted by jeunempl sur janvier 26, 2009

La Presse – Anne Richer

Retrouver la vue après des mois, voire des années de cécité tient du miracle. Le retour de la lumière et des images de la vie enfin! C’est ce miracle qu’accomplit la Dre Mona Harissi-Dagher, ophtalmologiste au Centre hospitalier de l’Université de Montréal.

Rien de plus simple que de s’imaginer aveugle: on n’a qu’à baisser les paupières. C’est plus douloureux d’imaginer que cet état soit permanent et sans espoir! En donnant à des patients aveugles ou atteints de cécité cornéenne sévère la chance de voir de nouveau, la Dre Mona Harissi-Dagher réussit le genre de miracle par lequel la médecine moderne change un coeur ou remplace une hanche.

L’intervention qu’elle pratique lui vient d’une formation postdoctorale en cornée, maladies externes de l’oeil et chirurgie réfractive à l’Université Harvard. De nombreux patients d’ici et d’ailleurs ont déjà recouvré la vue. Plusieurs autres vivront ce bonheur sous peu. Devant cet exploit qui améliore la qualité de vie de nombreuses personnes, La Presse et Radio-Canada ont choisi Mona Harissi-Dagher Personnalité de la semaine.

Résultats gratifiants

«La kératoprothèse Boston est une prothèse oculaire qui remplace la cornée de patients atteints de cécité cornéenne génétique, causée par un traumatisme – des brûlures chimiques, par exemple – ou par une maladie inflammatoire, et pour qui la greffe de cornée est impossible à réaliser», explique la Dre Dagher.

C’est le célèbre ophtalmologiste américain Claes H. Dohman, avec qui la Dre Dagher a étudié pendant deux ans, qui a mis au point la prothèse dont le nom explique la provenance. «Les maladies cornéennes sévères sont la deuxième cause de cécité dans le monde», dit la chirurgienne. Si on s’inquiète du coût d’une telle intervention dans les pays en voie de développement, Mona Harissi-Dagher rend un hommage enthousiaste à son mentor, qui bien souvent réalise l’intervention ou la fait réaliser gratuitement. «Je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi généreux», affirme-t-elle.

Elle ne cache pas la satisfaction professionnelle et personnelle que lui procure la possibilité de redonner la vue. «On opère une personne qui ne voit pas. Tout à coup, elle peut voir de nouveau! La joie que je ressens est presque aussi vive que celle du patient!» Elle a opéré jusqu’ici des patients de tous les âges, y compris un bébé de 4 mois.

L’oeil est pour elle un univers sans fin qui mérite d’y consacrer sa vie. On imagine l’organe tout petit – et il l’est – mais, à y regarder de plus près, on se rend compte de sa complexité et de sa richesse. Pas étonnant que les yeux soient si précieux!

Après avoir terminé des études brillantes en médecine à l’Université McGill, elle a poursuivi ses études et sa spécialisation en ophtalmologie à l’Université de Montréal. Elle a reçu plusieurs bourses et récompenses, notamment, il y a peu de temps, une bourse de recherche de la fondation E.A. Baker et une autre de la fondation du Centre hospitalier de l’Université de Montréal pour son travail de pionnière à l’école de médecine de Harvard.

Très empathique

La Dre Dagher aime à la fois la recherche et la chirurgie. «La spécialité en ophtalmologie correspondait à mon caractère, dit-elle. Je suis très manuelle, j’aime la chirurgie fine, délicate et qui donne des résultats rapides.» Elle est proche de ses patients pour les émotions, les espoirs et les peurs qu’ils vivent. Son empathie est grande. Trop grande? «Je dois faire attention pour que ça ne déborde pas sur ma vie personnelle.»

Elle est née au Liban et y a vécu la guerre. Sa soeur jumelle et elle sont les cadettes d’une famille de cinq enfants dont le père était pharmacien. Ses parents ont décidé de venir s’installer au Québec en 1982 pour offrir une meilleure sécurité à leur famille. «Ce fut le bonheur total», confie Mona Harissi-Dagher, qui admet que l’intégration, pour une enfant de 8 ans, a été très facile. «Plus difficile cependant pour papa, qui a dû s’adapter aux examens d’équivalence.» Quant à la question de savoir quelles ont été ses influences dans le choix de sa spécialisation, elle reconnaît que son père et sa grand-mère souffraient de strabisme.

Au cours d’un voyage au Liban, à 20 ans, elle a fait la connaissance de celui qui est devenu son mari et le père de leur petite fille, Chloé, âgée de 12 mois. «Voilà une nouvelle occupation, dit la mère de 35 ans, qui a repris le travail il y a à peine six mois et qui traverse les affres du tiraillement famille-carrière. «C’est désormais une force majeure dans ma vie et je souhaite être auprès d’elle le plus souvent possible.»

Cependant, elle ne peut balayer d’un revers de main de si longues années d’études, une si forte passion, les encouragements indéfectibles de ses parents et, surtout, ces patients qu’elle suit à la trace, même ceux qu’elle a opérés à Harvard. Elle pense aussi à tout ce que l’avenir lui réserve à elle, comme chirurgienne et chercheuse, mais surtout à toutes ces personnes qui ne rêvent que d’une chose: ouvrir enfin la fenêtre!

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