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Le chef du CPL de retour dans les villages frontaliers pour la première fois depuis 33 ans

Posted by jeunempl sur août 25, 2008

L’alliance avec le Hezbollah, la présence chrétienne et l’armée au cœur de la tournée de Aoun au Liban-Sud

(l’article de L’Orient le Jour et les photos de tayyar.org)


C’est un véritable « retour aux sources » – comme il l’a dit lui-même de Jezzine, le village de ses ancêtres – que le chef du Courant patriotique libre (CPL), Michel Aoun, a effectué hier à travers sa tournée au Liban-Sud.
Le parcours du général Aoun était à la fois chargé d’émotion, puisqu’il s’agit de son premier déplacement au Sud depuis plus de trente ans, et de sens, dans la mesure où il a parfaitement traduit, à un an des législatives, le positionnement stratégique du CPL sur le plan politique dans toutes ses dimensions et ses thématiques, c’est-à-dire, dans le désordre : le soutien à la Résistance et au maintien de ses armes, l’alliance avec le Hezbollah, la fidélité aux martyrs, la loyauté à l’armée, et les droits des chrétiens. Un parcours ponctué, à chaque étape, d’un accueil populaire de la part de ses partisans et des habitants des villages de la région.

Les martyrs de Cana
Accompagné de son gendre, le ministre des Télécoms Gebran Bassil, du vice-président du Conseil, Issam Abou Jamra, du député Nabil Nicolas et d’un groupe de responsables du CPL, Michel Aoun a débuté sa tournée au Sud par la visite toute symbolique du village de Cana, qui porte les stigmates indélébiles du massacre perpétré par Israël en 1996, et renouvelé en 2006 durant la guerre de juillet.
Le chef du CPL a été accueilli au village par les députés Abdel Magid el-Saleh et Hassan Hobballah, et du responsable du Hezbollah au Liban-Sud, cheikh Nabil Kaouk. C’est d’ailleurs au côté de ce dernier que le général Aoun a déposé une couronne de fleurs sur la tombe des martyrs du massacre de 2006, peu après avoir visité le musée consacré aux martyrs du premier massacre de 1996.
Après avoir déposé la gerbe sur la tombe des jeunes victimes innocentes du dernier massacre, le député du Kesrouan a affirmé : « Ce sont d’ordinaire les enfants et les petits-enfants qui suivent le cortège funèbre de leurs parents et ancêtres. Cana a vécu deux fois le drame d’enterrer ses enfants et petits-enfants. » Il a exprimé à l’occasion son sentiment de « tristesse » et de « colère » : la tristesse « de pleurer la perte des martyrs », et la colère « de la révolte contre les bastions de la répression et de la tyrannie ».

À Rmeich, le souvenir de François el-Hajj
Michel Aoun s’est ensuite rendu dans le village chrétien de Rmeich, à la frontière, où il a assisté à l’office dominical en l’église de la Transfiguration. Mais Rmeich était surtout l’occasion pour l’ancien commandant en chef de l’armée d’exprimer sa fidélité à l’armée et au souvenir du chef des opérations militaires de la troupe, le général François el-Hajj, assassiné en décembre dernier dans un attentat à la voiture piégée. Aussi a-t-il déposé une couronne de fleurs sur la tombe du général Hajj.

Prenant la parole à cette occasion, le général Aoun a rendu un vibrant hommage au général-martyr : « C’était un frère, qui m’a accompagné dans mes moments les plus durs. Il a passé toute sa vie à défendre le Liban. Et voilà que nous entendons aujourd’hui des voix qui portent atteinte à François et ses compagnons. » « Le sang de nos martyrs s’est mêlé, entre la Résistance et l’armée, pour nous donner la souveraineté et l’indépendance », a-t-il ajouté.

Bint Jbeil et l’alliance avec le Hezbollah

C’est en allié indéfectible et en symbole national que le général Aoun a ensuite été reçu à Bint Jbeil, bastion de la résistance à Israël et fortin du Hezbollah, où ce dernier a réservé un véritable accueil populaire au chef du CPL, en présence du député d’Amal, Ali Bazzi, et du député du Hezbollah, Hassan Fadlallah. Bint Jbeil, une étape marquée essentiellement par la volonté du Hezb et du CPL de mettre en évidence la solidité de leur alliance.
Le député Bazzi a rendu hommage au général Aoun qui a « transcendé les communautés et brisé le mur de la peur », évoquant « les exploits et les sacrifices de l’ancien Premier ministre pour préserver ses principes et ses constantes ». Il a mis l’accent sur l’incontournable convivialité pour conspuer la discorde, la vindicte, le despotisme et le communautarisme.
De son côté, le député Hassan Fadlallah n’a pas tari d’éloges à l’égard du général Aoun dans son intervention, dans un style particulièrement imagé et lyrique. Mais il a surtout rendu hommage à l’homme de principes, rappelant que bien avant le document d’entente avec le Hezbollah, et durant son exil parisien, le général Aoun avait affirmé qu’en cas d’attaque contre le Hezb de la part d’Israël et des États-Unis, il se tiendrait de toute évidence au côté de son pays et du Hezb. Évoquant ensuite la victoire du Hezbollah contre Israël à l’issue de la guerre de juillet, Hassan Fadlallah s’est adressé à Michel Aoun : « Vous êtes partenaire dans cette victoire. À l’heure où les braves ici écrivaient les épopées les plus magnifiques, vous vous êtes illustrés par votre constance, vous étiez le partenaire de la Résistance malgré toutes les pressions qui ont été exercées sur vous. » Il a enfin rendu un vibrant hommage au document d’entente qui « consacre le principe du partenariat national » et qui permet « l’édification de l’État capable, fort et juste ».
Pour sa part, le général Aoun a appelé les Libanais, « à la veille des prochaines échéances, à choisir les détenteurs de la parole juste et à ne pas proroger le mandat d’un État qui a été à la base de l’effondrement de notre économie, de notre sécurité et de toutes les composantes de notre résistance sociale ». « L’entente avec le Hezbollah n’est que le début du chemin », a-t-il dit, s’élevant contre la réaction de la communauté sunnite qui, la semaine dernière, a rejeté l’entente entre le Hezbollah et le groupe salafiste, « un accord de reconnaissance de l’autre pour empêcher les combats fratricides, et qui a suscité la condamnation de certains ». « Cette condamnation, nous ne pouvons pas la comprendre », a-t-il souligné. Il a par ailleurs prôné la complémentarité entre le peuple, l’armée et la Résistance dans le cadre de la stratégie de défense du pays.

Maroun el-Rass et le soutien à la Résistance

Le général Aoun a ensuite choisi, en signe de soutien à la Résistance, de visiter le village de Maroun el-Rass, à la frontière, resté célèbre pour la fameuse bataille qui permit, durant la guerre de juillet, aux forces d’élites du Hezbollah de stopper l’avancée des chars israéliens. L’occasion pour le chef du CPL de rencontrer des officiers du Hezbollah, qui lui ont fait le récit de la bataille.
Le général Aoun a ensuite été invité à déjeuner par le Hezbollah à Tiri, au restaurant Family Park, en présence de cheikh Kaouk, qui lui a remis un écusson commémoratif de la Résistance et une boîte à caractère archéologique contenant des bombes à fragmentations israéliennes démontées par le Hezbollah.


Nabatiyeh et Imad Moghniyé

C’est sous les applaudissements que le convoi du général a ensuite été accueilli à Nabatiyeh, sous les portraits gigantesques érigés à la gloire de Imad Moghniyé. Le chef du CPL a été reçu par le député Hassan Fadlallah et le responsable de l’unité de liaison et de coordination au sein du Hezbollah, Wafic Safa. L’occasion de visiter une exposition organisée par le Hezb en hommage à Imad Moghniyé, qui met en valeur certains aspects de la personnalité du responsable sécuritaire du Hezbollah assassiné en février dernier, ainsi que des véhicules et des chars israéliens capturés par les combattants du Hezb en 2006.
Selon le reporter de l’ANI, le général Aoun « a paru ému » devant la pièce de l’exposition qui contient le bureau de Moghniyé, ses armes et ses effets personnels (les habits qu’il portait quand il a été assassiné, son tapis de prière, etc.).
Après avoir vu des missiles utilisés par le Hezb durant la guerre de juillet et qui sont exposés pour la première fois, le général s’est adressé aux journalistes pour dire : « Je vois des armes qui ont été utilisées lorsqu’il le fallait, pour combattre l’ennemi et libérer le territoire, contrairement à toutes les armes qui ont été utilisées pour les combats fratricides et qui ont tué beaucoup de Libanais. » Il a souligné que les armes devaient être dirigées contre l’ennemi, et non dans le cadre d’un conflit interne.
Michel Aoun a ensuite rédigé un petit mot pour le livre d’or du musée, affirmant avoir « vécu un jour extraordinaire avec les martyrs héroïques et leurs histoires, qui sont notre histoire et qui nous apprennent ce que doivent être les générations futures ».

Le retour à Jezzine

Mais le point culminant de la visite du général Aoun a été sans conteste son retour à Jezzine, où un accueil populaire et partisan lui a été réservé à la place centrale du village. Le chef du CPL a paru particulièrement ému de retourner au village d’origine de ses ancêtres, et il a pratiquement été obligé de se livrer à un bain de foule avant de pouvoir s’asseoir. Le ministre Gebran Bassil, le vice-président du Conseil Issam Abou Jamra et les députés Samir Azar, Pierre Serhal, Antoine Khoury, Sélim Aoun, Nabil Nicolas et Hassan Hobballah étaient parmi les présents.
Après une série d’allocutions d’introduction, notamment de l’ancien responsable kataëb Rachad Salamé, du chef de la fédération des municipalités de Jezzine, et du responsable CPL du village, Ziad Assouad, le général Aoun a enfin pris la parole devant une assistance conquise.
Dans son allocution, il a d’abord exprimé sa joie de revenir à Jezzine, évoquant tous les malheurs subis par ce village « conquis par quelque cinq armées différentes » durant les dernières années. Il a ensuite exhorté les habitants à revenir au village, à rester attachés à leur terre et à ne pas se livrer à la vente de leurs terrains « convoités dans le cadre des luttes régionales ». « Une nation sans territoire et sans peuple n’est plus une nation, a-t-il souligné. Or il y a beaucoup de marchands et la terre de Jezzine est très convoitée », a-t-il noté.
Il a ensuite évoqué le retour des Libanais réfugiés en Israël, faisant le plaidoyer de l’entente avec le Hezbollah et reprochant « aux responsables irresponsables » d’avoir empêché son application durant ces deux dernières années, ce qui a retardé le règlement de ce dossier, qui devrait toutefois être clos bientôt, a-t-il promis.
Évoquant enfin les prochaines échéances, le général Aoun s’est lancé dans une attaque en règle contre la majorité, sans la nommer. « Vous êtes libres de voter comme vous le voulez, mais prenez garde aux maladies dont souffre la société libanaise. Il ne faut plus s’allier ou soutenir certaines lignes politiques aujourd’hui. Aucun Libanais qui reconnaît son identité et ses frontières ne doit coopérer avec des lignes politiques qui ne reconnaissent ni l’identité libanaise ni les frontières de la nation libanaise, a-t-il indiqué. Si nous voulons préserver notre nation et notre identité, nous devons savoir que les élections ne sont pas une opération électorale seulement, mais une confiance octroyée pour quatre ans », a-t-il poursuivi. Et de souligner : « Il faut prendre garde, le Liban fait face à une vague qui ne vous reconnaît pas, et qui ne reconnaît qu’elle-même. Je ne sais pas si nous sommes réellement conscients de ses effets négatifs. Imaginez-vous que la semaine dernière, deux groupes libanais se sont mis d’accord sur le fait de ne pas s’entre-tuer. Puis, ils les ont obligés à rejeter cette entente, en les encourageant à s’entre-tuer et en leur affirmant que cette ligne politique leur est interdite… »
Le général Aoun a ensuite participé à un dîner organisé en son honneur à Jezzine avant de reprendre la route du Metn.

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