Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

NDU : L’héritage culturel comme point d’union

Posted by jeunempl sur mars 30, 2008

(Magazine)

Magazine NDULe patrimoine est créateur d’identité et de rassemblement. Pour les étudiants de l’Université de Notre-Dame, la préservation des traditions et des coutumes est fondamentale, puisqu’elle peut servir à renforcer les liens entre Libanais. Magazine les a interrogés.

Tyr, Baalbeck et Byblos sont les trois sites inscrits sur la Liste du patrimoine de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). Vue de l’étranger, la sauvegarde du patrimoine libanais est importante pour sa contribution à l’identité nationale et multiculturelle du Liban. Qu’en est-il en interne? C’est sur cette question que Magazine a sondé les étudiants de la NDU: La préservation du patrimoine contribue-t-elle à forger une mémoire collective? Pour la grande majorité des étudiants, c’est une évidence, le patrimoine est la base d’une identité commune. C’est un fil directeur entre passé et avenir.

Ainsi, pour Argy Hage, «les traditions ont un impact sur nous, car elles représentent ce que nous sommes et maintiennent le lien avec nos ascendants. C’est à partir de notre passé que nous pouvons construire notre futur». Un constat partagé par Jalnar Doueik: «Le patrimoine est un facteur très important. C’est notre passé, notre présent et notre avenir». «Sans passé, il n’y a pas de futur. La mémoire collective va créer une bonne appréciation du passé d’un peuple», estime un étudiant ayant préféré l’anonymat. C’est aussi un facteur d’unité pour quelques étudiants de la NDU. «Si nos traditions sont unifiées, alors, forcément, les Libanais seront unis», note Chorouk Salamé. Pour David Daccache, «la préservation du patrimoine donne au peuple l’occasion de s’unir et de défendre en commun ce patrimoine». Nicole Mehanna souligne également «le sentiment d’appartenir au même pays», grâce au patrimoine. «Les coutumes et les traditions sont très importantes», souligne encore Elsa Torbey, «car elles nous définissent et nous aident à atteindre l’unité». Pour Racha Dorlian, le patrimoine «donne à toute la population une même direction et contribue à créer une mémoire commune et unique». «Cela renforce nos liens», indique Melvine el-Fadl. «Le patrimoine, c’est notre identité; nous devons le préserver, pour garder notre identité», s’exclame Natasha. Le patrimoine va «créer une solidarité entre les membres d’une même famille, d’une même communauté ou d’une même société. Tout le monde partage les mêmes souvenirs», relève Michel Nawfal.

Il s’agit alors de transmettre ce patrimoine. Pour Etienne Sabbagh, «il contribue à une base de connaissances pour nos enfants pour mieux connaître notre Liban». Le patrimoine «aide à s’identifier à une ou plusieurs particularités de la culture libanaise», croit Ghazi Asmar. Quant à Michel Aoun, il pense que «c’est la seule chose qui peut renforcer la mémoire au Liban».

Perpétrer les traditions

Selon Mia, «lorsque des événements liés à notre patrimoine sont retransmis par les médias, ça éveille notre nostalgie». Il faut donc insister sur les commémorations. Pour un anonyme, «les cérémonies aident à garder les traditions vivantes et à les transmettre de génération en génération». «Se rappeler de notre mémoire et organiser des cérémonies servent à forger notre amour de la patrie», appuie Samer Chattaly. Maria Chelala a la même opinion: «Il est fondamental de partager la même culture. Il faut toujours organiser des cérémonies pour ne pas oublier notre patrimoine». Pour Rabih Yaacoub, «il suffit d’aller faire un tour à Baalbeck ou à Anjar pour forger la mémoire». Et pour certains comme Elias Mouannès, le patrimoine est parfois une échappatoire: «elle nous permet d’oublier un peu la politique, et nous peut ainsi commencer à penser seulement au Liban». Pour Serouj Koujoukian, la conservation du patrimoine est un défi personnel. «Je suis arménien et, pour moi, le patrimoine est une valeur fondamentale. Ma vie est basée sur cette notion. La langue et l’histoire sont des choses essentielles que j’essaie de conserver», explique-t-il.

Christine el-Kik est plus mitigée sur la question: «La mémoire collective du patrimoine doit être composée de facteurs communs comme la culture et les traditions. Mais, au Liban, c’est plus ou moins difficile, car il y a plusieurs religions et les Libanais sont séparés les uns des autres. Ils ne se sont pas pardonnés mutuellement et c’est vraiment dommage», observe-t-elle. Un étudiant anonyme, lui, est formel; il est impossible de forger une mémoire collective, «car chacun a ses propres traditions».

La réponse en chiffres

Vingt-six étudiants de la NDU ont répondu à la question de Magazine. 24 d’entre eux considèrent que la préservation du patrimoine contribue à forger une mémoire collective, soit 92%. Deux étudiants seulement pensent que ce n’est pas le cas, soit 8%.

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