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Posts Tagged ‘tolérance’

Le général Aoun félicite les étudiants de l’USJ: Votre vitalité me rassure quant à l’avenir du Liban

Posted by jeunempl sur novembre 22, 2012

D.CH & V.MW – ANI

Les étudiants qui ont remporté les élections estudiantines de l’université Saint-Joseph, ont rendu visite au chef du bloc du « Changement et de la Réforme », le député Michel Aoun.

M. Aoun a félicité ses hôtes, « dont la vitalité a permis de ressusciter l’esprit de lutte parmi les jeunes universitaires ».
« La vitalité que j’observe ces jours-ci au sein des universités, me rassure sur l’avenir du Liban », a-t-il indiqué.
« Ceux qui adoptent un discours partisan au Liban, privent l’autre d’adopter des choix politiques différents. Ceux-là ne peuvent être de bons citoyens », a-t-il ajouté.

« Le Liban est actuellement encerclé par le feu… Le bassin méditerranéen témoigne de crises en Tunisie, en Lybie, en Egypte, à Gaza, en Israël et en Syrie. Tous ces pays ont perdu leur stabilité. Mais le discours sage que notre parti politique adopte au Liban, a préservé la stabilité de notre patrie, sinon elle aurait été une scène où le conflit l’emporte », a-t-il expliqué.

« Notre peuple respecte la liberté de croyance et le droit à la différence. Il respecte l’autre et l’accepte. Mais nous ne pouvons accepter ceux qui ne tolèrent pas la différence, d’où notre refus des mouvements extrémistes, lesquels Lire le reste de cette entrée »

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« Il prêchait l’ouverture et la tolérance »

Posted by dodzi sur mars 18, 2012

La Libre

Imam Abdellah Dahdouh

Albert Guigui, Grand Rabbin de Bruxelles

Un hommage sincère du Grand Rabbin à l’Imam décédé lundi à Anderlecht. Les dignitaires juif et musulman nourrissaient une estime réciproque.

Entretien

Le Grand Rabbin de Bruxelles, Albert Guigui, a bien connu l’imam Abdallah Baddou qui est décédé lundi dans l’attentat d’Anderlecht. Témoignage.

Vous avez tenu à lui rendre hommage. Pourquoi ?

Je voudrais d’abord transmettre mes condoléances les plus sincères à l’épouse et aux membres de la famille de l’Imam. Veuille le Maître de l’Univers que, par-delà la mort et par-delà l’immense affliction où les laisse cette disparition, son souvenir soit pour tous un exemple, un soutien, une inspiration de piété, une source d’actes méritoires et de divines bénédictions. Je voudrais aussi transmettre mes condoléances émues à toute la communauté musulmane de Belgique pour ce meurtre tragique qui la frappe et avec elle le pays tout entier. L’Imam Baddou est mort dans sa mosquée alors qu’il était en service. Ce crime commis contre un homme de Dieu est doublement abject. Parce qu’en portant atteinte à la vie d’un homme, c’est comme si on portait atteinte à l’humanité toute entière. Mais il est surtout odieux parce qu’en s’attaquant à un représentant du culte et à une institution religieuse, c’est au culte qu’on s’attaque. Par ce geste immonde, le criminel porte un coup terrible à la communauté musulmane qui vit en Belgique et veut semer la zizanie entre ses membres.

Il fut le premier dignitaire musulman à vous rendre visite à la Grande Synagogue.

C’était un homme d’ouverture et de dialogue. Il ne parlait pas seulement mais joignait l’acte à la parole. Je n’oublierai jamais ce jour de fête religieuse israélite (c’était la fête des cabanes) où l’Imam Baddou était venu à la Grande Synagogue de Bruxelles entouré de membres de sa mosquée et accompagné par des représentants d’autres cultes. Il a assisté à l’office de la fête et à la fin de celui-ci il a pris la parole dans la grande salle de fêtes en prônant l’amitié entre les hommes, le respect de l’autre et l’acceptation de l’autre tel qu’il est. Quelques mois après, il nous a invités dans sa mosquée pour une cérémonie œcuménique. C’était un moment inoubliable. Un moment magique où le rêve avait rejoint la réalité. Un moment de fraternité et de rencontre au cours duquel je m’étais adressé en arabe à l’assistance du haut de la chaire. Ce moment restera dans ma vie comme un des moments les plus forts de mon existence. Lire le reste de cette entrée »

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Le patriarche maronite se prononce en faveur du mariage civil obligatoire

Posted by jeunempl sur novembre 30, 2011

(L’Orient le Jour)

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a créé la surprise, hier, en affirmant que l’Église maronite est en faveur du mariage civil obligatoire pour tous les Libanais. Le sacrement du mariage viendrait ensuite et serait l’expression de la conviction religieuse des mariés.
Recevant à Bkerké plusieurs centaines d’élèves des écoles des Sœurs des Saints-Cœurs conduits par la supérieure de cette congrégation, Daniella Harrouk, le patriarche s’est dit aussi en faveur d’un « nouveau pacte social en vertu duquel il y aurait séparation entre la religion et l’État ».

« Respectons toutes les religions et vivons à nouveau dans l’égalité civique entre tous, sur la base de la seule citoyenneté, et préservons réellement le Liban », a dit le patriarche aux élèves, qui l’écoutaient attentivement.
Et d’ajouter : « Œuvrons pour consacrer la neutralité du Liban. »
Au sujet de la loi électorale, le patriarche Raï a affirmé que l’Église n’a pas encore choisi, mais il s’est prononcé pour l’abaissement à 18 ans de l’âge du vote. À son avis, le Liban se dirige vers l’adoption de la loi électorale basée sur la proportionnelle suggérée par le « rassemblement orthodoxe ».
« Il est regrettable que certains réclament l’abolition du confessionnalisme politique au paroxysme de la tension sectaire et confessionnelle », a par ailleurs affirmé le patriarche. « Le nouveau pacte national doit refléter Lire le reste de cette entrée »

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Charia en Libye et Tunisie :  » Les Arabes ne veulent pas revenir sur les libertés acquises « 

Posted by dodzi sur octobre 25, 2011

Le Vif

La Libye et la Tunisie, fraichement sorties des révolutions, s’apprêtent à fonder leurs nouvelles constitutions sur la charia, la loi islamique. L’Occident s’offusque de ce retour en arrière. Mais s’agit-il vraiment de cela ? Pas vraiment, selon Bichara Khader, spécialiste du monde arabe et professeur de sciences politiques, économiques et sociales de l’UCL.

Dans quel pays est appliquée la charia ?

Elle a une part d’influence dans toutes les constitutions arabes, sauf dans la constitution libanaise. Elle est, soit la source principale de la législation, soit une inspiration. Cela fait peur à l’Occident qui oublie que les musulmans sont liés aux principes fondamentaux de tolérance, de solidarité, de liberté et de justice. Des Occidentaux qui occultent souvent le débat sur les racines chrétiennes de l’Europe. L’utilisation de la charia peut varier d’un pays à l’autre. Parfois on en fait une utilisation radicale, comme en Arabie Saoudite, parfois elle est utilisée comme une simple source, car elle renferme les valeurs musulmanes.

La situation en Tunisie et en Libye est-elle comparable ?

La Tunisie ne reviendra pas sur ses libertés acquises sur les droits des femmes, par exemple, justement parce qu’ils sont très bien intégrés dans son contexte méditerranéen. En Libye, c’est différent. Il y a eu un problème dans le discours de Moustafa Abdel Jalil, le président du Conseil National de Transition. Il a annoncé l’utilisation de la charia comme principale source pour la constitution, ce qui ne m’a pas étonné. Ce qui m’a dérangé, c’est lorsqu’il a parlé de rétablir la polygamie en Libye. Cela ne lui appartient pas, ce seront aux élus d’en décider. Il a outrepassé ses pouvoirs et pour cela je lui en veux. Lire le reste de cette entrée »

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Document des propositions chrétiennes libanaises

Posted by jeunempl sur décembre 6, 2007

MPLBelgique.org

rencontres_chretiensEtant donné que le Liban sans ses chrétiens n’est pas un pays, pas plus qu’il ne l’est sans ses musulmans,
Etant donné que le Liban « pays mission » est une responsabilité islamo-chrétienne commune,
Etant donné que le Liban est le catalyseur des dialogues entre les civilisations et l’amortisseur de leurs conflits,
Etant donné que la prise à partie des chrétiens a placé le Liban sur un parcours destructeur, qui impose de remédier aux déséquilibres et de trouver une solution qui s’adresse aux racines de la crise et non à ses aspects externes,
Etant donné que ceux qui ont refusé la création d’un Liban chrétien isolé de son environnement, s’attendent à ce que leurs partenaires leur soient redevables et refusent à leur tour la création d’un Liban islamique en contradiction avec la spécificité libanaise,
Etant donné que les chrétiens n’ont d’autre alternative que celle de s’intégrer dans leur milieu et de fraterniser au sein de leur société, tout en préservant leur personnalité, et leur identité culturelle ancrée dans l’Orient et tournée vers  l’Occident,
Etant donné que la coexistence est plus qu’une cohabitation forcée, mais un préambule à la citoyenneté en tant que base d’appartenance à l’Etat, et un ensemble de droits et de devoirs, que les communautés religieuses embrassent d’elles-mêmes une fois rassurées sur leur stabilité et leur devenir,
Et suite à une analyse calme et réfléchie de la situation nationale et chrétienne, après avoir tirer les leçons des expériences historiques, et à l’issue des concertations faites avec le Général Michel Aoun à l’occasion de la vacance de la présidence de la République, nous présentons les propositions chrétiennes libanaises suivantes :

1- En matière d’existentialisme :

Les chrétiens s’inspirent de l’exhortation apostolique, de l’appel du Synode et des préceptes de l’Eglise. Ils sont au Liban une force fondatrice et permanente, de même que la liberté, la diversité et l’acceptation de l’autre dans l’harmonie sont des caractéristiques culturelles du Liban. Les fondements principaux du Liban dictent qu’il ne peut être « à la merci d’une idéologie de la majorité » mais qu’il est gouverné par un partenariat, un équilibre des pouvoirs et une démocratie consensuelle.
Comme les chrétiens appellent à la fraternité et à la cohésion au sein de leur communauté, ils cherchent à s’ouvrir et à communiquer avec les autres communautés, rejetant toute forme d’infériorité, d’inféodation ou de vassalité, aspirant éternellement à renforcer l’unité nationale, refusant la politique des axes régionaux et internationaux, recherchant l’amitié de tous les pays et de tous les peuples.

C’est ce rôle actif qui est le garant de leur existence et de sa sauvegarde, les chrétiens d’Irak et de Palestine n’étant que la triste preuve du contraire. Partant de là, les Libanais en général et les chrétiens en particulier sont appelés à une lecture minutieuse du Document d’Entente entre le Courant patriotique libre et le Hezbollah.

2- La crise des chrétiens et leur situation actuelle

Puisque la prise à partie des chrétiens dans leur existence, leur rôle et leurs droits, constitue une atteinte au Liban dans son unité et son unicité, notre attention se porte à leur marginalisation, et plus particulièrement au déséquilibre démographique résultant du décret de naturalisation, de l’émigration ou de l’exode forcé et de l’incapacité de certains chrétiens à recouvrer leur nationalité. A cela s’ajoute la mauvaise représentation parlementaire des chrétiens, conséquence des lois électorales injustes, sans oublier les vices qui entachent leur participation manquée au sein du gouvernement, de l’administration publique, de la justice et des institutions sécuritaires, en plus des campagnes de persécution et de violation de leurs libertés, et des atteintes endurées par eux sur les plans économiques, sociaux et culturels.
La crise existentialiste des chrétiens au Liban bien qu’aggravée actuellement par la vacance de la présidence de la République -qui dans son essence est vacante depuis deux décennies- remonte en fait à 1969 avec le début de la destruction systématique du Liban en tant qu’Etat, régime et nation.

La crise actuelle n’est en fait que le prolongement de la crise qui sévissait sous la tutelle syrienne opposée par les chrétiens. Fer de lance de la résistance, ils ont payé le prix fort pour recouvrer l’indépendance et la souveraineté, considérant pour leur part que la disparition de la tutelle constituerait un pas vers la réalisation d’un vrai partenariat national d’un côté, et vers l’édification de l’Etat de l’autre. Amèrement, ils ont du constater que rien de tout cela n’a eu lieu, bien au contraire il y a eu acharnement à falsifier leur volonté par le fait des élections législatives de 2005, puis par la dissolution du Conseil constitutionnel pour l’empêcher de statuer sur les invalidations légitimes d’un nombre de sièges, ensuite par la mise à l’écart de leurs véritables représentants dans la formation du gouvernement, pour que se parachève ce spectacle par la perte du gouvernement de sa légitimité avec la démission des ministres chiites.

Alors que les leaderships sunnite et chiite ont accédé respectivement à la présidence du gouvernement et de la Chambre, les ingérences étrangères couplées avec certaines influences internes ont joué un rôle déterminant à refuser ce même droit aux chrétiens, comme prélude à des politiques et des objectifs étrangers visant à anéantir les derniers bastions de résistance et d’opposition et n’accordant pas d’importance à l’intérêt national libanais, ce qui est aujourd’hui au coeur même de la crise de l’échéance présidentielle,avec en prime le risque de voir les Libanais prendre trop tard conscience de ce danger.

3- Les principes et les règles démocratiques dans le milieu chrétien

Le principe de la pensée unilatérale que certains considèrent comme source de pouvoir a non seulement échoué dans le monde entier, mais plus encore, il a constitué un véritable danger pour la partie qui s’en est servie.
Voilà pourquoi deux principes, deux règles et une autorité devraient régir les relations des parties chrétiennes entre elles :

Le premier principe est la préservation de la diversité intellectuelle, politique partisane et non partisane.

Le second principe est la reconnaissance de l’autre, ainsi que d’une majorité et d’une minorité toutes deux engagées à respecter les fondements de la démocratie et à alterner entre elles le leadership politique.

La première règle consiste à admettre le droit de la majorité à assumer le leadership politique.

La deuxième règle donne le droit à la minorité de choisir de se rallier à la majorité proportionnellement à sa représentativité, ou bien de constituer une opposition qui se charge de relever les erreurs de la majorité et de proposer des alternatives dans le cadre du processus démocratique.

Bkerké demeure l’autorité garante qui veille à l’application de ses règles. L’Eglise étant une « haute autorité morale », Bkerké était et reste l’autorité religieuse nationale incontestée. Pour qu’elle demeure ainsi, nul ne doit s’en servir comme autorité concurrente ou parallèle à l’autorité politique. Elle refuse de prendre part aux tensions politiques conformément à l’exhortation apostolique qui stipule dans l’alinéa 112 littéralement : «… Il ne lui revient donc pas de s’engager directement dans la vie politique ; en effet, elle n’a pas de solutions techniques, elle ne propose pas des systèmes
ou des programmes économiques et politiques, elle ne manifeste pas de préférence pour les uns ou les autres… Cependant, le devoir incombe à l’Eglise de rappeler inlassablement les principes qui seuls peuvent assurer une vie sociale harmonieuse… »
A l’ombre de cette équation, tout propos déplorant les divisions entre chrétiens s’inscrit dans un processus auto destructeur de leur existence et de leur entité politique.

4- Les principes et les règles démocratiques au Liban

A l’heure où nous aspirons tous à une société où seule la citoyenneté constitue la base d’appartenance à l’Etat et non l’appartenance confessionnelle ou communautaire, la réalité du système politique libanais basé sur la reconnaissance des droits de chaque communauté, implique qu’il faudrait respecter les principes de la démocratie compétitive simple au sein d’une même communauté religieusement homogène, et de la démocratie consensuelle au sein d’une plus grande communauté hétérogène et religieusement diversifiée. Ce qui à titre d’exemple, fait du président de la République un produit chrétien requérant une acceptation nationale, tel que le cas se présente en Suisse ou en Belgique. Dans les deux cas, il n’est pas acceptable de questionner les chrétiens ou de les sanctionner quant au choix de leurs leaders politiques, mais par contre leurs mêmes leaders peuvent être interrogés sur leurs choix et leurs performances politiques.

5- La restructuration de la société

La restructuration de la classe moyenne est à la base de la résurrection du Liban et des chrétiens, il faudrait pour cela, concentrer les efforts et les énergies et montrer davantage de solidarité et de fraternité communautaire dans les secteurs de l’éducation, de l’enseignement, de la santé et de l’habitation, pour réaliser davantage de justice sociale.
De même qu’il conviendrait d’accorder un intérêt primordial à la décentralisation élargie, aux questions du développement équitable et durable, et à l’exode des cerveaux dans le but d’y trouver des solutions modernes et adaptées.

6- L’édification de l’Etat

La réforme et la lutte contre la corruption constituent la pierre angulaire de l’édification d’un Etat fort et juste capable d’asseoir le règne de la loi, de rassurer ses citoyens et de bénéficier des caractéristiques de chacune de ses composantes.
Les chrétiens refusent le principe de l’auto sécurité qui porte en lui les germes de la division et de l’émiettement du pays, ils lui opposent l’adoption d’une stratégie de défense nationale capable de conférer au Liban l’immunité et la stabilité nécessaires pour constituer une force dissuasive face aux ennemis et agresseurs, étendre le pouvoir de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, et préserver la souveraineté et l’indépendance du Liban de toute intervention étrangère.

7- Les dangers imminents

Deux périls menacent le Liban et ses chrétiens : le péril de l’implantation des Palestiniens qui changerait la donne démographique basée sur un délicat équilibre déjà précaire, que le Liban -manquant de ressources et dont la densité d’habitants au km2 est la sixième au monde- tente de préserver à travers la migration de ses fils vers l’étranger ; il lui est par conséquent impossible d’assimiler un quelconque surplus humain. Le deuxième péril est celui du « surplus d’argent » qui se concrétise par l’achat massif de terrains et l’aliénation de leur identité, ce qui place le Liban une fois encore dans la sphère d’une nouvelle tutelle et porte atteinte aux principes de la souveraineté et de la décision nationale libre. A
ces deux périls vient s’ajouter le fardeau de l’endettement général qui excède de loin la capacité du Liban à tenir ses engagements, et qu’il craint de devoir troquer avec l’implantation des Palestiniens ou tout autre procédé contraire à l’intérêt national.

8- Les revendications immédiates

I. Adopter le principe de réciprocité et la restauration de la justice politique comme base essentielle de l’équilibre des pouvoirs.
II. Réhabiliter la présidence de la République en garantissant les qualifications personnelles et la représentativité du président et éclaircir certaines de ses prérogatives.
III. Promulguer une loi électorale juste (fondée sur la petite circonscription) pour assurer une bonne représentativité et une participation paritaire.
IV. Remédier au déséquilibre survenu dans la représentation des chrétiens au sein du gouvernement, de l’administration, de la justice et des institutions sécuritaires.
V. Achever de traiter le dossier des déplacés chrétiens de la montagne, des réfugiés en Israël et des disparus en Syrie.

9- La mission des chrétiens au Liban

La crise que vivent aujourd’hui les chrétiens découle en partie d’une impression qui s’est concrétisée chez eux, dans leur environnement et en Occident, qui sous-entend que leur existence et leur mission n’ont plus de raison d’être à l’ère de la mondialisation et de la rencontre directe entre l’Orient et l’Occident. Mais la réalité est tout autre, car la rencontre des deux mondes sur la côte-est de la méditerranée a résulté depuis quelques années en une collision et non en un dialogue, elle fut violente, exclusive, intolérante et non interactive ; les raisons pour cela étant doubles : d’une part, l’absence d’une solution juste à la cause palestinienne et d’autre part, l’échec dans la diffusion de la démocratie et des droits de l’Homme dans cette région du monde.
La présence et la mission des chrétiens au Liban constituent la solution la mieux adaptée à ces deux défis, car seule cette présence libre fraternisant en harmonie avec les autres groupes confessionnels peut fournir le modèle pratique, culturel et social requis.

10- La voie du salut

Les chrétiens doivent se rappeler que l’attentisme est une mort lente et annoncée, que le témoignage pour la vérité et l’espérance sont au coeur de leur croyance et que le seul moyen de sortir de ce parcours destructeur et d’entreprendre une démarche résurrectionnelle, est de passer du stade de l’objection et de l’opposition à l’acte de résistance politique transcendante, seule garante de leur existence et de leur rôle.
En définitive, si la présence chrétienne libre au Liban et sa sauvegarde sont avant tout une affaire entre les mains des chrétiens eux-mêmes, elle constitue néanmoins un défi historique auquel se trouvent confrontés leurs partenaires musulmans, s’ils souhaitent que ce pays reste un lieu de rencontre, de diversité et de dialogue, affirmant ainsi que l’Islam est une religion de miséricorde, de tolérance et d’acceptation de l’autre.

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