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Posts Tagged ‘Texte’

Droit des femmes : des avancées en trompe l’oeil

Posted by jeunempl sur juin 6, 2011

Le Commerce du Levant

Depuis la mi-mai, plusieurs commissions parlementaires se sont attelées à la lourde tâche de gommer les discriminations majeures à l’encontre des femmes, contenues dans les lois libanaises. Pour l’heure, les principales propositions d’amendements, approuvées en commissions, ont un caractère économique et visent à réviser les lois fiscales de 1959 et le code de la sécurité sociale. Ces propositions ont été transmises au Parlement, qui devrait les étudier lors de sa prochaine session. Les discussions parlementaires autour du droit des femmes à transmettre leur nationalité, celles relatives au projet de loi sur la violence conjugale ou au statut civil optionnel n’ont, elles, toujours pas abouti. « Certains députés sont très attentifs à ce que la rédaction des amendements n’entre pas en conflit avec les textes religieux communautaires, qui gouvernent en particulier les statuts personnels », a expliqué le député Ghassan Moukheiber, lors d’une conférence organisée par l’Université Saint-Joseph.

Parmi les avancées notables, une série de propositions d’amendements visant à supprimer les discriminations fiscales. Les parlementaires veulent ainsi modifier l’article 31 de la loi fiscale relative à l’impôt sur le revenu (décret-loi n° 144 du 12 juin 1959). A l’heure actuelle, cet article permet à l’époux de Lire le reste de cette entrée »

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Nucléaire: le Conseil de sécurité de l’ONU s’apprête à sanctionner l’Iran

Posted by jeunempl sur juin 9, 2010

AFP

Pour la quatrième fois en près de quatre ans, le Conseil de sécurité de l’ONU s’apprête à sanctionner l’Iran mercredi pour ses activités nucléaires suspectes mais, loin de céder, Téhéran a prévenu que dans ce cas il arrêterait de dialoguer avec les grandes puissances.

Un projet de résolution d’inspiration américaine, co-parrainé par le Royaume-Uni et la France avec le soutien de la Russie et de la Chine, doit être soumis à un vote lors d’une réunion à New York prévue à partir de 10H00 locales (14H00 GMT), selon l’ambassadeur du Mexique à l’ONU qui préside le Conseil.


L’adoption du texte ne fait aucun doute, les co-parrains étant certains de disposer des neuf voix nécessaires sur quinze. Brésil, Turquie et Liban ne devraient toutefois pas l’approuver, mais on ignore s’ils voteront contre ou s’ils s’abstiendront, selon des diplomates.
Il s’agira du quatrième train de sanctions depuis décembre 2006 contre l’Iran, soupçonné de chercher à se doter de l’arme atomique sous couvert d’un programme civil, ce que la République islamique dément.
Le texte onusien prévoit que Lire le reste de cette entrée »

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Commémoration inédite des massacres d’Arméniens en Turquie

Posted by jeunempl sur avril 24, 2010

Le Nouvel Observateur

Pour la première fois à Istanbul, des intellectuels et des artistes turcs ont commémoré publiquement les massacres d’Arméniens, brisant un tabou en Turquie.

Des défenseurs des droits de l’homme, intellectuels et artistes turcs ont pour la première fois commémoré publiquement ce samedi 24 avril à Istanbul les massacres d’Arméniens de 1915-17, brisant un tabou en Turquie. Le pays récuse la thèse d’un génocide défendue par les Arméniens.

La section stambouliote de l’Organisation des droits de l’homme (IHD) a organisé une commémoration pour la rafle de 220 membres de l’intelligentsia arménienne, le 24 avril 1915, point de départ des massacres. Rassemblés sous le slogan « Plus jamais ça » sur les marches de la gare d’Haydarpasa d’où est parti le premier convoi de déportation, une centaine de manifestants ont rendu hommage aux Arméniens disparus, comme l’a constaté l’AFP.

Samedi à Erevan, des dizaines de milliers d’Arméniens défilaient à l’occasion de ce 95e anniversaire du massacre des Arméniens. Ces manifestations interviennent deux jours après l’annonce d’un coup d’arrêt dans le processus de rapprochement engagé depuis plusieurs mois par la Turquie et l’Arménie. Le président arménien Serge Sarkissian a en effet déclaré que son pays gelait la ratification d’accords historiques de normalisation avec Ankara, accusé de poser des conditions inacceptables.

Encadrés par la police et suivis par une myriade de caméras, ils portaient des photos en noir et blanc de quelques-uns des déportés dont la plupart ne sont pas revenus. La police a tenu à bonne distance un groupe de contre-manifestants dont d’anciens diplomates qui arboraient des drapeaux turcs. Quarante-deux diplomates turcs ont été assassinés par l’organisation extrémiste arménienne Asala dans les années 1970 et 1980. Une autre manifestation devait avoir lieu à Lire le reste de cette entrée »

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Environ 1,5 million de personnes sans assurance médicale au Liban, selon des médecins

Posted by jeunempl sur juillet 13, 2009

Iloubnan – Fanny André

Manque de coopération entre les hôpitaux au Liban, matériel médical trop cher, montant des frais de santé sous-estimés par la sécurité sociale… A l’occasion d’une conférence sur le système de santé suisse organisée le 6 juillet par le l’association Swiss Business Council, le ministre libanais de la Santé a ainsi rappelé les défis que le Liban doit relever en matière de santé publique. Avec les docteurs Richard Rizk et Fayez Abillama (de l’hôpital Rizk), nous avons fait le point sur les enjeux actuels du secteur de la santé publique au Liban.

Que l’on ne s’y méprenne pas : même si la conférence mensuelle du Swiss Business Council a été ouverte par l’ambassadeur de Suisse au Liban François Barras à la résidence de ce dernier et que le ministre libanais de la Santé, Jawad Khalifé, était présent, il ne s’agissait pas d’un évènement diplomatique mais bien d’une réunion d’hommes d’affaires. Le SBC-L (Swiss Business Coucil-Lebanon) est une association libanaise privée, crée il y a deux ans avec le soutien symbolique de l’ambassade de Suisse.Elle a pour but de créer un réseau autour des acteurs commerciaux ayant des intérêts en Suisse et au Liban. C’est pour renforcer ces liens que, chaque mois, une conférence portant sur un secteur différent de l’économie est organisée : ici, la santé. La présentation du groupe hospitalier Genolier par son Président Raymond Loretan a été l’occasion de comprendre le système de santé suisse et d’aborder un certain nombre de problématiques qui concernent également le Liban : les assurances médicales, le rapport entre établissements privés et publics, la spécialisation des hôpitaux, la formation des médecins ou encore la production de matériel médical.

« L’assurance médicale obligatoire est la base d’un système médical efficace »

Interrogé par iloubnan.info, le ministre libanais de la Santé Jawad Khalifé cite ainsi les assurances médicales comme enjeux prioritaire du secteur médical au Liban. « Un texte qui prévoit de rendre obligatoire l’assurance médicale a été accepté par le Gouvernement et doit maintenant être Lire le reste de cette entrée »

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Liban – Texte de loi proposé par le Bloc du Changement et de la Réforme: La séparation des pouvoirs

Posted by jeunempl sur mai 9, 2009

MPLBelgique.org

cpl-logoLe bloc du Changement et de la Réforme est certainement le bloc parlementaire le plus actif de l’Assemblée libanaise. L’équipe du MPLBelgique.org a traduit en français un document vous invitant à découvrir 5 textes de lois proposés par les députés du bloc du Changement et de la Réforme depuis son intégration au sein du gouvernement d’union nationale en juillet 2008. Vous pouvez découvrir l’ensemble de ces textes sur cette page:
Textes de loi proposés par les députés du Changement et de la Réforme

Chaque jour, un texte vous sera proposé. Nous publions ici le premier d’entre eux sur la séparation des pouvoirs.

Séparation des pouvoirs

Proposition de loi abolissant le cumul des fonctions de député au Parlement et de Ministre afin d’améliorer de manière efficace la collaboration entre, d’une part les représentants du peuple, et de l’autre les responsables politiques devant le peuple

Le lundi 10/11/2008, le bloc de la Réforme et du Changement a déposé une proposition d’amendement constitutionnel, abolissant le cumul des fonctions de député au parlement et de ministre au gouvernement, à l’initiative des députés suivants: Michel Aoun, Salim Aoun, Neemetallah Abi Nasr, Abbas Hachem, Nabil Nicolas, Ghassan Moukheiber, Edgar Maalouf, Salim Salhab, Hagop Pakradounian

La proposition contient deux articles:

Article 1er: l’article 28 de la constitution sera abrogée, et remplacé par le texte suivant: « le cumul entre la députation et la fonction de ministre n’est pas autorisée. Il est cependant autorisé que les ministres nommés soient des personnes issues du parlement, externes à celui-ci, ou encore un mélange des deux. »

Article 2ème: à l’article 41 sera ajouté l’alinéa second suivant

« Au cas où un siège deviendrait vacant suite à l’acceptation d’un député de sa nomination à la fonction de ministre au gouvernement, sa place sera remplie par arrêt par un candidat réserviste choisi par ce dernier sur sa liste électorale. La durée du mandat du député de réserve ne peut en aucun cas dépasser Lire le reste de cette entrée »

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Le texte de l’accord avec le bureau du procureur du TSL: une « bombe à retardement » qui risque de faire sauter « la solidarité gouvernementale »!

Posted by jeunempl sur mars 5, 2009

El Nashra

Rafik HaririLa semaine des Libanais est ponctuée par des évènements hebdomadaires que tout le monde attend sans trop croire à ce qui pourrait en résulter. Le jeudi est un de ces jours particuliers qui portent en eux une promesse, mais aussi la certitude de ne voir les choses avancer que de quelques petits pas, ou plus simplement de répondre à la sacro-sainte règle du statu quo.

Le Conseil des ministres se réunira donc aujourd’hui comme chaque jeudi, et les discussions s’annoncent vives vu que le Conseil est supposé plancher sur le texte de l’accord de coopération entre le Liban et le bureau beyrouthin du procureur près le Tribunal spécial pour le Liban.

Le texte de l’accord, qui avait été soumis par le ministre de la Justice Ibrahim Najjar au gouvernement la semaine dernière, figurera aujourd’hui à l’ordre du jour du Conseil des ministres. Ces derniers ayant eu, en principe, une semaine pour l’examiner et y apporter leurs remarques.
Le débat ministériel officiel qui doit avoir lieu ce soir a été précédé en cours de semaine par un Lire le reste de cette entrée »

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111 Etats décident la suppression des bombes à sous-munitions

Posted by jeunempl sur mai 29, 2008

(RTBF)

BASM - LargageUn nouvel accord de désarmement a été conclu hier soir à Dublin. Les 111 Etats participants à la Conférence sur les bombes à sous-munitions se sont mis d’accord sur une proposition de texte visant à l’abolition sans exception de toutes ces armes dans les huit années qui viennent.

Quand s’est ouverte cette conférence à Dublin en Irlande le 19 mai dernier, les 111 états représentés avaient décidé de terminer leurs travaux vendredi prochain. C’est donc avec 48 heures d’avance qu’ils se sont mis d’accord sur un projet de convention qui sera soumis à ratification en décembre prochain. Un texte qui demande aux Etats signataires de ne plus produire, ne plus employer Lire le reste de cette entrée »

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Document des propositions chrétiennes libanaises

Posted by jeunempl sur décembre 6, 2007

MPLBelgique.org

rencontres_chretiensEtant donné que le Liban sans ses chrétiens n’est pas un pays, pas plus qu’il ne l’est sans ses musulmans,
Etant donné que le Liban « pays mission » est une responsabilité islamo-chrétienne commune,
Etant donné que le Liban est le catalyseur des dialogues entre les civilisations et l’amortisseur de leurs conflits,
Etant donné que la prise à partie des chrétiens a placé le Liban sur un parcours destructeur, qui impose de remédier aux déséquilibres et de trouver une solution qui s’adresse aux racines de la crise et non à ses aspects externes,
Etant donné que ceux qui ont refusé la création d’un Liban chrétien isolé de son environnement, s’attendent à ce que leurs partenaires leur soient redevables et refusent à leur tour la création d’un Liban islamique en contradiction avec la spécificité libanaise,
Etant donné que les chrétiens n’ont d’autre alternative que celle de s’intégrer dans leur milieu et de fraterniser au sein de leur société, tout en préservant leur personnalité, et leur identité culturelle ancrée dans l’Orient et tournée vers  l’Occident,
Etant donné que la coexistence est plus qu’une cohabitation forcée, mais un préambule à la citoyenneté en tant que base d’appartenance à l’Etat, et un ensemble de droits et de devoirs, que les communautés religieuses embrassent d’elles-mêmes une fois rassurées sur leur stabilité et leur devenir,
Et suite à une analyse calme et réfléchie de la situation nationale et chrétienne, après avoir tirer les leçons des expériences historiques, et à l’issue des concertations faites avec le Général Michel Aoun à l’occasion de la vacance de la présidence de la République, nous présentons les propositions chrétiennes libanaises suivantes :

1- En matière d’existentialisme :

Les chrétiens s’inspirent de l’exhortation apostolique, de l’appel du Synode et des préceptes de l’Eglise. Ils sont au Liban une force fondatrice et permanente, de même que la liberté, la diversité et l’acceptation de l’autre dans l’harmonie sont des caractéristiques culturelles du Liban. Les fondements principaux du Liban dictent qu’il ne peut être « à la merci d’une idéologie de la majorité » mais qu’il est gouverné par un partenariat, un équilibre des pouvoirs et une démocratie consensuelle.
Comme les chrétiens appellent à la fraternité et à la cohésion au sein de leur communauté, ils cherchent à s’ouvrir et à communiquer avec les autres communautés, rejetant toute forme d’infériorité, d’inféodation ou de vassalité, aspirant éternellement à renforcer l’unité nationale, refusant la politique des axes régionaux et internationaux, recherchant l’amitié de tous les pays et de tous les peuples.

C’est ce rôle actif qui est le garant de leur existence et de sa sauvegarde, les chrétiens d’Irak et de Palestine n’étant que la triste preuve du contraire. Partant de là, les Libanais en général et les chrétiens en particulier sont appelés à une lecture minutieuse du Document d’Entente entre le Courant patriotique libre et le Hezbollah.

2- La crise des chrétiens et leur situation actuelle

Puisque la prise à partie des chrétiens dans leur existence, leur rôle et leurs droits, constitue une atteinte au Liban dans son unité et son unicité, notre attention se porte à leur marginalisation, et plus particulièrement au déséquilibre démographique résultant du décret de naturalisation, de l’émigration ou de l’exode forcé et de l’incapacité de certains chrétiens à recouvrer leur nationalité. A cela s’ajoute la mauvaise représentation parlementaire des chrétiens, conséquence des lois électorales injustes, sans oublier les vices qui entachent leur participation manquée au sein du gouvernement, de l’administration publique, de la justice et des institutions sécuritaires, en plus des campagnes de persécution et de violation de leurs libertés, et des atteintes endurées par eux sur les plans économiques, sociaux et culturels.
La crise existentialiste des chrétiens au Liban bien qu’aggravée actuellement par la vacance de la présidence de la République -qui dans son essence est vacante depuis deux décennies- remonte en fait à 1969 avec le début de la destruction systématique du Liban en tant qu’Etat, régime et nation.

La crise actuelle n’est en fait que le prolongement de la crise qui sévissait sous la tutelle syrienne opposée par les chrétiens. Fer de lance de la résistance, ils ont payé le prix fort pour recouvrer l’indépendance et la souveraineté, considérant pour leur part que la disparition de la tutelle constituerait un pas vers la réalisation d’un vrai partenariat national d’un côté, et vers l’édification de l’Etat de l’autre. Amèrement, ils ont du constater que rien de tout cela n’a eu lieu, bien au contraire il y a eu acharnement à falsifier leur volonté par le fait des élections législatives de 2005, puis par la dissolution du Conseil constitutionnel pour l’empêcher de statuer sur les invalidations légitimes d’un nombre de sièges, ensuite par la mise à l’écart de leurs véritables représentants dans la formation du gouvernement, pour que se parachève ce spectacle par la perte du gouvernement de sa légitimité avec la démission des ministres chiites.

Alors que les leaderships sunnite et chiite ont accédé respectivement à la présidence du gouvernement et de la Chambre, les ingérences étrangères couplées avec certaines influences internes ont joué un rôle déterminant à refuser ce même droit aux chrétiens, comme prélude à des politiques et des objectifs étrangers visant à anéantir les derniers bastions de résistance et d’opposition et n’accordant pas d’importance à l’intérêt national libanais, ce qui est aujourd’hui au coeur même de la crise de l’échéance présidentielle,avec en prime le risque de voir les Libanais prendre trop tard conscience de ce danger.

3- Les principes et les règles démocratiques dans le milieu chrétien

Le principe de la pensée unilatérale que certains considèrent comme source de pouvoir a non seulement échoué dans le monde entier, mais plus encore, il a constitué un véritable danger pour la partie qui s’en est servie.
Voilà pourquoi deux principes, deux règles et une autorité devraient régir les relations des parties chrétiennes entre elles :

Le premier principe est la préservation de la diversité intellectuelle, politique partisane et non partisane.

Le second principe est la reconnaissance de l’autre, ainsi que d’une majorité et d’une minorité toutes deux engagées à respecter les fondements de la démocratie et à alterner entre elles le leadership politique.

La première règle consiste à admettre le droit de la majorité à assumer le leadership politique.

La deuxième règle donne le droit à la minorité de choisir de se rallier à la majorité proportionnellement à sa représentativité, ou bien de constituer une opposition qui se charge de relever les erreurs de la majorité et de proposer des alternatives dans le cadre du processus démocratique.

Bkerké demeure l’autorité garante qui veille à l’application de ses règles. L’Eglise étant une « haute autorité morale », Bkerké était et reste l’autorité religieuse nationale incontestée. Pour qu’elle demeure ainsi, nul ne doit s’en servir comme autorité concurrente ou parallèle à l’autorité politique. Elle refuse de prendre part aux tensions politiques conformément à l’exhortation apostolique qui stipule dans l’alinéa 112 littéralement : «… Il ne lui revient donc pas de s’engager directement dans la vie politique ; en effet, elle n’a pas de solutions techniques, elle ne propose pas des systèmes
ou des programmes économiques et politiques, elle ne manifeste pas de préférence pour les uns ou les autres… Cependant, le devoir incombe à l’Eglise de rappeler inlassablement les principes qui seuls peuvent assurer une vie sociale harmonieuse… »
A l’ombre de cette équation, tout propos déplorant les divisions entre chrétiens s’inscrit dans un processus auto destructeur de leur existence et de leur entité politique.

4- Les principes et les règles démocratiques au Liban

A l’heure où nous aspirons tous à une société où seule la citoyenneté constitue la base d’appartenance à l’Etat et non l’appartenance confessionnelle ou communautaire, la réalité du système politique libanais basé sur la reconnaissance des droits de chaque communauté, implique qu’il faudrait respecter les principes de la démocratie compétitive simple au sein d’une même communauté religieusement homogène, et de la démocratie consensuelle au sein d’une plus grande communauté hétérogène et religieusement diversifiée. Ce qui à titre d’exemple, fait du président de la République un produit chrétien requérant une acceptation nationale, tel que le cas se présente en Suisse ou en Belgique. Dans les deux cas, il n’est pas acceptable de questionner les chrétiens ou de les sanctionner quant au choix de leurs leaders politiques, mais par contre leurs mêmes leaders peuvent être interrogés sur leurs choix et leurs performances politiques.

5- La restructuration de la société

La restructuration de la classe moyenne est à la base de la résurrection du Liban et des chrétiens, il faudrait pour cela, concentrer les efforts et les énergies et montrer davantage de solidarité et de fraternité communautaire dans les secteurs de l’éducation, de l’enseignement, de la santé et de l’habitation, pour réaliser davantage de justice sociale.
De même qu’il conviendrait d’accorder un intérêt primordial à la décentralisation élargie, aux questions du développement équitable et durable, et à l’exode des cerveaux dans le but d’y trouver des solutions modernes et adaptées.

6- L’édification de l’Etat

La réforme et la lutte contre la corruption constituent la pierre angulaire de l’édification d’un Etat fort et juste capable d’asseoir le règne de la loi, de rassurer ses citoyens et de bénéficier des caractéristiques de chacune de ses composantes.
Les chrétiens refusent le principe de l’auto sécurité qui porte en lui les germes de la division et de l’émiettement du pays, ils lui opposent l’adoption d’une stratégie de défense nationale capable de conférer au Liban l’immunité et la stabilité nécessaires pour constituer une force dissuasive face aux ennemis et agresseurs, étendre le pouvoir de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, et préserver la souveraineté et l’indépendance du Liban de toute intervention étrangère.

7- Les dangers imminents

Deux périls menacent le Liban et ses chrétiens : le péril de l’implantation des Palestiniens qui changerait la donne démographique basée sur un délicat équilibre déjà précaire, que le Liban -manquant de ressources et dont la densité d’habitants au km2 est la sixième au monde- tente de préserver à travers la migration de ses fils vers l’étranger ; il lui est par conséquent impossible d’assimiler un quelconque surplus humain. Le deuxième péril est celui du « surplus d’argent » qui se concrétise par l’achat massif de terrains et l’aliénation de leur identité, ce qui place le Liban une fois encore dans la sphère d’une nouvelle tutelle et porte atteinte aux principes de la souveraineté et de la décision nationale libre. A
ces deux périls vient s’ajouter le fardeau de l’endettement général qui excède de loin la capacité du Liban à tenir ses engagements, et qu’il craint de devoir troquer avec l’implantation des Palestiniens ou tout autre procédé contraire à l’intérêt national.

8- Les revendications immédiates

I. Adopter le principe de réciprocité et la restauration de la justice politique comme base essentielle de l’équilibre des pouvoirs.
II. Réhabiliter la présidence de la République en garantissant les qualifications personnelles et la représentativité du président et éclaircir certaines de ses prérogatives.
III. Promulguer une loi électorale juste (fondée sur la petite circonscription) pour assurer une bonne représentativité et une participation paritaire.
IV. Remédier au déséquilibre survenu dans la représentation des chrétiens au sein du gouvernement, de l’administration, de la justice et des institutions sécuritaires.
V. Achever de traiter le dossier des déplacés chrétiens de la montagne, des réfugiés en Israël et des disparus en Syrie.

9- La mission des chrétiens au Liban

La crise que vivent aujourd’hui les chrétiens découle en partie d’une impression qui s’est concrétisée chez eux, dans leur environnement et en Occident, qui sous-entend que leur existence et leur mission n’ont plus de raison d’être à l’ère de la mondialisation et de la rencontre directe entre l’Orient et l’Occident. Mais la réalité est tout autre, car la rencontre des deux mondes sur la côte-est de la méditerranée a résulté depuis quelques années en une collision et non en un dialogue, elle fut violente, exclusive, intolérante et non interactive ; les raisons pour cela étant doubles : d’une part, l’absence d’une solution juste à la cause palestinienne et d’autre part, l’échec dans la diffusion de la démocratie et des droits de l’Homme dans cette région du monde.
La présence et la mission des chrétiens au Liban constituent la solution la mieux adaptée à ces deux défis, car seule cette présence libre fraternisant en harmonie avec les autres groupes confessionnels peut fournir le modèle pratique, culturel et social requis.

10- La voie du salut

Les chrétiens doivent se rappeler que l’attentisme est une mort lente et annoncée, que le témoignage pour la vérité et l’espérance sont au coeur de leur croyance et que le seul moyen de sortir de ce parcours destructeur et d’entreprendre une démarche résurrectionnelle, est de passer du stade de l’objection et de l’opposition à l’acte de résistance politique transcendante, seule garante de leur existence et de leur rôle.
En définitive, si la présence chrétienne libre au Liban et sa sauvegarde sont avant tout une affaire entre les mains des chrétiens eux-mêmes, elle constitue néanmoins un défi historique auquel se trouvent confrontés leurs partenaires musulmans, s’ils souhaitent que ce pays reste un lieu de rencontre, de diversité et de dialogue, affirmant ainsi que l’Islam est une religion de miséricorde, de tolérance et d’acceptation de l’autre.

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