Mouvement pour le Liban

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« Lebanon » : la guerre à travers le périscope d’un char israélien

Posted by dodzi sur février 2, 2010

Le Monde

Refusé au Festival de Cannes par toutes les sections (de la Sélection officielle à la Semaine de la critique en passant par la Quinzaine des réalisateurs), Lebanon s’est imposé quelques mois plus tard comme un Lion d’or indiscutable à la Mostra de Venise. Voilà qui relativise le jugement sacro-saint des sélectionneurs, et prouve en même temps qu’aucun film ne fait jamais tout à fait l’unanimité, chacun ayant ses raisons de plébisciter ou de rejeter l’oeuvre en fonction de critères qui sont affaire de goût, de subjectivité, d’idéologie.

Ce film, le premier réalisé par Samuel Maoz, se situe dans le sillage d’autres oeuvres retraçant, comme lui, la première guerre du Liban d’un point de vue israélien. Les plus connus sont Beaufort (2007), de Joseph Cedar, qui, dépeignant les derniers jours d’une forteresse israélienne assiégée par le Hezbollah, reçut l’Ours d’argent au Festival de Berlin. Et Valse avec Bachir (2008), d’Ari Folman, qui retraçait, par le biais du cinéma d’animation, l’invasion israélienne du sud du Liban en 1982 et la nuit du massacre des camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila.

Le terme « point de vue israélien » n’est pas tout à fait exact. Lebanon et ces deux précédents films ont ceci de commun qu’ils adoptent le regard des soldats israéliens, et non celui de leur gouvernement. Charges contre la guerre et son absurdité en général, ces films se gardent bien d’émettre des jugements politiques (ce qui leur a été reproché), se polarisent sur le traumatisme que cette campagne a provoqué dans des consciences. Il s’agit moins de films historiques que d’expériences individuelles, de mémoires intimes, de chocs psychiques générant des cauchemars privés. Lire le reste de cette entrée »

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Le film anti guerre « Valse avec Bachir » n’est qu’une mascarade

Posted by dodzi sur mars 7, 2009

Altermonde-sans-frontières

Personnellement, je trouve le film exaspérant, inquiétant, scandaleux et trompeur. Il mérite un Oscar pour les illustrations et l’animation, mais une marque d’infamie pour son message. Ce n’est pas par accident que lors de la cérémonie du Golden Globe, Folman n’a même pas mentionné la guerre de Gaza qui faisait rage au moment où il acceptait ce prix prestigieux. Les images en provenance de Gaza ce jour-là ressemblaient étonnamment à celles de son film. Mais il a gardé le silence. Aussi, avant que nous ne chantions les louanges de Folman, louanges que nous nous adresserions bien sûr à nous-mêmes, nous ferions bien de nous rappeler que ce n’est pas un film contre la guerre, ni même un film qui critique Israël en tant que puissance militariste et occupante. C’est une tromperie et une escroquerie d’auto congratulation, qui nous dit à nous et aux autres combien nous sommes adorables.

Par Gideon Levy

Hollywood sera sous le charme, l’Europe applaudira et le ministère israélien des affaires étrangères enverra le film et ses réalisateurs dans le monde entier pour montrer le pays sous son beau jour. Mais en vérité, c’est de la propagande. Ses réalisateurs ont de la classe, ils sont sophistiqués et doués et ils ont du goût, mais le film est de la propagande. Un nouvel ambassadeur de la culture rejoindra Amos Oz et A.B. Yehoshua et lui aussi sera considéré comme fabuleusement éclairé – à l’inverse des soldats assoiffés de sang aux postes de contrôle, des pilotes qui bombardent les quartiers résidentiels, des artilleurs qui tuent les femmes et les enfants, et des ingénieurs de combat qui défoncent les rues. Ici, vous avez le tableau opposé. Et qui plus est, en dessin animé. C’est un bel Israël, éclairé, angoissé et moralisateur, qui danse une valse avec et sans Bachir. Pourquoi aurions-nous besoin de propagandistes, d’attachés, de commentateurs et de porte-paroles pour diffuser « l’information » ? Nous avons cette valse. La valse repose sur deux fondements idéologiques. Le premier est le syndrome « nous avons tué et nous pleurons » : oh ! Qu’est ce que nous avons pleuré et pourtant nous n’avons pas de sang sur les mains. Ajoutez une pincée d’holocauste sans lequel il n’y a pas d’introspection israélienne qui vaille. Et une larme de victimisation- autre ingrédient absolument essentiel dans le discours public national- et c’est fait ! Vous avez le portrait trompeur d’Israël en 2008, en paroles et en images. Lire le reste de cette entrée »

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