Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Posts Tagged ‘PKK’

Syrie : Nous n’oublierons pas la leçon!

Posted by jeunempl sur janvier 24, 2013

Sami Kleib

Carte des religions en Syrie

Carte des religions en Syrie

Dans moins de 2 mois la crise syrienne aura atteint sa deuxième année. Le premier appel à la démission du président syrien par son homologue US, M. Barack Obama, a été lancé il y a 18 mois, le 18/08/2011 ; précédé par celui du président français Nicolas Sarkozy, le 28/05/2011. Entretemps, des dirigeants turcs et arabes n’ont cessé d’annoncer son départ…

Pourtant, M. Bachar al-Assad est toujours fidèle à son poste, tandis que le ministre russe des Affaires étrangères, M. Sergueï Lavrov, déclare que son éviction du pouvoir « est impossible à mettre en oeuvre » ; que l’un des plus importants conseillers du Guide suprême iranien, M. Ali Akbar Velayati, parlant des limites acceptables par son pays quant à la situation syrienne, avertit qu’« Assad reste une ligne rouge » ; et que le ministre syrien des Affaires étrangères, M. Walid al-Mouallem, contredit tout ce qui a pu être colporté à ce sujet et notamment les interprétations consécutives aux déclarations du vice-président syrien, M. Farouk al-Chareh, ajoutant que ceux qui persistent à soumettre la « solution politique » au départ d’Al-Assad assumeront la responsabilité de la poursuite de la guerre en Syrie ! [Intervention télévisée du 19 Janvier 2013 sur Al-fadaiya, NdT].

Par conséquent, la déduction logique qui s’impose est que « l’axe Russie-Iran-Syrie » a tenu bon et qu’il se dirige probablement vers des solutions politique et sécuritaire qui mériteraient de revenir sérieusement sur les causes premières de ces événements, lesquelles pourraient bientôt influer sur la situation libanaise et sur ce qui s’y prépare du point de vue loi électorale, entre autres. Ce, d’autant plus que de Moscou à Téhéran en passant par la Syrie et le Liban, conviction est faite que ce qui se passe en Syrie est la manifestation d’une « guerre froide mondiale » où Damas est devenue le lieu de la victoire ou de la défaite, tant qu’un compromis n’a pas été trouvé.

Ces jours derniers, ceux qui ont pu rencontrer le président syrien [dans sa résidence que, contrairement aux rumeurs, il n’a pas quittée], se sont dits surpris par son calme et la tranquillité de ses propos. Pour lui, l’équation s’est inversée ; l’État syrien restera droit dans ses bottes tant que cette guerre se prolongera ; le combat n’est pas à situer entre le pouvoir et l’opposition mais entre l’État et des terroristes et, quoi qu’il en coûte, il se poursuivra jusqu’à l’éradication du Lire le reste de cette entrée »

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La politique de dissociation du Liban de la crise syrienne plus que jamais sur la sellette

Posted by jeunempl sur mars 14, 2012

(Scarlett Haddad – L’Orient le Jour)

Plus que jamais, la politique officielle qui consiste à tenir le Liban à l’écart des développements en Syrie est sur la sellette.

La performance d’équilibrisme qui a permis jusqu’à présent au Liban officiel de refuser de participer à la conférence des « Amis de la Syrie » à Tunis et au congrès d’appui au régime syrien qui se tient bientôt à Téhéran est chaque jour remise en question par les événements sur le terrain.

Si les sources gouvernementales se gardent bien de faire le lien ouvertement, la récente découverte d’une cellule salafiste proche d’el-Qaëda au sein de l’armée montre à quel point le tissu social libanais est tributaire de la situation en Syrie.

La réapparition en force des Frères musulmans en Syrie, après leur arrivée au pouvoir en Égypte et en Tunisie, a donné un nouvel élan à la mouvance islamique au Liban, à travers d’abord la Jamaa islamiya qui devient soudainement un acteur important au Nord, mais aussi avec l’émergence de celui qu’on appelle désormais le phénomène cheikh Assir, ainsi que la présence de plus en plus visible de discours salafistes tolérés par le courant du Futur et les autres groupes sunnites, tant le sentiment que la tendance islamiste a le vent en poupe est grand.

Toutefois, l’infiltration de l’armée par une mouvance salafiste proche d’el-Qaëda est d’une grande gravité, la troupe étant considérée comme le filet de sécurité du Liban et la garantie de la stabilité, face aux multiples forces internes qui jouent constamment avec le feu et ne se soucient que de leur popularité au sein de leur communauté, sans tenir compte des autres composantes du pays.

Si, pour l’instant, « la cellule salafiste » de l’armée se résume à deux sous-officiers liés à des islamistes de Aïn el-Héloué et ailleurs, il n’en demeure pas moins qu’elle constitue le début d’un processus qui pourrait s’amplifier et constituer une menace réelle pour la troupe. Le commandant en chef de l’armée ne s’y est pas trompé, ayant immédiatement Lire le reste de cette entrée »

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Syrie : pourquoi Bachar Al-Assad résiste encore

Posted by jeunempl sur février 7, 2012

Patrick Seale – Jeune Afrique

Malgré l’intensification de l’insurrection armée et des pressions internationales, le président syrien, Bachar Al-Assad, plie, mais ne rompt pas. Son recours habile à plusieurs atouts maîtres n’y est pas étranger.

Dans l’immédiat, le président Bachar al-Assad ne semble pas près d’être renversé ou de s’effondrer. Il continue de résister au soulèvement populaire et aux pressions internationales. Dans son discours du 10 janvier, il a qualifié la crise de « bataille sans précédent dans l’histoire de la Syrie moderne ». De nombreuses sources autorisées s’accordent à dire qu’il pourrait se maintenir encore plusieurs mois. Mais son avenir à long terme reste incertain. En habile tacticien, il a autorisé la venue d’observateurs de la Ligue arabe, ce qui lui a permis de gagner un mois, voire deux.

Avec les manifestants, il a usé de la carotte et du bâton : amnistie des prisonniers politiques, offre de dialogue immédiat avec l’opposition, promesse renouvelée d’une Constitution révisée et soumise rapidement à référendum, élections pluralistes au début de l’été. Il y a quelques jours, deux nouveaux partis ont obtenu leur agrément.

Selon certaines sources, la survie d’Assad à long terme dépendra de la capacité de l’Iran à préserver sa stabilité. Affaibli par les sanctions occidentales, cible d’opérations visant à enrayer son programme d’enrichissement d’uranium, l’Iran semble aussi être la cible d’une tentative de changement de régime. Les États-Unis et Israël – soutenus par certains pays européens et arabes aux motivations commerciales, religieuses ou stratégiques – ont lancé une grande offensive contre l’alliance tripartite Téhéran-Damas-Hezbollah, dont le crime est d’avoir osé Lire le reste de cette entrée »

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Le génocide arménien : la mémoire et l’oubli (2/3)

Posted by jeunempl sur décembre 30, 2011

Propos recueillis par Jérôme Gautheret – Le Monde

Professeur à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), Vincent Duclert est notamment spécialiste de l’affaire Dreyfus. Son travail sur les mobilisations intellectuelles l’a amené à s’intéresser à la question du génocide arménien, et au-delà, à la vie intellectuelle en Turquie. Il a notamment publié un ouvrage sur les engagements intellectuels turcs dans les années 2000, L’Europe a-t-elle besoin des intellectuels turcs ? (Armand Colin, 2010) à travers l’étude de plusieurs pétitions emblématiques de l’évolution de la société turque, notamment celle du 15 décembre 2008 de demande de pardon aux Arméniens pour la « grande catastrophe » de 1915. La traduction de ce livre devait être publiée en Turquie par l’éditeur Ragip Zarakolu, mais celui-ci a été arrêté comme « terroriste » le 29 octobre et ses manuscrits saisis. Vincent Duclert a co-fondé avec Hamit Bozarslan, Cengiz Cagla, Yves Deloye, Diana Gonzalez et Ferhat Taylan le Groupe international de travail (GIT) « Liberté de recherche et d’enseignement en Turquie » (www.gitfrance.fr et www.gitinitiative.com).
>> Lire le premier et troisième volet de l’entretien.

Comment la mémoire du génocide se structure-t-elle en Turquie ?

Les principaux responsables s’enfuient en Allemagne à l’automne 1918 au moment de l’effondrement de l’Empire ottoman. S’installe un gouvernement issu de l’Entente libérale. Ses membres sont décidés à juger les responsables du génocide. Des déclarations très fortes sont posées, et des procès sont lancés. Mais cette phase de justice sera mise en échec après l’isolement progressif des libéraux face à la croisade nationaliste de Mustapha Kemal.

A l’origine, le fondateur de la Turquie nouvelle s’était montré très sévère pour les responsables de la défaite et du génocide, jugeant qu’une position claire sur le sujet pourrait permettre une paix honorable. Puis sa position évolue, parce qu’il a besoin de cadres pour son nouveau pouvoir, et parce que les prétentions territoriales des Alliés menacent la souveraineté nationale. La conquête de Smyrne par les Grecs est un point de non-retour. Dès lors, l’objectif de juger des responsables unionistes du génocide est abandonné. S’ajoutent à cela les représailles commises par les Arméniens contre les Turcs sur le front russe, point de départ de la thèse de certains négationnistes d’un génocide contre les Turcs perpétré par les Arméniens…

Comment le dispositif négationniste se met-il en place ?

Globalement, la cause des survivants arméniens disparaît de l’agenda kémaliste, au point que l’idée même de reconnaissance de l’ampleur des massacres devient un danger pour la future République. Certains députés en viennent à les justifier, comme Lire le reste de cette entrée »

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Dans les méandres d’un parti secret : Les 1001 vies du Tachnag

Posted by jeunempl sur juillet 26, 2010

Tigrane Yégavian – L’Hebdo Magazine

Un sigle, trois initiales en arménien, une abréviation en arabe, la FRA: Fédération révolutionnaire arménienne Tachnagtsoutioun (en français «fédération») – ou parti Tachnag, tel qu’on le connaît au Liban. Celui-ci est probablement le plus ancien parti politique existant au pays du Cèdre. Magazine revient sur l’histoire de ce parti aux multiples visages.

Depuis des lustres, le Tachnag fait la pluie et le beau temps dans son fief de Bourj Hammoud ainsi que dans la localité de Anjar, dans la Békaa. Soupçonné par ses adversaires de demeurer dans l’opacité, il n’en reste pas moins un parti incontournable au sein de l’arène politique libanaise et il en est bien conscient. Après avoir encaissé une lourde défaite aux législatives de 2009, il réapparaît en forme aux municipales de 2010.

La FRA, qui fit ses premières armes contre les Ottomans et les Tsaristes, n’en demeure pas moins un acteur engagé dans le combat pour la défense de la cause arménienne. De nos jours, elle encadre un pan entier de la communauté arménienne du Liban à la manière d’un parti tribunitien, comme ce fut le cas du Parti communiste français des années 1950. Comme le souligne le chercheur et journaliste français Gaïdz Minassian, auteur d’une thèse controversée sur ce parti, «nombreuses sont les familles arméniennes de Bourj Hammoud et ailleurs où l’on naît Tachnag, on se marie Tachnag… et l’on meurt Tachnag».

Opérant depuis l’Arménie, le Tachnag est un parti international, politiquement orienté et impliqué dans les pays où la diaspora arménienne est présente depuis le génocide de 1915. Isolé des autres partis arméniens, le Tachnag fait cavalier seul dans son combat contre le régime soviétique qui gouvernait l’Arménie. Les communistes arméniens et les militants du parti concurrent Hentchak, à l’époque influents, le taxaient volontiers de parti chauvin et «nationaliste petit bourgeois».

Le duel Tachnag/Hentchak connut son paroxysme en 1958, lorsque le Liban s’entre-déchirait dans un arrière-fond de guerre froide. Dans ce contexte, c’est tout naturellement qu’une alliance se forgea entre le Tachnag et les Lire le reste de cette entrée »

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