Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Posts Tagged ‘passion’

La Passion des christs : Une pensée aux Libanais portés disparus

Posted by jeunempl sur avril 8, 2012

Marie-Josée Rizkallah – Libnanews

Depuis mon enfance où les manifestations de brutalité que je visionnais lors du journal de vingt heures m’ont fait passer des nuits blanches scandées d’angoisse, de frissons, de hantises, et de pleurs, j’ai cultivé une terreur mêlée d’horreur envers toute démonstration de tortures et de violence gratuite.

Après avoir passé un quart de siècle et quelques poussières sur cette planète, sur une terre baignant dans les sévices d’une guerre utérine, ma répulsion de l’abomination qu’engendre toute sorte de violence ne fait que s’accroître, à un tel point que je n’arrive aucunement à supporter la vue d’une gifle dans une production cinématographique et l’expression que cet acte de rage peut susciter sur le visage de la personne qui le reçoit.

Mais la coïncidence, ce sobriquet qu’on donne à la providence pour ne pas la nommer et  éviter toute apparence d’appartenance, a voulu que je sois une enfant du pays des cèdres, ce qui m’a exposé à tous les spectacles de violence qui puissent exister.

Née en pleine invasion israélienne de ma contrée, j’ai grandi avec les histoires de rapts, d’assassinats politiques, de détentions dans les prisons israéliennes et syriennes, de voies de faits des miliciens brutes, et j’en passe … A ne pas oublier les barbaries sur les terres palestiniennes, l’injustice infligée à cette population, le massacre de Cana tombé la veille de mon anniversaire, les atrocités incessantes en Irak, l’injustice assourdissante sur le continent africain, et la dernière guerre contre le Liban. Et par dessus le marché, comme si la brusquerie de la réalité ne suffisait pas, les cinéastes s’évertuent à produire des films où foisonnent des scènes cruellement crues.

Je ne sais pas si c’est une psychose dont je souffre, mais ce que je sais, c’est qu’il m’est très dur de voir, d’entendre, ou même de lire une histoire relatant des faits féroces. Et un jour, un tsunami du septième art a fait son apparition relatant dans ses moindres détails, le supplice d’un personnage historique mondialement connu, Jésus.

Ce film, j’ai tout fait pour le rater, le fuir, ne pouvant voir la cruauté des séquences qui le rythment. Ce soir, en zappant mécaniquement de chaîne en chaîne, je tombe nez à nez avec cette œuvre tant redoutée. Moi qui avais eu ma dose lors des dernières hostilités à la vue des victimes des conflits des sauvageries israéliennes, j’ai été ce soir figée, médusée, statufiée à la vue des premiers passages du film. Je n’ai pu le poursuivre, malgré Lire le reste de cette entrée »

Publicités

Posted in Billets & Opinions, Dossiers, Géneral | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le « zajal », une tradition poétique qui renaît timidement au Liban

Posted by jeunempl sur décembre 22, 2010

Rita Daou – AFP

Le zajal, forme de joute oratoire populaire en arabe dialectal qui a connu son âge d’or au Liban avant la guerre civile (1975-1990), est l’objet d’un nouvel engouement dans le pays, avec quelques milliers de fans sur Facebook et YouTube.

Le zajal, « l’art d’émouvoir avec la voix », pouvait attirer avant la guerre plus de 30.000 personnes par soirée, et ses pratiquants, les zajalistes, étaient élevés au rang de poètes. Mais au fil des ans, il est tombé en désuétude, et son public s’est réduit à une poignée de nostalgiques.

« Cet art était en perte de vitesse, avec peu d’admirateurs parmi la jeune génération », affirme Ziad Abi Chaker, un passionné du zajal qui veut mettre en ligne la plus grande collection d’archives télévisées pour « préserver ce bel héritage ».

Présent également sous d’autres formes dans le patrimoine syrien, égyptien, palestinien, jordanien mais aussi émirati et saoudien, c’est le zajal libanais qui était le plus en vogue au XXe siècle, avec des thèmes centrés sur la patrie et la femme.

Se lançant mutuellement des défis syntaxiques ponctués par des instruments à percussion traditionnels tels que les tambourins, cymbalettes ou dérbaké (tambour arabe), les zajalistes bombardent le public de vers improvisés ou appris par coeur, tantôt grivois, tantôt à connotation politique et religieuse.

« A la nuit tombée/à l’insu des parents, je m’approche ivre de ma bien-aimée/j’embrasse ses lèvres enflammées/puisse-t-elle réchauffer mes lèvres gelées! », scande ainsi Joseph el Hachem, connu sous le pseudonyme de « Rossignol du Damour », du nom d’une localité au sud de Beyrouth.

Aujourd’hui âgé de 80 ans, il continue de participer à des soirées.

« Impie, je le suis à l’infini/ du système et des chaînes je me suis affranchi/ ma religion est celle-ci/ la religion de la raison et de la vie », clame un poème de Khalil Roukoz, connu pour son audace qui choquait les autorités religieuses du pays durant la période de l’avant-guerre.

Le réseau social Facebook compte désormais plusieurs pages consacrées au zajal, où les amateurs expriment toute leur admiration.

Depuis quelques temps, les annonces publicitaires pour des spectacles se font plus nombreuses. Si les joutes se tenaient jadis dans des théâtres, la mode d’aujourd’hui est plus « festive » et le billet comprend un menu alléchant.

Au rythme des quatrains, on déguste des mezzés (assortiment de petits plats), le tout arrosé d’arak (jus de raisin distillé en eau-de-vie), avant d’applaudir ou de répéter en cadence le dernier vers énoncé par le zajaliste, à l’instar des chanteurs qui l’accompagnent sur scène.

Ce renouveau est notamment dû à une émission de télévision locale, une sorte de Lire le reste de cette entrée »

Posted in Actualité Tayyar-CPL, Culture & Société, Géneral | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :