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Posts Tagged ‘Naturalisation’

Les émigrés ne pourront pas participer aux législatives en 2013, selon Abi Nasr

Posted by jeunempl sur mars 1, 2012

(L’Orient le Jour)

Avant la réunion parlementaire de lundi, les commissions parlementaires ont tenu une réunion conjointe pour examiner et approuver des textes de loi devant figurer à l’ordre du jour de cette séance. Ils sont pour la plupart d’ordre administratif ou en rapport avec des accords conclus avec des organismes internationaux.

Le rapporteur des commissions, M. Robert Ghanem, les a exposés, avant que le député Nehmetallah Abi Nasr ne prenne la parole pour dénoncer « la galère gouvernemento-parlementaire » du texte de loi autorisant les émigrés inscrits auprès des ambassades du Liban dans les pays d’accueil à participer aux législatives. « Nous en sommes encore à en discuter, à former des sous-commissions pour l’étudier, à poser des conditions et des conditions contraires », a souligné M. Abi Nasr, en s’interrogeant sur le point de savoir « comment près de 250 mille personnes avaient pu être naturalisées (en 2004) d’un coup de crayon, à la faveur d’un décret qui n’a même pas été examiné en Conseil des ministres et contrairement à toutes les lois sur la naturalisation, alors que la loi sur le vote des émigrés est toujours bloquée ».

Il a invité les députés à examiner ce texte sans atermoiements tout en se disant persuadé que les émigrés ne pourront pas prendre part aux législatives de 2013. « La loi que nous avions approuvée en 2008 ne sera pas appliquée parce qu’il n’y a pas une volonté sérieuse de permettre aux Libanais de la diaspora de participer à la vie politique locale », a déploré M. Abi Nasr.

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Activités des ministres et députés du Bloc du Changement et de la Réforme

Posted by jeunempl sur septembre 11, 2010

L’Hebdo Magazine

6 000 comdamnés naturalisés
Le ministère de l’Intérieur et des Municipalités a achevé l’examen des dossiers des personnes naturalisées, après la décision prise par le Conseil d’Etat d’accepter le recours en invalidation du décret les concernant, présenté par la Ligue maronite représentée, à ce moment-là, par le député du Kesrouan, Nehmetallah Abi Nasr. Ainsi, il semble qu’il existe 6 000 condamnés par la Justice qui ont obtenu la nationalité libanaise, sans oublier 17 dossiers de Palestiniens dont la naturalisation est contraire à la Constitution. Le ministre Ziad Baroud a soumis ce rapport au Premier ministre, et les deux hommes ont convenu d’y consacrer une réunion avant de le transférer devant le Conseil des ministres qui prendra la décision adéquate après que toutes les parties concernées eurent reconnu la nécessité de clôturer ce dossier.

Dedeyan, un pionnier
Le ministre de l’Industrie, Abraham Dedeyan, a été pionnier dans l’application du mécanisme des nominations. Il a été le premier à obtenir le feu vert en Conseil des ministres lorsqu’il a proposé Dany Gédéon pour la fonction de directeur général de son ministère. Dedeyan, en coopération avec le conseil de la Fonction publique et l’inspection centrale, avait interviewé les candidats et les résultats avaient donné Gédéon pour favori. Le ministre a alors informé le président de la République de sa démarche. Michel Sleiman lui a demandé s’il connaissait le candidat; Dedeyan a répondu par la négative. Sleiman lui a alors dit: «Je ne veux pas connaître son nom, proposez-le en Conseil des ministres». Ce qui fut fait. On a découvert ultérieurement que le nouveau directeur contestait la politique suivie par Fouad Siniora, mais nul n’a objecté à sa nomination. Le chef de l’Etat a invité les autres ministres à prendre exemple sur le jeune ministre.

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Majdalawi: Les palestiniens ne s’impliqueront dans les conflits libanais internes

Posted by dodzi sur février 2, 2010

Iloubnan.info

BEYROUTH- Le bloc du changement et de la réforme a publié hier un communiqué disant que le chef du parti le député Michel Aoun a rencontré dans sa résidence à Rabieh le ministre palestinien du Travail Ahmad Majdalawi, qui a déclaré à l’issue de la réunion que les palestiniens se conformeront aux autorités  et aux lois libanaises et qu’ils ne s’impliqueront pas dans les conflits libanais internes.

Il a par ailleurs signalé que “ les conflits entre les palestiniens ne devront pas atteindre les libanais”, discutant de la question de la naturalisation des palestiniens au Liban. Il a précisé que “personne n’est pour la naturalisation des palestiniens, qui selon lui, est une question qui inquiète la majorité des libanais.

Il faut noter que lors de sa visite au Liban, l’envoyé spécial des Etats Unis au Moyen Orient George Mitchell a également déclaré que son pays ne soutient pas la question de naturalisation.

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Franjieh: Les armes du Hezbollah empêchent la naturalisation des Palestiniens

Posted by dodzi sur janvier 12, 2010

Libnanews

Durant la cérémonie d’inauguration du bureau d’étudiants du mouvement Marada à Bnachei, le député Souleiman Franjieh a estimé que les armes détenues par la résistance, terme désignant la branche militaire du Hezbollah, empêche l’implantation et la naturalisation des palestiniens au Liban.

Le député a estimé que l’existence de ces armes ne sera pas éternelle avant de dénoncer « ceux qui terrorisent les chrétiens et qui œuvreraient en réalité pour la naturalisation des réfugiés palestiniens au Liban ».

« Les armes du Hezbollah font faces à la fois à cette menace ainsi qu’aux menaces israéliennes », déclare Sleiman Franjieh, avant de s’en prendre à certains pôles de la majorité qui, « s’ils étaient réellement patriotiques », échangeraient ses armes pour des pressions européennes et internationales contre Israël.

Le député a également estimé que les forces de la majorité, dite du 14 mars, ont répété les mêmes erreurs du début des années 80 en ignorant les développements locaux et régionaux, « creusant un fossé contre les chrétiens aujourd’hui. » Il a accusé la coalition du 14 mars de chercher à « terroriser les chrétiens les uns des autres afin de prendre un avantage. »

Sleiman Franjieh a également abordé la question de son annonce avec le CPL du Général Michel Aoun, l’estimant plus forte que jamais, « parce que poursuivant la même ligne politique et partageant la même foi ».

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Et les chrétiens de la minorité de répondre: six cartes Haririennes inquiétantes…

Posted by jeunempl sur juillet 28, 2009

Jean Aziz – Al Akhbar

Les chrétiens de la minorité ne tardent pas à répondre au défi.

Jean Aziz

Certes, disent-ils, que la question du style et du mode de vie quotidien est devenue l’une des bases de ce qui reste de la « cause chrétienne » au Liban aujourd’hui. Mais il existe une autre base parallèle, voire plus importante. C’est la question du partenariat et de la participation au pouvoir, ainsi que la présence dans l’État et ses institutions. C’est ce qui a été exprimé indirectement dans le texte politique du dernier Concile Maronite, par le biais de ces paroles célèbres: « Comment coexister égaux et différents à la fois». Comme si c’était l’expression de l’autre souci réel: Comment faire pour être « égaux » au pouvoir, même si nous sommes « différents » quant à la taille selon laquelle ce pouvoir est accordé.

Et pour des raisons de recherche méthodologique, les chrétiens de la minorité assurent également que cet aspect de la cause chrétienne, ayant une dimension très essentielle, n’est pas moins important. Il a un impact sur la présence effective des individus et groupes chrétiens. Cela peut être compris dans la logique de la pensée islamique, sa crise avec la démocratie et la notion de l’autre. Plus la présence des chrétiens au pouvoir diminue dans n’importe quel pays voisin, plus ils sont en proie à l’agonie de la mort, la migration, et la défaite, plus au niveau de l’âme qu’au niveau de la terre jusqu’à ce qu’ils se soient transformés en ruines archéologiques pour des Lire le reste de cette entrée »

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Liban – Loi électorale : Les défauts de la loi adoptée en 2000 et 2005

Posted by jeunempl sur mai 10, 2009

Eric Védreil – Les territoires du vote au Liban (extrait)

Le communautarisme et les territoires du politique

ElectionsCe décalage entre le lieu du vote et le lieu de résidence conduit à évoquer une disjonction des territoires du politique, au sens où l’expression territoriale du vote, dans la circonscription, renvoie à des réalités sociologiques et politiques qui se nouent à une autre échelle. Surtout, les solidarités familiales, villageoises, voire confessionnelles, relèvent autant d’une inscription territoriale que d’une logique de réseaux de relations et d’appartenance. Le vote est dépendant de l’expression de ces solidarités transterritoriales. En ce sens, la territorialisation du politique au Liban peut être qualifiée de «virtuelle» (Khayat, 2001). L’une des ressources de la compétition politique réside alors dans la capacité de mobilisation de ces réseaux relationnels à une échelle qui dépasse la circonscription. Les pratiques des acteurs politiques pour contrôler le vote l’illustrent nettement.

Le jeu sur les listes électorales

La composition des listes électorales est un élément crucial. En 1994, un décret de naturalisation d’environ 95 000 électeurs a été pris pour, en principe, apurer les situations litigieuses de populations nomades et apatrides (dont des Arméniens qui avaient quitté l’Anatolie pour la Syrie, notamment la région d’Alep, avant de migrer de nouveau vers le Liban, mais aussi des Kurdes). Il a suscité la polémique car il touchait aussi les Palestiniens, provoquant la crainte d’une partie de l’opinion, surtout chrétienne, qu’il ne favorise leur implantation plutôt que leur «retour» (en fait leur départ) (Peteet, 1996; Rougier, 2000). Par delà le problème de l’implantation, les naturalisés étaient en majorité musulmans, et le pouvoir a été soupçonné de vouloir affaiblir la population chrétienne. La répartition des nouveaux inscrits, en particulier les nomades, a également attisé la controverse car le lieu de résidence des nouveaux citoyens ne semble pas avoir toujours été le critère déterminant le village d’inscription. À chaque élection, les caciques locaux convoient en bus des «naturalisés» vers des bureaux de vote où ils sont Lire le reste de cette entrée »

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Présence palestinienne au Liban : Polémique entre le CPL et le mouvement du Futur

Posted by jeunempl sur janvier 20, 2008

(Libnanews)

Michel Aoun - Saadeddine HaririUne polémique a éclaté suite à une interview accordée par le député Michel Aoun à la chaine de télévision iranienne Press TV, par la présentation de documents en date de 2000 et signés par l’ancien premier ministre Rafic Hariri assassiné le 14 février 2005, indiquant que ce dernier aurait accepté un plan de naturalisation des réfugiés palestiniens résidant au Liban contre l’annulation de la dette du pays des cèdres.

Le bureau du député Saad Hariri, fils du défunt premier ministre a accusé le dirigeant du CPL de montrer des documents forgés par les services de renseignement syriens dans le but de nuire à la mémoire de son père.

Le dirigeant du CPL a immédiatement répliqué en indiquant que les documents montrés sont en provenance des archives de la Sureté Générale. Lire le reste de cette entrée »

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Document des propositions chrétiennes libanaises

Posted by jeunempl sur décembre 6, 2007

MPLBelgique.org

rencontres_chretiensEtant donné que le Liban sans ses chrétiens n’est pas un pays, pas plus qu’il ne l’est sans ses musulmans,
Etant donné que le Liban « pays mission » est une responsabilité islamo-chrétienne commune,
Etant donné que le Liban est le catalyseur des dialogues entre les civilisations et l’amortisseur de leurs conflits,
Etant donné que la prise à partie des chrétiens a placé le Liban sur un parcours destructeur, qui impose de remédier aux déséquilibres et de trouver une solution qui s’adresse aux racines de la crise et non à ses aspects externes,
Etant donné que ceux qui ont refusé la création d’un Liban chrétien isolé de son environnement, s’attendent à ce que leurs partenaires leur soient redevables et refusent à leur tour la création d’un Liban islamique en contradiction avec la spécificité libanaise,
Etant donné que les chrétiens n’ont d’autre alternative que celle de s’intégrer dans leur milieu et de fraterniser au sein de leur société, tout en préservant leur personnalité, et leur identité culturelle ancrée dans l’Orient et tournée vers  l’Occident,
Etant donné que la coexistence est plus qu’une cohabitation forcée, mais un préambule à la citoyenneté en tant que base d’appartenance à l’Etat, et un ensemble de droits et de devoirs, que les communautés religieuses embrassent d’elles-mêmes une fois rassurées sur leur stabilité et leur devenir,
Et suite à une analyse calme et réfléchie de la situation nationale et chrétienne, après avoir tirer les leçons des expériences historiques, et à l’issue des concertations faites avec le Général Michel Aoun à l’occasion de la vacance de la présidence de la République, nous présentons les propositions chrétiennes libanaises suivantes :

1- En matière d’existentialisme :

Les chrétiens s’inspirent de l’exhortation apostolique, de l’appel du Synode et des préceptes de l’Eglise. Ils sont au Liban une force fondatrice et permanente, de même que la liberté, la diversité et l’acceptation de l’autre dans l’harmonie sont des caractéristiques culturelles du Liban. Les fondements principaux du Liban dictent qu’il ne peut être « à la merci d’une idéologie de la majorité » mais qu’il est gouverné par un partenariat, un équilibre des pouvoirs et une démocratie consensuelle.
Comme les chrétiens appellent à la fraternité et à la cohésion au sein de leur communauté, ils cherchent à s’ouvrir et à communiquer avec les autres communautés, rejetant toute forme d’infériorité, d’inféodation ou de vassalité, aspirant éternellement à renforcer l’unité nationale, refusant la politique des axes régionaux et internationaux, recherchant l’amitié de tous les pays et de tous les peuples.

C’est ce rôle actif qui est le garant de leur existence et de sa sauvegarde, les chrétiens d’Irak et de Palestine n’étant que la triste preuve du contraire. Partant de là, les Libanais en général et les chrétiens en particulier sont appelés à une lecture minutieuse du Document d’Entente entre le Courant patriotique libre et le Hezbollah.

2- La crise des chrétiens et leur situation actuelle

Puisque la prise à partie des chrétiens dans leur existence, leur rôle et leurs droits, constitue une atteinte au Liban dans son unité et son unicité, notre attention se porte à leur marginalisation, et plus particulièrement au déséquilibre démographique résultant du décret de naturalisation, de l’émigration ou de l’exode forcé et de l’incapacité de certains chrétiens à recouvrer leur nationalité. A cela s’ajoute la mauvaise représentation parlementaire des chrétiens, conséquence des lois électorales injustes, sans oublier les vices qui entachent leur participation manquée au sein du gouvernement, de l’administration publique, de la justice et des institutions sécuritaires, en plus des campagnes de persécution et de violation de leurs libertés, et des atteintes endurées par eux sur les plans économiques, sociaux et culturels.
La crise existentialiste des chrétiens au Liban bien qu’aggravée actuellement par la vacance de la présidence de la République -qui dans son essence est vacante depuis deux décennies- remonte en fait à 1969 avec le début de la destruction systématique du Liban en tant qu’Etat, régime et nation.

La crise actuelle n’est en fait que le prolongement de la crise qui sévissait sous la tutelle syrienne opposée par les chrétiens. Fer de lance de la résistance, ils ont payé le prix fort pour recouvrer l’indépendance et la souveraineté, considérant pour leur part que la disparition de la tutelle constituerait un pas vers la réalisation d’un vrai partenariat national d’un côté, et vers l’édification de l’Etat de l’autre. Amèrement, ils ont du constater que rien de tout cela n’a eu lieu, bien au contraire il y a eu acharnement à falsifier leur volonté par le fait des élections législatives de 2005, puis par la dissolution du Conseil constitutionnel pour l’empêcher de statuer sur les invalidations légitimes d’un nombre de sièges, ensuite par la mise à l’écart de leurs véritables représentants dans la formation du gouvernement, pour que se parachève ce spectacle par la perte du gouvernement de sa légitimité avec la démission des ministres chiites.

Alors que les leaderships sunnite et chiite ont accédé respectivement à la présidence du gouvernement et de la Chambre, les ingérences étrangères couplées avec certaines influences internes ont joué un rôle déterminant à refuser ce même droit aux chrétiens, comme prélude à des politiques et des objectifs étrangers visant à anéantir les derniers bastions de résistance et d’opposition et n’accordant pas d’importance à l’intérêt national libanais, ce qui est aujourd’hui au coeur même de la crise de l’échéance présidentielle,avec en prime le risque de voir les Libanais prendre trop tard conscience de ce danger.

3- Les principes et les règles démocratiques dans le milieu chrétien

Le principe de la pensée unilatérale que certains considèrent comme source de pouvoir a non seulement échoué dans le monde entier, mais plus encore, il a constitué un véritable danger pour la partie qui s’en est servie.
Voilà pourquoi deux principes, deux règles et une autorité devraient régir les relations des parties chrétiennes entre elles :

Le premier principe est la préservation de la diversité intellectuelle, politique partisane et non partisane.

Le second principe est la reconnaissance de l’autre, ainsi que d’une majorité et d’une minorité toutes deux engagées à respecter les fondements de la démocratie et à alterner entre elles le leadership politique.

La première règle consiste à admettre le droit de la majorité à assumer le leadership politique.

La deuxième règle donne le droit à la minorité de choisir de se rallier à la majorité proportionnellement à sa représentativité, ou bien de constituer une opposition qui se charge de relever les erreurs de la majorité et de proposer des alternatives dans le cadre du processus démocratique.

Bkerké demeure l’autorité garante qui veille à l’application de ses règles. L’Eglise étant une « haute autorité morale », Bkerké était et reste l’autorité religieuse nationale incontestée. Pour qu’elle demeure ainsi, nul ne doit s’en servir comme autorité concurrente ou parallèle à l’autorité politique. Elle refuse de prendre part aux tensions politiques conformément à l’exhortation apostolique qui stipule dans l’alinéa 112 littéralement : «… Il ne lui revient donc pas de s’engager directement dans la vie politique ; en effet, elle n’a pas de solutions techniques, elle ne propose pas des systèmes
ou des programmes économiques et politiques, elle ne manifeste pas de préférence pour les uns ou les autres… Cependant, le devoir incombe à l’Eglise de rappeler inlassablement les principes qui seuls peuvent assurer une vie sociale harmonieuse… »
A l’ombre de cette équation, tout propos déplorant les divisions entre chrétiens s’inscrit dans un processus auto destructeur de leur existence et de leur entité politique.

4- Les principes et les règles démocratiques au Liban

A l’heure où nous aspirons tous à une société où seule la citoyenneté constitue la base d’appartenance à l’Etat et non l’appartenance confessionnelle ou communautaire, la réalité du système politique libanais basé sur la reconnaissance des droits de chaque communauté, implique qu’il faudrait respecter les principes de la démocratie compétitive simple au sein d’une même communauté religieusement homogène, et de la démocratie consensuelle au sein d’une plus grande communauté hétérogène et religieusement diversifiée. Ce qui à titre d’exemple, fait du président de la République un produit chrétien requérant une acceptation nationale, tel que le cas se présente en Suisse ou en Belgique. Dans les deux cas, il n’est pas acceptable de questionner les chrétiens ou de les sanctionner quant au choix de leurs leaders politiques, mais par contre leurs mêmes leaders peuvent être interrogés sur leurs choix et leurs performances politiques.

5- La restructuration de la société

La restructuration de la classe moyenne est à la base de la résurrection du Liban et des chrétiens, il faudrait pour cela, concentrer les efforts et les énergies et montrer davantage de solidarité et de fraternité communautaire dans les secteurs de l’éducation, de l’enseignement, de la santé et de l’habitation, pour réaliser davantage de justice sociale.
De même qu’il conviendrait d’accorder un intérêt primordial à la décentralisation élargie, aux questions du développement équitable et durable, et à l’exode des cerveaux dans le but d’y trouver des solutions modernes et adaptées.

6- L’édification de l’Etat

La réforme et la lutte contre la corruption constituent la pierre angulaire de l’édification d’un Etat fort et juste capable d’asseoir le règne de la loi, de rassurer ses citoyens et de bénéficier des caractéristiques de chacune de ses composantes.
Les chrétiens refusent le principe de l’auto sécurité qui porte en lui les germes de la division et de l’émiettement du pays, ils lui opposent l’adoption d’une stratégie de défense nationale capable de conférer au Liban l’immunité et la stabilité nécessaires pour constituer une force dissuasive face aux ennemis et agresseurs, étendre le pouvoir de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, et préserver la souveraineté et l’indépendance du Liban de toute intervention étrangère.

7- Les dangers imminents

Deux périls menacent le Liban et ses chrétiens : le péril de l’implantation des Palestiniens qui changerait la donne démographique basée sur un délicat équilibre déjà précaire, que le Liban -manquant de ressources et dont la densité d’habitants au km2 est la sixième au monde- tente de préserver à travers la migration de ses fils vers l’étranger ; il lui est par conséquent impossible d’assimiler un quelconque surplus humain. Le deuxième péril est celui du « surplus d’argent » qui se concrétise par l’achat massif de terrains et l’aliénation de leur identité, ce qui place le Liban une fois encore dans la sphère d’une nouvelle tutelle et porte atteinte aux principes de la souveraineté et de la décision nationale libre. A
ces deux périls vient s’ajouter le fardeau de l’endettement général qui excède de loin la capacité du Liban à tenir ses engagements, et qu’il craint de devoir troquer avec l’implantation des Palestiniens ou tout autre procédé contraire à l’intérêt national.

8- Les revendications immédiates

I. Adopter le principe de réciprocité et la restauration de la justice politique comme base essentielle de l’équilibre des pouvoirs.
II. Réhabiliter la présidence de la République en garantissant les qualifications personnelles et la représentativité du président et éclaircir certaines de ses prérogatives.
III. Promulguer une loi électorale juste (fondée sur la petite circonscription) pour assurer une bonne représentativité et une participation paritaire.
IV. Remédier au déséquilibre survenu dans la représentation des chrétiens au sein du gouvernement, de l’administration, de la justice et des institutions sécuritaires.
V. Achever de traiter le dossier des déplacés chrétiens de la montagne, des réfugiés en Israël et des disparus en Syrie.

9- La mission des chrétiens au Liban

La crise que vivent aujourd’hui les chrétiens découle en partie d’une impression qui s’est concrétisée chez eux, dans leur environnement et en Occident, qui sous-entend que leur existence et leur mission n’ont plus de raison d’être à l’ère de la mondialisation et de la rencontre directe entre l’Orient et l’Occident. Mais la réalité est tout autre, car la rencontre des deux mondes sur la côte-est de la méditerranée a résulté depuis quelques années en une collision et non en un dialogue, elle fut violente, exclusive, intolérante et non interactive ; les raisons pour cela étant doubles : d’une part, l’absence d’une solution juste à la cause palestinienne et d’autre part, l’échec dans la diffusion de la démocratie et des droits de l’Homme dans cette région du monde.
La présence et la mission des chrétiens au Liban constituent la solution la mieux adaptée à ces deux défis, car seule cette présence libre fraternisant en harmonie avec les autres groupes confessionnels peut fournir le modèle pratique, culturel et social requis.

10- La voie du salut

Les chrétiens doivent se rappeler que l’attentisme est une mort lente et annoncée, que le témoignage pour la vérité et l’espérance sont au coeur de leur croyance et que le seul moyen de sortir de ce parcours destructeur et d’entreprendre une démarche résurrectionnelle, est de passer du stade de l’objection et de l’opposition à l’acte de résistance politique transcendante, seule garante de leur existence et de leur rôle.
En définitive, si la présence chrétienne libre au Liban et sa sauvegarde sont avant tout une affaire entre les mains des chrétiens eux-mêmes, elle constitue néanmoins un défi historique auquel se trouvent confrontés leurs partenaires musulmans, s’ils souhaitent que ce pays reste un lieu de rencontre, de diversité et de dialogue, affirmant ainsi que l’Islam est une religion de miséricorde, de tolérance et d’acceptation de l’autre.

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