Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Posts Tagged ‘Nation’

Hajj Hassan: l’armée, gardienne de l’union nationale

Posted by jeunempl sur juin 2, 2012

D.H. – ANI

Le ministre de l’Agriculture Hussein Hajj Hassan a dénoncé samedi les provocations et incitations contre l’armée, soulignant que « l’armée, pilier des institutions, est la gardienne de l’union nationale ».

« Porter atteinte à l’armée est une grande erreur commise pour servir des petits intérêts », a-t-il dit.

M. Hajj Hassan a également pointé du doigt « ceux qui refusent le dialogue au Liban », estimant que « la logique du dialogue leur fait défaut, eux qui n’ont que des décisions à imposer ».

Le ministre a enfin appelé à refuser les discours prônant la discorde. « Nous savons comment y répondre mais nous ne le faisons pas pour préserver les Libanais », a-t-il conclu.

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« Lettre ouverte au Président de la République du Liban » par Tracy Chamoun

Posted by jeunempl sur novembre 24, 2011

Tracy Chamoun – Libnanews

Lettre ouverte au Président de la République du Liban, 
Son Excellence Monsieur Michel Sleiman
Pour éviter des effusions de sang à venir …

« Monsieur le Président,

En ce jour de célébration de l’Indépendance du Liban et à la lumière de la détérioration du climat politique au Moyen-Orient, je crois qu’il est nécessaire que la Nation et le peuple libanais soient rassurés par le fait que le Liban ne succombera à la violence sous aucun prétexte.

Il serait utile que le gouvernement libanais puisse préparer, au préalable, une approche coordonnée pour lutter contre les conséquences de résultats régionaux différents. Cette approche serait préemptive. Il est trop dangereux pour le Liban d’être réactif face à des forces extérieures.

Le gouvernement devrait décider, en amont, des positions et des actions qui seraient les siennes par rapport aux défis à venir. Un accord de cette nature doit être convenu par toutes les parties sous le patronage du Lire le reste de cette entrée »

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La place qu’occupe le Liban dans le conflit du Moyen-Orient

Posted by jeunempl sur novembre 6, 2009

Libnanews – Myrna Naoum – Ghazieff

Peut-on tenir le pays des cèdres à l’écart, le soustraire à son environnement?

Drapeau LibanCarte - MondeMême si nous le voulions, nous ne pouvons arracher le Liban à son appartenance régionale sans risquer d’en altérer les racines voire les endommager irrémédiablement.

Avant la défaite de l’ « homme malade » qu’était l’empire Ottoman et la création « du Grand Liban », nos villes faisaient partie des provinces de l’empire en question, au même titre que les villes syriennes et palestiniennes entre autres. Il n’est pas étonnant donc de retrouver, hors des frontières libanaises aujourd’hui, en Syrie, en Palestine, en Jordanie ou en Irak des personnes portant le même nom. A l’époque un commerçant beyrouthin père de six ou sept enfants et pour le développement de son entreprise envoyait ses fils s’établir à Haïfa, à Damas… Cet exemple, à priori anodin, prouve à lui seul l’existence d’un lien qu’on ne peut défaire, le lien de sang.

Advint ensuite l’époque glorieuse de la colonisation -que l’Europe associe trop au progrès civilisateur pour que l’on trouve quelque chose de répréhensible dans le fait d’aller coloniser  des provinces ottomanes- où les anglais et les français se partagèrent le gâteau, certains ont même été jusqu’à prétendre que la création du grand Liban dans ses frontières actuelles, la proclamation de son indépendance, avaient un but bien précis, celui de paver la route pour ce qui allait devenir quelques années plus tard Israël*. Malgré la partition de ce qui fut « la grande Syrie » subsistent aujourd’hui encore, des similitudes sociologiques, des intérêts politiques et vitaux communs aux anciennes provinces ottomanes. Le communautarisme et le confessionnalisme figurent en bonne place au « hit parade », au grand jour au Liban, tapis dans l’ombre en Syrie et en Irak par la force des régimes au pouvoir. (Suite à la chute du régime en Irak, nous assistons à l’émergence du confessionnalisme et à la guerre fratricide qui en découle. Les communautés palestiniennes sont elles, restées à l’abri, unies dans leur lutte, ne connaissant qu’un éclatement d’ordre politique pour l’instant).

Quelles sont les menaces réelles qui pèsent sur le Liban?

La première menace qui attend le Liban au tournant est bien une menace qui vient de l’intérieur. Dès la naissance, ce Liban indépendant a déjà développé un cancer congénital qui finira par l’anéantir ou à défaut le maintenir dans un statu quo qui le fragilise et l’empêche de s’élever au rang d’une nation. Le Lire le reste de cette entrée »

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Le confessionnalisme libanais a fait son temps

Posted by jeunempl sur août 15, 2009

Tribune des Droits humains

Drapeau LibanLe pluralisme religieux est la clé de voûte du système politique libanais. De nombreux observateurs estiment que le Liban a désormais dépassé cette structure politique, qui a fait ses preuves par le passé. Reste à savoir comment les Libanais pourront continuer de fonctionner à l’intérieur de ce système tout en renforçant leur sentiment d’identité nationale aux dépens de celui d’appartenance religieuse.

Luna Farhat/Service de Presse de Common Ground – Un des aspects positifs du système libanais, qui compte 18 rassemblements religieux officiellement reconnus, c’est qu’il permet à toutes les communautés religieuses d’avoir une représentation dans le gouvernement, de participer à la gestion des affaires de l’Etat et de contribuer à son essor.

Cette formule a été élaborée dans le Pacte national non écrit de 1943, adopté lors de l’accession à l’indépendance, qui a débouché sur une répartition attribuant : aux maronites, la présidence de la république, par élection de l’assemblée nationale ; aux sunnites, la présidence du Conseil des ministres ; aux chiites, la présidence de l’assemblée nationale. A l’assemblée nationale, les sièges sont répartis entre chrétiens et musulmans selon un rapport de 6 à 5, équilibre qui a en principe tenu jusqu’en 1989.

Pour certains, la guerre civile qui a ravagé le pays de 1975 à 1990 est due au fait que la répartition confessionnelle était inadaptée pour assurer que toutes les mouvances religieuses soient équitablement représentées au gouvernement.

En somme, s’il est vrai que le système a été conçu pour assurer l’équilibre politique entre plusieurs communautés confessionnelles et garantir une coexistence pacifique entre elles, sa conception fondamentalement confessionnelle donne plus de poids à l’appartenance religieuses qu’à la Lire le reste de cette entrée »

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Allocution du Général Michel Sleimane, Président de la République, à l’occasion de la fête de l’Armée Libanaise

Posted by jeunempl sur août 1, 2009

Libnanews

Michel Sleiman - Président de la République Libanaise« Chers Officiers diplômés,
En ce jour, vous vous tenez la tête haute et brandissez haut vos épées dans les hauts-lieux de l’honneur, de la gloire et de la dignité. D’ailleurs, le Général Martyr Najib Wakim est un des héros de ces lieux, un héro qui a refusé la perfidie et l’agression et fut ainsi parmi les premiers officiers et soldats à avoir offert leur sang et leur vie pour leur doctrine nationale , en entrant dans l’immortalité avec ses compagnons pour que le drapeau flotte éternellement  et que la patrie se relève de ses cendres.

Aujourd’hui,  vous quittez ce haut lieu de connaissances et d’honneur pour vous joindre à vos unités, régiments et brigades et devenir ainsi les défenseurs de la patrie et le symbole de sa perpétuité. Rappelez-vous que votre formation militaire et l’histoire de votre armée et des forces de sécurité vous appellent à vous dévouer à votre serment tels vos prédécesseurs et vos compagnons d’armes. C’est grâce à vous que le citoyen se rassure pour son avenir et se réjouit de son présent. Vous n’avez pas succombé à l’ennemi et vous l’avez vaincu, car ce dernier ne réussit guère à vous disperser.  Le soutien de votre peuple vous suffit ; vous qui vous êtes dévoués à son service et au service de l’Etat.  Non, vous n’avez jamais été – et ne serez jamais – de simples défenseurs du régime.

Depuis l’émergence de l’entité israélienne, le Liban ne cessa de souffrir et n’épargna aucun sacrifice face aux agressions. En effet, vous vous êtes opposés aux agents et outils israéliens ; vous avez œuvré pour préserver la dignité de la nation et défendre ses valeurs et sa  civilisation exceptionnelle et unique.

Le terrorisme se dissimulant derrière la religion qui ne cesse de le renier et en exploitant les camps du peuple palestinien opprimé, a cherché à vous assener un coup fatal et, ce faisant, se croyait capable de vous terroriser en vue de détruire la nation. De plus, les réseaux d’agents se sont démenés dans une tentative d’infiltrer quelques esprits faibles. Cependant, Lire le reste de cette entrée »

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Elections 2009 – Programme du CPL: Diaspora

Posted by dodzi sur mai 31, 2009

MPLBelgique.org

Programme complet du Courant Patriotique Libre

Programme-CPLChapitre 16 Diaspora

Diagnostic

1. L’Etat a toujours négligé la Diaspora et a négligé de communiquer avec elle bien que les Expatriés forment une partie essentielle de la population libanaise et symbolisent la présence libanaise dans le monde.

2. Les Expatriés sont empêchés de récupérer la nationalité libanaise et leurs droits fondamentaux sont bafoués.

3. Les délégations diplomatiques libanaises ne remplissent pas leurs devoirs diplomatiques et administratifs, ce qui a amené les expatriés libanais à se détacher de leur pays d’origine.

4. Le ministère des Expatriés a été supprimé alors qu’il avait été créé pour s’occuper précisément des Expatriés.

5. Le pourcentage de Libanais qui quittent leur pays chaque année est à présent égal au taux de croissance naturel de la population résidente, ce qui représente pour l’Etat libanais un défi de taille s’il veut pouvoir s’en occuper dans leur pays d’accueil.

6. Les communautés d’expatriés libanais dans le monde sont déchirées et leurs institutions ont été atteintes. Lire le reste de cette entrée »

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Elections 2009 – Programme du CPL: Eveil à l’Environnement dans les écoles

Posted by dodzi sur mai 31, 2009

MPLBelgique.org

Programme complet du Courant Patriotique Libre

Programme-CPLChapitre 13 Eveil à l’Environnement dans les écoles

Diagnostic

1. L’éveil à l’Environnement fait partie des programmes éducatifs scolaires depuis 1977, conformément aux recommandations des Nations-Unies (conférence de Rio, 1992). Elle est intégrée aux programmes libanais de sciences, de géographie, d’éducation civique et de langues. Toutefois, l’enseignement est surtout théorique. Il se limite à la transmission de savoirs de base : des notions sommaires sur la pollution, sur la préservation des zones naturelles et sur la biodiversité sont inculquées à travers des recherches ou des exposés d’élèves. Des problèmes graves tels que ceux liés à la gestion de l’eau et de l’énergie ou à l’urbanisme sont rarement abordés.

2. Les outils pédagogiques utilisés sont souvent d’origine étrangère et ne sont pas adaptés au contexte libanais. Il faut noter cependant la parution récente de plusieurs inventaires de la faune et de la flore faits par des auteurs libanais, attrayants et accessibles aux écoliers.

3. Les changements de comportements attendus ne sont pas visibles à l’échelle nationale du fait de l’absence de mesures coercitives vis-à-vis des pollueurs et des contrevenants.

4. Les actions de préservation de l’Environnement sont ponctuelles, sans cohérence ni perspective durable.

5. Les professeurs concernés ne sont pas suffisamment formés pour pouvoir traiter les questions de l’Environnement. Ils manquent parfois de confiance et certains s’estiment incompétents dans ce domaine.

6. La plupart des écoles publiques ne disposent pas des moyens nécessaires pour lancer des actions en faveur de l’Environnement : visites de sites naturels, expositions, spectacles, etc. Ces actions nécessitent des budgets qui ne sont pas toujours à la portée de ces établissements.

7. Dans un même établissement, le nombre des enseignants motivés et disposés à former des équipes multidisciplinaires est insuffisant bien que l’intérêt général soit en nette progression.

8. Malgré l’effort pédagogique entrepris au niveau des programmes, ce sont surtout les activités informelles d’éveil à l’Environnement qui ont joué à ce jour le rôle le plus important dans la prise de conscience des problèmes de l’Environnement chez les écoliers :
• Des « clubs Environnement » ont été créés dans de nombreux établissements, avec l’appui du ministère de l’Environnement. Cependant tous les élèves des établissements ne sont pas impliqués dans leurs activités car l’inscription à ces clubs n’est pas obligatoire.
• Des ONG très actives pilotent de nombreuses actions en faveur de l’Environnement dans les écoles libanaises en partenariat avec le ministère de l’Environnement et les organisations internationales : campagnes de nettoyage ou de reboisement, brochures d’information diverses, spectacles, expositions, concours….
• Les expositions, concours et projets lancés par la revue « Bi’a wa tanmia » ont connu un succès grandissant auprès des établissements scolaires.

Les initiatives au sujet de l’Environnement qui mobilisent le plus les écoliers viennent donc du secteur informel et non pas des enseignants eux-mêmes. Ceci montre bien les lacunes des méthodes officielles d’éveil à l’Environnement. Lire le reste de cette entrée »

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Elections 2009 – Programme du CPL: Enseignement de base et secondaire dans les écoles publiques

Posted by dodzi sur mai 30, 2009

MPLBelgique.org

Programme complet du Courant Patriotique Libre

Programme-CPLChapitre 12 (suite) Enseignement de base et secondaire dans les écoles publiques

Diagnostic

1. Des écoles publiques qui ne remplissent pas leur mission de manière satisfaisante : ressources humaines excédentaires (1 enseignant pour 9 élèves) mais ressources matérielles insuffisantes, très fort taux d’abandon (autour de 22%) et d’échec scolaire (autour de 48%).

2. 60% des élèves sont enrôlés dans le secteur privé alors que le coût par élève est le même dans les secteurs privé et public. Ceci montre que les dépenses de l’Etat sont moins efficaces que celles du secteur privé et que les parents préfèrent envoyer leurs enfants dans les écoles du secteur privé qui fournissent une meilleure éducation et en particulier une meilleure éducation de base.

3. Bien que le pays dépense 11% de son PIB sur l’éducation, un chiffre excessivement élevé en comparaison avec l’ensemble des pays du monde, le coût de l’éducation est l’une des raisons les plus invoquées par ceux qui quittent l’école prématurément. De plus, le nombre d’élèves ayant terminé le cycle de base est proportionnellement inférieur à celui de pays tels que la Tunisie, la Jordanie ou l’Egypte qui ont pourtant un PIB par habitant inférieur à celui du Liban.

4. Les écoles techniques ne permettent pas d’augmenter les chances de trouver un travail dans les entreprises.

5. Il n’y a pas de vision stratégique nationale au sujet de l’éducation. Les différents départements au sein du ministère de l’Education continuent à travailler de manière séparée. De plus, la coordination entre le Centre de Recherche et de Développement Pédagogique et le Ministère est insuffisante.

6. La répartition des écoles et des enseignants est déséquilibrée et fortement influencée par les interférences politiques, ce qui donne un excès de ressources dans certaines régions et une insuffisance de ressources dans d’autres. Lire le reste de cette entrée »

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Elections 2009 – Programme du CPL: Education

Posted by dodzi sur mai 30, 2009

MPLBelgique.org

Programme complet du Courant Patriotique Libre

Programme-CPLChapitre 12 Education

Diagnostic

1. Absence dans les écoles d’un système éducatif global qui tienne compte de l’ensemble des activités individuelles et collectives.

2. Absence d’une politique éducative visant à développer l’éducation et l’enseignement dans le cadre de l’éducation générale.

3. Absence d’une vision correcte de l’avenir de l’éducation basée sur les données et les spécificités de la réalité sociale et éducative libanaise.

4. Absence de prise en compte de l’importance des institutions éducatives et de leur rôle dans la cohésion du tissu social, le renforcement des éléments de rencontre, d’ouverture et d’acceptation de l’autre dans le respect des différences. Ces éléments sont essentiels compte tenu des spécificités de la société libanaise.

5. Déformation du concept de la liberté de l’enseignement qui a abouti à créer un décalage des niveaux de compétence dans l’enseignement et dans la qualité de l’enseignement et des services éducatifs, que ce soit entre les écoles privées et les écoles publiques, d’une part, ou entre les écoles privées elles-mêmes, d’autre part, selon les institutions auxquelles elles appartiennent. Il en a résulté un approfondissement des divergences confessionnelles, culturelles et sociales, une réduction de l’égalité des chances au niveau de l’enseignement et des visions différentes du pays alors qu’il aurait fallu favoriser une vision unique.

6. Relâchement dans les valeurs morales et humaines et ignorance presque totale des règles de conduite sociales, civiques et religieuses parmi les jeunes en général et parmi les élèves en particulier. Ce phénomène met en danger la structure même de la société et de la Nation. Lire le reste de cette entrée »

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Document des propositions chrétiennes libanaises

Posted by jeunempl sur décembre 6, 2007

MPLBelgique.org

rencontres_chretiensEtant donné que le Liban sans ses chrétiens n’est pas un pays, pas plus qu’il ne l’est sans ses musulmans,
Etant donné que le Liban « pays mission » est une responsabilité islamo-chrétienne commune,
Etant donné que le Liban est le catalyseur des dialogues entre les civilisations et l’amortisseur de leurs conflits,
Etant donné que la prise à partie des chrétiens a placé le Liban sur un parcours destructeur, qui impose de remédier aux déséquilibres et de trouver une solution qui s’adresse aux racines de la crise et non à ses aspects externes,
Etant donné que ceux qui ont refusé la création d’un Liban chrétien isolé de son environnement, s’attendent à ce que leurs partenaires leur soient redevables et refusent à leur tour la création d’un Liban islamique en contradiction avec la spécificité libanaise,
Etant donné que les chrétiens n’ont d’autre alternative que celle de s’intégrer dans leur milieu et de fraterniser au sein de leur société, tout en préservant leur personnalité, et leur identité culturelle ancrée dans l’Orient et tournée vers  l’Occident,
Etant donné que la coexistence est plus qu’une cohabitation forcée, mais un préambule à la citoyenneté en tant que base d’appartenance à l’Etat, et un ensemble de droits et de devoirs, que les communautés religieuses embrassent d’elles-mêmes une fois rassurées sur leur stabilité et leur devenir,
Et suite à une analyse calme et réfléchie de la situation nationale et chrétienne, après avoir tirer les leçons des expériences historiques, et à l’issue des concertations faites avec le Général Michel Aoun à l’occasion de la vacance de la présidence de la République, nous présentons les propositions chrétiennes libanaises suivantes :

1- En matière d’existentialisme :

Les chrétiens s’inspirent de l’exhortation apostolique, de l’appel du Synode et des préceptes de l’Eglise. Ils sont au Liban une force fondatrice et permanente, de même que la liberté, la diversité et l’acceptation de l’autre dans l’harmonie sont des caractéristiques culturelles du Liban. Les fondements principaux du Liban dictent qu’il ne peut être « à la merci d’une idéologie de la majorité » mais qu’il est gouverné par un partenariat, un équilibre des pouvoirs et une démocratie consensuelle.
Comme les chrétiens appellent à la fraternité et à la cohésion au sein de leur communauté, ils cherchent à s’ouvrir et à communiquer avec les autres communautés, rejetant toute forme d’infériorité, d’inféodation ou de vassalité, aspirant éternellement à renforcer l’unité nationale, refusant la politique des axes régionaux et internationaux, recherchant l’amitié de tous les pays et de tous les peuples.

C’est ce rôle actif qui est le garant de leur existence et de sa sauvegarde, les chrétiens d’Irak et de Palestine n’étant que la triste preuve du contraire. Partant de là, les Libanais en général et les chrétiens en particulier sont appelés à une lecture minutieuse du Document d’Entente entre le Courant patriotique libre et le Hezbollah.

2- La crise des chrétiens et leur situation actuelle

Puisque la prise à partie des chrétiens dans leur existence, leur rôle et leurs droits, constitue une atteinte au Liban dans son unité et son unicité, notre attention se porte à leur marginalisation, et plus particulièrement au déséquilibre démographique résultant du décret de naturalisation, de l’émigration ou de l’exode forcé et de l’incapacité de certains chrétiens à recouvrer leur nationalité. A cela s’ajoute la mauvaise représentation parlementaire des chrétiens, conséquence des lois électorales injustes, sans oublier les vices qui entachent leur participation manquée au sein du gouvernement, de l’administration publique, de la justice et des institutions sécuritaires, en plus des campagnes de persécution et de violation de leurs libertés, et des atteintes endurées par eux sur les plans économiques, sociaux et culturels.
La crise existentialiste des chrétiens au Liban bien qu’aggravée actuellement par la vacance de la présidence de la République -qui dans son essence est vacante depuis deux décennies- remonte en fait à 1969 avec le début de la destruction systématique du Liban en tant qu’Etat, régime et nation.

La crise actuelle n’est en fait que le prolongement de la crise qui sévissait sous la tutelle syrienne opposée par les chrétiens. Fer de lance de la résistance, ils ont payé le prix fort pour recouvrer l’indépendance et la souveraineté, considérant pour leur part que la disparition de la tutelle constituerait un pas vers la réalisation d’un vrai partenariat national d’un côté, et vers l’édification de l’Etat de l’autre. Amèrement, ils ont du constater que rien de tout cela n’a eu lieu, bien au contraire il y a eu acharnement à falsifier leur volonté par le fait des élections législatives de 2005, puis par la dissolution du Conseil constitutionnel pour l’empêcher de statuer sur les invalidations légitimes d’un nombre de sièges, ensuite par la mise à l’écart de leurs véritables représentants dans la formation du gouvernement, pour que se parachève ce spectacle par la perte du gouvernement de sa légitimité avec la démission des ministres chiites.

Alors que les leaderships sunnite et chiite ont accédé respectivement à la présidence du gouvernement et de la Chambre, les ingérences étrangères couplées avec certaines influences internes ont joué un rôle déterminant à refuser ce même droit aux chrétiens, comme prélude à des politiques et des objectifs étrangers visant à anéantir les derniers bastions de résistance et d’opposition et n’accordant pas d’importance à l’intérêt national libanais, ce qui est aujourd’hui au coeur même de la crise de l’échéance présidentielle,avec en prime le risque de voir les Libanais prendre trop tard conscience de ce danger.

3- Les principes et les règles démocratiques dans le milieu chrétien

Le principe de la pensée unilatérale que certains considèrent comme source de pouvoir a non seulement échoué dans le monde entier, mais plus encore, il a constitué un véritable danger pour la partie qui s’en est servie.
Voilà pourquoi deux principes, deux règles et une autorité devraient régir les relations des parties chrétiennes entre elles :

Le premier principe est la préservation de la diversité intellectuelle, politique partisane et non partisane.

Le second principe est la reconnaissance de l’autre, ainsi que d’une majorité et d’une minorité toutes deux engagées à respecter les fondements de la démocratie et à alterner entre elles le leadership politique.

La première règle consiste à admettre le droit de la majorité à assumer le leadership politique.

La deuxième règle donne le droit à la minorité de choisir de se rallier à la majorité proportionnellement à sa représentativité, ou bien de constituer une opposition qui se charge de relever les erreurs de la majorité et de proposer des alternatives dans le cadre du processus démocratique.

Bkerké demeure l’autorité garante qui veille à l’application de ses règles. L’Eglise étant une « haute autorité morale », Bkerké était et reste l’autorité religieuse nationale incontestée. Pour qu’elle demeure ainsi, nul ne doit s’en servir comme autorité concurrente ou parallèle à l’autorité politique. Elle refuse de prendre part aux tensions politiques conformément à l’exhortation apostolique qui stipule dans l’alinéa 112 littéralement : «… Il ne lui revient donc pas de s’engager directement dans la vie politique ; en effet, elle n’a pas de solutions techniques, elle ne propose pas des systèmes
ou des programmes économiques et politiques, elle ne manifeste pas de préférence pour les uns ou les autres… Cependant, le devoir incombe à l’Eglise de rappeler inlassablement les principes qui seuls peuvent assurer une vie sociale harmonieuse… »
A l’ombre de cette équation, tout propos déplorant les divisions entre chrétiens s’inscrit dans un processus auto destructeur de leur existence et de leur entité politique.

4- Les principes et les règles démocratiques au Liban

A l’heure où nous aspirons tous à une société où seule la citoyenneté constitue la base d’appartenance à l’Etat et non l’appartenance confessionnelle ou communautaire, la réalité du système politique libanais basé sur la reconnaissance des droits de chaque communauté, implique qu’il faudrait respecter les principes de la démocratie compétitive simple au sein d’une même communauté religieusement homogène, et de la démocratie consensuelle au sein d’une plus grande communauté hétérogène et religieusement diversifiée. Ce qui à titre d’exemple, fait du président de la République un produit chrétien requérant une acceptation nationale, tel que le cas se présente en Suisse ou en Belgique. Dans les deux cas, il n’est pas acceptable de questionner les chrétiens ou de les sanctionner quant au choix de leurs leaders politiques, mais par contre leurs mêmes leaders peuvent être interrogés sur leurs choix et leurs performances politiques.

5- La restructuration de la société

La restructuration de la classe moyenne est à la base de la résurrection du Liban et des chrétiens, il faudrait pour cela, concentrer les efforts et les énergies et montrer davantage de solidarité et de fraternité communautaire dans les secteurs de l’éducation, de l’enseignement, de la santé et de l’habitation, pour réaliser davantage de justice sociale.
De même qu’il conviendrait d’accorder un intérêt primordial à la décentralisation élargie, aux questions du développement équitable et durable, et à l’exode des cerveaux dans le but d’y trouver des solutions modernes et adaptées.

6- L’édification de l’Etat

La réforme et la lutte contre la corruption constituent la pierre angulaire de l’édification d’un Etat fort et juste capable d’asseoir le règne de la loi, de rassurer ses citoyens et de bénéficier des caractéristiques de chacune de ses composantes.
Les chrétiens refusent le principe de l’auto sécurité qui porte en lui les germes de la division et de l’émiettement du pays, ils lui opposent l’adoption d’une stratégie de défense nationale capable de conférer au Liban l’immunité et la stabilité nécessaires pour constituer une force dissuasive face aux ennemis et agresseurs, étendre le pouvoir de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, et préserver la souveraineté et l’indépendance du Liban de toute intervention étrangère.

7- Les dangers imminents

Deux périls menacent le Liban et ses chrétiens : le péril de l’implantation des Palestiniens qui changerait la donne démographique basée sur un délicat équilibre déjà précaire, que le Liban -manquant de ressources et dont la densité d’habitants au km2 est la sixième au monde- tente de préserver à travers la migration de ses fils vers l’étranger ; il lui est par conséquent impossible d’assimiler un quelconque surplus humain. Le deuxième péril est celui du « surplus d’argent » qui se concrétise par l’achat massif de terrains et l’aliénation de leur identité, ce qui place le Liban une fois encore dans la sphère d’une nouvelle tutelle et porte atteinte aux principes de la souveraineté et de la décision nationale libre. A
ces deux périls vient s’ajouter le fardeau de l’endettement général qui excède de loin la capacité du Liban à tenir ses engagements, et qu’il craint de devoir troquer avec l’implantation des Palestiniens ou tout autre procédé contraire à l’intérêt national.

8- Les revendications immédiates

I. Adopter le principe de réciprocité et la restauration de la justice politique comme base essentielle de l’équilibre des pouvoirs.
II. Réhabiliter la présidence de la République en garantissant les qualifications personnelles et la représentativité du président et éclaircir certaines de ses prérogatives.
III. Promulguer une loi électorale juste (fondée sur la petite circonscription) pour assurer une bonne représentativité et une participation paritaire.
IV. Remédier au déséquilibre survenu dans la représentation des chrétiens au sein du gouvernement, de l’administration, de la justice et des institutions sécuritaires.
V. Achever de traiter le dossier des déplacés chrétiens de la montagne, des réfugiés en Israël et des disparus en Syrie.

9- La mission des chrétiens au Liban

La crise que vivent aujourd’hui les chrétiens découle en partie d’une impression qui s’est concrétisée chez eux, dans leur environnement et en Occident, qui sous-entend que leur existence et leur mission n’ont plus de raison d’être à l’ère de la mondialisation et de la rencontre directe entre l’Orient et l’Occident. Mais la réalité est tout autre, car la rencontre des deux mondes sur la côte-est de la méditerranée a résulté depuis quelques années en une collision et non en un dialogue, elle fut violente, exclusive, intolérante et non interactive ; les raisons pour cela étant doubles : d’une part, l’absence d’une solution juste à la cause palestinienne et d’autre part, l’échec dans la diffusion de la démocratie et des droits de l’Homme dans cette région du monde.
La présence et la mission des chrétiens au Liban constituent la solution la mieux adaptée à ces deux défis, car seule cette présence libre fraternisant en harmonie avec les autres groupes confessionnels peut fournir le modèle pratique, culturel et social requis.

10- La voie du salut

Les chrétiens doivent se rappeler que l’attentisme est une mort lente et annoncée, que le témoignage pour la vérité et l’espérance sont au coeur de leur croyance et que le seul moyen de sortir de ce parcours destructeur et d’entreprendre une démarche résurrectionnelle, est de passer du stade de l’objection et de l’opposition à l’acte de résistance politique transcendante, seule garante de leur existence et de leur rôle.
En définitive, si la présence chrétienne libre au Liban et sa sauvegarde sont avant tout une affaire entre les mains des chrétiens eux-mêmes, elle constitue néanmoins un défi historique auquel se trouvent confrontés leurs partenaires musulmans, s’ils souhaitent que ce pays reste un lieu de rencontre, de diversité et de dialogue, affirmant ainsi que l’Islam est une religion de miséricorde, de tolérance et d’acceptation de l’autre.

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