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Posts Tagged ‘Moyent Orient’

Où en est le Hezbollah ?

Posted by dodzi sur mai 6, 2009

Al Oufok

par Dominique Avon

hezbollah-august-richard-nortonEitan Azani, Hezbollah : The Story of the Party of God, New York, Palgrave Macmillan, « Middle East in Focus », 2009, 293 p.

Augustus Richard Norton, Hezbollah, Princeton University Press, 2009 [2007], 199 p. (5e édition avec postface de 2009).

***

Ici dénoncé comme composante majeure d’une « vague islamique », là présenté comme parti révolutionnaire en voie de normalisation politique, le Hezbollah est au centre d’études controversées dans le monde anglophone. Deux livres tentent, inégalement, de faire le point sur l’histoire et l’évolution du « parti de Dieu ».

Eitan Azani et Augustus R. Norton ont une longue expérience du terrain et des acteurs libanais, le premier comme officier de l’armée israélienne occupante, le deuxième comme observateur militaire non armé des Nations Unies ayant coopéré avec la FINUL [1] au printemps 1980. Leurs études sont nourries de références en langues anglaise et arabe (ponctuellement française) auxquelles s’ajoute, dans le premier cas, l’hébreu. Azani est un haut responsable de l’International Policy Institute for Counter-Terrorism au sein du Interdisciplinary Center (IDC) situé à Herzlia, au nord de Tel-Aviv ; Norton est professeur de relations internationales et d’anthropologie à Boston University. Leurs travaux n’ont pas la même facture : l’ouvrage d’Azani est une composition de type universitaire fondée sur le dépouillement de nombreuses sources ; celui de Norton se présente comme une synthèse de recherches alimentées par ses contacts et son vécu dans des milieux chiites à l’attachement confessionnel variable.

Azani adopte comme clé de lecture le binôme terrorisme/contre-terrorisme. L’ensemble des événements, depuis l’invasion israélienne du sud Liban en 1978 jusqu’à la tentative échouée de réoccupation lors de la guerre de 2006, en passant par la seconde invasion de 1982 ou les bombardements massifs de 1993 et 1996, sont présentés comme des actes défensifs de « contrôle » face à des « terroristes », qu’ils soient palestiniens ou libanais. La thèse défendue consiste à dire que le monde contemporain est marqué par la montée d’une vague menaçante contre une citadelle. Derrière les remparts campent les représentants de l’« ordre » auxquels sont associées les notions de « démocratie », de « sécularité », de « nationalité », de « modernité ». Dans cet affrontement aux dimensions universelles, Israël est le poste avancé sur le terrain miné du « Moyen-Orient », bénéficiant avec peine de quelques alliés locaux de faible consistance. Quant au Hezbollah, il est inscrit une fois pour toutes dans une nébuleuse « islamique », sans qu’une identité claire n’émerge de traits liés à son inspiration chiite et au contexte social et institutionnel libanais. Il est accusé de mener une « activité terroriste secrète et violente » derrière le rideau d’une façade légale. Les attentats-suicides perpétrés contre la Force multinationale en 1983, les « attaques terroristes » qui ont visé Tsahal dans le Liban occupé, les prises d’otages, les bombardements de civils du nord d’Israël, les attentats qui ont visé la communauté juive en Argentine (en 1992 et 1994) sont englobés dans un même concept et attribués au même acteur.

L’éclairage donné à ces faits par Augustus Norton est différent. Un indice en dit long sur l’engagement diplomatique de cet ancien professeur à West Point : l’emploi du terme « invasion anglo-américaine » pour évoquer la guerre en Irak de 2003. Norton tente de régler la question du concept de « terrorisme » de deux manières. D’une part, il montre la relativité de l’acception suivant le contexte d’énonciation : les mentions relatives à l’OLP dans les discours de nombreux États étaient quasiment toutes accompagnées du terme « terroriste » dans les années 1970 et 1980, qualificatif abandonné après les accords d’Oslo (1993) ; le rôle de groupes de pression comme l’American-Israel Public Affairs Committee est démontré pour la qualification du Hezbollah comme groupe ennemi dans la « guerre contre le terrorisme » après 2001, alors qu’il figure déjà dans la liste du Département d’État labellisée « foreign terrorist organization » (1997). D’autre part, il affirme que « le Hezbollah et d’autres groupes libanais étaient pleinement dans leurs droits pour résister aux forces d’occupation et recourir pour ce faire à une violence mortelle », tout en précisant que nombre d’activités du Hezbollah, en matière de santé ou d’éducation, n’ont rien à voir avec l’usage de la violence contre des civils. Quant aux deux attentats en Argentine, son propos laisse à penser que le Hezbollah n’a pas été directement impliqué, contrairement aux services secrets iraniens. Cependant, beaucoup de questions restent en suspens, en particulier celle de l’implication d’Imad Mughniyeh, aujourd’hui présenté comme un des grands « martyrs » par le Hezbollah et les autorités iraniennes (une rue de Téhéran porte son nom). Lire le reste de cette entrée »

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« Aujourd’hui, c’est un véritable climat de MacCarthysme autour de la critique d’Israël

Posted by dodzi sur janvier 28, 2009

webmanagercenter.com

Guillaume Weill Raynal

Juriste de formation, ancien avocat, Guillaume Weill Raynal est un empêcheur de penser (l’image) en rond. Iconoclaste, libre dans sa tête et ses propos, il est l’auteur notamment d’un livre remarquable «Les nouveaux désinformateurs» (éd. Armand Colin). Il s’exprime, ici, sur un sujet que les médias, en France, «colorent» par un parti pris déconcertant : les rapports entre Juifs et Arabes, les médias et le conflit du Moyen-Orient. Entretien!

Webmanagercenter: Vous êtes l’auteur du livre «Les nouveaux désinformateurs». Abordons, si vous le voulez bien, la nouvelle crise au Moyen-Orient. Israël a fait de cette guerre une «guerre d’images» en verrouillant l’accès des journalistes aux sources . Quelle est la part de la désinformation dans cette affaire ?

Guillaume Weill Raynal : On peut effectivement parler de verrouillage. A ce titre, je ne pense pas que l’on puisse parler de désinformation au sens où j’analyse ce phénomène dans Les Nouveaux désinformateurs, à savoir un ensemble de procédés et de mécanismes précis par les effets indirects desquels on manipule consciemment l’opinion. Ce que Volkoff appelle l’effet de levier, ou que d’autres appellent le «coup de billard à trois bandes».

Pour en revenir à Gaza et au verrouillage que vous évoquez, c’est bien plutôt de degré zéro de l’information qu’il faudrait parler : «circulez, il n’y a rien à voir», en quelque sorte. Sans aucun bénéfice à la clé, d’ailleurs ! Ni sur le plan militaire ou stratégique, car les Israéliens se retirent sans être parvenus à éliminer le Hamas et les tunnels entre Gaza et l’Egypte sont déjà en reconstruction. Ni sur le plan de la «communication» : l’image d’Israël n’a pas été franchement améliorée par ces trois semaines de combat, malgré l’absence de journalistes sur le terrain, bien au contraire.

Justement, en termes d’images, quelles seront, pour vous, les conséquences, à court terme et à long terme ?

Il y a bien sûr les images les plus immédiatement négatives des conséquences des combats : destructions, victimes, etc. C’est au départ ce qui frappe le plus l’opinion. Mais ne nous leurrons pas. Ce qui touche et émeut sur l’instant s’oublie aussi très vite. D’autant que, sur ce terrain, le débat devient rapidement stérile et tourne en rond : qui a rompu la trêve ? Israël pouvait-il accepter le bombardement de son territoire, même si les roquettes et les missiles du Hamas ont causé infiniment moins de dégâts et de victimes, etc. Et puisque nous parlons d’«image», ne perdons pas de vue, non plus, que le Hamas n’incarne pas, par ses méthodes et sa vision du monde, l’image la plus séduisante de ce à quoi pourrait ressembler, à l’avenir, la société palestinienne. Au-delà de l’émotion immédiate, ce qui ressort de la politique israélienne, c’est l’absence de toute perspective, de toute vision d’avenir sur le plan politique. Non pas seulement parce que le but d’éliminer le Hamas n’a pas été atteint par cette campagne. On a l’impression que l’armée israélienne a voulu effacer l’impression désastreuse du ratage de la guerre du Liban en 2006. Mais excepté le fait que les pertes israéliennes ont été limitées au maximum, les buts de guerre ne semblent pas avoir été mieux atteints cette fois-ci que la précédente. Surtout, il aurait mieux valu ne pas «nourrir» le Hamas et le faire croître par un affaiblissement systématique de l’Autorité palestinienne, comme l’ont fait méthodiquement les différents gouvernements israéliens qui se sont succédés depuis bientôt quinze ans.

Il faut arrêter de regarder le conflit par le petit bout de la lorgnette. Le conflit israélo-palestinien n’a pas débuté par les tirs de roquettes sur Sderot. Le Hamas n’est pas la cause de ce conflit. Lire le reste de cette entrée »

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