Mouvement pour le Liban

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Articles Tagués ‘monde arabe’

"Je crains que le Liban ne soit annulé" – Aoun à France 24 : "le bel avenir est lié au recul de la vague takfiri afin qu’elle ne dépasse pas une certaine limite"

Publié par jeunempl le octobre 15, 2012

(France24 – Traduit par Tayyar-Intishar)

L’entretien complet du Président-Général Michel Aoun à France 24

Q: Bienvenu sur cet épisode de «Dialogue» où l’hôte est le Général Michel Aoun, chef du Courant patriotique libre au Liban. Général Aoun, soyez le bienvenu à la chaîne France 24.

R: Bienvenu

Q: Il faut commencer par les craintes soulevées par la scène chrétienne au Liban à la suite des répercussions de la situation syrienne et ce qui est aussi connu par le printemps arabe à la suite de révolutions dans le monde arabe. Dans une déclaration récente, vous redoutiez que les chrétiens pourraient avoir à faire leurs valises et retourner au bord de la mer, exposant la peur d’un nouvel exode en raison de cette situation qui vous entoure dans le monde arabe. Pourquoi ces craintes ? Sont-elles justifiées à votre avis?

R : Je crois que le modèle des régimes arabes qui sont le résultat des coups d’Etat n’encouragent pas la démocratie, ni la modération. Non seulement les chrétiens ont peur pour le Liban, mais tous les musulmans modérés, qui ont fondé le Liban actuel, ont ces craintes. Celles-ci sont plus fortes chez les musulmans parce qu’ils seront ciblés et ce pour attraper les clefs du pouvoir au Liban, ils seront les premiers à être Lire la suite »

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Les attentes de la visite du Pape au Liban

Publié par jeunempl le août 3, 2012

La Croix

Mgr Samir Nassar, archevêque maronite de Damas, attend un soutien du pape « en ces jours douloureux et décisifs de notre histoire ».

L’occasion, à un peu plus d’un mois de la visite du pape au Liban, qui se déroulera du 14 au 16 septembre, de leur demander ce qu’ils en attendent.

« Puisse le Christ ressuscité donner espérance au Moyen-Orient, afin que toutes les composantes ethniques, culturelles et religieuses de cette région collaborent pour le bien commun et le respect des droits humains », avait dit, lors de son message urbi et orbi du dimanche de Pâques, Benoît XVI.

Aujourd’hui, et alors que le pape s’apprête à venir au Liban pour remettre les conclusions du synode d’octobre 2010 sur le Moyen-Orient, les chrétiens d’Orient, si l’on en croit les témoignages recueillis par l’Œuvre d’Orient attendent d’abord un « soutien spirituel de tous les catholiques du monde ». « Nous (en) avons grand besoin en ces jours douloureux et décisifs de notre histoire », lance Mgr Samir Nassar, archevêque maronite de Damas.

Une « espérance nouvelle »

À Beyrouth, Benoît XVI devra, de fait, trouver un moyen de rassurer les fidèles. Minoritaires et fragilisés par la guerre, la violence, l’exode et la crise sociale, ils veulent Lire la suite »

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Politique étrangère : Sleiman s’exprime au sommet arabe de Bagdad pour un monde arabe unifié

Publié par jeunempl le mars 29, 2012

N.A. – ANI

Le président de la République Michel Sleiman a appelé jeudi, lors de sa participation à la 23ème conférence du sommet arabe à Bagdad, à un monde arabe unifié.

"Les événements en cours dans le monde arabe, la recrudescence de la tension au Golfe, notre guerre et notre condamnation contre le phénomène du terrorisme ne doivent pas détourner notre attention de réclamer la justice en Palestine", a-t-il dit.

M. Sleiman a mis l’accent sur l’importance de trouver une solution équitable et globale au conflit arabo-israélien en prenant comme fondement les résolutions de la légitimité internationales et l’initiative arabe qui coïncide avec la 10ème commémoration de sa promulgation au sommet de Beyrouth.

Par ailleurs, le chef de l’Etat a incité les dirigeants présents au sommet à prendre des décisions propices au processus de réforme et de développement et à rassembler les arabes conformément aux objectifs de la charte de la Ligue arabe".

"Les incidents dans le monde arabe suscitent des craintes issues des événements de la période transitoire dans certains pays tels que le schisme, l’unilatéralisme coulissant et l’extrémisme", a ajouté le président Sleiman.

Il a alors mis l’accent sur le besoin ultime de respecter l’esprit nationaliste global, l’arabisme démocratique juste et les règles de la bonne gouvernance qui se basent sur la citoyenneté et l’égalité tout en Lire la suite »

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Trois femmes d’affaires libanaises dans le classement des 100 femmes arabes les plus puissantes

Publié par dodzi le mars 7, 2012

Le Commerce du Levant

Douze Libanaises au total se trouvent dans le classement dévoilé au début du mois de mars par le mensuel économique CEO Middle East (Dubaï). Initié en 2011, ce palmarès se veut la copie panarabe du classement du magazine Forbes, qui salue les femmes les plus influentes dans le monde (principalement des Américaines) depuis 2004.

Le classement est largement dominé par des représentantes des Emirats : Loubna el-Qassimi, ministre émiratie du Commerce extérieur, figure ainsi en première position, suivie par la militante des droits de l’homme yéménite et du Prix Nobel de la paix, Tawakkol Tarwan.

Côté Libanaises, on retrouve parmi les plus influentes les indétrônables artistes comme la chanteuse Fayrouz (13e position), la réalisatrice Nadine Labaki (14e) ou encore la star Haifa Wehbé (69e). A noter également la présence de la journaliste américaine d’origine libanaise Octavia Nasr en 72e position, licenciée par CNN en 2010 pour un tweet de condoléances à la mort du cheikh Hassan Fadlallah.

Trois « femmes d’affaires » libanaises parviennent toutefois à s’imposer. Il s’agit de Christine Sfeir (15e position), PDG de la franchise Dunkin’ Donuts pour le Moyen-Orient depuis 1995 et fondatrice de la chaîne de restauration libanaise Semson. Elle avait déjà été la première femme libanaise à se trouver récompensée au titre de « Femme d’affaires 2011 » lors des Arabian Business Awards.

A la 81e place, on retrouve Mona Bawarshi, qui a rejoint l’entreprise familiale Gezairi Transport après des études d’administration des affaires à l’Université Américaine de Beyrouth (AUB). Sa société compte quelque 500 employés et possède sept bureaux régionaux dans le monde (Liban, Syrie, Jordanie, Irak, Turquie, Chypre et Bulgarie).

La dernière Libanaise (et avant-dernière femme du classement) est Mayada Baydas, qui a beaucoup œuvré au développement du microcrédit. Agronome de formation, elle est notamment connue pour son engagement en faveur du microcrédit. Depuis 2011, Mayada Baydas dirige l’ONG Emkan, qui propose des services de microcrédit aux plus défavorisés pour les aider à développer leurs idées ou leur micro-entreprise. Lire la suite »

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Charia en Libye et Tunisie : " Les Arabes ne veulent pas revenir sur les libertés acquises "

Publié par dodzi le octobre 25, 2011

Le Vif

La Libye et la Tunisie, fraichement sorties des révolutions, s’apprêtent à fonder leurs nouvelles constitutions sur la charia, la loi islamique. L’Occident s’offusque de ce retour en arrière. Mais s’agit-il vraiment de cela ? Pas vraiment, selon Bichara Khader, spécialiste du monde arabe et professeur de sciences politiques, économiques et sociales de l’UCL.

Dans quel pays est appliquée la charia ?

Elle a une part d’influence dans toutes les constitutions arabes, sauf dans la constitution libanaise. Elle est, soit la source principale de la législation, soit une inspiration. Cela fait peur à l’Occident qui oublie que les musulmans sont liés aux principes fondamentaux de tolérance, de solidarité, de liberté et de justice. Des Occidentaux qui occultent souvent le débat sur les racines chrétiennes de l’Europe. L’utilisation de la charia peut varier d’un pays à l’autre. Parfois on en fait une utilisation radicale, comme en Arabie Saoudite, parfois elle est utilisée comme une simple source, car elle renferme les valeurs musulmanes.

La situation en Tunisie et en Libye est-elle comparable ?

La Tunisie ne reviendra pas sur ses libertés acquises sur les droits des femmes, par exemple, justement parce qu’ils sont très bien intégrés dans son contexte méditerranéen. En Libye, c’est différent. Il y a eu un problème dans le discours de Moustafa Abdel Jalil, le président du Conseil National de Transition. Il a annoncé l’utilisation de la charia comme principale source pour la constitution, ce qui ne m’a pas étonné. Ce qui m’a dérangé, c’est lorsqu’il a parlé de rétablir la polygamie en Libye. Cela ne lui appartient pas, ce seront aux élus d’en décider. Il a outrepassé ses pouvoirs et pour cela je lui en veux. Lire la suite »

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Révolutions Arabes, ce qu’il faut en penser

Publié par dodzi le octobre 3, 2011

Le Liban, Le Blog francophone du Liban

Par Frenchy

« La guerre ne se gagne pas sans l’Égypte, la Paix ne se fait pas sans la Syrie », c’est par cet adage que l’ancien secrétaire d’État américain Henry Kissinger résumait la situation au Moyen Orient, et par lequel, il faut comprendre l’embarras des Pays Occidentaux face à la réalité actuelle en Syrie, en proie, comme nous le savons tous, à des troubles internes faisant suite au soulèvement de certains pays arabes. Il faut donc recadrer et comprendre les motifs et les différences entre la Syrie d’une part, et ces mêmes pays arabes, à savoir la Tunisie, l’Égypte, la Libye et Bahreïn, pour ne pas évoquer le cas du Yémen également.

Le soulèvement tunisien a été précurseur dans la démonstration que des foules peuvent se rebeller avec succès face à un dictateur, à savoir Ben Ali. La Révolution du Jasmin a été un succès en raison surtout de son inefficacité à être corrélée à d’autres impératifs régionaux. Il s’agit en effet d’un pays du Magreb et non du Machreq ou du Golfe Persique qui sont des régions autrement plus « stratégiques », en raison d’une part de la proximité des Pays Arabes entourant Israël (cas de l’Égypte ou de la Syrie) et d’autre part, en raison de la proximité avec les approvisionnements pétroliers (Bahreïn ou Yémen) dont dépendent les pays occidentaux.

Le premier point est qu’il est totalement incohérent de comparer la situation des pays arabes avec celle des pays est-européens après la chute du mur de Berlin. Il s’agit d’une chose d’autant plus erronée que ces pays européens ont connu une période démocratique entre les 2 guerres, ce qui n’est pas le cas de la plupart des pays arabes en questions, qui ont connu ou une royauté de pacotille comme en Libye ou en Égypte ou une pseudo-démocratie émaillée de coups d’états comme en Syrie pour ensuite trouver un dirigeant-dictateur qui leur a apporté une stabilité certes mais au prix de la liberté. Le fait de prétendre alors que ces révolutions pourraient amener à l’élaboration d’un système politique est assez peu clair, le risque le plus important serait alors que cette période démocratique soit à son tour émaillée par des coups d’états jusqu’à ce qu’un dictateur arrive au pouvoir.

Un des modèles européens, si toutefois on souhaite imposer ce schéma, pourrait être celui de l’Espagne après Franco. Cependant, si on prend en compte que certains pays arabes comme la Syrie ou Bahreïn hébergent d’importantes minorités, on peut cependant douter de sa validité.

Je tiens également à préciser qu’on a actuellement un modèle malsain au Liban même ou des personnes se préoccupent des affaires internes syriennes. Ces ingérences sont doublées d’une connotation malheureusement sectaire propre à rappeler les causes de la guerre civile libanaise, avec notamment, une solidarité inter-sunnite transcendant les frontières libanaises, étrangement proche des schémas qui ont coupé cette communauté du concept de la nation libanaise pour se rapprocher du concept du Panarabisme et de la lutte palestinienne au nom de la solidarité entre pays arabes. On sait ce que cela nous en a couté au Liban, 100 000 morts et une guerre civile.

Nous examinerons quelques différences dont le cas de la Libye puis de l’Égypte et dans un deuxième temps, nous aborderons les cas des révolutions ratées, à savoir de Bahreïn et de la Syrie. Lire la suite »

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Etre homosexuel dans le monde arabe

Publié par dodzi le septembre 13, 2011

Le Monde

Une manifestation pour le droit des gais et lesbiennes, en février 2009 dans les rues de Beyrouth.

A l’ère où le printemps arabe touche les pays arabes dictatoriaux, il convient de s’attarder sur les plaies combien nombreuses qui ébrèchent le paysage de la sexualité dans cette partie du monde.
Dans bon nombre de pays arabes, l’homosexualité est un délit passible au moins d’emprisonnement, au plus de peine de mort. Pourtant, certains poètes du monde musulman ont pu toutefois célébrer l’homosexualité, comme, par exemple, le poète arabo-persan Aboû Nouwâs.

Cependant, la situation dans le monde arabe est très grave, l’homosexualité y est très mal acceptée, d’abord elle est interdite par la loi (dans la plupart des pays arabes) et elle est très mal vue par une société très conservatrice et traditionnelle, guidée la plupart du temps par des valeurs religieuses.

La communauté homosexuelle dans les pays du monde arabe est donc une des minorités les plus opprimées. Au Liban, pourtant pays reconnu tolérant dans certains aspects comme par exemple en matière de coexistence religieuse, l’homosexualité est aussi un tabou, rendant les personnes qui présentent ce genre d’identité sexuelle des personnes souffrantes de leur entourage, dépitées de leur existence. Le Code pénal libanais de 1943, modifié en 2003, stipule dans son article 534 : "Les relations sexuelles contre nature sont punies d’emprisonnement pour une durée entre un mois et un an, et d’une amende entre 200 000 et un million de livres libanaises". Le Liban possède donc un étroit avantage par rapport aux autres pays qui l’entourent où le châtiment réservé est beaucoup plus imposant !

Par ailleurs, on peut affirmer que peu de choses relient les deux grandes communautés qui constituent la trame sociale du Liban, chrétienne et musulmane, sur le statut sexuel, personnel et celui de la femme par exemple. Etrangement, sur l’homosexualité, on peut dire qu’elles se retrouvent avec la même hargne et le même emportement.

Ainsi, le parcours d’une personne homosexuelle au Liban demeure celui d’un combattant. Cela commence à l’école où elles sont stigmatisées souvent pour leur seule présupposée attitude, au travail, postes clés d’où elles sont souvent écartées, et même de leur propre famille qui les rejette une fois au courant de ce qu’elles sont. C’est une tragédie humaine ou tous les actes ont ceux d’une vraie pièce horrible de rejet, de violence et de cruauté. Un père d’un jeune homosexuel nous disait au cabinet lors d’un entretien qu’il souhaiterait que son fils soit porteur d’un cancer qui tue, d’une tumeur plutôt que de cette tare dont la famille ne se départira jamais ! Lire la suite »

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Les jeunes Libanais laïquent it

Publié par dodzi le septembre 11, 2011

El Watan

Par Antonino Galofaro

Pendant que leurs voisins syriens manifestent malgré une sanglante répression, les jeunes Libanais se battent pour que la religion n’ait plus son mot à dire en politique. Un vieux combat auquel le printemps arabe a donné un nouveau souffle.

Ras-le-bol du système confessionnel. Au Liban, la politique est fondée sur l’appartenance religieuse. Un système que dénonce Ali Fakhry. Attablé à un café, sur la rue Hamra, l’une des plus animées de Beyrouth, le jeune militant tente une explication de la politique libanaise, malgré sa voix grave couverte par les nombreux klaxons. Le siège du Parlement se divise donc entre confessions : une partie pour les chrétiens, l’autre pour les musulmans. Il passe sa main dans sa barbe, s’arrête et réfléchit. Mais non, il ne se rappelle pas du nombre de sièges attribué à chaque religion. Peu importe, c’est tout le système qu’il remet en cause : «Il s’agit d’une situation dans laquelle les partis politiques qui nous gouvernent ne font que se battre pour le pouvoir. Au nom de la religion, mais sous le couvert de la Constitution civile.» Et ça, ça l’irrite. Que le président libanais doive «obligatoirement» être chrétien maronite, ça l’irrite – «Et si moi, je voulais devenir président ?». Que le Premier ministre doive «obligatoirement» être musulman sunnite, ça l’irrite. Lire la suite »

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C’était au temps où le Liban rêvait de conquête des étoiles

Publié par jeunempl le mai 4, 2011

Isabelle Regnier - Le Monde

Qui se souvient des fusées spatiales libanaises ? Il y a deux ans, comme la plupart de leurs congénères, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, le couple de plasticiens-cinéastes qui s’est fait connaître pour avoir filmé Catherine Deneuve sur la frontière israélienne dans Je veux voir (2008), n’avaient jamais entendu parler de ces engins. Aujourd’hui, ils terminent un documentaire sur le programme spatial qui les fit naître au début des années 1960. Son titre : Une fusée dans l’espace, l’étrange aventure de la conquête spatiale libanaise.

L’histoire est étrange en effet, et passionnante. Elle renvoie à une époque lointaine, pleine d’espoir, celle du panarabisme triomphant, quand la croyance dans la science, dans le progrès, dans la solidarité tiers-mondiste, animait le monde en général, et le monde arabe en particulier. "C’était un moment où l’on pouvait croire dans le changement social, soutient Khalil Joreige. Nous, nous avons hérité d’une autre société."

Sous la houlette du scientifique Manoug Manougian, un Arménien né en Israël, une équipe de chercheurs de l’université Haigazian de Beyrouth a fait évoluer ses recherches sur la trajectoire vers un programme spatial. "C’étaient des rêveurs", estime Joana Hadjithomas. Après des débuts très artisanaux, les rapides succès de l’entreprise attirent l’attention de l’armée, puis de la nation entière, qui suit, galvanisée, les progrès de cette première fusée du monde arabe.

Peints en rouge, décorés d’un cèdre, les engins, dont les plus puissants atteignent Chypre, sont lancés le jour de la Fête de l’indépendance. Ils montent à la "une" des journaux, créent l’événement à la télévision. Le programme fait la fierté du pays jusqu’en 1967, quand les scientifiques de l’université Haigazian sont sur le point de créer un satellite.

Ce programme est arrêté net après la défaite arabe contre Israël, à la suite de "pressions internationales". Le panarabisme a entamé son déclin. La radicalisation contre l’Occident et le communautarisme ont pris le relais. Le monde arabe a changé de visage. Et si le programme avait continué ? La question sera posée dans le film à travers une petite uchronie en dessin animé.

A en croire Hadjithomas et Joreige, cette histoire de fusée a été largement oubliée. C’est un timbre qui a attiré leur attention, dans un livre de la Fondation arabe pour l’image, cette institution de Beyrouth qui archive depuis des années la mémoire visuelle du monde arabe. La fusée au Cèdre Lire la suite »

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Syrie: L’opposition appelle à un «vendredi de la colère»

Publié par dodzi le avril 29, 2011

AFP/20minutes.fr

Révoltes en SyrieLe régime syrien est «déterminé à restaurer la sécurité»…

Alors que le Conseil des droits de l’homme de l’ONU doit se réunir de manière extraordinaire, le régime syrien est déterminé à réprimer la contestation tandis que l’opposition a appelé à manifester massivement ce vendredi.

«Les autorités sont déterminées à restaurer la sécurité, la stabilité et la tranquillité des citoyens», a affirmé jeudi à l’AFP le ministre syrien de l’Information, Adnane Mahmoud. Mais les protestataires refusent de lâcher prise et les «jeunes de la révolution syrienne» ont appelé sur Facebook à un «vendredi de la colère» en solidarité avec Deraa. «Aux jeunes de la révolution, demain nous serons sur toutes les places, dans toutes les rues (…), nous serons au rendez-vous», ont écrit les militants.

«La situation empire» à Deraa

A Deraa, dans le sud du pays, la situation humanitaire se dégrade après l’offensive militaire sans précédent pour mater la révolte dans ce berceau de la contestation contre le régime du président Bachar al-Assad, selon des militants. «La situation empire, nous n’avons ni médecins ni médicaments, ni lait pour enfants. L’électricité est toujours coupée et nous n’avons pas d’eau non plus», a dit Abdallah Abazid sur place, joint au téléphone par l’AFP à Nicosie.

La répression à Deraa a coûté la vie à 42 personnes depuis lundi, selon le «Comité des martyrs du 15 mars», proche des opposants. Depuis six semaines, au total 502 personnes ont trouvé la mort dans tout le pays, selon la même source. «A Deraa, l’armée est intervenue à la demande de la population pour rétablir la sécurité», a déclaré Adnane Mahmoud. Un militant de l’opposition, Abdallah Abazid a assuré que certains soldats «de la 5e compagnie se sont joints aux habitants de Deraa pour les défendre face aux services de sécurité». Le ministre de l’Information a réfuté cette information.

Des membres des forces de sécurité tués

Pour sa part, l’agence officielle Sana a rapporté que deux membres des forces de sécurité avaient été tués et sept blessés par balles à Deraa et à Tell Kalakh, à la frontière avec le Liban. Dans cette dernière ville, des heurts ont éclaté jeudi et des centaines de Syriens, pour la plupart des femmes et des enfants, ont fui au Liban voisin, selon un correspondant de l’AFP.

Le ministre de l’Information a par ailleurs indiqué que plus de 50 soldats et des dizaines de policiers avaient été tués depuis le début de la révolte. La télévision syrienne diffusait jeudi en boucle des images de funérailles de soldats et policiers et les «aveux» de deux jeunes gens présentés comme «des terroristes». Lire la suite »

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