Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Posts Tagged ‘Mission’

Le gouvernement décidera d’ici fin mars de prolonger ou non la mission au Liban

Posted by jeunempl sur février 3, 2011

L’avenir.net

Le gouvernement devra décider d’ici la fin mars de prolonger ou non sa participation à la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), qui est actuellement d’une centaine de Casques bleus. C’est ce qu’a indiqué mercredi le ministre de la Défense, Pieter de Crem.

Le mandat des troupes belges a été prolongé jusqu’au 31 août prochain, ce qui correspond à celui de la FINUL adopté par le Conseil de sécurité de l’ONU. « Fin mars, nous (le gouvernement) devrons décider ce que nous allons faire avec la mission au Liban. Cela dépendra de l’interprétation de la notion d’affaires courantes et comment celle-ci évolue », a déclaré De Crem en commission de la défense de la Chambre, en réponse à des questions des députés Theo Francken (N-VA) et Philippe Blanchart (PS).

Quatre ans après leur arrivée dans le sud du Liban, les Casques bleus belges de la FINUL ne sont plus qu’une centaine – contre plus de 350 au départ – et se concentrent sur une seule mission: le fastidieux déminage de la « Ligne bleue », la démarcation tracée par l’ONU après le retrait israélien unilatéral du Liban sud en 2000, pour fixer la frontière entre les deux pays.

Ils ont aussi déménagé, quittant à la mi-octobre le camp Scorpion à Tebnine qu’ils occupaient depuis leur arrivée, en septembre 2006, pour rejoindre un cantonnement français à At Tiri, plus au sud.

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Des Belges travaillent chez les Français

Posted by jeunempl sur décembre 18, 2010

MIL.be

BELUFIL 13 compte une centaine de personne. Nous avons des Géniaques, des transmetteurs, des médicaux et des logisticiens. Suite au déménagement de BELUFIL vers At-Tiri, un Technical Agreement (TA) a été signé avec les Français.

Cela signifie que pour certaines activités, utiles au bon fonctionnement d’un détachement en opération, il y a un accord de mutualisation des moyens entre les Belges et les Français.

C’est le cas notamment pour la cuisine, la cantine (ou Foyer pour les Français) et du ravitaillement en eau.

En cuisine, deux cuisiniers belges travaillent avec les cuisiniers français. Au total, c’est une équipe de 7 cuisiniers qui préparent 3 repas par jour, chaque jour pour +- 500 personnes. Nos cuisiniers donnent souvent une petite touche belge dans les préparations qui est appréciée par tout le monde

Au foyer, un belge travaille avec 2 français. Il est responsable du petit magasin du foyer et donne volontiers un coup de main pour servir en cas de « rush ». Sa perpétuelle bonne humeur, sa bonne gestion du magasin en font un pilier important au bon fonctionnement du foyer français.

Pour le ravitaillement en eau, les belges ont un camion de 8 m³ qui fait régulièrement les navettes entre le camp et le point de distribution d’eau et qui ensuite ravitaille les différents endroits de stockage de l’eau dans le camp. A tour de rôle, deux personnes du JSD (Joint Support Detachement) assurent cette mission pour que les 500 militaires français et belges du camp d’At-Tiri ne tombent pas à court d’eau.

Les détachements français et belges ont chacun leurs missions au sein de la FINUL mais ces différentes collaborations permettent aux deux détachements de travailler sereinement dans le camp pour réussir leurs missions

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Le Liban démasque des « nids d’espions » au profit d’Israël

Posted by jeunempl sur mai 10, 2009

Iloubnan.info

israel-lebanon-flagsAccusés d’être implantés depuis des années dans le but de fournir à Israël une « banque de données » sur le Hezbollah, plusieurs réseaux d’espionnage présumés ont été démantelés depuis le début de l’année au Liban.

Avant la guerre de 2006 entre l’Etat hébreu et le mouvement chiite, « il y avait des cellules dormantes o  des réseaux ayant une marge de manoeuvre limitée », explique à l’AFP un responsable des services de sécurité sous le couvert de l’anonymat.

« Depuis le début de 2009, ces espions sont devenus plus actifs et ont laissé des traces, ce qui nous   permis de les démasquer », précise-t-il. Au moins 17 agents présumés sont actuellement détenus, le  quatre derniers ayant été arrêtés vendredi, dans le sud du pays. Le « coup de maître » des services de sécurité a été l’arrestation en avril d’un ex-général à la Sûreté générale, Adib al-Alam, avec sa femme et son neveu, qui ont reconnu avoir travaillé pour le compte d’Israël pendant plus de 15 ans.

Depuis, les arrestations se sont multipliées. La quasi-majorité sont des Libanais, travaillant comme vendeur de voitures, boucher, ou dans une station-service. Dans un pays encore techniquement en guerre avec Israël, les Lire le reste de cette entrée »

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Liban: missions réduites pour les Casques bleus belges

Posted by jeunempl sur janvier 8, 2009

RTBF

belufil-belubattLes Casques bleus belges présents au Liban ont reçu comme consigne du quartier général de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) de regagner leur cantonnement, sauf pour l’exécution de missions essentielles, a-t-on indiqué jeudi de source militaire à Bruxelles.

Quatre roquettes de type katioucha ont été tirées jeudi matin de la région de Tair Harfa, située à 7 km à l’est de (la ville côtière de) Naqoura, en direction d’Israël. Elles se sont abattues dans l’ouest de la Galilée, dans le secteur de la ville de Nahariya et du kibboutz Kabri, blessant légèrement deux femmes, selon l’armée israélienne, qui a riposté en tirant plusieurs obus en direction du Liban.

A la suite de ces tirs, la FINUL a, selon sa porte-parole, renforcé ses troupes dans le sud du Liban. Mais à Bruxelles, une porte-parole du ministère de la Défense, Ingrid Baeck, a affirmé que les quelque 335 Casques bleus belges avaient reçu l’ordre de Lire le reste de cette entrée »

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Le PS pour une prolongation de la mission des Casques bleus au Liban

Posted by jeunempl sur mai 23, 2008

(Belga – 7 sur 7)

Le parti socialiste a appelé vendredi le gouvernement fédéral à prolonger en l’état la mission des Casques bleus belges au Liban, où un nouveau président, le général Michel Sleimane, doit être élu dimanche.

Le PS insiste une nouvelle fois pour que le gouvernement « confirme officiellement et formellement la présence de la totalité du contingent belge au Liban, renforcé prochainement par une frégate », a-t-il indiqué dans un communiqué, alors que cette décision a été reportée à une date ultérieure – ce qui n’empêchera toutefois pas l’armée de procéder comme prévu à la relève de ses quelque 370 Casques bleus de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL). Lire le reste de cette entrée »

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Les Casques bleus belges devraient prolonger leur mission au Liban

Posted by jeunempl sur mai 6, 2008

(Le Vif/L’Express – CYA)

Drapeau belge - BelgiqueLa Belgique devrait prolonger au moins jusqu’à la fin de l’année la présence de son contingent de Casques bleus au Liban, dont le mandat expire en principe le 15 juin prochain.

« Il y a un accord politique sur la prolongation du mandat du contingent belge de la FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban), a-t-on indiqué de source diplomatique. Le ministère de la Défense était au départ réticent à prolonger cette mission, entamée en octobre 2006 pour une période initiale d’un an, Lire le reste de cette entrée »

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Document des propositions chrétiennes libanaises

Posted by jeunempl sur décembre 6, 2007

MPLBelgique.org

rencontres_chretiensEtant donné que le Liban sans ses chrétiens n’est pas un pays, pas plus qu’il ne l’est sans ses musulmans,
Etant donné que le Liban « pays mission » est une responsabilité islamo-chrétienne commune,
Etant donné que le Liban est le catalyseur des dialogues entre les civilisations et l’amortisseur de leurs conflits,
Etant donné que la prise à partie des chrétiens a placé le Liban sur un parcours destructeur, qui impose de remédier aux déséquilibres et de trouver une solution qui s’adresse aux racines de la crise et non à ses aspects externes,
Etant donné que ceux qui ont refusé la création d’un Liban chrétien isolé de son environnement, s’attendent à ce que leurs partenaires leur soient redevables et refusent à leur tour la création d’un Liban islamique en contradiction avec la spécificité libanaise,
Etant donné que les chrétiens n’ont d’autre alternative que celle de s’intégrer dans leur milieu et de fraterniser au sein de leur société, tout en préservant leur personnalité, et leur identité culturelle ancrée dans l’Orient et tournée vers  l’Occident,
Etant donné que la coexistence est plus qu’une cohabitation forcée, mais un préambule à la citoyenneté en tant que base d’appartenance à l’Etat, et un ensemble de droits et de devoirs, que les communautés religieuses embrassent d’elles-mêmes une fois rassurées sur leur stabilité et leur devenir,
Et suite à une analyse calme et réfléchie de la situation nationale et chrétienne, après avoir tirer les leçons des expériences historiques, et à l’issue des concertations faites avec le Général Michel Aoun à l’occasion de la vacance de la présidence de la République, nous présentons les propositions chrétiennes libanaises suivantes :

1- En matière d’existentialisme :

Les chrétiens s’inspirent de l’exhortation apostolique, de l’appel du Synode et des préceptes de l’Eglise. Ils sont au Liban une force fondatrice et permanente, de même que la liberté, la diversité et l’acceptation de l’autre dans l’harmonie sont des caractéristiques culturelles du Liban. Les fondements principaux du Liban dictent qu’il ne peut être « à la merci d’une idéologie de la majorité » mais qu’il est gouverné par un partenariat, un équilibre des pouvoirs et une démocratie consensuelle.
Comme les chrétiens appellent à la fraternité et à la cohésion au sein de leur communauté, ils cherchent à s’ouvrir et à communiquer avec les autres communautés, rejetant toute forme d’infériorité, d’inféodation ou de vassalité, aspirant éternellement à renforcer l’unité nationale, refusant la politique des axes régionaux et internationaux, recherchant l’amitié de tous les pays et de tous les peuples.

C’est ce rôle actif qui est le garant de leur existence et de sa sauvegarde, les chrétiens d’Irak et de Palestine n’étant que la triste preuve du contraire. Partant de là, les Libanais en général et les chrétiens en particulier sont appelés à une lecture minutieuse du Document d’Entente entre le Courant patriotique libre et le Hezbollah.

2- La crise des chrétiens et leur situation actuelle

Puisque la prise à partie des chrétiens dans leur existence, leur rôle et leurs droits, constitue une atteinte au Liban dans son unité et son unicité, notre attention se porte à leur marginalisation, et plus particulièrement au déséquilibre démographique résultant du décret de naturalisation, de l’émigration ou de l’exode forcé et de l’incapacité de certains chrétiens à recouvrer leur nationalité. A cela s’ajoute la mauvaise représentation parlementaire des chrétiens, conséquence des lois électorales injustes, sans oublier les vices qui entachent leur participation manquée au sein du gouvernement, de l’administration publique, de la justice et des institutions sécuritaires, en plus des campagnes de persécution et de violation de leurs libertés, et des atteintes endurées par eux sur les plans économiques, sociaux et culturels.
La crise existentialiste des chrétiens au Liban bien qu’aggravée actuellement par la vacance de la présidence de la République -qui dans son essence est vacante depuis deux décennies- remonte en fait à 1969 avec le début de la destruction systématique du Liban en tant qu’Etat, régime et nation.

La crise actuelle n’est en fait que le prolongement de la crise qui sévissait sous la tutelle syrienne opposée par les chrétiens. Fer de lance de la résistance, ils ont payé le prix fort pour recouvrer l’indépendance et la souveraineté, considérant pour leur part que la disparition de la tutelle constituerait un pas vers la réalisation d’un vrai partenariat national d’un côté, et vers l’édification de l’Etat de l’autre. Amèrement, ils ont du constater que rien de tout cela n’a eu lieu, bien au contraire il y a eu acharnement à falsifier leur volonté par le fait des élections législatives de 2005, puis par la dissolution du Conseil constitutionnel pour l’empêcher de statuer sur les invalidations légitimes d’un nombre de sièges, ensuite par la mise à l’écart de leurs véritables représentants dans la formation du gouvernement, pour que se parachève ce spectacle par la perte du gouvernement de sa légitimité avec la démission des ministres chiites.

Alors que les leaderships sunnite et chiite ont accédé respectivement à la présidence du gouvernement et de la Chambre, les ingérences étrangères couplées avec certaines influences internes ont joué un rôle déterminant à refuser ce même droit aux chrétiens, comme prélude à des politiques et des objectifs étrangers visant à anéantir les derniers bastions de résistance et d’opposition et n’accordant pas d’importance à l’intérêt national libanais, ce qui est aujourd’hui au coeur même de la crise de l’échéance présidentielle,avec en prime le risque de voir les Libanais prendre trop tard conscience de ce danger.

3- Les principes et les règles démocratiques dans le milieu chrétien

Le principe de la pensée unilatérale que certains considèrent comme source de pouvoir a non seulement échoué dans le monde entier, mais plus encore, il a constitué un véritable danger pour la partie qui s’en est servie.
Voilà pourquoi deux principes, deux règles et une autorité devraient régir les relations des parties chrétiennes entre elles :

Le premier principe est la préservation de la diversité intellectuelle, politique partisane et non partisane.

Le second principe est la reconnaissance de l’autre, ainsi que d’une majorité et d’une minorité toutes deux engagées à respecter les fondements de la démocratie et à alterner entre elles le leadership politique.

La première règle consiste à admettre le droit de la majorité à assumer le leadership politique.

La deuxième règle donne le droit à la minorité de choisir de se rallier à la majorité proportionnellement à sa représentativité, ou bien de constituer une opposition qui se charge de relever les erreurs de la majorité et de proposer des alternatives dans le cadre du processus démocratique.

Bkerké demeure l’autorité garante qui veille à l’application de ses règles. L’Eglise étant une « haute autorité morale », Bkerké était et reste l’autorité religieuse nationale incontestée. Pour qu’elle demeure ainsi, nul ne doit s’en servir comme autorité concurrente ou parallèle à l’autorité politique. Elle refuse de prendre part aux tensions politiques conformément à l’exhortation apostolique qui stipule dans l’alinéa 112 littéralement : «… Il ne lui revient donc pas de s’engager directement dans la vie politique ; en effet, elle n’a pas de solutions techniques, elle ne propose pas des systèmes
ou des programmes économiques et politiques, elle ne manifeste pas de préférence pour les uns ou les autres… Cependant, le devoir incombe à l’Eglise de rappeler inlassablement les principes qui seuls peuvent assurer une vie sociale harmonieuse… »
A l’ombre de cette équation, tout propos déplorant les divisions entre chrétiens s’inscrit dans un processus auto destructeur de leur existence et de leur entité politique.

4- Les principes et les règles démocratiques au Liban

A l’heure où nous aspirons tous à une société où seule la citoyenneté constitue la base d’appartenance à l’Etat et non l’appartenance confessionnelle ou communautaire, la réalité du système politique libanais basé sur la reconnaissance des droits de chaque communauté, implique qu’il faudrait respecter les principes de la démocratie compétitive simple au sein d’une même communauté religieusement homogène, et de la démocratie consensuelle au sein d’une plus grande communauté hétérogène et religieusement diversifiée. Ce qui à titre d’exemple, fait du président de la République un produit chrétien requérant une acceptation nationale, tel que le cas se présente en Suisse ou en Belgique. Dans les deux cas, il n’est pas acceptable de questionner les chrétiens ou de les sanctionner quant au choix de leurs leaders politiques, mais par contre leurs mêmes leaders peuvent être interrogés sur leurs choix et leurs performances politiques.

5- La restructuration de la société

La restructuration de la classe moyenne est à la base de la résurrection du Liban et des chrétiens, il faudrait pour cela, concentrer les efforts et les énergies et montrer davantage de solidarité et de fraternité communautaire dans les secteurs de l’éducation, de l’enseignement, de la santé et de l’habitation, pour réaliser davantage de justice sociale.
De même qu’il conviendrait d’accorder un intérêt primordial à la décentralisation élargie, aux questions du développement équitable et durable, et à l’exode des cerveaux dans le but d’y trouver des solutions modernes et adaptées.

6- L’édification de l’Etat

La réforme et la lutte contre la corruption constituent la pierre angulaire de l’édification d’un Etat fort et juste capable d’asseoir le règne de la loi, de rassurer ses citoyens et de bénéficier des caractéristiques de chacune de ses composantes.
Les chrétiens refusent le principe de l’auto sécurité qui porte en lui les germes de la division et de l’émiettement du pays, ils lui opposent l’adoption d’une stratégie de défense nationale capable de conférer au Liban l’immunité et la stabilité nécessaires pour constituer une force dissuasive face aux ennemis et agresseurs, étendre le pouvoir de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, et préserver la souveraineté et l’indépendance du Liban de toute intervention étrangère.

7- Les dangers imminents

Deux périls menacent le Liban et ses chrétiens : le péril de l’implantation des Palestiniens qui changerait la donne démographique basée sur un délicat équilibre déjà précaire, que le Liban -manquant de ressources et dont la densité d’habitants au km2 est la sixième au monde- tente de préserver à travers la migration de ses fils vers l’étranger ; il lui est par conséquent impossible d’assimiler un quelconque surplus humain. Le deuxième péril est celui du « surplus d’argent » qui se concrétise par l’achat massif de terrains et l’aliénation de leur identité, ce qui place le Liban une fois encore dans la sphère d’une nouvelle tutelle et porte atteinte aux principes de la souveraineté et de la décision nationale libre. A
ces deux périls vient s’ajouter le fardeau de l’endettement général qui excède de loin la capacité du Liban à tenir ses engagements, et qu’il craint de devoir troquer avec l’implantation des Palestiniens ou tout autre procédé contraire à l’intérêt national.

8- Les revendications immédiates

I. Adopter le principe de réciprocité et la restauration de la justice politique comme base essentielle de l’équilibre des pouvoirs.
II. Réhabiliter la présidence de la République en garantissant les qualifications personnelles et la représentativité du président et éclaircir certaines de ses prérogatives.
III. Promulguer une loi électorale juste (fondée sur la petite circonscription) pour assurer une bonne représentativité et une participation paritaire.
IV. Remédier au déséquilibre survenu dans la représentation des chrétiens au sein du gouvernement, de l’administration, de la justice et des institutions sécuritaires.
V. Achever de traiter le dossier des déplacés chrétiens de la montagne, des réfugiés en Israël et des disparus en Syrie.

9- La mission des chrétiens au Liban

La crise que vivent aujourd’hui les chrétiens découle en partie d’une impression qui s’est concrétisée chez eux, dans leur environnement et en Occident, qui sous-entend que leur existence et leur mission n’ont plus de raison d’être à l’ère de la mondialisation et de la rencontre directe entre l’Orient et l’Occident. Mais la réalité est tout autre, car la rencontre des deux mondes sur la côte-est de la méditerranée a résulté depuis quelques années en une collision et non en un dialogue, elle fut violente, exclusive, intolérante et non interactive ; les raisons pour cela étant doubles : d’une part, l’absence d’une solution juste à la cause palestinienne et d’autre part, l’échec dans la diffusion de la démocratie et des droits de l’Homme dans cette région du monde.
La présence et la mission des chrétiens au Liban constituent la solution la mieux adaptée à ces deux défis, car seule cette présence libre fraternisant en harmonie avec les autres groupes confessionnels peut fournir le modèle pratique, culturel et social requis.

10- La voie du salut

Les chrétiens doivent se rappeler que l’attentisme est une mort lente et annoncée, que le témoignage pour la vérité et l’espérance sont au coeur de leur croyance et que le seul moyen de sortir de ce parcours destructeur et d’entreprendre une démarche résurrectionnelle, est de passer du stade de l’objection et de l’opposition à l’acte de résistance politique transcendante, seule garante de leur existence et de leur rôle.
En définitive, si la présence chrétienne libre au Liban et sa sauvegarde sont avant tout une affaire entre les mains des chrétiens eux-mêmes, elle constitue néanmoins un défi historique auquel se trouvent confrontés leurs partenaires musulmans, s’ils souhaitent que ce pays reste un lieu de rencontre, de diversité et de dialogue, affirmant ainsi que l’Islam est une religion de miséricorde, de tolérance et d’acceptation de l’autre.

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