Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Posts Tagged ‘milice’

Incident d’Ouyoune Orghoch: Le scénario complet

Posted by jeunempl sur avril 6, 2010

El Nashra

Nous aurions souhaité que la résurrection de Jésus Christ apporte avec elle la résurrection de la patrie, mais notre souhait, il semble, ne s’est pas réalisé: en pleines vacances, nombreux incidents sécuritaires ont perturbé l’ambiance en faisant la une des nouvelles, et en apportant davantage de peines à notre pauvre Liban.

Ouyoune Orgoch, un endroit paisible du nord, plus haut en altitude que Becharreh, était depuis toujours un site touristique d’une beauté extrême. Voilà que ce village s’est transformé en un lieu de cachette de missiles. Dans les détails, deux familles (3 hommes, 4 femmes et 5 enfants) venus d’un village près de la ville de Baalbeck, se sont rendues à Ouyoune Orghoch, où elles s’étaient installées dans un vaste terrain, loin 400 mètres à peu près des maisons, et qui est la propriété d’un restaurant. Dépensant leur temps à manger et contempler la vue paradisiaque, les familles ont témoigné la chute d’un missile près d’eux, alors elles se sont précipitées de suite vers leurs voitures pour prendre la fuite, quand elles ont senti la chute d’un deuxième missile. En fait, ces missiles étaient lancés depuis une maisonnette de l’une des fermes de la région. L’armée libanaise a alors perquisitionné les lieux, pour trouver quatre hommes de la famille Taouk (un fermier, un quadragénaire, un étudiant universitaire et un adolescent de quinze ans), qui gardaient 900 kilogrammes de haschich, en plus d’une dizaine de missiles « RPG » et Lire le reste de cette entrée »

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Ce qui se cache sous le garant officiel des FL

Posted by jeunempl sur mars 30, 2010

El Nashra

Les Forces Libanaises (FL) avaient-elles réellement besoin de commémorer la dissolution du parti ? Non, cela va de soi. Sauf que, lorsqu’un parti, ou une partie, souhaite transmettre un message à un moment donné, il y trouvera une opportunité à tout bout de champ. Ce qui s’applique dans ce cas aux FL.

Cependant, ce qui s’est réellement produit au cours de la cérémonie et des discours, c’est que le Président de la République, le chef du Parlement et le commandant de l’armée ont tous les trois ordonné le retrait de leurs représentants. Ceux qui sont restés sont restés de leur propre gré, malgré la présence de certains dirigeants appartenant à des courants politiques différents alliés avec les FL. Toutefois, nous pouvons considérer que la couverture officielle de l’événement s’est limitée au parti concerné. La cérémonie publique s’est transformée en cérémonie privée.

Des sources informées estiment que cet événement constitue une indication sur laquelle Lire le reste de cette entrée »

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Fanatique, le Hezbollah ?

Posted by jeunempl sur janvier 29, 2010

(Roger Akl)

Une des réactions à ma lettre « Liban quelle défense ? » a été la suivante : « Bravo, cher Roger pour ton plaidoyer clair, bref et néanmoins convaincant en faveur du Hezbollah. Tu as su éliminer l’assimilation de son action au terrorisme. Reste à éliminer avec la même acuité l’assimilation au fanatisme religieux. En effet l’extrémisme religieux est souvent amalgamé à la politique des mouvements anti-israéliens ou antioccidentaux et c’est un évident repoussoir à leur approbation, car le mélange politique-religion fait peur. »

J’ai aussi  reçu une lettre d’insultes d’un correspondant et collègue, professeur d’université et écrivain politologue. Je pense l’avoir perdu désormais. Mais, il m’a fait penser à la réponse du Christ[1] au garde qui l’a giflé: « Dis-moi ce que j’ai dit de mal, sinon pourquoi me gifles-tu ? »[2]  Quelqu’un qui insulte ou qui frappe sans raison logique, ne serait-il pas aussi un fanatique, même s’il était politologue ?

Le fanatisme, c’est subjectif.

D’après le dictionnaire, le fanatisme est un zèle excessif. Ce qui est une définition subjective. Ainsi, toute personne qui se sacrifie pour une cause serait fanatique, aux yeux de ceux qui sont contraires à cette cause ; ce qui inclurait tous les grands patriotes, les résistants à l’envahisseur, dont ceux français, en 39-45, ou américains durant la guerre d’indépendance, aux yeux de leurs ennemis. C’est pour cela que « fanatisme », dans notre cas, devrait seulement signifier Lire le reste de cette entrée »

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Liban : quelle défense ?

Posted by jeunempl sur janvier 24, 2010

Roger Akl

En lisant « Enfin, compréhension », certains de mes amis se sont demandés si, moi, chrétien, je n’ai pas de problème à appuyer le Hezbollah qui lance ses missiles aveugles sur la population israélienne innocente, ce qui est proche du terrorisme. Bien sûr, que j’ai eu des problèmes de conscience avec tout ce qui est tuer un être humain, surtout innocent, et cela depuis que je suis entré dans les forces armées libanaises, à tel point que, durant nos guerres civiles, je ne portais jamais mon pistolet de service. C’est vrai que c’était un geste puéril, mais qui n’en a pas fait ?

Revenons au sujet du Hezbollah et de ses missiles, ils ne sont pas moins aveugles que les bombes des avions israéliens et tuent beaucoup moins d’innocents. Par contre, ils ont une excuse, celle que le monde, dont nos amis occidentaux, ne nous a laissé aucun autre choix pour arrêter les attaques israéliennes sur notre population, non parce que nous les avons provoquées, ces attaques, mais parce qu’elles ont été provoquées, par les Palestiniens, que les Israéliens avaient chassés de leurs maisons et de leurs terres, pour les leur prendre, et qui se sont réfugiés chez nous.

Nous n’avons jamais eu droit à des armes anti-aériennes, nous n’avons jamais eu droit à autre chose qu’à des armes capables seulement de mater notre propre population, qui en a eu marre, surtout la chiite qui habite le Sud, et s’est défendue, comme elle peut, avec les moyens qui sont en sa possession. Elle a trouvé que le seul moyen de se défendre était d’attaquer Israël là ou cela faisait le plus mal, en profondeur. De plus, le Hezbollah affirme lancer ses missiles seulement sur des objectifs militaires, « car Dieu lui interdit de tuer des innocents ». On peut le croire ou pas. Mais lorsqu’Israël tue des civils à Cana, réfugiés dans un poste de l’ONU, et dit que ce fut une erreur… Les croit-on? Quant leurs avions tuent, détruisent les villes, les villages, toute l’infrastructure du Liban, massacrent des pauvres fuyards devant la machine de guerre israélienne, sur les routes menant du Sud vers le Nord, et affirment que ce fut par erreur, les croit-on ? Un proverbe libanais affirme : « Celui qui commence est le plus injuste ». Israël n’a pas arrêté de nous attaquer et de Lire le reste de cette entrée »

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La place qu’occupe le Liban dans le conflit du Moyen-Orient

Posted by jeunempl sur novembre 6, 2009

Libnanews – Myrna Naoum – Ghazieff

Peut-on tenir le pays des cèdres à l’écart, le soustraire à son environnement?

Drapeau LibanCarte - MondeMême si nous le voulions, nous ne pouvons arracher le Liban à son appartenance régionale sans risquer d’en altérer les racines voire les endommager irrémédiablement.

Avant la défaite de l’ « homme malade » qu’était l’empire Ottoman et la création « du Grand Liban », nos villes faisaient partie des provinces de l’empire en question, au même titre que les villes syriennes et palestiniennes entre autres. Il n’est pas étonnant donc de retrouver, hors des frontières libanaises aujourd’hui, en Syrie, en Palestine, en Jordanie ou en Irak des personnes portant le même nom. A l’époque un commerçant beyrouthin père de six ou sept enfants et pour le développement de son entreprise envoyait ses fils s’établir à Haïfa, à Damas… Cet exemple, à priori anodin, prouve à lui seul l’existence d’un lien qu’on ne peut défaire, le lien de sang.

Advint ensuite l’époque glorieuse de la colonisation -que l’Europe associe trop au progrès civilisateur pour que l’on trouve quelque chose de répréhensible dans le fait d’aller coloniser  des provinces ottomanes- où les anglais et les français se partagèrent le gâteau, certains ont même été jusqu’à prétendre que la création du grand Liban dans ses frontières actuelles, la proclamation de son indépendance, avaient un but bien précis, celui de paver la route pour ce qui allait devenir quelques années plus tard Israël*. Malgré la partition de ce qui fut « la grande Syrie » subsistent aujourd’hui encore, des similitudes sociologiques, des intérêts politiques et vitaux communs aux anciennes provinces ottomanes. Le communautarisme et le confessionnalisme figurent en bonne place au « hit parade », au grand jour au Liban, tapis dans l’ombre en Syrie et en Irak par la force des régimes au pouvoir. (Suite à la chute du régime en Irak, nous assistons à l’émergence du confessionnalisme et à la guerre fratricide qui en découle. Les communautés palestiniennes sont elles, restées à l’abri, unies dans leur lutte, ne connaissant qu’un éclatement d’ordre politique pour l’instant).

Quelles sont les menaces réelles qui pèsent sur le Liban?

La première menace qui attend le Liban au tournant est bien une menace qui vient de l’intérieur. Dès la naissance, ce Liban indépendant a déjà développé un cancer congénital qui finira par l’anéantir ou à défaut le maintenir dans un statu quo qui le fragilise et l’empêche de s’élever au rang d’une nation. Le Lire le reste de cette entrée »

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M. Hariri, revenez au Liban, l’histoire vous attend

Posted by jeunempl sur novembre 2, 2009

Bernard Mikael

Saad Hariri - APLa formation du nouveau cabinet est plus qu’un jeu de chiffres, de proportions ou encore, de pouvoir. Depuis 1990 la cible est la même, le Général Aoun et son courant. Il ne s’agit certainement pas de la personne du Général mais du projet qu’il incarne et le peuple qui adhère à ce projet.

La paix « made in Lebanon » et l’unité nationale ne font pas partie des options des gouvernements américain et son allié israélien. Seuls le Grand Moyen-Orient, l’implantation des palestiniens et la route du « Qods passe par Jounieh » et par Beyrouth sont sur leur menu.

L’objectif est le même, les acteurs locaux sont aussi les mêmes. Depuis l’appel de John MacCarthy en 1990 aux milices chrétiennes de Geagea pour mettre terme au gouvernement militaire, passant par la « fin du cauchemar » du Patriarche maronite Sfeir, l’occupation syrienne et ses pions locaux, les appels de M. Filtman, de Mme. Rice, de Mme. Sisson… la « guerre universelle » contre le courant aouniste est sans relâche.

Tout a été essayé dans cette guerre continue et sans merci, le sang, l’argent, les pressions, la falsification même de l’histoire, l’occupation, l’oppression… Il est temps de s’arrêter et de tirer les conclusions.

Patriarche Sfeir, comment vous permettez-vous, au nom de toutes les valeurs chrétiennes que vous incarnez, au nom de l’histoire de cette église maronite qui était à l’origine de notre Liban d’aujourd’hui, comment pourriez-vous avoir toute cette haine dans votre cœur? Comment l’expliquer au Seigneur le jour du Jugement dernier? Vous avez hérité de la « Gloire du Liban », pensez-vous pouvoir passer cet héritage à votre successeur ?

M. Geagea, le sang que vous avez coulé et les milliers de mères qui ne savent toujours pas dans quelle mer vous avez coulé leurs fils ne vous suffisent Lire le reste de cette entrée »

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Réfugiés palestiniens et Droit inaliénable au Retour

Posted by jeunempl sur juillet 17, 2009

Info Palestine

Israel - Palestine« Je m’adresse à notre soeur palestinienne et je dis : ô soeur palestinienne, mère de martyr, mère de captif, mère d’orphelin, mère de résistant, si tu as mis ton premier enfant sur une terre étrangère, je suis sûr que le deuxième, tu le mettras au monde sur la terre de Palestine », Cheikh Raïd Salah, Conférence des Palestiniens d’Europe, le 2 mai 2009.

Les réfugiés palestiniens comme réalité humaine et historique sont, par le seul fait d’exister, la preuve irréfragable que les drames de la Nakba et de l’expulsion de tout un peuple de sa terre natale ont bien eu lieu. Poser la question des réfugiés palestiniens c’est redonner à l’Histoire objective sa place entière, c’est à la fois démentir les discours négationnistes mais aussi réhabiliter un vécu, rappeler un traumatisme et démontrer le colonialisme inhérent à l’entité sioniste déclarée en 1948.

Les réfugiés palestiniens – avant d’être « un problème » à liquider dans les « négociations », « processus de paix » et autres tentatives de submersion des droits élémentaires des Palestiniens – sont garants, avant tout, de la continuité de l’identité palestinienne par delà des frontières de la Palestine historique. Ils sont les garants de la langue, de la culture et de la dimension multiconfessionnelle de tout un peuple.

La nécessité d’évoquer les réfugiés palestiniens est d’autant plus impérieuse que le discours dominant, sioniste et occidental, tente de faire oublier cette réalité pour sauvegarder les intérêts colonialistes. Mais depuis 61 ans cette tentative continue d’échouer dans les consciences palestiniennes, tout simplement parce qu’à partir du moment où il y a un déracinement forcé il y a immanquablement une volonté de « Retour ». Et c’est ce droit  au Retour qui constitue aujourd’hui la substance de la Cause palestinienne.

Nous allons dans un premier temps rappeler rapidement l’Expulsion progressive du peuple palestinien de sa Terre depuis 47 (I), puis exposer la façon dont la « question » des réfugiés a été traitée par les sionistes dans les différents accords et « processus de paix » (II) Enfin, nous décrirons ce que revêt aujourd’hui la revendication du « droit  au retour » en particulier à l’aune des récents Lire le reste de cette entrée »

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Liban: échanges de tirs entre factions politiques rivales à Beyrouth

Posted by jeunempl sur juin 28, 2009

AP

courant du futur - drapeauDes échanges de tirs ont éclaté dimanche dans les rues de Beyrouth entre des partisans du Premier ministre désigné Saad Hariri et ceux soutenant le président du Parlement Nabih Berri, selon des responsables des services de sécurité.

Ils ont précisé qu’ils ne disposaient d’aucune information concernant d’éventuelles victimes, mais la chaîne de télévision Al-Arabiya a rapporté qu’une femme avait été tuée et que trois autres personnes avaient été blessées.

D’après les responsables des services de sécurité qui ont requis l’anonymat, l’armée libanaise a envoyé des soldats dans le secteur pour tenter de rétablir le calme.

Le président libanais Michel Sleimane a désigné samedi le chef de la majorité parlementaire au Liban Saad Hariri au poste de Premier ministre et l’a chargé de former le nouveau gouvernement. La nomination du fils de l’ex-Premier ministre Rafic Hariri, tué dans un attentat en février 2005 à Beyrouth, fait suite à la victoire de sa coalition pro-occidentale le 7 juin.

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Où en est le Hezbollah ?

Posted by dodzi sur mai 6, 2009

Al Oufok

par Dominique Avon

hezbollah-august-richard-nortonEitan Azani, Hezbollah : The Story of the Party of God, New York, Palgrave Macmillan, « Middle East in Focus », 2009, 293 p.

Augustus Richard Norton, Hezbollah, Princeton University Press, 2009 [2007], 199 p. (5e édition avec postface de 2009).

***

Ici dénoncé comme composante majeure d’une « vague islamique », là présenté comme parti révolutionnaire en voie de normalisation politique, le Hezbollah est au centre d’études controversées dans le monde anglophone. Deux livres tentent, inégalement, de faire le point sur l’histoire et l’évolution du « parti de Dieu ».

Eitan Azani et Augustus R. Norton ont une longue expérience du terrain et des acteurs libanais, le premier comme officier de l’armée israélienne occupante, le deuxième comme observateur militaire non armé des Nations Unies ayant coopéré avec la FINUL [1] au printemps 1980. Leurs études sont nourries de références en langues anglaise et arabe (ponctuellement française) auxquelles s’ajoute, dans le premier cas, l’hébreu. Azani est un haut responsable de l’International Policy Institute for Counter-Terrorism au sein du Interdisciplinary Center (IDC) situé à Herzlia, au nord de Tel-Aviv ; Norton est professeur de relations internationales et d’anthropologie à Boston University. Leurs travaux n’ont pas la même facture : l’ouvrage d’Azani est une composition de type universitaire fondée sur le dépouillement de nombreuses sources ; celui de Norton se présente comme une synthèse de recherches alimentées par ses contacts et son vécu dans des milieux chiites à l’attachement confessionnel variable.

Azani adopte comme clé de lecture le binôme terrorisme/contre-terrorisme. L’ensemble des événements, depuis l’invasion israélienne du sud Liban en 1978 jusqu’à la tentative échouée de réoccupation lors de la guerre de 2006, en passant par la seconde invasion de 1982 ou les bombardements massifs de 1993 et 1996, sont présentés comme des actes défensifs de « contrôle » face à des « terroristes », qu’ils soient palestiniens ou libanais. La thèse défendue consiste à dire que le monde contemporain est marqué par la montée d’une vague menaçante contre une citadelle. Derrière les remparts campent les représentants de l’« ordre » auxquels sont associées les notions de « démocratie », de « sécularité », de « nationalité », de « modernité ». Dans cet affrontement aux dimensions universelles, Israël est le poste avancé sur le terrain miné du « Moyen-Orient », bénéficiant avec peine de quelques alliés locaux de faible consistance. Quant au Hezbollah, il est inscrit une fois pour toutes dans une nébuleuse « islamique », sans qu’une identité claire n’émerge de traits liés à son inspiration chiite et au contexte social et institutionnel libanais. Il est accusé de mener une « activité terroriste secrète et violente » derrière le rideau d’une façade légale. Les attentats-suicides perpétrés contre la Force multinationale en 1983, les « attaques terroristes » qui ont visé Tsahal dans le Liban occupé, les prises d’otages, les bombardements de civils du nord d’Israël, les attentats qui ont visé la communauté juive en Argentine (en 1992 et 1994) sont englobés dans un même concept et attribués au même acteur.

L’éclairage donné à ces faits par Augustus Norton est différent. Un indice en dit long sur l’engagement diplomatique de cet ancien professeur à West Point : l’emploi du terme « invasion anglo-américaine » pour évoquer la guerre en Irak de 2003. Norton tente de régler la question du concept de « terrorisme » de deux manières. D’une part, il montre la relativité de l’acception suivant le contexte d’énonciation : les mentions relatives à l’OLP dans les discours de nombreux États étaient quasiment toutes accompagnées du terme « terroriste » dans les années 1970 et 1980, qualificatif abandonné après les accords d’Oslo (1993) ; le rôle de groupes de pression comme l’American-Israel Public Affairs Committee est démontré pour la qualification du Hezbollah comme groupe ennemi dans la « guerre contre le terrorisme » après 2001, alors qu’il figure déjà dans la liste du Département d’État labellisée « foreign terrorist organization » (1997). D’autre part, il affirme que « le Hezbollah et d’autres groupes libanais étaient pleinement dans leurs droits pour résister aux forces d’occupation et recourir pour ce faire à une violence mortelle », tout en précisant que nombre d’activités du Hezbollah, en matière de santé ou d’éducation, n’ont rien à voir avec l’usage de la violence contre des civils. Quant aux deux attentats en Argentine, son propos laisse à penser que le Hezbollah n’a pas été directement impliqué, contrairement aux services secrets iraniens. Cependant, beaucoup de questions restent en suspens, en particulier celle de l’implication d’Imad Mughniyeh, aujourd’hui présenté comme un des grands « martyrs » par le Hezbollah et les autorités iraniennes (une rue de Téhéran porte son nom). Lire le reste de cette entrée »

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Raciste, tueur, voleur, collaborateur, sans dignité… féodal

Posted by jeunempl sur avril 21, 2009

Bernard Mikael – RPLFrance.org

Walid Joumblatt

Il ne savait pas (probablement) que la caméra tournait, c’était lors d’une réunion avec la référence spirituelle druze Sheikh Abu Muhammad Jawad Wali Al-Din. Joumblatt dit : « Au sujet des chiites, la Grande-Bretagne s’ouvre sur le Hezbollah et les Etats-Unis discutent avec l’Iran. D’où est ce que vous voulez que je ramène les armes, de la mer ? La Syrie ? Israël ? Israël, ce n’est plus possible, je n’ai plus le contrôle de la mer… nous sommes encerclés. Et quand je négociais le 50+1 (au sujet de sa proposition d’élire le président à la majorité absolue des députés), constitutionnellement parlant, c’était possible d’élire Nassib Lahoud, n’est-ce pas ? Mais à l’époque, comment s’appelle-t-il, Samir Geagea, il voulait voir les druzes en guerre avec les chiites, même certains sunnites le souhaitait. On a vu les sunnites à Beyrouth… il a ramené 1000 combattants de Akkar, ils n’ont pas résisté un quart d’heure (allusion au conflit armé qui a éclaté à Beyrouth le 7 mai 2008), ils souhaitent aussi un conflit interne druze, pour le plaisir de nous regarder ».
A la question d’un sympathisant, Joumblatt répond : « Nous avons gardé la tête haute, nous ne sommes pas vaincus, mais nous ne pouvions pas assumer une guerre ouverte, morale, politique et communautaire contre les chiites ».

Joumblatt s’étend et dit : « les prochaines élections ne feront aucun changement fondamental, mais le problème du Chouf, c’est que nous ne maîtrisons plus la liste avec le retour de l’isolationnisme (chrétien), (et continue sur les chrétiens) la mauvaise race maronite Lire le reste de cette entrée »

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