Mouvement pour le Liban

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Au Liban, l’association KAFA à l’écoute des hommes violents

Posted by dodzi sur octobre 27, 2011

iLoubnan.info

Depuis 2010, l’organisation non gouvernementale KAFA (enough) Violence & Exploitation a mis en place une clinique et une cellule d’écoute pour les hommes violents. Rencontre avec Nabil Abdou, coordinateur de projets pour KAFA qui nous explique la difficulté de traiter un tel problème au Liban.

Peut-on établir un profil type de l’homme violent ?
L’homme violent est très souvent un individu n’arrivant pas à s’inscrire dans la société dans laquelle il évolue, qui n’accepte pas la « résistance du réel », c’est-à-dire que la réalité s’oppose à sa volonté, qu’il n’est pas acteur de sa propre vie. Il rencontre des frustrations dans sa vie quotidienne, surtout dans la vie active où il n’est pas maître de son existence et répond aux exigences de ses supérieurs par exemple, mais aussi aux pressions que peut exercer l’entourage familiale. Ainsi, le seul théâtre où son « pouvoir d’homme » peut s’exprimer reste la sphère domestique. La violence représente ainsi le seul moyen de s’imposer, la domination physique exercée sur la compagne représente une prise de contrôle que l’homme a perdu dans toutes les autres sphères de son existence. Il s’agit d’un véritablement défoulement, subi par sa partenaire.
La seconde raison qui peut être avancée relève des images préconçues que véhiculent les médias et la société sur les hommes, ce que j’appelle « la masculinité hégémonique ». Ce concept recouvre plusieurs aspects, d’abord la nécessité de virilité pour un homme, la preuve de sa puissance mais surtout la non expression de ses sentiments. Un élément qu’on relève chez l’homme violent à un degré encore plus marqué que chez la majorité des hommes est en effet sa très grande difficulté à percevoir ses émotions et à les verbaliser. Cette insensibilité superficielle se fissure face à la compagne et les émotions s’expriment alors par la violence. Lire le reste de cette entrée »

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Les violences faites aux femmes : un fléau coutumier au Liban

Posted by dodzi sur septembre 18, 2011

iLoubnan.info

 

Par Mounia Ait Allek

Violences physiques, agressions sexuelles, harcèlement moral ou sexuel, privations économiques, crimes « d’honneur » : autant de sévices dont une femme sur trois a déjà été victime au Liban selon des statistiques établies par KAFA (enough) Violence & Exploitation. Lumière sur les violences domestiques trop souvent restées silencieuses.

Signataire de la Convention des Nations Unies sur l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) et de la Convention internationale relative aux droits civiques et politiques (ICCPR), le Liban s’est maintes fois engagé auprès de la communauté internationale à assurer l’égalité des genres. En outre, l’article 7 de la Constitution libanaise garantit l’interdiction de toutes formes de discriminations envers les femmes. Paradoxalement, des lois poussiéreuses du Code Pénal libanais subsistent comme l’article 522, selon lequel un homme peut être excusé d’un viol s’il épouse sa victime. Encore récemment, l’article 562 accordait des circonstances atténuantes en cas de « crime d’honneur », si un homme avait assassiné une femme de sa famille qui aurait « compromis l’honneur de la famille ». La suppression de cet article du Code Pénal libanais a été récemment votée au Parlement suite à la proposition de son abrogation, à l’initiative du député Samy Gemayel. Une suppression saluée par toutes les organisations non-gouvernementales libanaises.

“Les violences familiales envers les femmes constituent les abus les plus répandus et ne connaissent aucune barrière économique ou communautaire,” affirme Faten Abou Chacra, directrice de projet pour KAFA. Partant, une coalition menée par KAFA et qui compte aujourd’hui près de cinquante neuf organisations non-gouvernementales (ONG), a présenté un projet de loi en 2008 : « Bill for the Protection of Women Against Family Violence Referred to the Parliament », fruit d’une étroite collaboration entre un comité d’experts des Forces de Sécurité Intérieure, des juristes et nombre d’acteurs de la société civile d’après la publication de Azza Sharara Badydoun : “Crimes of femicide before the Lebanese Judiciary”. Le projet de loi, saisi à bras le corps par l’organisation KAFA (enough) Violence & Exploitation, s’appuie sur les recommandations du Rapporteur Spécial des Nations Unies sur les Violences à l’égard des Femmes, et ouvre une réelle perspective d’amélioration de la condition féminine au Liban. Lire le reste de cette entrée »

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Propositions pour juger la violence domestique hors des tribunaux religieux

Posted by dodzi sur septembre 25, 2009

IRIN

Les affaires de violence domestique sont portées devant les 15 tribunaux religieux du Liban, dont les activistes disent qu’ils favorisent les hommes par rapport aux femmes

Les affaires de violence domestique sont portées devant les 15 tribunaux religieux du Liban, dont les activistes disent qu’ils favorisent les hommes par rapport aux femmes

BEYROUTH, 24 septembre 2009 (IRIN) – Au Liban, tandis que les législateurs s’efforcent, trois mois après les élections parlementaires, de former un gouvernement, les activistes des droits de la femme attendent la reprise des sessions parlementaires, pour que s’ouvre le débat sur un nouveau projet de loi concernant la violence domestique.

Ghida Anani, coordinatrice de KAFA, une organisation libanaise luttant contre les formes d’exploitation et de violence envers les femmes, estime que trois quart des femmes libanaises ont subi, à un moment ou à un autre de leur vie, des violences physiques de la part de leur mari ou d’autres hommes de leur famille.

Dans le système démocratique multiconfessionnel du Liban, les affaires de violence domestique sont portées devant l’un des 15 tribunaux religieux, ou tribunaux des affaires familiales, dont les lois datent de l’ère ottomane et qui, selon les activistes, favorisent toujours les hommes par rapport aux femmes.

Le nouveau projet de loi propose que la violence domestique ne relève plus de la compétence des tribunaux religieux mais de celle du système judiciaire civil, et ne dépende pas des spécificités confessionnelles, donnant les mêmes droits aux femmes musulmanes et aux femmes chrétiennes. Pour les activistes, cette loi constituerait une avancée cruciale vers l’égalité entre hommes et femmes.

« Les tribunaux religieux ne traitent pas les hommes et les femmes de façon égale », a dit Nadya Khalife, chercheuse spécialiste des droits humains au Moyen-Orient et en Afrique du Nord pour l’ONG (organisation non gouvernementale) Human Rights Watch (HRW). « La loi constitue une avancée dans la bonne direction, mais il reste beaucoup de chemin à faire pour d’atteindre l’égalité au Liban ».

Violence domestique

Warda*, mère de six enfants, a raconté qu’elle avait subi des violences domestiques pendant 20 ans.

Son mari, qui était toxicomane, l’a battue et violée tout au long de leur mariage, a-t-elle dit. Ses tentatives pour obtenir de l’aide auprès de l’hôpital et de la police ayant échoué, elle est allée voir le représentant de son tribunal musulman chiite.

Warda a raconté que le représentant ne l’avait pas beaucoup aidée, se contentant de lui expliquer qu’il était difficile pour elle d’obtenir un divorce, étant donné que son mari refusait de divorcer. Finalement, elle est allée demander de l’aide à KAFA, et aujourd’hui, bien que toujours mariée, elle vit chez ses parents et n’a pas le droit de rendre visite à ses enfants. Lire le reste de cette entrée »

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A Beyrouth, des militants s’opposent à l’homophobie

Posted by dodzi sur février 24, 2009

Iloubnan.info

BEYROUTH, Par Stéphanie Aoun

En signe d’opposition à la violence qui sévit au sein de la société libanaise contre certaines minorités, et notamment la communauté homosexuelle, l’ONG Helem a organisé un sit-in le 22 février à Beyrouth, avec plusieurs autres associations locales de défense des droits de l’homme. Cette manifestation, inhabituelle dans la région, fait notamment suite à la violente agression publique de deux personnes « soupçonnées d’homosexualité », survenue dans la capitale libanaise le mois dernier.

reportage« La sexualité humaine est variée ». Le slogan, inhabituel au Liban comme dans le monde arabe, est inscrit sur une affiche brandie ce dimanche 22 février à Sodeco (Beyrouth) par des civils militant contre les discriminations sexuelles. Ils se sont rassemblés ici le temps d’une manifestation contre la violence qui s’exerce au Liban contre certaines minorités, notamment à la communauté homosexuelle (mais aussi les femmes, les enfants ou encore les domestiques venant de l’étrangers). Le sit-in est organisé par l’ONG libanaise Helem, en collaboration avec d’autres associations actives dans la société civile locale en matière de lutte pour les droits de l’homme (KAFA, SIDC, MASSAR, ALEF, HRW, TYMAT et le Mouvement Social). Helem est une organisation libanaise non gouvernementale, à but non lucratif, dont l’objectif est de protéger au Liban les communautés LGBTIQ (lesbienne, gay, bisexuelle, transsexuelle, hermaphrodite et « Queer »), en leur apportant son soutien et en sensibilisant la société à leur réalité.

La manifestation n’a attiré que peu de monde. En ce jour pluvieux, éclairé par les banderoles et bannières aux couleurs de l’arc-en-ciel (identité visuelle de la communauté gay), ils ne sont qu’une petite centaine à s’être rassemblés à Sodeco. L’événement a cependant attiré bon nombre de journalistes et de photographes venus d’un peu partout au Liban. Les manifestants réclament la suppression de l’article 534 du code pénal libanais, qui criminalise « les rapports sexuels anormaux », considérés comme un comportement inhérent à l’homosexualité. L’article stipule que « la peine relative à tout rapport sexuel contre nature peut atteindre un an de prison ». Lire le reste de cette entrée »

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