Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Posts Tagged ‘juifs’

La plus grande synagogue du Liban renaît de ses cendres

Posted by dodzi sur mars 28, 2010

InfoSud – Tribune des Droits Humains

Pierre Sawaya, responsable de l’édition francophone du quotidien de Beyrouth Al Balad, analyse les principales interrogations qui entourent la rénovation de la synagogue de Beyrouth.

La synagogue Magen Abraham, au cœur de Beyrouth, est en pleine rénovation. Les ouvriers s’affairent à redonner à ce lieu de culte, vieux de plus de 80 ans, sa splendeur d’antan, alors que la communauté juive du Liban a fondu comme peau de chagrin – passant de 22,000 personnes avant 1958 à moins de 300 à la fin de la guerre qui a déchiré le pays entre 1975 et 1990.

Il est important de souligner qu’aucun parti politique, notamment le puissant parti chiite du Hezbollah, n’a opposé de veto à la reconstruction de la synagogue.

Pourquoi ce regain d’intérêt soudain pour ce symbole du judaïsme, alors que les termes « juif » et « Israélien » sont couramment employés de manière interchangeable au Liban et que le pays est encore techniquement en guerre contre Israël. Qui finance la reconstruction de l’édifice et quelle est la situation de la communauté juive au Liban ?

La plupart des juifs libanais ont quitté le pays craignant des représailles de la part de leurs concitoyens musulmans et chrétiens, surtout après l’invasion israélienne de 1982, bien que la religion juive soit reconnue comme l’une des 18 confessions au Liban. Lire le reste de cette entrée »

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Israël va clôturer sa frontière avec l’Egypte

Posted by dodzi sur janvier 11, 2010

Le Point

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a approuvé dimanche un projet visant à établir une barrière et du matériel de surveillance perfectionné sur une partie de la frontière israélo-égyptienne afin d’en écarter les immigrants clandestins et les activistes.

« J’ai pris la décision de fermer la frontière sud d’Israël aux éléments infiltrés et aux terroristes. C’est une décision stratégique visant à préserver le caractère juif et démocratique d’Israël », annonce-t-il dans un communiqué.

Des milliers d’immigrants africains et autres, fuyant des conflits et cherchant du travail, sont entrés en Israël ces dernières années en franchissant sa frontière poreuse avec l’Egypte.

Netanyahu a dit qu’Israël continuerait à admettre des réfugiés en provenance de zones de conflit, mais il a ajouté:

« Nous ne pouvons laisser des dizaines de milliers de travailleurs en situation irrégulière s’infiltrer en Israël par la frontière sud et inonder notre pays de clandestins étrangers. »

La réalisation de la clôture prendra deux ans et coûtera un milliard de shekels (270 millions de dollars). La barrière ne sera pas érigée le long de l’ensemble de la frontière, longue de 266 km.

La police égyptienne a intensifié ces derniers mois ses efforts de surveillance de la frontière avec Israël à la suite d’une recrudescence des infiltrations à travers l’Egypte. Depuis mai, au moins 17 immigrants ont été tués par la police égyptienne.

Israël construit aussi une « barrière de sécurité » controversée autour de la Cisjordanie et qui empiète par endroits sur ce territoire. Il fait valoir que cette barrière hérissée de fil de fer barbelé et qui prend par endroits la forme de hauts murs de béton est nécessaire pour mettre fin aux infiltrations de kamikazes en Israël.

Les Palestiniens dénoncent l’empiètement sur leur territoire. Lire le reste de cette entrée »

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Khaled Mechaal : la paix passe par le retour aux frontières de 1967

Posted by dodzi sur septembre 23, 2009

New Statesman/Contre-Info.info

Khaled MechaalLoin de vouloir la « destruction d’Israël », les dirigeants du Hamas réaffirment régulièrement qu’ils recherchent un accord de paix et de reconnaissance mutuelle avec Israël sur la base des frontières de 1967. Tout comme Ismail Haniyeh, qui a défendu cette position dans une lettre adressée mardi au secrétaire général de l’ONU, Khaled Mechaal, le dirigeant du Hamas exilé à Damas, considère qu’un « règlement pacifique réaliste du conflit devrait commencer par un accord de cessez-le feu entre les deux parties, basé sur un retrait complet d’Israël de tous les territoires occupés en 1967. » Ce sont, dit-il, « l’intransigeance israélienne et l’absence de volonté d’agir de la part de la communauté internationale qui entravent ce règlement. » Dans un entretien accordé à Ken Livingstone, il s’exprime sur les perspectives de paix, le blocus de Gaza, la désunion palestinienne.

Khaled Mechaal s’entretient avec Ken Livingstone, pour le New Statesman, 22 septembre 2009

Ken Livingstone : Pourriez-vous parler un peu de votre enfance et des expériences qui ont façonné le développement de l’homme que vous êtes aujourd’hui ?

Khaled Mechaal : Je suis né dans le village cisjordanien de Silwad, près de Ramallah, en 1956. Dans ma jeunesse, mon père m’a raconté comment il avait participé à la révolution palestinienne contre le mandat britannique en Palestine dans les années trente et comment il avait combattu aux côtés d’autres Palestiniens, avec des armes rustiques, contre les organisations sionistes, bien équipées et entrainées, qui attaquaient les villages palestiniens en 1948.

J’ai vécu à Silwad pendant 11 ans avant la guerre de 1967, lorsque j’ai été obligé avec ma famille de quitter la maison et de m’installer en Jordanie, comme des centaines de milliers de Palestiniens. Ce fut une expérience traumatisante que je n’oublierai jamais. Lire le reste de cette entrée »

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L’émissaire américain prolonge sa visite au Proche-Orient

Posted by dodzi sur septembre 16, 2009

L’Express

George Mitchell et Benjamin Netanyahu à Jérusalem. L'émissaire américain et le Premier ministre israélien ont décidé de se revoir vendredi, après avoir achevé mercredi sans aucun signe de progrès une nouvelle série de discussions sur le dossier des colonies juives de Cisjordanie.

George Mitchell et Benjamin Netanyahu à Jérusalem. L'émissaire américain et le Premier ministre israélien ont décidé de se revoir vendredi, après avoir achevé mercredi sans aucun signe de progrès une nouvelle série de discussions sur le dossier des colonies juives de Cisjordanie.

JERUSALEM – Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l’émissaire américain George Mitchell ont décidé de se revoir vendredi, après avoir achevé mercredi sans aucun signe de progrès une nouvelle série de discussions sur le dossier des colonies juives de Cisjordanie.

La prolongation des négociations entretient l’espoir d’un accord qui ouvrirait la voie à une rencontre entre le chef du gouvernement israélien et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas en présence de Barack Obama, lors de l’Assemblée générale des Nations unies qui s’ouvre le 23 septembre à New York.

Le président des Etats-Unis, qui a fait de la relance du processus de paix israélo-palestinien l’une des priorités de sa politique étrangère, a réclamé jusqu’ici en vain le gel du développement des colonies juives.

Reçu séparément la veille par Benjamin Netanyahu et Mahmoud Abbas, son émissaire s’est à nouveau entretenu mercredi pendant deux heures avec le chef du gouvernement israélien.

La séance de photos préalable à l’entretien a donné un aperçu de l’atmosphère qui règne entre les deux hommes. Après une brève poignée de main devant les objectifs, Benjamin Netanyahu a tourné le dos à son hôte et s’est engouffré dans son bureau sans même lui céder le passage. Lire le reste de cette entrée »

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Le Projet de George Mitchell : « Un plan de paix » ou bien la préparation de guerres arabes ?

Posted by dodzi sur septembre 14, 2009

An-Nidaa/Palestine Solidarité

Par Marie Nassif-Debs

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Avec le retour prochain de George Mitchell au Moyen Orient, on a recommencé à parler du « plan de paix » qu’il présenta, à la fin du mois de juillet, sur les bases du discours de son président, Barak Obama, au Caire. Et les déclarations se sont multipliées de la part des Israéliens et des Arabes, à commencer par Benjamin Netanyahu et son ministre de la guerre Ehud Barak, mais aussi Amro Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe, et Khaled Mechaal, chef politique du Hamas.

Ainsi, Netanyahu, qui avait commencé, dimanche passé, ses discours presque quotidiens par une décision ambiguë selon laquelle il gèlerait la construction des colonies en Cisjordanie, s’est vite rétracté en spécifiant qu’il poursuivrait ses exactions à Jérusalem (Al Qods), tandis que son gouvernement prenait la décision de donner le feu vert à la construction d’une colonie au Nord du Jourdain, selon une décision, dite stratégique, déjà prise par l’ex ministre de guerre Amir Perets.

Quant aux Arabes, et aux Palestiniens en particulier, ils sont divisés sur eux-mêmes, mme d’habitude, entre ceux qui, comme Khaled Mechaal, pensent que la « normalisation des relations avec Israël doit se faire après qu’il ait accepté de mettre un terme définitif à la construction des colonies » et ceux qui, comme Amro Moussa, trouvent que la normalisation doit se faire, mais ne doit pas être « gratuite ». Cependant les deux tendances ne disent mot sur le droit au retour de tout le peuple palestinien et oublient de parler de la nécessité d’une position unique et ferme en ce qui concerne l’Etat palestinien et l’avenir d’Al Qods que Barak Obama voudrait transformer en ville ouverte.

Paix provisoire et bombe à retardement

Commençons, d’abord, par préciser le contenu du « plan Mitchell », ainsi que ses différentes étapes et si les Etats-Unis sont vraiment sérieux en ce qui concerne la mise en avant d’une solution juste du problème palestinien ou si le nouveau projet ira rejoindre d’autres, semblables, rédigés au fil des ans, depuis les années Soixante du XX° siècle. D’ailleurs, il est nécessaire pour nous d’ajouter que nous partons, dans notre étude, de la vision pragmatique en politique de la nouvelle administration étasunienne (en quoi elle ne diffère pas de celle qui l’avait précédée, sauf sur le plan formel) qualifiée par le quotidien israélien Haaretz comme étant une « politique de boutiquier » qui accorde une étagère à l’Irak et une autre au dossier nucléaire iranien… auxquelles nous ajoutons une troisième consacrée à la Palestine. Mais, toutes sont sous le contrôle partiel d’Israël, représentante du boutiquier dans la région. Lire le reste de cette entrée »

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Farwana: «Tous les faits sur le terrain prouvent que le reportage suédois est exact »

Posted by dodzi sur août 23, 2009

The International Solidarity Movement

Par Saed Bannoura

Bilal Ahmad Ghanan, 19 ans - Photo: Donald Boström

Bilal Ahmad Ghanan, 19 ans - Photo: Donald Boström

L’ancien détenu palestinien, le chercheur Abdul-Nasser Farwana, a déclaré que tous les faits sur le terrain, et ce depuis des décennies, prouvent que l’occupation israélienne a exécuté des détenus palestiniens après qu’ils aient été jugés et a refusé de rendre leurs corps à leurs familles.

Des centaines de corps ont été rendus aux familles des jours, des mois ou même des années après leur mort, et lorsque les corps ont été rendus, ils manquaient des organes internes vitaux.

Farwana a ajouté que le reportage suédois, rédigé par Donald Boström et publié par le journal suédois Aftonbladet, au sujet du trafic illégal de parties de corps de Palestiniens est directement lié à l’exécution de Palestiniens après qu’ils aient été jugés par l’armée, et est lié à l’arrestation de 40 personnalités, dont des rabbins dans le New Jersey pour blanchiment d’argent et corruption, dans un réseau qui impliquait la vente de reins israéliens aux États-Unis et autres escroqueries. Lire le reste de cette entrée »

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La plus grande synagogue du Liban sort de l’oubli

Posted by jeunempl sur août 14, 2009

Rana Moussaoui – AFP

Des arcades frappées de l’étoile de David, des inscriptions en hébreu enfouies depuis 30 ans: la synagogue Magen Abraham, l’un des derniers vestiges juifs du Liban, est en pleine rénovation, tout un symbole pour une communauté tombée dans l’oubli.

Au cœur de Beyrouth, la porte rouillée du temple autrefois dissimulée sous une végétation abondante s’offre désormais aux yeux des curieux, et le toit qui était à moitié couvert de briques a été mis à nu. Des ouvriers ont dégagé l’entrée, ravalé les murs et s’attèlent à enlever les monticules de remblai de-ci de-là. A droite, l’ancien bureau du dernier rabbin, qui a quitté le pays en 1977, après le début de la guerre civile (1975-1990). Au centre, l’entrée qui mène à l’intérieur du temple, où se dressent actuellement de nombreux échafaudages adossés aux arcades. « Nous sommes exaltés », confie à l’AFP Isaac Arazi, président du Conseil communal juif au Liban. « Nous espérons que cette initiative fera en sorte que la communauté grandisse de nouveau », affirme-t-il. La communauté juive, dont la religion est reconnue comme l’une des 18 confessions au Liban et dont la présence dans le pays remonte à 2.000 ans, s’est réduite au fil des ans. Elle est passée de 22.000 âmes avant la guerre civile à quelque 300 personnes actuellement, selon des estimations non officielles.

C’est après l’invasion israélienne du Liban en 1982 que sa présence a considérablement diminué, dans un pays où l’amalgame entre juifs et Israéliens est courant. Mais la rénovation de Magen Abraham, l’une des plus grandes synagogues du monde arabe, vient Lire le reste de cette entrée »

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La communauté juive du Liban commence la restauration de la synagogue de Beyrouth

Posted by jeunempl sur août 6, 2009

El Nashra

Des travaux de restauration ont débuté à Beyrouth pour « remettre en état » la plus ancienne synagogue du Liban, « Magen Avraham » située dans le quartier juif de Wadi Abou-Jmil, rapporte le site internet des chaînes israéliennes Jerusalem TV et Arouts 7.
L’édifice en question a subi de gros dégâts durant toue la guerre, mais n’avait pas eu droit à une quelconque réfection contrairement au reste de la ville. Les travaux étaient censés reprendre en 2006, mais la guerre de juillet a interrompu le processus.

La société « Solidere », affectée aux travaux de reconstruction dans la capitale libanaise, avait toujours affirmé « qu’il est de la responsabilité de la communauté juive locale – qui ne compte pas plus que 200 âmes – de prendre en main et en charge ces travaux », rapporte le site avant d’ajouter qu’une douzaine d’ouvriers sont arrivés hier sur le site et ont commencé à acheminer du matériel de construction.

L’un des représentants de la communauté juive a estimé à une année la durée des travaux, mais que « cela dépendra aussi des sommes qu’ils pourront récolter », car le coût des travaux est évalué à un million et demi de dollars. La communauté libanaise juive « expatriée » est généralement très aisée et généreuse, mais la crise qui sévit depuis bientôt une année a causé d’énormes difficultés aux donateurs qui habitent principalement aux Etats-Unis, en Amérique du Sud ou en Italie.
Pour le moment, seuls les Juifs locaux ont apporté leur contribution, rapporte le site.

« Magen Avraham » fut construite en 1926. Avant la guerre civile, plus de 22.000 Juifs habitaient encore le Liban.

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Où en est le Hezbollah ?

Posted by dodzi sur mai 6, 2009

Al Oufok

par Dominique Avon

hezbollah-august-richard-nortonEitan Azani, Hezbollah : The Story of the Party of God, New York, Palgrave Macmillan, « Middle East in Focus », 2009, 293 p.

Augustus Richard Norton, Hezbollah, Princeton University Press, 2009 [2007], 199 p. (5e édition avec postface de 2009).

***

Ici dénoncé comme composante majeure d’une « vague islamique », là présenté comme parti révolutionnaire en voie de normalisation politique, le Hezbollah est au centre d’études controversées dans le monde anglophone. Deux livres tentent, inégalement, de faire le point sur l’histoire et l’évolution du « parti de Dieu ».

Eitan Azani et Augustus R. Norton ont une longue expérience du terrain et des acteurs libanais, le premier comme officier de l’armée israélienne occupante, le deuxième comme observateur militaire non armé des Nations Unies ayant coopéré avec la FINUL [1] au printemps 1980. Leurs études sont nourries de références en langues anglaise et arabe (ponctuellement française) auxquelles s’ajoute, dans le premier cas, l’hébreu. Azani est un haut responsable de l’International Policy Institute for Counter-Terrorism au sein du Interdisciplinary Center (IDC) situé à Herzlia, au nord de Tel-Aviv ; Norton est professeur de relations internationales et d’anthropologie à Boston University. Leurs travaux n’ont pas la même facture : l’ouvrage d’Azani est une composition de type universitaire fondée sur le dépouillement de nombreuses sources ; celui de Norton se présente comme une synthèse de recherches alimentées par ses contacts et son vécu dans des milieux chiites à l’attachement confessionnel variable.

Azani adopte comme clé de lecture le binôme terrorisme/contre-terrorisme. L’ensemble des événements, depuis l’invasion israélienne du sud Liban en 1978 jusqu’à la tentative échouée de réoccupation lors de la guerre de 2006, en passant par la seconde invasion de 1982 ou les bombardements massifs de 1993 et 1996, sont présentés comme des actes défensifs de « contrôle » face à des « terroristes », qu’ils soient palestiniens ou libanais. La thèse défendue consiste à dire que le monde contemporain est marqué par la montée d’une vague menaçante contre une citadelle. Derrière les remparts campent les représentants de l’« ordre » auxquels sont associées les notions de « démocratie », de « sécularité », de « nationalité », de « modernité ». Dans cet affrontement aux dimensions universelles, Israël est le poste avancé sur le terrain miné du « Moyen-Orient », bénéficiant avec peine de quelques alliés locaux de faible consistance. Quant au Hezbollah, il est inscrit une fois pour toutes dans une nébuleuse « islamique », sans qu’une identité claire n’émerge de traits liés à son inspiration chiite et au contexte social et institutionnel libanais. Il est accusé de mener une « activité terroriste secrète et violente » derrière le rideau d’une façade légale. Les attentats-suicides perpétrés contre la Force multinationale en 1983, les « attaques terroristes » qui ont visé Tsahal dans le Liban occupé, les prises d’otages, les bombardements de civils du nord d’Israël, les attentats qui ont visé la communauté juive en Argentine (en 1992 et 1994) sont englobés dans un même concept et attribués au même acteur.

L’éclairage donné à ces faits par Augustus Norton est différent. Un indice en dit long sur l’engagement diplomatique de cet ancien professeur à West Point : l’emploi du terme « invasion anglo-américaine » pour évoquer la guerre en Irak de 2003. Norton tente de régler la question du concept de « terrorisme » de deux manières. D’une part, il montre la relativité de l’acception suivant le contexte d’énonciation : les mentions relatives à l’OLP dans les discours de nombreux États étaient quasiment toutes accompagnées du terme « terroriste » dans les années 1970 et 1980, qualificatif abandonné après les accords d’Oslo (1993) ; le rôle de groupes de pression comme l’American-Israel Public Affairs Committee est démontré pour la qualification du Hezbollah comme groupe ennemi dans la « guerre contre le terrorisme » après 2001, alors qu’il figure déjà dans la liste du Département d’État labellisée « foreign terrorist organization » (1997). D’autre part, il affirme que « le Hezbollah et d’autres groupes libanais étaient pleinement dans leurs droits pour résister aux forces d’occupation et recourir pour ce faire à une violence mortelle », tout en précisant que nombre d’activités du Hezbollah, en matière de santé ou d’éducation, n’ont rien à voir avec l’usage de la violence contre des civils. Quant aux deux attentats en Argentine, son propos laisse à penser que le Hezbollah n’a pas été directement impliqué, contrairement aux services secrets iraniens. Cependant, beaucoup de questions restent en suspens, en particulier celle de l’implication d’Imad Mughniyeh, aujourd’hui présenté comme un des grands « martyrs » par le Hezbollah et les autorités iraniennes (une rue de Téhéran porte son nom). Lire le reste de cette entrée »

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Une messe pascale contre l’oubli à Bar’am, village chrétien détruit du nord d’Israël

Posted by dodzi sur avril 13, 2009

Le Monde

C‘est une église noyée dans la nature. Une chapelle perdue dans un champ de boutons d’or, sur une colline de Haute-Galilée, dans le nord d’Israël. Chaque dimanche de Pâques, l’endroit connaît un miracle. Les paroissiens, invisibles en temps normal, affluent tout d’un coup de derrière les sapins et convergent vers le petit parvis pour se masser autour des piliers de la nef. Cette année encore, les hommes en costume, le visage grave, et les femmes bien mises ont suivi la cérémonie pascale, dans le culte maronite. Mais, ici, les chants de messe ont un parfum de ferveur et de fierté sans équivalent en Terre sainte. Car l’église est la balise de Bar’am, un village fantôme, dépeuplé et démoli par les troupes du jeune Etat juif, il y a près de soixante ans.

Son clocher signale la présence en contrebas d’un véritable lacis de ruines, enfouies sous les ronces et les herbes folles. Des morceaux de murets, un bout d’escalier, des façades en lambeaux : autant de révélateurs d’un passé prospère, interrompu par la première guerre israélo-arabe et ranimé, à chaque cérémonie, par les prières des fidèles. « Cet endroit, c’est mon sang, c’est mon âme, dit Naheda Zahra, 47 ans, à la sortie de la messe. A chaque fois que je viens ici, je revis. »

Le calvaire de Bar’am commence le 29 octobre 1948, quand David Ben Gourion, premier ministre de l’Etat d’Israël proclamé six mois plus tôt, déclenche l’offensive Hiram. La cible est la zone frontalière avec le Liban, que le plan de partage de la Palestine – voté par les Nations unies en 1947 et rejeté par tous les pays arabes – avait attribuée aux Palestiniens. En l’espace de soixante heures, plusieurs dizaines de milliers de villageois sont jetés sur les routes de l’exil dans les combats entre les forces arabes et la Haganah, l’embryon de l’armée israélienne. Ces opérations, répétées sur tout le territoire de la Palestine mandataire, aboutiront à l’exode de 700 000 Palestiniens, qui lui vaudra le nom de Nakba (« catastrophe »). Lire le reste de cette entrée »

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