Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Posts Tagged ‘Jacques Chirac’

Rafic Hariri : Mythe ou Mystification ?

Posted by jeunempl sur février 14, 2011

René Naba

Lorsqu’il frappe du pied, la terre tremble» – Paul Nizan – Aden Arabie.

Le Liban, à tout le moins ses partisans, commémore, le 14 février 2011, le 6eme anniversaire de l’assassinat de Rafic Hariri, ancien premier ministre libanais. Un cérémonial initié sous le leadership caricatural de son héritier, Saad Hariri, le grand perdant du jeu politique libanais, sur fond d’une contestation généralisée des supplétifs de la stratégie américaine dans la sphère arabo musulmane, au terme d’une furieuse décennie de «guerre contre le terrorisme» (2001-2011), marquée récemment par le renversement des Présidents Zine el Abidine Ben Ali (Tunisie) et Hosni Moubarak (Egypte).

Retour sur ce personnage, son parcours et sa fonction stratégique dans l’échiquier du Moyen-orient.

Une industrie du martyrologue

Le martyr est commun à tous les peuples de la planète, mais sa redondance est une spécialité libanaise, au point de ressortir d’une industrie du martyrologe.

Au risque de choquer, en cette période de commémoration, ce dont l’auteur de ces lignes s’en excuse d‘avance, Rafic Hariri n’est pas l’unique «martyr» du Liban, qui compte une quarantaine de personnalités de premier plan assassinée, dont deux présidents de la République (Bachir Gemayel et René Mouawad), trois anciens premiers ministres (Riad El Solh, Rachid Karamé et Rafic Hariri), un chef d’état major (le Général François El-Hajj), le chef spirituel de la communauté chiite, l’Imam Moussa Sadr, et, le Mufti sunnite de la République, Cheikh Hassan Khaled, deux dirigeants du parti communiste libanais, Farjallah Hélou et Georges Hawi, le chef du Parti socialiste progressiste, le druze Kamal Joumblatt, le chef du parti nassérien Maarouf Saad, les députés Tony Frangieh et Pierre Gemayel, l’ancien chef milicien chrétien Elie Hobeika, ainsi qu’une flopée de journalistes Nassib Metni, Kamel Mroueh, Riad Taha, Salim Laouzi, Samir Kassir et Gébrane Tuéni.

Rafic Hariri n’est pas non plus l’unique martyr au monde, mais l’unique martyr au monde à avoir grevé les Finances Publiques de son pays de l’ordre de cinquante milliards de dollars et de bénéficier, à ce titre, d’un imposant mausolée sur la plus importante place publique de l’une des plus prestigieuses capitales arabes, Beyrouth. L’unique martyr au Monde à truster en sa mémoire les principaux services publics du pays, l’unique aéroport international du Liban, l’aéroport de Beyrouth Khaldé, un centre universitaire libanais et un centre hospitalier universitaire, trois établissements qui portent tous trois désormais son nom, sans compter l’imposant boulevard du front de mer de la capitale libanaise. Là réside la singularité nullement justifiée d’un homme qui Lire le reste de cette entrée »

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Corruption – Christian Blanc et la Middle East Airlines: Un cigare fatal à son destin

Posted by jeunempl sur décembre 6, 2010

René Naba – Libnanews

Le cigare aura été fatal à son destin. Le cigare lui a sauvé la vie. Le cigare signera sa chute politique.

Il se raconte qu’un certain matin de septembre 2001, Christian Blanc, alors président de la filiale française de Merrill Lynch, pris d’un soudain besoin de nicotine, sort de son hôtel, dans le World Trade Center pour fumer son premier cigare de la journée. Il était 9 heures du matin, le 11 septembre 2001. La première bouffée tirée, le ciel s’abattait sur le complexe. Neuf ans plus tard, une autre affaire de cigares le plombe, contraint à la démission du gouvernement français, le 4 juillet 2010, dans la foulée de la polémique suscitée par sa consommation abusive de Havane aux frais de contribuables.

Ancien socialiste de tendance rocardienne, l’homme épousera la gamme des sensibilités de l’échiquier politique français, devenant tour à tour chiraquien, puis centriste, enfin sarkozyste. Christian Blanc, qui a fait son entrée au gouvernement en mars 2008, en tant que secrétaire d’état chargé du Grand Paris, lâché par son camp, a donc dû prendre la porte, à la demande du chef de l’Etat. Ce n’est pas la première fois que Blanc, dont certains critiquent l’entêtement et le manque d’écoute, doit démissionner. En 1992, il avait quitté son poste de patron de la RATP, (régie autonome des transports parisiens) faute d’avoir obtenu un service minimum dans le métro les jours de grève, face au gouvernement de Pierre Bérégovoy. PDG d’Air France, il claque la porte en 1997, parce qu’il avait voulu privatiser l’entreprise contre l’avis du Premier ministre socialiste, Lionel Jospin, et de son ministre communiste des Transports, Jean-Claude Gayssot.

L’homme s’est aussi distingué au Liban du temps de son parachutage à la tête de la compagnie aérienne libanaise Middle East Airlines à Beyrouth.

Entre deux bouffées de Havane, l’homme sait tisser des liens qui survivent aux veloutés. Chiraquien, à la tête d’Air France, il atterrira, comme par hasard, après son débarquement d’Air France, sur une terre de mission, le Liban, chasse gardée du tandem Jacques Chirac Rafic Hariri, alors à l’apogée de sa puissance, avec pour mission de redynamiser l’aéroport de Beyrouth Khaldé, sinistré par la guerre civile, et la compagnie aérienne vedette de la flotte commerciale arabe, Middle East Airlines.

Un des principaux gisements d’emploi du pays, une des principales sources de revenus, l’aéroport de Beyrouth Khaldé, devenu depuis Aéroport Rafic Hariri, à la suite de l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais, est un lieu de trafic par destination et représente à ce titre un enjeu de taille.  Sa réhabilitation passera sans doute dans la chronique libanaise de la fin du XX me siècle comme un exemple achevé d’instrumentalisation de l’état au service d’intérêts privés, comme une vaste opération de spoliation organisée, à ciel ouvert. Projet grandiose au départ, sa réhabilitation sera l’une des opérations les plus controversées de l’ère Hariri par l’ampleur de ses dérives successives. Les modalités d’attribution des contrats de réfection de l’aéroport, tout comme la désignation des bénéficiaires des concessions de la zone franche constituent Lire le reste de cette entrée »

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Corruption – Karachi: Le mémorandum secret

Posted by jeunempl sur décembre 6, 2010

Le Journal du Dimanche

Dans une note confidentielle de 1996, adressée à Rafic Hariri, Ziad Takieddine dénonçait « la méthode Chirac » dans le blocage des commissions avec l’Arabie saoudite. Trois cents millions de francs ont ensuite été versés.

C’est un mémorandum secret de trois pages qui dormait depuis quatorze ans dans un coffre, quelque part à Beyrouth. Ziad Takieddine, l’auteur de cette « note confidentielle » à Rafic Hariri, a décidé de la sortir de ses archives. Comme on déterre une hache de guerre. Accusé par Dominique de Villepin et Charles Millon d’avoir été « l’intermédiaire des balladuriens » dans deux contrats militaires, au Pakistan et en Arabie saoudite, Ziad Takieddine contre-attaque méthodiquement. Lundi, ses avocats déposeront plainte contre l’ancien Premier ministre et l’ex-ministre de la Défense de Jacques Chirac pour « dénonciation calomnieuse« . Takieddine réclame aussi son audition par le juge Van Ruymbeke et entend s’expliquer sur les termes de Sawari II, le contrat de vente de frégates militaires à l’Arabie saoudite, le pendant du fameux contrat Agosta de vente de sous-marins au Pakistan.

Signés en septembre et novembre 1994, alors qu’Edouard Balladur était Premier ministre et François Léotard son ministre de la Défense, ces deux contrats, de l’ordre de 5 milliards d’euros, auraient, à eux deux, généré environ 233 millions d’euros de « frais commerciaux exceptionnels« , des commissions parmi lesquelles se cacheraient des rétrocommissions en France. Dominique de Villepin, devant le juge Van Ruymbeke, a réitéré ses soupçons de « rétrocommissions » et de « financements illicites » de partis proches d’Edouard Balladur et désigné Takieddine. Une histoire « officielle » jusque-là sans preuve, et qui cache, on va le voir, son lot de zones d’ombre. Parmi elles, une drôle d’intervention, inconnue jusqu’à présent, de Rafic Hariri, ancien Premier ministre du Liban, très proche de Jacques Chirac, dont la banque aurait débloqué, dans le plus grand secret, 300 millions de francs de l’époque… Une intervention qui Lire le reste de cette entrée »

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Liban : disparition du faux témoin de l’affaire Hariri

Posted by jeunempl sur mars 11, 2009

Altermonde Sans Frontières
Rafik HaririL’enquête sur la mort de Rafic Hariri (photo ci-contre), assassiné en février 2005, se complique un peu plus.
Personnage clé en 2005, placé sous protection de la France, ce Syrien est devenu embarrassant après de fausses déclarations. Il est aujourd’hui introuvable.

La france s’est-elle débarrassée, à bon compte, d’un personnage encombrant, à quelques mois de l’installation du tribunal international chargé de juger les assassins de l’ancien premier ministre libanais, Rafic Hariri ? La question se pose, après la mystérieuse disparition de Zouheir Assadiq de son domicile de Chatou en banlieue parisienne, où il était pourtant « surveillé » par la police.

« Récupéré » par la France en août 2005, l’homme est un membre des services de renseignements syriens recruté par le clan Hariri, qui fit de fausses déclarations à la justice internationale pour « charger » Damas et son allié libanais de l’époque, l’ancien président de la République, Émile Lahoud (Nos éditions du 30 novembre 2005). Assadiq a quitté sa maison le 13 mars. Selon la version officielle que nous a livrée la DST « sa famille se trouve aujourd’hui à Abu Dhabi, mais nous ne sommes pas sûrs de là où il est. Il est très vraisemblable qu’il ait quitté le territoire, mais on ne peut pas tout dire, c’est une affaire sensible. » Précision supplémentaire : « Nous n’avons pas participé à son départ. Mais on ne souhaitait plus le voir chez nous, c’est un affabulateur, un type plus que douteux. »

Ses interrogateurs s’en apercevront tout au long de ses deux ans et demi de présence en France, où il sera d’abord arrêté en vertu d’un mandat international, avant d’être remis en liberté.

« Coup monté »

Un retour en arrière s’impose pour remonter aux sources de la « manip ». Quelques mois après l’assassinat de Hariri en février 2005, l’entourage de l’ancien premier ministre rentre en contact avec Lire le reste de cette entrée »

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« Aujourd’hui, c’est un véritable climat de MacCarthysme autour de la critique d’Israël

Posted by dodzi sur janvier 28, 2009

webmanagercenter.com

Guillaume Weill Raynal

Juriste de formation, ancien avocat, Guillaume Weill Raynal est un empêcheur de penser (l’image) en rond. Iconoclaste, libre dans sa tête et ses propos, il est l’auteur notamment d’un livre remarquable «Les nouveaux désinformateurs» (éd. Armand Colin). Il s’exprime, ici, sur un sujet que les médias, en France, «colorent» par un parti pris déconcertant : les rapports entre Juifs et Arabes, les médias et le conflit du Moyen-Orient. Entretien!

Webmanagercenter: Vous êtes l’auteur du livre «Les nouveaux désinformateurs». Abordons, si vous le voulez bien, la nouvelle crise au Moyen-Orient. Israël a fait de cette guerre une «guerre d’images» en verrouillant l’accès des journalistes aux sources . Quelle est la part de la désinformation dans cette affaire ?

Guillaume Weill Raynal : On peut effectivement parler de verrouillage. A ce titre, je ne pense pas que l’on puisse parler de désinformation au sens où j’analyse ce phénomène dans Les Nouveaux désinformateurs, à savoir un ensemble de procédés et de mécanismes précis par les effets indirects desquels on manipule consciemment l’opinion. Ce que Volkoff appelle l’effet de levier, ou que d’autres appellent le «coup de billard à trois bandes».

Pour en revenir à Gaza et au verrouillage que vous évoquez, c’est bien plutôt de degré zéro de l’information qu’il faudrait parler : «circulez, il n’y a rien à voir», en quelque sorte. Sans aucun bénéfice à la clé, d’ailleurs ! Ni sur le plan militaire ou stratégique, car les Israéliens se retirent sans être parvenus à éliminer le Hamas et les tunnels entre Gaza et l’Egypte sont déjà en reconstruction. Ni sur le plan de la «communication» : l’image d’Israël n’a pas été franchement améliorée par ces trois semaines de combat, malgré l’absence de journalistes sur le terrain, bien au contraire.

Justement, en termes d’images, quelles seront, pour vous, les conséquences, à court terme et à long terme ?

Il y a bien sûr les images les plus immédiatement négatives des conséquences des combats : destructions, victimes, etc. C’est au départ ce qui frappe le plus l’opinion. Mais ne nous leurrons pas. Ce qui touche et émeut sur l’instant s’oublie aussi très vite. D’autant que, sur ce terrain, le débat devient rapidement stérile et tourne en rond : qui a rompu la trêve ? Israël pouvait-il accepter le bombardement de son territoire, même si les roquettes et les missiles du Hamas ont causé infiniment moins de dégâts et de victimes, etc. Et puisque nous parlons d’«image», ne perdons pas de vue, non plus, que le Hamas n’incarne pas, par ses méthodes et sa vision du monde, l’image la plus séduisante de ce à quoi pourrait ressembler, à l’avenir, la société palestinienne. Au-delà de l’émotion immédiate, ce qui ressort de la politique israélienne, c’est l’absence de toute perspective, de toute vision d’avenir sur le plan politique. Non pas seulement parce que le but d’éliminer le Hamas n’a pas été atteint par cette campagne. On a l’impression que l’armée israélienne a voulu effacer l’impression désastreuse du ratage de la guerre du Liban en 2006. Mais excepté le fait que les pertes israéliennes ont été limitées au maximum, les buts de guerre ne semblent pas avoir été mieux atteints cette fois-ci que la précédente. Surtout, il aurait mieux valu ne pas «nourrir» le Hamas et le faire croître par un affaiblissement systématique de l’Autorité palestinienne, comme l’ont fait méthodiquement les différents gouvernements israéliens qui se sont succédés depuis bientôt quinze ans.

Il faut arrêter de regarder le conflit par le petit bout de la lorgnette. Le conflit israélo-palestinien n’a pas débuté par les tirs de roquettes sur Sderot. Le Hamas n’est pas la cause de ce conflit. Lire le reste de cette entrée »

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