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Posts Tagged ‘institution’

Les evêques maronites appellent à traiter le dossier des journaliers selon les compétences et besoins des institutions

Posted by jeunempl sur juillet 4, 2012

(L’Orient le Jour)

Les évêques maronites ont estimé mercredi, lors de leur Conseil mensuel à Bkerké, que la manière dont les décisions concernant les journaliers de l’Electricité du Liban (EDL) ont été prises au Parlement s’est reflétée négativement sur le Conseil des ministres qui n’a pas pu se réunir mardi.

Les évêques maronites ont notamment appelé au renforcement des instances de contrôle afin qu’elles puissent sélectionner les fonctionnaires selon leur compétences et selon les besoins des institutions publiques.

Par ailleurs, ils ont estimé que le dialogue national est un besoin dans les circonstances actuelles, afin de souder la confiance entre les différentes parties et d’aboutir à une entente.

Les évêques ont condamné les Lire le reste de cette entrée »

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Analyse : Les incidents du Nord visaient l’affaiblissement de l’armée libanaise face au contrôle de sa frontière

Posted by jeunempl sur juin 6, 2012

Tayyar

Le 13 mai 2012, la sûreté générale libanaise a arrêté le jeune homme Chadi Mawlawi à Tripoli. Elle le soupçonnait d’appartenir à une organisation extrémiste islamique, pratiquant la  contrebande d’armes vers la Syrie. Son arrestation fut fondée sur les informations fournies par une superpuissance occidentale qui estimait que le terrorisme et l’athéisme ont atteint une ampleur qui ne peut plus être contrôlée. Les islamistes ont enflammé Tripoli, la capitale du Nord, et transformé les événements en un conflit entre sunnites et alaouites – entre les deux régions troublées de Bab El Tebbaneh et Jabal Mohsen.

L’arrestation d’un suspect par les autorités libanaises, qui a enflammé la sédition dans une zone pleine, est fondée sur la même logique qui fait de la capture de deux soldats à la frontière une cause pour déclencher une guerre globale contre le Liban, comme en 2006. Tout le monde tremblait et c’était un microcosme de la guerre qui a fait resurgir à l’esprit les événements de « Naher Al Bared ».

Lors des événements qui ont eu lieu à Tripoli, un soldat a été tué, mais personne n’a bloqué les routes en son nom, personne n’a brûlé des pneus et personne ne s’est révolté contre cela comme ils l’ont fait quand Mawlawi a été arrêté. Cet incident a été précédé par des menaces en provenance des pays du Golfe, en plus des Lire le reste de cette entrée »

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Lutte contre la corruption: Bassil dénonce le mouvement de désobéissance au sein de l’EDL

Posted by jeunempl sur mai 31, 2012

(L’Orient le Jour)

Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Gebran Bassil, a commenté jeudi, lors d’une conférence de presse, la crise des journaliers de l’Électricité du Liban (EDL) qui observent depuis plus d’un mois un mouvement de protestation pour un changement de leur statut en employés cadrés.

« Nous sommes certains que nous aboutirons à une solution conforme à la loi. Une autre solution violerait les principes des institutions publiques », a assuré M. Bassil. Le ministre a également dénoncé un mouvement de désobéissance qui détruit les institutions publiques en vue de forcer les responsables à imposer de nouvelles lois. Des actes de désobéissance qui se sont poursuivis aujourd’hui, selon lui.

Ce matin, les grévistes se sont rassemblés dans la cour intérieure du siège de l’EDL à Beyrouth, a rapporté la LBC, alors que les autres employés de la compagnie reprenaient normalement le travail.
Une tente a été montée dans la cour, et les manifestants ont préparé des bannières appelant le gouvernement à écouter leurs demandes, au premier rang desquelles, l’inscription au cadre du Lire le reste de cette entrée »

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Les entrées de capitaux en hausse de 24% en janvier

Posted by jeunempl sur mars 20, 2012

Le Commerce du Levant

Les entrées de capitaux ont totalisé 816,1 millions de dollars en janvier 2012, en hausse de 23,7% par rapport à la même période un an plus tôt (660 millions de dollars).

Il est à noter que la baisse générale des flux de capitaux durant 2011 était due à l’instabilité politique au Liban et aux développements régionaux.

L’activité économique avait cependant repris vers la fin de l’année écoulée. En 2011, les touristes et les investisseurs ont préféré éviter le Liban et diriger leurs flux financiers vers les marchés européens et Lire le reste de cette entrée »

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Les Palestiniens du Liban, vers une référence unique

Posted by dodzi sur septembre 15, 2011

Le Centre Palestinien d’Information/Palestine Solidarité

La scène palestinienne du Liban est en train de se diriger vers la constitution d’une référence unique, une institution qui rassemblera toutes les factions palestiniennes. Il y a du moins des lignes générales qui réunissent toutes les factions ; toute l’image palestinienne du Liban changerait très bientôt, confient des sources palestiniennes à notre Centre Palestinien d’Information (CPI).

Les sources sont très confiantes que cette référence va être retrouvée : « Les efforts arriveront très certainement à leurs fins ».

Les conditions de vie des Palestiniens

La situation palestinienne du Liban est devenue insupportable, sur tous les niveaux : social, politique et légal. De plus, il y a de fortes pressions de la part de la rue poussant les factions palestiniennes à construire cette référence qui aura un grand impact sur le quotidien des Palestiniens du pays. La réconciliation palestinienne et le renvoi de Soltan Abou Al-Aynayn, secrétaire du mouvement du Fatah au Liban, y sont aussi pour quelque chose.

Cette affaire a été en outre longuement et profondément discutée entre les mouvements du Hamas et du Fatah, au Caire. La situation des Palestiniens du Liban a été exposée. Azzam Ahmed, superviseur général du mouvement du Fatah, y était présent, et les membres de la délégation du mouvement du Hamas se sont montrés connaisseurs de façon détaillée des conditions des réfugiés palestiniens du Liban. On sait que plusieurs délégations du Hamas ont récemment visité leurs camps et que le gouvernement palestinien, dans la bande de Gaza, a exhorté le Liban à améliorer les conditions des réfugiés palestiniens du Liban. Lire le reste de cette entrée »

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Rétablissement d’un équilibre perdu

Posted by jeunempl sur juin 11, 2011

Bernard Mikael – RPL France

Il faut prendre très tôt de bonnes habitudes, surtout celle de savoir changer souvent et facilement d’habitudes. (Pierre Reverdy – En Vrac)

Depuis l’accord de Taëf et l’invasion du dernier bastion libre du Liban en 1990 par les forces syriennes et leurs collaborateurs libanais, un nouvel équilibre s’est installé entre les 3 principales communautés libanaises et leurs représentants au pouvoir.
Cet équilibre, ou plus correctement, ce déséquilibre nécessitait sans cesse un tuteur pour maintenir sa survie. L’occupant de Anjar est alors devenu le mandataire et l’arbitre des petits conflits, et celui de Damas s’est réservé pour les plus grands conflits ou arbitrage.
Trois courants politiques se sont ainsi formés, en continuité et en représentation des courants régionaux : le premier étant celui du front de refus comme le Hezbollah et Frangieh, le deuxième étant celui des pro-saoudiens comme le courant de Hariri, et le dernier étant celui des opportunistes comme les députés cherchant le renouvellement de leur mandat.

Depuis 1990, les chrétiens, dans leur majorité, ne se sont ralliés à aucun de ces courants et sont restés exclus des gouvernements successifs. Le courant Hariri qui a formé la majorité de ces gouvernements s’est contenté de faire rallier les quelques superficiels des chrétiens cherchant à remplir ce vide. Hariri père, l’architecte libano-saoudien de Taëf, a procédé Lire le reste de cette entrée »

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Le Conseil de la fonction publique tire la sonnette d’alarme sur les techniques de recrutement dans le public

Posted by jeunempl sur juin 2, 2011

Le Commerce du Levant

Parlement libanais

Le constat dressé par le Conseil de la fonction publique dans son dernier rapport annuel est accablant pour les administrations et institutions publiques libanaises, qui « ne respectent pas les résultats des concours de la fonction publique et signent des contrats avec les redoublants ».

Le rapport prend, entre autres, l’exemple de la municipalité de Beyrouth qui a embauché 81 personnes sans tenir compte du concours qui avait été organisé pour attribuer des postes de fonctionnaires.

Khaled Kabbani, le président du Conseil, critique ces institutions publiques qui fonctionnent « comme si elles étaient directement liées à une confession, à un parti politique ou a une personne et qui fonctionnent uniquement au service des intérêts de ces derniers ».

Afin d’enrayer la dégradation chronique des institutions publiques, Kabbani insiste sur l’importance d’un changement des mentalités et des pratiques corrompues liées à la « chose publique ».

Il propose trois axes de travail : le respect des lois et des règlements au sein des administrations publiques, la protection des droits des candidats à la fonction publique à travers le principe de transparence et d’égalité des chances et enfin, la modernisation de l’administration.

Pour arriver au résultat souhaité, il appelle notamment à adopter le nouveau projet de loi relatif au Lire le reste de cette entrée »

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La Constitution de Taëf – Des lacunes qui paralysent les institutions

Posted by jeunempl sur février 14, 2011

L’Hebdo Magazine – Arlette Kassas

Depuis la conclusion de l’accord de Taëf, qui inspire la nouvelle Constitution, le Liban connaît des blocages continus. Les amendements introduits à la loi fondamentale n’ont pas facilité la vie politique. Au contraire, le régime traverse une crise après l’autre. Au niveau du pouvoir exécutif, mais aussi du pouvoir législatif, la paralysie des institutions s’est installée.

Sous prétexte de l’empêcher de monopoliser le pouvoir exécutif, les amendements constitutionnels de Taëf ont limité les compétences du président de la République. Certains de ses pouvoirs ont été supprimés, d’autres ont passé de main. Le président n’est plus le chef du pouvoir exécutif, fonction qu’il exerçait avec l’assistance des ministres. Ce pouvoir est désormais confié au Conseil des ministres. Le président est le «chef de l’Etat, le symbole de l’unité de la patrie» selon l’article 49 de la Constitution. Cependant, il ne jouit pas de prérogatives et de pouvoirs qui lui permettraient de remplir ce rôle. Après Taëf, il n’a plus droit au vote en Conseil des ministres. Il est privé du pouvoir de révocation du gouvernement et de celui de la dissolution de la Chambre des députés. Il peut, toutefois, demander au Conseil des ministres la dissolution de la Chambre des députés avant l’expiration légale de son mandat dans les cas bien précis prévus par la Constitution. A savoir si la Chambre, sans raison de force majeure, s’abstient de se réunir durant toute une session ordinaire, tout au long de deux sessions extraordinaires successives dont la durée de chacune n’est pas inférieure à un mois, ou en cas de rejet du budget dans son ensemble dans le but de paralyser l’action du gouvernement. Ces amendements ont donné naissance à une nouvelle problématique constitutionnelle, en l’absence de procédés susceptibles de résoudre les conflits politiques qui se sont multipliés ces dernières années. Le président de la République s’est retrouvé désarmé devant toutes les crises nationales qui ont surgi. Il n’a pas pu révoquer le gouvernement malgré la crise que le cabinet Siniora a connue. Il n’a pas pu, non plus, dissoudre le Parlement alors que ses portes étaient restées fermées pendant des mois. Comme il ne lui était pas possible d’appeler à des élections parlementaires anticipées.

Selon l’article 53 de la Constitution, le président de la République nomme le chef du gouvernement après consultation du président de la Chambre des députés, à la suite de consultations parlementaires contraignantes, dont il l’informe officiellement des résultats. Cependant, il promulgue seul le décret de nomination du président du Conseil des ministres et, en accord avec le président du Conseil des ministres, il signe le décret de formation du gouvernement. Il publie les décrets portant acceptation de la démission du gouvernement.

Avant Taëf, le président de la République nommait et révoquait les ministres parmi lesquels il désignait un président du Conseil des ministres. Les rapports entre le président de la République et le chef du gouvernement n’ont pas toujours été faciles. Les crises politiques avant Taëf étaient nombreuses. Elles n’ont pas été résolues après Taëf. La durée de la magistrature du président est fixée à six ans et il ne peut briguer un second mandat qu’après un intervalle de six années. Cependant, depuis Taëf, la règle a été bafouée à la faveur de la prorogation des Lire le reste de cette entrée »

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Bassil : L’électricité 24h/24, un projet enfin sur les rails

Posted by jeunempl sur juin 29, 2010

(L’Orient le Jour)

Après 30 ans de courant « on-off », des pertes de plusieurs milliards de dollars et un manque à gagner inestimable sur le plan économique, les Libanais ont enfin aujourd’hui un plan de « sauvetage » qui devrait leur garantir, d’ici à 2015, un des droits les plus basiques, pourtant parmi les plus bafoués : l’électricité 24h/24.

Privilège acquis dans la quasi-totalité des pays du monde, même les moins avancés parmi eux, les Libanais en ont toujours rêvé : l’électricité 24h – ce luxe dont ils sont privés depuis environ trois décennies – est finalement en passe de devenir réalité, ou presque ; après de longues années vécues au sein d’un binôme d’une autre ère – « courant de l’EDL – générateurs » (ou « Dawlé/Moteur », en libanais) – si révélateur, par ailleurs, de l’érosion de la notion d’État dans leur inconscient collectif – ces mêmes Libanais peuvent enfin se targuer aujourd’hui d’avoir un plan, une feuille de route, qui devrait les aider à sortir de l’ornière, à renouer avec la normalité et surtout à mettre fin au déficit chronique et pandémique d’une institution publique, devenue symbole national de la gangrène d’un État…

Le plan soumis par le ministre Gebran Bassil, et approuvé la semaine dernière en Conseil des ministres, constitue en effet un Lire le reste de cette entrée »

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Charbel Nahas – Sérieux, droit, pudique

Posted by jeunempl sur juin 10, 2010

L’Hebdo Magazine – Joumana Nahas

Il a 56 ans, il est polytechnicien, mais aussi ingénieur des Ponts et Chaussées, docteur en Anthropologie… et, depuis quelques mois, il a débarqué sans prévenir dans le paysage politique libanais. Notre actuel ministre des Télécommunications, désigné par le Courant patriotique libre, est un homme au parcours jalonné de luttes, un homme intègre et droit jusqu’au bout des ongles. Un homme très réservé aussi, à qui il arrive de stresser lors des séances photo dues à son nouveau poste. Magazine a essayé de percer pour vous les secrets de Charbel Nahas.

11h. Derrière son ordinateur qu’il a du mal à quitter des yeux, le ministre des Télécommunications est pourtant bien décidé à n’éluder aucune question. Le visage avenant, l’attitude bon enfant, ne doivent pas leurrer son interlocuteur: Charbel Nahas est redoutable de précision. Les rares détails concernant sa vie privée seront délivrés au compte-gouttes par un homme de poigne, habitué à ne rien laisser au hasard. C’est que quand on a passé une bonne partie de sa vie à parfaire sa formation, ou plutôt ses formations pour notre ministre, il faut reconnaître que l’on prend le pli de rester aux aguets. Charbel Nahas commence son parcours par un passage chez les Jésuites, à Jamhour, où il reste jusqu’au début des années 70.
Ses années d’école? Rudes, et réglées comme du papier à musique. De 7 à 7 tous les jours, et le samedi jusqu’à 4h. Rien à voir en somme avec les rythmes actuels! Le milieu, très peu mélangé, cloisonné et plutôt restreint aux garçons, laisse peu de possibilités au jeune Charbel de se rebeller. C’est donc un garçon plutôt sage et bon élève qui a fréquenté des années durant les bancs de l’école sans faire de vagues.

Pourtant, Charbel Nahas se remémore avoir participé à quelques mouvements estudiantins, vers la fin des années 60, notamment pour réclamer la mixité à l’école! On ressent chez le ministre une réelle nostalgie au souvenir de ses années scolaires, où, dit-il, les Libanais étaient très optimistes quant à l’avenir de leur pays, où rien ne laissait présager les horreurs qui suivraient.

Premier choc: 1967. «Dans notre milieu, nous avons senti pour la première fois le problème de fond qui nous menaçait, et duquel nous ne sommes toujours pas sortis», raconte le ministre sur un ton soudain grave. C’est que l’homme n’a jamais vécu dans l’indifférence les soubresauts qui ont déchiqueté son pays, même à l’âge de l’insouciance. Il s’est depuis toujours senti très concerné par les évolutions, positives ou négatives du Liban, et son parcours ultérieur prouve bien son amour inconditionnel pour son pays. En 1972, Nahas est inscrit en prépa, à Paris, avec pour objectif de joindre les rangs de la très prestigieuse et très sélective Ecole polytechnique de Sainte-Geneviève. Ses deux années de préparation auront été loin de l’image classique que l’on pourrait se faire d’une vie d’étudiant à Paris. La question amuse même le ministre: «C’était du sérieux! On n’avait pas le temps de nous amuser! Il y avait un concours en plus au bout du compte, donc une certaine compétition avec mes camarades… C’était dur».
A-t-il eu le temps de se faire une bande de copains insouciants? Des amourettes? Motus… Le visage s’empourpre de manière à peine perceptible, et on passe à un autre sujet.

A-t-il souffert d’une attitude de bûcheur, pas très branché parmi les jeunes? Il sourit: «L’étiquette de bosseur? Il y a pire… Non, j’avais mes amis, certains sont même restés depuis l’époque». Quelques mois après son admission en polytechnique, X pour les initiés, Charbel Nahas vit l’horreur des débuts de la guerre à distance. Il n’y croyait pas beaucoup à l’époque. Il se disait, comme tout le monde, que ce serait une question de semaines avant que les choses ne rentrent dans l’ordre.

84-85: l’optimisme finit par céder

Toujours dans l’ambiance optimiste des années 60, l’étudiant, qui cumule les diplômes les plus prestigieux en quelques années, ne s’imagine pas que l’histoire de son pays allait basculer. Jamais il n’a accepté de s’installer en France ou ailleurs dans le monde indéfiniment. Jamais il n’a songé postuler pour un emploi de cadre sup dans une grosse multinationale. Jamais il n’a songé, comme son camarade de classe en polytechnique le Libano-Brésilien Carlos Ghosn, travailler ailleurs qu’au Liban. Même s’il se marie en France à la Libanaise Magida Saba, en 1977, le couple rentre au pays en 1979, à la faveur d’une accalmie.
Le but? «Reconstruire, évidemment!», lance Nahas, presque étonné de la question.

Pourtant, dès son arrivée au Liban, les choses n’ont pas été faciles pour le jeune homme, même bardé de diplômes. Il va apprendre, à ses dépens, qu’on ne rentre dans certaines institutions de l’Etat et dans les projets de reconstruction que si on a des affinités politiques avec les personnes influentes du moment. Il s’occupera quand même des tronçons d’autoroutes Tabarja-Chekka et Khaldé-Jiyé, en même temps qu’il achève sa thèse d’Anthropologie: analyse des discours de la guerre.

En 1980, il travaille en collaboration avec d’autres ingénieurs pour constituer la faculté de Génie de l’Université libanaise. Le projet démarre sur des chapeaux de roue, résiste à l’invasion israélienne de 1982, avant de tomber à l’eau, comme presque tout au Liban, vers le milieu des années 80.
Pour le ministre, en 84-85, l’optimisme a fini par céder. Il ne voyait à l’époque pas du tout le bout du tunnel… Il n’a pourtant jamais approché aucun des mouvements politiques en place, pas même celui du général Michel Aoun vers la fin des années 80 (voir encadré).

Aujourd’hui, le ministre estime que le Liban a une chance unique de pouvoir enfin se relever vraiment, et compte bien mettre toute son énergie et tout son savoir au service de son pays. Quant à ses hobbies tels la gravure, la sculpture ou la peinture, ils vont devoir attendre des jours plus relax: «Je vis un défi excessivement important, il prime sur tout actuellement…». Du sérieux, du travail et de l’efficacité, voilà ce que promet Charbel Nahas aux Libanais.

Ce qu’il en pense

Le 14 février 2005
«Ce fut un grand choc pour tout le monde, évidemment! Les Libanais, comme un ressort longtemps comprimé, ont laissé éclater tous leurs espoirs les plus fous. Nous avons manqué de sagesse par contre. Nous n’avons pas su intégrer le changement de donne internationale à notre avantage. Nous avons, à mon avis, évité le pire de peu… Les institutions qui restaient de l’Etat sont tombées. Il aurait fallu qu’on sache saisir la chance qui s’offrait à nous, mais nous n’avons pas su, malheureusement».

La privatisation des télécoms
«Ce n’est pas un thème en soi! Privatiser quoi dans les télécoms? Tenez, quand on parle de téléphonie mobile. Ce qui s’est passé est très simple: le secteur était privatisé; nous avons rompu le contrat à l’avance, et nous connaissons les conséquences. Mais pourquoi avons-nous voulu étatiser à nouveau le secteur? Parce que cela s’est avéré être une manne, non? Eh bien, cette manne a été malheureusement construite sur le dos du contribuable. Il faut rationaliser le débat autour du sujet!».

Le Budget proposé par la ministre des Finances
«C’est un budget qui, malheureusement, est en continuité avec tous ceux d’une phase qu’on espérait révolue. Il faudrait profiter de ce qu’on a la chance de vivre une paix relativement durable pour le moment pour travailler autrement. On ne peut pas se permettre de continuer avec la même politique économique d’avant. Ce serait rater encore une fois notre chance de changement».

Un froid avec Rafic Hariri

Vers le milieu des années 80, Charbel Nahas fait la connaissance d’un homme dont le nom va changer l’histoire du Liban: Rafic Hariri. A l’époque homme d’affaires seulement, Rafic Hariri inclut Charbel Nahas dans son équipe au sein d’Ogero. L’entente, hélas, ne durera que le temps des roses. Très vite, des différends séparent les deux hommes, notamment au sujet de Solidere.
Nahas n’a jamais jugé opportun que le centre-ville soit géré par Solidere, somme toute une entreprise privée. Charbel Nahas raconte que tout au long du reste de son parcours, il n’a jamais reculé et il n’a jamais accepté de changer de position politique, de se soumettre à l’état des faits, même si cela devait lui valoir quelques gros projets qui lui filent sous le nez. C’est probablement pour cette raison que l’actuel ministre des Télécoms a été approché par le CPL, mais aussi parce que Nahas avait, dès 1998, travaillé en étroite collaboration avec le courant aouniste lors des municipales…

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