Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Posts Tagged ‘Histoire’

Liban – Loi électorale : Waël Kheir est le père du projet orthodoxe

Posted by jeunempl sur janvier 26, 2013

L’Hebdo Magazine – Julien Abi-Ramia

Wael Kheir - militant des droits de l'HommeLa proposition de loi, présentée par la Rencontre orthodoxe, n’a pas été enfantée par l’ancien député Elie Ferzli, encore moins par les cadres du 8 mars ou par Rustom Ghazalé. En réalité, elle a été remise au goût du jour par un professeur d’université, militant des droits de l’homme, Waël Kheir.

Waël Kheir n’a rien d’un politicien rompu à la castagne. Il n’a aucun fief à défendre, aucune campagne à mener, aucun électeur à séduire. Cet homme trapu et jovial, à la moustache bien fournie, a un parcours reconnu par l’ensemble du tissu associatif du pays. Oui, ce professeur à l’Université américaine de Beyrouth (AUB) est un militant, mais un militant des droits de l’homme. Une façon de brandir le flambeau de son oncle Charles Malek, un des rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Il dirige la très active Fondation des droits de l’homme et du droit humanitaire (FDHDH). Le champ d’action de la fondation se veut très large. Elle est active sur le front des détenus libanais en Syrie, sur celui de la liberté des journalistes et sur celui de l’état déplorable des prisons libanaises, autant de sujets qui défient les droits de l’homme. C’est cet homme qui a pensé et rédigé la proposition de loi promue par la Rencontre orthodoxe.

Lorsqu’on évoque le débat autour de sa proposition, il sourit. D’abord pour souligner de manière sarcastique les épithètes qui lui ont été adossées par ses détracteurs. Qualifier son projet de «loi Rustom Ghazalé», lui qui a goûté aux geôles de la tutelle syrienne, est un peu fort de café. Ensuite pour regretter qu’elle ait été détournée de son objet.

Waël Kheir rappelle qu’il a présenté ce projet, il y a plus de sept ans, lorsqu’il œuvrait au sein du Rassemblement libanais orthodoxe (RLO). Il a même été remis par l’avocat Lutfallah Khlat sur Lire le reste de cette entrée »

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Le voyage du Pape au Liban

Posted by jeunempl sur août 26, 2012

RPLFrance.org

Le successeur de Saint Pierre ne sera-t-il pas chez lui, lors de son séjour au Liban, où il se rendra à Beyrouth, dans cette échelle du Levant, non loin de la Galilée natale du père des pontifes ?

On ne saura sans doute pas si cela a été décisif dans l’initiative de Benoit XVI de se rendre au Liban pour clore symboliquement le synode sur le Moyen Orient, mais il a choisi d’aller à Beyrouth au détriment du Caire, de Damas et de Bagdad. Au détriment encore de Ryad dont le roi a été reçu, pour la première fois dans l’histoire de l’Arabie Saoudite, au Saint Siège, le 6 novembre 2007.

C’est donc à Beyrouth que le Pape s’adressera non seulement aux libanais, mais encore à tous les arabes et à l’ensemble des peuples du Moyen Orient, de l’Atlantique jusqu’à la vallée de l’Indus. Et il espère que son message sera entendu de tous, sans distinction de religion. Le Pape compte même s’adresser personnellement aux musulmans, pour leurs délivrer un message de paix, qui devrait faire taire bien des gens malintentionnés, qui souhaiteraient susciter la discorde entre les musulmans et le Saint Père, comme en attestent les dernières rumeurs prétendant qu’il serait antisémite, quand il ne serait pas islamophobe.

Cette visite, à laquelle le Vatican travaille consciencieusement, pourrait mettre fin au quiproquo qui entoure le Pape chez les musulmans, et permettre au dialogue avec Al Azhar de reprendre sérieusement, ce qui aurait des effets sensibles sur le sort des chrétiens d’Orient, soient arabes, perses, berbères, turcs ou qu’ils vivent dans les anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale. Espérons en ce sens qu’une rencontre entre le pape et le mufti du Liban sera à l’ordre du jour, car il s’agit du chef musulman le plus à même d’agir dans le sens de la reprise du dialogue que le Vatican et Al Azhar ont conduit depuis de nombreuses années, et qui a été suspendu par l’université sunnite en novembre 2011, suite aux déclarations du Pape, après les attentats dont les coptes ont été victimes le même mois.

La reprise de ce dialogue aurait, en effet, pour conséquence de freiner les effets de la montée du wahabo-salafisme au sein des sociétés du Moyen Orient, puisque cela obligerait les deux parties à plus de bienveillance l’une envers l’autre. Cela signifie en clair que les récents régimes arabes seraient surveillés de plus près et qu’ils auraient ainsi toujours plus de pression, non seulement de la part du Vatican, mais encore de celle des autorités musulmanes historiques, et probablement de l’Arabie Saoudite, qui est certes wahabite, mais qui est très engagée dans le dialogue inter-religieux, dont elle est à l’origine, et qui pourrait vouloir dépasser le wahabisme dans la décennie qui a commencé, car, si cette doctrine a permis la fondation du Royaume, elle menace aujourd’hui son avenir, au regard des attentats revendiqués par des groupes salafistes, dont le pays a été victime.

Cela pourrait également avoir des conséquences sur la politique étrangère du Vatican, qui, si elle a toujours été décidée dans Lire le reste de cette entrée »

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Jeux olympiques de Londres 2012 : Le bilan sur les chances de médailles libanaises

Posted by jeunempl sur juillet 28, 2012

Mohamad Ezzedine – RPL France

Logo des Jeux Olympiques 2012 à LondresLe 27 juillet à 23h, heure de Londres, le coup d’envoi de la 30e édition des Jeux olympiques a été donné. Place désormais aux athlètes et à la vérité du terrain! Le Pays du Cèdre sera représenté pour la première fois de son histoire par 10 athlètes répartis en 7 disciplines.

Les Jeux olympiques sont ouverts! Vendredi 27 juillet 2012 le coup d’envoi des 30è JO de l’ère moderne a été donné à l’occasion d’une cérémonie d’ouverture tout bonnement sublime, à laquelle ont assistés le Premier ministre libanais M. Nagib Mikati ainsi que le Ministre de la Jeunesse et des Sports M. Faycal Karamé. Réalisée par le réalisateur du film Slumdog Millionaire, celle-ci a fait ainsi référence à la culture britannique sous toutes ses composantes.

Comme le dit Stephen Daldry, le le directeur créatif de la cérémonie hommage a donc été rendu au «riche héritage, à la diversité, l’énergie, l’inventivité, l’esprit et la créativité qui définit vraiment les îles britanniques». La cérémonie; à laquelle ont participé pas moins de 10 000 figurants, fut composée par des tableaux inspirés de la pièce de William Shakespeare La Tempête. Elle a été conclue par l’habituel défilé des athlètes et des officiels de chaque pays.

La délégation libanaise

Outre M. Nagib Mikati et M. Faycal Karamé, la cérémonie s’est déroulée devant les yeux de 120 chefs d’Etat, ainsi que des personnalités comme Brad Pitt et bien sur le prince William et son épouse Kate. Enfin, plus d’un milliard de personnes à travers le monde ont suivit hier soir devant leur écran de télévision la cérémonie d’ouverture.

Ceux-ci ont ont pu admirer une délégation libanaise tout sourire, dont sa porte drapeau était la joueuse de taekwondo Andréa Paoli, une délégation Ô combien fière et honorée de représenter le Pays du Cèdre lors du plus grand événement sportif. Ainsi pour la toute première fois de son histoire, le Liban envoie 10 athlètes à des Jeux olympiques répartis sur sept disciplines sportives différentes.

Si Tvine Moumjoghlian (tennis de table), Andréa Paoli (taekwondo), Katia Bahrouche (natation) ainsi que Zein et Mona Shaito (escrime) ont obtenu leur qualification sur le terrain, dans les autres disciplines, Ray Bassil (tir), Karen Chammas (judo), Waël Kobrosli (natation), Greta Taslakian et Ahmad Hazer (athlétisme) se sont vus attribués des Wild Cards -invitations- du Comité international olympique grâce à leurs performances sportives tout au long des quatre années écoulés depuis Pékin.

Des chances de médailles?

Au grand complet depuis mercredi, la délégation libanaise qui réside dans la petite ville de Strasford, dans la banlieue de Londres, respire la sérénité. Et d’ores-et-déja un constat s’impose de lui même: les 10 athlètes libanais n’ont pas fait un si long et si éprouvant voyage pour faire de la figuration ou faire du tourisme. Bien au contraire.

Car si les chances de médailles sont très très minces, elles ont au moins le mérite d’exister, n’en Lire le reste de cette entrée »

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Pour la première fois en 1500 ans : Un patriarche maronite à Antioche

Posted by jeunempl sur juillet 8, 2012

L’Hebdo Magazine – Arlette Kassas

Le 77e patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, Béchara Raï, est le premier patriarche maronite qui, depuis 1500 ans, célèbre la messe à l’occasion de la fête des Saints Pierre et Paul sur un ancien autel situé dans une église rupestre datant du 1er siècle de l’ère chrétienne, dans la ville d’Antioche.

Le pèlerinage, sans précédent, dans l’Histoire de l’Eglise maronite est plus que symbolique. C’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples du Christ ont été appelés «chrétiens». L’Eglise maronite doit son nom et son origine à Saint-Maron qui vivait à Cyr dans la région d’Antioche. Le peuple maronite est celui qui a recueilli l’héritage spirituel des moines du monastère de Saint-Maron.

En 985, après le décès du patriarche byzantin Anastase en 685, le siège patriarcal d’Antioche était toujours vacant. Les maronites se dotèrent alors d’un patriarche d’Antioche et de tout l’Orient. Il résida dans un monastère à Kfarhay, dans la région de Batroun, dans le Nord.

La messe célébrée à Antioche fut l’occasion pour le patriarche maronite de se prononcer sur les événements actuels et les préoccupations de Chrétiens d’Orient. Il s’est engagé, dans son homélie, à travailler main dans la main avec les musulmans pour «un Printemps arabe reposant sur les valeurs chrétiennes et musulmanes spirituelles, morales et humaines, un Printemps arabe marqué par le respect de la dignité humaine et des droits essentiels de Lire le reste de cette entrée »

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Port Phénicien de Beyrouth: Lettre ouverte à Gaby Layoun

Posted by jeunempl sur juin 27, 2012

Cher Monsieur le Ministre LAYOUN,

J’espère sincèrement que vous allez lire cette lettre, parce que je ne fais pas partie de ceux qui ont tendance à insulter et envoyer des messages de haine. Je suis un citoyen concerné et désillusionné par la tendance que prend la politique dans ce pays, et j’ai honte de voir comment nous sommes incapables de protéger même les choses dont on a tous convenu, et incapables aussi de protéger notre culture et héritage archéologique de notre tendance à tout politiser !

Un crime a eu lieu hier au Liban devant nos yeux !

C’est un crime punissable par la loi libanaise: la loi nationale et la loi internationale. Quel que soit le motif que vous allez utiliser pour vous justifier politiquement, il n’en demeure pas moins que c’est une énorme perte pour tous les Libanais, non seulement au niveau archéologique, mais aussi au niveau symbolique. De voir remplacer NOTRE HERITAGE par une tour dans laquelle aucune personne que je connaisse ne pourrait même acheter 1 m2, une tour qui sera destinée aux riches du Golfe. Ce que le Général a toujours Lire le reste de cette entrée »

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L’histoire du Parlement : Témoin du Liban depuis 1935

Posted by jeunempl sur juin 10, 2012

L’Hebdo Magazine – Delphine Darmency

Si ses murs avaient des oreilles, ils chuchoteraient aux passants mille et une histoires rocambolesques. Trônant sur la Place de l’Etoile depuis quatre-vingts ans maintenant, le bâtiment du Parlement, signé par l’architecte Altounian, est au cœur de la vie politique libanaise depuis 1935.

«Prenez une chambre. Mettez-y si vous pouvez, s’ils ne sont pas absents ou occupés, malades, congestionnés, fatigués, endormis, 98 députés. Disposez-les en gros tas sur les gradins. Coiffez-les d’un président, flanquez-les de policiers, ironisent Mona Rebeiz et Yves Turquié dans un article de Magazine du 25 avril 1963. Ajoutez sel, poivre, vinaigre et piment, et secouez. Au bout de dix minutes, faites flamber. Vos gros tas se mettront à sautiller sur place ou à tourner autour de la Chambre. Prêtez l’oreille et vous entendrez bouillir. Ne vous étonnez pas: la cuisson est en route. Bientôt de la marmite s’échapperont des bruits qui ressemblent vaguement à des mots. Vous croirez distinguer d’étranges vocables et de délicieuses insultes en arabe, longues de deux cents mètres, et malheureusement intraduisibles. Ne vous inquiétez pas: la cuisson bat son plein». Il s’agit en un mot du Parlement.

Pour évoquer les premiers balbutiements de la vie parlementaire libanaise, il faut revenir à la fin du XIXe siècle. A la suite des tragiques incidents qui ont endeuillé la Montagne libanaise en 1860, les puissances européennes décidèrent d’intervenir pour apaiser les esprits et assurer l’ordre en formant une Commission de six membres réunissant la France, la Grande-Bretagne, la Russie, l’Autriche, la Prusse et la Turquie. Cette dernière proclama, le 9 juin 1861, la loi organique du Mont-Liban. La vie parlementaire était née, mettant fin au régime féodal au Liban. La première représentation populaire, telle qu’elle fut définie en 1861, fut le Grand conseil administratif, réunissant deux représentants de chacune des six communautés libanaises. Trois ans plus tard, le 6 septembre 1864, la nouvelle loi fut amendée à la demande du premier gouverneur général du Liban, «al-Mutassarrif» David Artine, connu sous le nom de Daoud Pacha, sous l’impulsion du Marquis de Moustiers, ambassadeur de France à Constantinople.

L’attribution des sièges fut alors changée. Les maronites obtenaient quatre mandats, les druzes trois, deux étaient destinés aux Lire le reste de cette entrée »

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Souvenir du 13 avril 1975, début de la guerre au Liban

Posted by jeunempl sur avril 13, 2012

Dr Riad Jreige

Comment s’est opérée au Liban la modification des influences régionales depuis 1975 ?
Le Liban a-t-il la capacité de ne pas être sous influence ?

Le Liban de par sa composition pluricommunautaire, sa situation géographique et sa faiblesse militaire, s’est trouvé sinon depuis sa naissance du moins depuis plusieurs décennies, embarqué dans une scission politique souvent accompagnée de violence conduite par ses voisins immédiats ( Syrie et Israël).

La Syrie alliée de l’URSS et Israël allié des USA durant la période de la guerre froide se sont battus jusqu’en 1973 (guerre des six jours) date à laquelle la Syrie perdait le Golan déjà annexé en 1967.

Depuis 1973 plus aucun conflit d’envergure n’est venu perturber le « statut quo » établi à l’époque entre ces deux pays.
Pour le Liban, la fin de la période dite de la « guerre froide » n’a pas été de tout repos.
Le calvaire qu’a dû subir ce pays, 18 années durant et la guerre brûlante qui l’a enflammée, contrastait singulièrement avec la température plutôt fraiche vue à une échelle plus importante, celle des grandes puissances.

1975 – 1990 : La guerre froide

– USA-Israël-Chrétiens du Liban vs URSS-Syrie-Musulmans du Liban

Le communautarisme libanais a servi de terreau au rôle « tampon » entre ses deux voisins ainsi qu’un champ d’expérimentation, à moindre frais, pour les grandes puissances.
L’on a tenté une séparation entre les musulmans d’un côté, alliés de l’OLP présents massivement à l’époque au Liban, pris sous la houlette et la « protection » syrienne mais aussi de l’URSS et de l’autre, les chrétiens sensés être protégés par Israël, l’autre minorité du Proche-Orient, mais surtout principal allié et sous la protection des USA dans la région.

Outre un conflit civil armé d’une rare violence, cette scission s’est traduite sur le terrain par une présence massive militaire et influente des armées syrienne (1976) et israélienne (1978).
Bachir Gemayel, patron des Forces Libanaises a été le symbole, éphémère mais réel, de l’aide perpétrée par Israël pour son accession à la plus haute fonction de l’Etat en mai 1982.

La période de la guerre froide s’est terminée en 1989-1990.
Ceci s’est traduit dans la région par une nouvelle ère, celle de la mainmise américaine appliquée sur le terrain avec la première guerre contre l’Irak suite à l’invasion du Koweït par ce dernier.
Damas, privée de son allié soviétique, s’est rapprochée tactiquement de Washington en se déclarant l’allié des Américains dans leur expédition contre le régime de Saddam Hussein.

Au Liban, ceci s’est traduit le 13 octobre 1990 par l’invasion du « réduit chrétien » par l’armée syrienne et la reddition du Premier ministre par intérim le Général Michel Aoun.
La dichotomie Est / Ouest ou URSS / USA n’existait plus puisque le mur de Berlin était tombé, symbolisant la Lire le reste de cette entrée »

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Les archéologues locaux et internationaux catégoriques : « Les cales phéniciennes de Minet el-Hosn, à conserver à tout prix »

Posted by dodzi sur avril 11, 2012

Libnanews

Par Marie-Josée R.

Dans une déclaration radiodiffusée sur les ondes de la VDL, le ministre de la Culture M. Gaby Layoun, se prononçant sur le dossier de l’hippodrome romain de Beyrouth, avait conclu son discours en affirmant que « lorsque la science parle, ceux qui baignent dans la cohue doivent se taire ». Partant de ce principe, c’est sur la science qu’il est fondamental de se baser, afin de clamer haut et fort la nécessité de sauvegarder les cales de radoubes phéniciennes à Minet el-Hosn, sur le terrain 1398 de Venus Real Estate.

Au plein cœur des controverses sur la sauvegarde du patrimoine libanais, et avec toutes les versions politisées ou pas sur l’hippodrome romain à Wadi Abou Jmil, une volonté de noyer le dossier de l’installation portuaire antique beyrouthine de la part de certains intérêts se fait clairement sentir, pour des raisons que le public ignore.

Étrange silence radio qui se poursuit de la part des autorités, brisé dernièrement par M. Albert Naccache (1) qui a attesté dans la presse libanaise sur un ton catégorique qu’il n’y a « Aucune cale antique sur le site des Venus Towers », expliquant que le résultat des fouilles entreprises par l’archéologue M. Hicham Sayegh, ont mis à jour quatre niveaux, dont le plus vieux remonterait au IVème siècle av. J.-C., et représenterait une carrière de pierre. Encore plus étrange qu’un des membres de la commission désignée par le ministre, reprenne pratiquement les mêmes arguments avancés par les promoteurs de Venus, qui eux, s’étaient basés sur le rapport (inexistant ?) de leur archéologue, qui semblerait être le fameux Hans Curverz. Enfin, l’article de M. Naccache s’avère déjà être une conclusion par lui-même alors que la commission n’a même pas encore publié son rapport final.

Sans trop vouloir s’attarder sur ces allégations, il est grand temps de laisser parler la science. Mme Martine Francis Allouche, spécialiste en archéologie maritime, avait auparavant lancé un appel pour la conservation de ces cales antiques du site 1398, ayant pour but de seconder internationalement le ministère de la Culture ainsi que la DGA pour la préservation de cette installation portuaire in-situ ; elle a également publié un article dans les carnets de l’Institut français du Proche-Orient pour souligner l’importance de ces vestiges et le fait qu’ils soient uniques en leur genre au Moyen-Orient. Mme Allouche a également répondu aux propos de M. Naccache, réponse qui n’a pas été publiée dans sa totalité, et qui est retransmise ci-dessous. Lire le reste de cette entrée »

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La Passion des christs : Une pensée aux Libanais portés disparus

Posted by jeunempl sur avril 8, 2012

Marie-Josée Rizkallah – Libnanews

Depuis mon enfance où les manifestations de brutalité que je visionnais lors du journal de vingt heures m’ont fait passer des nuits blanches scandées d’angoisse, de frissons, de hantises, et de pleurs, j’ai cultivé une terreur mêlée d’horreur envers toute démonstration de tortures et de violence gratuite.

Après avoir passé un quart de siècle et quelques poussières sur cette planète, sur une terre baignant dans les sévices d’une guerre utérine, ma répulsion de l’abomination qu’engendre toute sorte de violence ne fait que s’accroître, à un tel point que je n’arrive aucunement à supporter la vue d’une gifle dans une production cinématographique et l’expression que cet acte de rage peut susciter sur le visage de la personne qui le reçoit.

Mais la coïncidence, ce sobriquet qu’on donne à la providence pour ne pas la nommer et  éviter toute apparence d’appartenance, a voulu que je sois une enfant du pays des cèdres, ce qui m’a exposé à tous les spectacles de violence qui puissent exister.

Née en pleine invasion israélienne de ma contrée, j’ai grandi avec les histoires de rapts, d’assassinats politiques, de détentions dans les prisons israéliennes et syriennes, de voies de faits des miliciens brutes, et j’en passe … A ne pas oublier les barbaries sur les terres palestiniennes, l’injustice infligée à cette population, le massacre de Cana tombé la veille de mon anniversaire, les atrocités incessantes en Irak, l’injustice assourdissante sur le continent africain, et la dernière guerre contre le Liban. Et par dessus le marché, comme si la brusquerie de la réalité ne suffisait pas, les cinéastes s’évertuent à produire des films où foisonnent des scènes cruellement crues.

Je ne sais pas si c’est une psychose dont je souffre, mais ce que je sais, c’est qu’il m’est très dur de voir, d’entendre, ou même de lire une histoire relatant des faits féroces. Et un jour, un tsunami du septième art a fait son apparition relatant dans ses moindres détails, le supplice d’un personnage historique mondialement connu, Jésus.

Ce film, j’ai tout fait pour le rater, le fuir, ne pouvant voir la cruauté des séquences qui le rythment. Ce soir, en zappant mécaniquement de chaîne en chaîne, je tombe nez à nez avec cette œuvre tant redoutée. Moi qui avais eu ma dose lors des dernières hostilités à la vue des victimes des conflits des sauvageries israéliennes, j’ai été ce soir figée, médusée, statufiée à la vue des premiers passages du film. Je n’ai pu le poursuivre, malgré Lire le reste de cette entrée »

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Liban: Le port phénicien de Beyrouth égrène ses dernières heures après 2500 ans d’existence

Posted by jeunempl sur mars 3, 2012

Par Marie-Josée Rizkallah – Libnanews

Le sort des Libanais, ou de leurs ancêtres phéniciens, au fil des siècles, a toujours été compromis à un assortiment d’imprécations variées. Il suffit de remonter au temps du prophète Moïse avec la malédiction de Canaan (1) et de relire un peu l’Histoire du pays des cèdres dans plusieurs ouvrages historiques de qualité si possible – à défaut d’un simple manuel d’histoire destiné aux écoliers dont la rédaction s’éternise en phase de gestation – pour comprendre ce triste fatum.

Dans la série des infortunes, la capitale semble subir actuellement la malédiction de Vénus. Ce suave prénom évoquerait pour la plupart la charmante déesse romaine de l’amour, dérivant de notre Ashtart locale. Cependant, détrompez-vous ! Vénus est le sobriquet que s’est attribuée une agence immobilière obstinée à saccager les vestiges d’une installation portuaire phénicienne constituée de deux cales sèches et de leurs rampes d’accès, remontant au Ve siècle av. J.-C.

L’absurdité et le drame de la situation actuelle ne peut qu’orienter les esprits, même les plus rationnels, à admettre tant bien que mal l’hypothèse de la fatalité. Comment peut-on expliquer le fait que plus de quatorze spécialistes locaux et internationaux dans le domaine de l’archéologie attestent la découverte d’infrastructures navales phéniciennes uniques en leur genre sur le terrain 1398 de Minet El-Hosn, et que ces vestiges finiraient par être détruits pour l’érection abjecte de trois tours résidentielles insignifiantes, en dépit des rapports scientifiques et de trois propositions peu coûteuses suggérées par le ministre de la Culture précédent, M. Salim Wardi, et qui ajouteraient une plus-value au projet : désaxer une des tours, la déplacer, ou incorporer les vestiges au sous-sol et au rez-de-chaussée de cette tour ? Sans oublier le fait que le ministère de la Culture en cours semble être aux abonnés absents dans cette affaire, du moins face à l’opinion publique.

Ce silence de marbre de la part des autorités actuelles, présage vraisemblablement une issue funèbre à ce port. Le scénario saugrenu proposé par VRE avec le débarquement du nouveau ministre M. Gaby Layoun en juin 2011 risquerait fort de se produire dans les prochains jours. À savoir, la proposition de « conservation » du site en procédant à son démantèlement en blocs de 5 et 8 tonnes pour faciliter leur transfert vers les espaces verts du projet (2). Comment « conserver » ce qui est taillé dans le roc ? Comment déplacer ces cales de 30m de long et 4m de large ? Leur solution « scientifique » proposée est de sectionner et scier ces cales-sèches en tranches parallèles, qui seraient elles-mêmes sciées en 3 morceaux, ce qui représenterait un pur sabotage qui occasionnerait des coûts exorbitants, alors que la solution est simple : désaxer une tour et conserver ce port in-situ. Ce que Vénus semble réfuter catégoriquement, ce qui est d’autant plus aberrant.

Depuis la conception du projet Vénus et la découverte de ces cales de radoubes antiques, il a été convenu de préserver sur place ce port unique au Levant, qui avait été classé par le ministre M. Salim Wardy en avril 2011. Mais sur le terrain, les démolitions quasi quotidiennes des bâtiments et sites classés prouvent que les autorités libanaises sont passées maîtres en matière de déclassement de sites historiques, et ce ne sont pas les preuves qui manquent (3).

Pourquoi remettre en cause une décision déjà prise de classement du port phénicien ? Les avis des archéologues internationaux tel Marguerite Yon, Jean-Yves Empereur, Kaliopi Baika, David Blackman, et Anna-Maria Busilla, ainsi que des spécialistes locaux tels Martine Francis Allouche, Hicham Sayegh, Anis Chaaya, Jeanine Abdelmassih, Eric Gotwalles, Laure Salloum, Leila Badre et Nadine Panayot Haroune compteraient pour des prunes ?

Dans un article fraîchement publié sur le quotidien électronique elnashra, l’ancien ministre de la culture estime que le nombre conséquent des professionnels pour la sauvegarde du port in-situ ferait largement pencher la balance de leur côté, face à la voix de Hans Curvers, l’archéologue qui travaille pour le compte de Lire le reste de cette entrée »

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