Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Articles Tagués ‘Formation’

Le défi de la formation aux métiers du secteur pétrolier

Publié par jeunempl le mars 1, 2014

Le Commerce du Levant – Mona E. Sukkarieh

Cours - Pétrole et gazLes compagnies qui obtiendront des licences d’exploration et de production au Liban seront tenues d’embaucher des citoyens libanais à hauteur de 80 % de leurs effectifs. Il s’agit là d’un objectif ambitieux, inscrit dans le règlement régissant les activités pétrolières offshore. Cela pose un défi non seulement aux compagnies pétrolières mais aussi aux autorités libanaises et aux universités et aux instituts de formation professionnelle et technique dont les cursus et programmes actuels ne répondent pas aux besoins anticipés du marché du travail.

Étant donné la proximité du Liban des pays du Golfe riches en hydrocarbures, plusieurs universités libanaises proposaient depuis des années déjà aux étudiants des diplômes pétrole et gaz leur permettant de faire carrière dans ces pays. Mais ces programmes sont loin d’être suffisants. On s’attend désormais à ce que ces universités et centres de recherche anticipent la possible découverte de ressources offshore et le développement d’un secteur pétrolier au Liban pour offrir aux jeunes Libanais un choix plus large et un enseignement plus complet ainsi que des installations et des équipements plus modernes. Après une période d’hésitation, l’année 2013 a vu un certain nombre d’universités introduire de nouveaux programmes d’études et de formation pour accompagner l’émergence éventuelle d’une industrie pétrolière dans le pays.

Les étudiants qui ont l’intention de suivre l’un ou l’autre de ces programmes seront sur le marché dans quatre à cinq ans. Mais ces futurs diplômés n’auront aucune expérience professionnelle. Pendant les premières années, les Libanais formés à l’étranger seront donc avantagés. Il faudra donc les encourager à retourner travailler dans leur pays en leur proposant des conditions séduisantes.

Parallèlement aux programmes académiques, une attention particulière devrait être accordée à la main-d’œuvre locale peu qualifiée, un sujet jusque-là négligé. Des programmes de formation sont à l’étude. Une Lire la suite »

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Lancement d’un programme de formation du corps judiciaire financé par l’UE

Publié par jeunempl le janvier 29, 2013

ANI

justiceL’Institut d’Etudes Judiciaires a lancé, mardi, un nouveau programme financé par l’Union Européenne, pour former le personnel du corps judiciaire au Liban, lors d’une cérémonie à laquelle ont assisté, entres autres, le ministre de la Justice Chakib Cortbawi, le ministre d’Etat Mohammed Fneich et l’ambassadrice de l’UE au Liban Angelina Eichhorst.

L’objectif du programme, dont le coût atteint les 900.000 euros, est de contribuer à l’amélioration des compétences professionnelles des juges, avocats, notaires et différents juristes, par une formation permanente.

Cette initiative vise également à encourager les échanges entre les juristes libanais et européens.

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Rapport d’avancement de la Politique européenne de voisinage 2011 – Liban : plus de réformes sont nécessaires

Publié par jeunempl le mai 16, 2012

ANI

La Commission européenne et la Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ont publié le 15 mai 2012 le "paquet voisinage" annuel, consistant d’une communication commune ("Tenir les engagements de la nouvelle Politique européenne de voisinage") qui évalue la première année de mise en oeuvre de la nouvelle PEV adoptée en 2011, une communication commune séparée qui propose une "Feuille de route pour le partenariat avec les voisins de l’Est", un rapport sur "Le partenariat pour la démocratie et une prospérité partagée" avec le Sud de la Méditerranée (comprenant une feuille de route pour des actions futures), un rapport d’avancement sur le partenariat avec les voisins de l’Est, 12 rapports pays (sur les développements en 2011 avec une série de recommandations pour le futur, y compris un sur le Liban, et une annexe statistique).

Suite à la chute du Gouvernement libanais d’Union nationale en janvier 2011, la mise en œuvre du Plan d’Action de la Politique européenne de voisinage a stagné durant le premier semestre 2011. Aussitôt après qu’un nouveau gouvernement a été formé, le dialogue avec l’UE a repris de façon très intensive, avec de nombreuses visites à haut niveau et des réunions PEV tenues durant la deuxième moitié de 2011. Les préparations pour un nouveau Plan d’Action PEV ont débuté à la fin de l’année.

Sur base du rapport de cette année et dans la perspective d’une mise en oeuuvre plus effective réussie du Plan d’Action de la PEV en 2012, le Liban est invité à :
- Adopter une nouvelle loi électorale, à temps pour les élections législatives de 2013, pour que le processus électoral se déroule plus en accord avec les standards internationaux.
- Réduire le nombre de projets de lois actuellement en examen au Parlement et faire avancer l’adoption des propositions législatives dans les Lire la suite »

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Retour du Vatican, Raï se dit "prêt à un face à face avec Nasrallah"

Publié par dodzi le avril 17, 2011

L’Orient le Jour

Le patriarche Raï prône la réconciliation, l'ouverture et le dialogue... son appel sera-t-il favorablement reçu?

Le patriarche maronite a clôturé, samedi, sa première visite officielle au Vatican. De retour au Liban, avec à son agenda une rencontre chrétienne restreinte, mardi, au siège patriarcal, le patriarche Raï a appelé à la formation rapide d’un gouvernement et s’est dit "prêt à un face à face avec Hassan Nasrallah."

Après son séjour romain et une semaine de contacts, de réunions de travail et de réceptions au cours de laquelle le nouveau patriarche a été introduit dans ses nouvelles charges, Raï est rentré à Beyrouth avec la claire intention de mener à bien sa tâche tant sur le plan ecclésial que sur le plan diplomatique et politique. Ainsi, depuis l’aéroport international de Beyrouth, où il a été reçu par le ministre sortant de l’Intérieur, Ziyad Baroud, représentant le chef de l’État, le patriarche Béchara Raï a appelé à la formation rapide d’un gouvernement : "Le pays ne peut plus supporter la paralysie de ses administrations et ses institutions et il est fort déplorable que la vie de tous les Libanais soit suspendue à un portefeuille ministériel", a-t-il déclaré. "Face aux vents de changements qui soufflent sur la région, il n’est pas permis qu’on joue avec l’avenir du pays comme s’il n’était en rien concerné", a poursuivi le patriarche.

Répondant à une question concernant le dialogue avec le Hezbollah, le chef de l’Église maronite s’est dit prêt au dialogue avec tout le monde et même "prêt à un face à face avec le secrétaire général du parti de Dieu Hassan Nasrallah." Et Raï d’assurer : "Le dialogue sincère et responsable sur le plan de l’entente interne et la consultation des autres en ce qui concerne les choix fondamentaux font partie de nos constantes. Dieu nous a appris le dialogue, en envoyant son fils, Jésus Christ, sur terre. Il doit en être de même pour nous."

Le patriarche a également confirmé qu’il recevra, mardi prochain, à Bkerké, les quatre figures les plus représentatives de la communauté maronite : Amine Gemayel, Michel Aoun, Sleimane Frangié et Samir Geagea. Ce sera, a-t-il dit, une forme de retraite spirituelle, accompagnée d’un rite de repentance particulier à la semaine sainte. Le sommet maronite restreint sera suivi, le 12 mai, d’un sommet interreligieux. "Nous avions publiquement annoncé la tenue du sommet interreligieux. Pour ce qui est du sommet maronite, il était supposé se tenir dans la discrétion, mais je n’y trouve pas d’inconvénient qu’il soit rendu public", a souligné Raï. Lire la suite »

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Aoun : L’autre camp coexiste avec les armes depuis 1990

Publié par jeunempl le mars 1, 2011

Libnanews

A l’issue de la réunion hebdomadaire du bloc parlementaire de la Réforme et du Changement, l’ancien premier ministre Michel Aoun a répondu aux différentes accusations portées par l’ancienne majorité du 14 Mars au sujet des armes du Hezbollah.

« Nous savons par Wikileaks que l’opération du 5 Mai (NDLR : lors de la tentative de démantèlement du réseau de télécommunication du Hezbollah) était contre nous et, Dieu merci, nous en sommes victorieux », a déclaré le Général Michel Aoun, qui avait auparavant fait allusion à une dépêche de Wikileaks concernant une réunion entre l’ambassadrice américaine et le ministre des télécoms Marwan Hamadé et d’un possible complot face à l’alliance politique entre le CPL et le Hezbollah.

Le dirigeant chrétien a également abordé la question des prérogatives du président de la république Michel Sleiman, indiquant qu’il n’existe pas de loi fixant le nombre de candidats qu’il pourra posséder au sein d’un gouvernement à constituer. Michel Aoun s’est cependant prononcé en faveur de l’adoption d’un cadre légal permettant au locataire du Palais de Baabda de surveiller la formation d’un gouvernement dans le cadre de la constitution libanaise. « La représentation des communauté était injuste et inconstitutionnelle dans l’ancien gouvernement (Saad Hariri). L’autorité du président n’était pas respectée sous le mandat de Saad Hariri et l’irrespect continue, a-t-il poursuivi.

Abordant la question de la formation du gouvernement Nagib Mikati, le député Michel Aoun a réfuté les Lire la suite »

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De Tripoli, Mikati appelle toutes les parties au dialogue

Publié par jeunempl le février 26, 2011

(L’Orient le Jour)

Le Premier ministre désigné se livre à son premier bain de foule dans la capitale du Liban-Nord.

Soucieux de retrouver lui aussi ses « racines », alors qu’il donne l’impression d’errer à l’heure actuelle dans une sorte de no man’s land gouvernemental, le Premier ministre désigné, Nagib Mikati, a bousculé hier son calendrier pour se rendre à Tripoli, sa ville natale.

Se livrant au bain de foule, il a selon ses propres termes cherché à y puiser de nouvelles forces, sans toutefois parvenir à clarifier sa position au sujet des dossiers qui retardent jusqu’ici la formation de son cabinet.

Des centaines de ses partisans s’étaient massés devant son domicile tripolitain pour l’accueillir. Flanqué de ses alliés Mohammad Safadi et Ahmad Karamé, il s’est adressé à la foule en ces termes : « Je retourne à mes racines afin d’y puiser des forces et une détermination. »

« Quelle que soit la position que nous occupons, nous restons fidèles à nos principes, et notre premier souci est l’unité du Liban, sa fierté et sa dignité, a déclaré M. Mikati. Nous tenons aujourd’hui dans nos mains la boule de feu afin d’éteindre la braise de la guerre civile et d’œuvrer pour maintenir la stabilité. Nous ne sommes pas des amateurs de hautes fonctions ni de pouvoir. Nous avons simplement peur pour la patrie. Nous savons l’ampleur des défis, des périls qui nous menacent ; nous savons que la patrie est en crise, que les gens supportent au-delà de leurs capacités et c’est pour cette tâche que nous nous sommes rendus disponibles. »

Et de poursuivre : « C’est sur la base de cet arrière-plan que nous cherchons aujourd’hui à former le gouvernement, afin que le Liban puisse franchir la plus grave crise de son histoire, une crise qui menace son existence, son unité et son entité. Nous avons tous l’espoir de former un cabinet exprimant les aspirations du peuple libanais dans ses diverses fractions et composantes. C’est pourquoi je lance, de Tripoli, un Lire la suite »

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Aoun: Nous voulons un minimum de cohésion dans le prochain gouvernement

Publié par jeunempl le février 5, 2011

Libnanews

Najib Mikati visitant le général Michel Aoun à Rabieh, dans le cadre de sa tournée chez les anciens Premier Ministres, le 26 janvier 2011

A l’issue d’une réunion suivie d’un déjeûné en compagnie du premier ministre désigné Nagib Mikati, l’ancien premier ministre et dirigeant du CPL, Michel Aoun a indiqué qu’un accord sur la distribution des portefeuilles ministériels n’a pas encore été atteint, les discussions se poursuivant sur la formule selon laquelle sera constitué le prochain cabinet gouvernemental.

Le député a également déclaré qu’il existe des critères politiques pour les partis désirant intégrer le gouvernement. « Nous voulons un minimum de cohésion », a déclaré Michel Aoun, rejetant les critères ayant mené – selon lui- à la chute du précédent cabinet.

Aux questions des journalistes sur le fait d’accorder à l’ancienne majorité du 14 Mars un droit de véto dans le prochain gouvernement, le dirigeant du Bloc Parlementaire du Changement et de la Réforme a estimé ne pas avoir mis de conditions préalables à toute participation, indiquant qu’il n’est pas d’accord sur l’expression.

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La route, éternel danger?

Publié par jeunempl le juillet 10, 2010

Rima Harfouche – Les Hirondelles

2009, année noire avec plus de 900 morts selon la Yasa. Les pouvoirs publics semblent toujours impuissants.

«La création d’un Conseil national de la sécurité routière et une meilleure formation des membres de FSI.» Voilà ce que le général Joseph Doueihi propose. Coordinateur du projet de développement du transport urbain pour le Grand Beyrouth, il a exposé sa stratégie lors de la table ronde au Centre culturel français, le 26 mai dernier.

Objectif: réduire le nombre d’accidents mortels et améliorer la sécurité routière, en touchant des secteurs-clé comme l’entretien mécanique des véhicules et la maintenance des routes. Doueihi appelle à «la mobilisation de tous les acteurs concernés par la sécurité routière: différents ministères, ambassades, associations, organisations non gouvernementales…

Son but vise «la protection de la société libanaise des conséquences des accidents routiers». Il faut notamment «inculquer au citoyen le respect de la loi et du code de la route, poursuit le général. Par ailleurs, les FSI manquent d’effectifs: pour 3 200 carrefours, seuls 235 policiers sont disponibles». Selon lui, plusieurs milliers de voitures ne passent pas le contrôle technique et ne respectent donc pas les critères pour circuler. «Le plus grand problème, c’est l’absence de décision politique pour faire de la prévention routière une priorité», déplore-t-il.

Parmi les acteurs de la société civile, la Yasa est en première ligne. Ziad Akl, son directeur, n’hésite pas à faire «porter les responsabilités aux familles» tout autant qu’au gouvernement. La Yasa, elle, focalise son action sur les 18-25 ans et les 26-34 ans, via des campagnes dans les médias et les universités. Selon Akl, un père offrant le permis à son fils pour son 18e anniversaire et l’Etat qui n’entretient pas le réseau routier sont aussi coupables l’un que l’autre. «En fin de compte, la sécurité routière au Liban est un fiasco dû à la corruption et au clientélisme», assène Ziad Akl. Triste constat.

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Le Liban espère endiguer la fuite des cerveaux

Publié par dodzi le mars 30, 2010

Econostrum.info

Par Jenny Saleh

466 000 à 640 000 Libanais auraient quitté le pays entre 1992 et 2007. La diaspora libanaise est trois fois plus nombreuse que les habitants actuels du pays.

Depuis de nombreuses années, le Liban est confronté à un sérieux problème, celui de l’émigration de ses jeunes diplômés vers d’autres pays plus attractifs, économiquement parlant. Salaires trop bas, instabilité politique, font partie des quelques motifs qui poussent les jeunes Libanais à s’expatrier.

Peu de pays dans le monde peuvent se targuer d’avoir plus de ressortissants à l’étranger que sur leur propre sol. C’est le cas du Liban, qui compte une diaspora ancienne mais aussi plus récente de plus de 12 millions de personnes, contre seulement 4 millions d’habitants sur la terre natale.

Aux différentes vagues d’émigration vers l’Afrique, les Amériques ou l’Europe, au début du XXe siècle, pour fuir la domination ottomane, a succédé un autre type d’émigration, entre 1975 et 1990 en raison de la guerre civile qui ensanglantait le pays. Mais depuis plusieurs dizaines d’années, c’est une toute autre forme d’émigration qui gangrène le pays, celle de ce qui est sans doute sa matière première, l’élément humain.

Cette fuite des cerveaux touche aujourd’hui toutes les familles libanaises. Au moins 50% des Libanais a un membre de sa famille qui s’est expatrié. Des chiffres publiés dans une étude de l’Université Saint-Joseph à Beyrouth parlent d’eux-mêmes. 466 000 à 640 000 personnes auraient quitté le pays entre 1992 et 2007, dont l’écrasante majorité de 77%  sont des jeunes âgés entre 18 et 35 ans.

Stopper l’hémorragie

Ces chiffres, le ministre du Travail libanais, Boutros Harb, les a utilisés lors de son intervention dans un débat portant sur "Les jeunes, l’emploi et l’émigration", organisé le 26 mars 2010, lors du salon de recrutement Forward, à Beyrouth. Le ministre a également noté que "le taux de migration des jeunes, aux alentours des 17,5%, est beaucoup plus élevé que la moyenne nationale, de 10,3%".

Et le plus inquiétant, comme l’a souligné M.Harb, c’est que "presque 50% de ces jeunes candidats à l’émigration sont titulaires d’un diplôme universitaire, 22% d’entre eux sont bacheliers, tandis que 10% dispose d’un diplôme technique".

Bref, le Liban perd sa main d’oeuvre qualifiée, qui préfère aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte et surtout, plus lucrative. Lire la suite »

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Une redistribution des cartes pour un nouveau paysage politique

Publié par jeunempl le novembre 11, 2009

(Scarlett Haddad – L’Orient le Jour)

Liban - Gouvernement 2009En dépit des couacs, le Liban a un nouveau gouvernement d’union nationale. Si la naissance a été rude et complexe, ce nouveau gouvernement n’en ouvre pas moins la voie à une nouvelle ère et à de nouvelles perspectives politiques internes et régionales. La campagne épuisante et souvent insupportable ouverte depuis le lancement de la bataille électorale des législatives est enfin terminée et le gouvernement présidé par Saad Hariri consacre une nouvelle équation : les victoires électorales ne permettent pas à un camp déterminé de gouverner seul. Mais le triomphe du compromis ne suffit pas à dissimuler les leçons que l’on peut tirer de cette longue genèse.

D’abord, l’impression qui se dégage de la période qui a précédé la naissance du gouvernement est que l’image du Premier ministre a été quelque peu égratignée. Il a pris trop de temps, il a même souvent attendu des conseils venus de l’extérieur et il a finalement cédé sur des points dont il refusait à certains moments d’entendre parler. Des sources proches du Courant du futur précisent même que c’est le fils du roi Abdallah d’Arabie, l’émir Abdel Aziz, qui a conseillé à Saad Hariri de donner les portefeuilles des Télécommunications et de l’Énergie au général Aoun, suite à un entretien entre le roi Abdallah et le président syrien il y a une dizaine de jours. Mais dans le même temps, Saad Hariri a montré au cours des cinq derniers mois une grande patience et autant de souplesse, qui lui ont même valu les compliments de Walid Joumblatt, et il a montré une ouverture au dialogue qui lui donne la possibilité de reprendre le rôle de son père au cours des prochains mois, dans la recherche des compromis et l’aptitude à arrondir les angles. De plus, le choix de ses ministres montre qu’il a écarté les faucons au profit de figures plus consensuelles.

Le processus de formation a aussi égratigné la fonction de Premier ministre puisque le signal de la formation du gouvernement a été pratiquement donné à Rabieh par le général Aoun qui a Lire la suite »

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