Mouvement pour le Liban

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Posts Tagged ‘égalité des sexes’

Les violences faites aux femmes : un fléau coutumier au Liban

Posted by dodzi sur septembre 18, 2011

iLoubnan.info

 

Par Mounia Ait Allek

Violences physiques, agressions sexuelles, harcèlement moral ou sexuel, privations économiques, crimes « d’honneur » : autant de sévices dont une femme sur trois a déjà été victime au Liban selon des statistiques établies par KAFA (enough) Violence & Exploitation. Lumière sur les violences domestiques trop souvent restées silencieuses.

Signataire de la Convention des Nations Unies sur l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) et de la Convention internationale relative aux droits civiques et politiques (ICCPR), le Liban s’est maintes fois engagé auprès de la communauté internationale à assurer l’égalité des genres. En outre, l’article 7 de la Constitution libanaise garantit l’interdiction de toutes formes de discriminations envers les femmes. Paradoxalement, des lois poussiéreuses du Code Pénal libanais subsistent comme l’article 522, selon lequel un homme peut être excusé d’un viol s’il épouse sa victime. Encore récemment, l’article 562 accordait des circonstances atténuantes en cas de « crime d’honneur », si un homme avait assassiné une femme de sa famille qui aurait « compromis l’honneur de la famille ». La suppression de cet article du Code Pénal libanais a été récemment votée au Parlement suite à la proposition de son abrogation, à l’initiative du député Samy Gemayel. Une suppression saluée par toutes les organisations non-gouvernementales libanaises.

“Les violences familiales envers les femmes constituent les abus les plus répandus et ne connaissent aucune barrière économique ou communautaire,” affirme Faten Abou Chacra, directrice de projet pour KAFA. Partant, une coalition menée par KAFA et qui compte aujourd’hui près de cinquante neuf organisations non-gouvernementales (ONG), a présenté un projet de loi en 2008 : « Bill for the Protection of Women Against Family Violence Referred to the Parliament », fruit d’une étroite collaboration entre un comité d’experts des Forces de Sécurité Intérieure, des juristes et nombre d’acteurs de la société civile d’après la publication de Azza Sharara Badydoun : “Crimes of femicide before the Lebanese Judiciary”. Le projet de loi, saisi à bras le corps par l’organisation KAFA (enough) Violence & Exploitation, s’appuie sur les recommandations du Rapporteur Spécial des Nations Unies sur les Violences à l’égard des Femmes, et ouvre une réelle perspective d’amélioration de la condition féminine au Liban. Lire le reste de cette entrée »

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Propositions pour juger la violence domestique hors des tribunaux religieux

Posted by dodzi sur septembre 25, 2009

IRIN

Les affaires de violence domestique sont portées devant les 15 tribunaux religieux du Liban, dont les activistes disent qu’ils favorisent les hommes par rapport aux femmes

Les affaires de violence domestique sont portées devant les 15 tribunaux religieux du Liban, dont les activistes disent qu’ils favorisent les hommes par rapport aux femmes

BEYROUTH, 24 septembre 2009 (IRIN) – Au Liban, tandis que les législateurs s’efforcent, trois mois après les élections parlementaires, de former un gouvernement, les activistes des droits de la femme attendent la reprise des sessions parlementaires, pour que s’ouvre le débat sur un nouveau projet de loi concernant la violence domestique.

Ghida Anani, coordinatrice de KAFA, une organisation libanaise luttant contre les formes d’exploitation et de violence envers les femmes, estime que trois quart des femmes libanaises ont subi, à un moment ou à un autre de leur vie, des violences physiques de la part de leur mari ou d’autres hommes de leur famille.

Dans le système démocratique multiconfessionnel du Liban, les affaires de violence domestique sont portées devant l’un des 15 tribunaux religieux, ou tribunaux des affaires familiales, dont les lois datent de l’ère ottomane et qui, selon les activistes, favorisent toujours les hommes par rapport aux femmes.

Le nouveau projet de loi propose que la violence domestique ne relève plus de la compétence des tribunaux religieux mais de celle du système judiciaire civil, et ne dépende pas des spécificités confessionnelles, donnant les mêmes droits aux femmes musulmanes et aux femmes chrétiennes. Pour les activistes, cette loi constituerait une avancée cruciale vers l’égalité entre hommes et femmes.

« Les tribunaux religieux ne traitent pas les hommes et les femmes de façon égale », a dit Nadya Khalife, chercheuse spécialiste des droits humains au Moyen-Orient et en Afrique du Nord pour l’ONG (organisation non gouvernementale) Human Rights Watch (HRW). « La loi constitue une avancée dans la bonne direction, mais il reste beaucoup de chemin à faire pour d’atteindre l’égalité au Liban ».

Violence domestique

Warda*, mère de six enfants, a raconté qu’elle avait subi des violences domestiques pendant 20 ans.

Son mari, qui était toxicomane, l’a battue et violée tout au long de leur mariage, a-t-elle dit. Ses tentatives pour obtenir de l’aide auprès de l’hôpital et de la police ayant échoué, elle est allée voir le représentant de son tribunal musulman chiite.

Warda a raconté que le représentant ne l’avait pas beaucoup aidée, se contentant de lui expliquer qu’il était difficile pour elle d’obtenir un divorce, étant donné que son mari refusait de divorcer. Finalement, elle est allée demander de l’aide à KAFA, et aujourd’hui, bien que toujours mariée, elle vit chez ses parents et n’a pas le droit de rendre visite à ses enfants. Lire le reste de cette entrée »

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Les Libanaises veulent transmettre leur nationalité à leurs enfants

Posted by dodzi sur janvier 28, 2009

Au Liban, seuls les hommes peuvent transmettre la nationalité à leurs enfants.

Au Liban, seuls les hommes peuvent transmettre la nationalité à leurs enfants.

Haut Courant

N’ayant pas le droit de transmettre leur nationalité ni à leurs enfants ni à leurs maris, les Libanaises se mobilisent sur Facebook.

«  On a ôté aux femmes leur droit du sang ! », s’insurge Youssef, 31 ans, né d’une mère libanaise et d’un père irakien. En effet, la loi libanaise refuse aux femmes le droit de transmettre leur nationalité à leurs enfants et à leurs maris étrangers. Une discrimination aux yeux de beaucoup de Libanaises qui ont décidé de se mobiliser, sur Facebook notamment. « Je me bats pour mon droit naturel à être traitée à égalité avec l’homme libanais », s’exclame Gilberte Khoury Hermann à L’Orient du Jour, une Libanaise mariée à un Allemand.

« Il y a des femmes et des hommes qui en souffrent tous les jours au Liban »

Mais cette discrimination touche également les enfants de ces femmes mariées à des non-libanais. Ces derniers doivent faire face à des complications administratives souvent coûteuses. L’exemple type étant celui du permis de séjour à 1200 dollars. Sans ce sésame, impossible de résider sur le territoire ni d’obtenir un travail. Pour Roula El Masri, membre de l’ONG CRTD-A (Collectif pour la recherche et la formation sur le développement-action), cela va beaucoup plus loin que de simples désagréments juridiques : « Il y a des femmes et des hommes qui en souffrent tous les jours au Liban, essuyant des complications administratives, des humiliations et des privations ». « L’accès à l’éducation ou aux aides sociales, comme la gratuité des soins, est limité. Ces enfants doivent aussi faire face à des restrictions sur le marché de l’emploi », affirme le CRTD-A, à la pointe de la mobilisation. Fatmeh, mère libanaise mariée à un Palestinien, en témoigne : « Mon fils vient de décrocher son diplôme de chimie, mais il n’a pas pu se faire embaucher dans les écoles publiques de la région ». Plus délicat encore, le cas de ces enfants que leurs pères, étrangers ou bien libanais, n’ont pas reconnus. Sans aucune nationalité, ils ne possèdent qu’un laissez-passer où ne figure qu’une seule inscription : « non-libanais ». Lire le reste de cette entrée »

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