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Posts Tagged ‘Druze’

Fadi el-Awar (député druze de Baabda) : Entre l’émir et le Bey

Posted by jeunempl sur septembre 17, 2012

L’Hebdo Magazine – Joëlle Seif

Des yeux qui pétillent de malice, de l’humour et un franc-parler. Il fait partie de ceux qui nomment les choses par leur nom et vont droit au but. Il a gardé en lui le côté frondeur de celui qui, à 12 ans, participait déjà à des manifestations. Portrait du député druze de Baabda, Fadi el-Awar, membre du Bloc du Changement et de la Réforme.

C’est dans le village de Kornayel qu’il a grandi dans une famille composée de cinq enfants, quatre garçons et une fille. A l’âge de cinq ans, il perd son père. «On a vécu avec ma mère dans une maison modeste. Ma mère travaillait et nous possédions une petite parcelle de terrain à Beyrouth qui nous rapportait des rentrées. En ce temps-là, cela suffisait pour subvenir aux besoins de la famille», se souvient Fadi el-Awar. C’est à l’école publique de Kornayel qu’il fait ses études scolaires, avant d’entamer des études universitaires à la BUC (actuelle LAU) et à l’Université libanaise.

A un âge très précoce, il fait ses débuts en politique. Il a 12 ans lorsqu’en 1972 il organise la première manifestation à l’école publique et réclame qu’on asphalte les routes. «C’était une demande vitale pour nous car on s’enfonçait dans la boue», dit-il. Il est retenu dans la voiture des gendarmes mais ses collègues réussissent à le libérer en leur jetant des pierres.

En 1973, lorsque les problèmes entre l’armée et les Palestiniens commencent, il se promène partout avec une keffieh autour du cou, alors que toute la famille se rendait auprès du ministre de l’Intérieur, Bachir el-Awar, qui était un parent à lui. «J’ai toujours considéré mienne la cause Lire le reste de cette entrée »

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Joumblatt et Hariri dénoncent, Aoun applaudit : La proportionnelle, un projet mort-né

Posted by jeunempl sur août 12, 2012

L’Hebdo Magazine – Julien Abi-Ramia

C’est une première historique. Mardi, le gouvernement a entériné le projet de loi électorale, présenté par Marwan Charbel, qui prévoit un scrutin à la proportionnelle et un nouveau découpage. Mais les réserves exprimées par le PSP et l’opposition rendent, d’ores et déjà, périlleuse son adoption au Parlement.

En deux jours, l’Exécutif a opéré une petite révolution. Petite parce que les réformes sur papier peuvent très bien être enterrées à la Chambre des députés. Révolution parce qu’en 48 heures, l’Exécutif a renversé un demi-siècle d’immobilisme. Pour la première fois dans l’histoire du pays, un gouvernement a réussi à se défaire du scrutin majoritaire. Une victoire symbolique pour le ministre de l’Intérieur et la présidence qui ont su faire adopter une loi électorale dans des délais raisonnables. Une victoire politique pour le CPL, le Hezbollah et le mouvement Amal qui, en votant ce texte, laissent à l’opposition la responsabilité de son éventuel mise en échec au Parlement.

En Conseil des ministres, les ministres affiliés au PSP ont, sans surprise, voté contre le projet de loi et exprimé leur désaccord sur la proportionnelle. Pour le compte du PSNS, Ali Kanso s’est contenté d’émettre des réserves sur le découpage électoral, son parti militant pour l’adoption d’une circonscription unique.

Si elle venait à être adoptée, la proposition rebattrait les cartes politiques, à moins d’un an des élections législatives.

Prémices d’un changement

Dans le projet Charbel, le Liban est découpé en treize circonscriptions de taille moyenne, une quatorzième étant réservée aux Libanais vivant à l’étranger qui pourront élire six députés. Le nombre d’élus au Parlement passerait de 128 aujourd’hui à 134 l’année prochaine.

A la faveur de ce texte, les militaires pourront participer au vote. Autre avancée, Lire le reste de cette entrée »

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Le mode de scrutin proportionnel : Un projet défavorable à Joumblatt et Hariri

Posted by jeunempl sur mai 8, 2012

Arlette Kassas – L’Hebdo Magazine

Au cours de l’histoire contemporaine du Liban, aucune loi électorale n’a jamais pu être votée sans un consensus national. Les tentatives se multiplient pour obtenir un accord sur une loi différente de celle en vigueur depuis les années soixante, qui a connu quelques minimes amendements ponctuels.

Un projet de loi basé sur la proportionnelle a été présenté par le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel. Les positions des différents partis vont du refus net et catégorique à un accueil plutôt froid. Le président de la République, le chef du gouvernement et le président de la Chambre sont en faveur de ce mode de scrutin. L’Eglise maronite n’y a pas opposé d’objections, mais le patriarche maronite, en réponse aux journalistes qui lui demandaient ce qu’il en pensait, a répondu: «Que quelqu’un m’explique ce qu’est la proportionnelle!».

C’est que la proportionnelle demeure une énigme tant pour de nombreux politiciens que pour les électeurs. La proportionnelle et la circonscription unique pour tout le Liban forment ce projet qui remonte aux années soixante-dix, mais l’absence d’un mode d’application a constitué un obstacle à son application.

Les contre-arguments

Selon le mécanisme proposé, les électeurs devront choisir une liste, ou des noms sur cette même liste, ils ne peuvent pas sélectionner ou combiner des noms sur des listes différentes. Chaque liste recevra alors un nombre de sièges proportionnel au nombre de bulletins qu’elle aura réussi à avoir au niveau de la circonscription. Par exemple, si l’ensemble des électeurs dans un mohafazat est de 200000 et que l’une des listes réunit 20.000 voix, elle aura droit à dix pour cent des sièges prévus.

Le mécanisme est simple et complexe à la fois. Pour l’électeur, il n’a qu’à sélectionner une liste, ou des noms sur la même liste, et son rôle s’arrête là. Pour le décompte des voix, le mécanisme est plus complexe. Il se fait en deux étapes: d’abord, définir le nombre de votes qu’il faut obtenir pour avoir droit à un siège. A cet effet, on divise le nombre total des bulletins par le Lire le reste de cette entrée »

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Liban : Joumblatt et Hariri en Arabie saoudite

Posted by dodzi sur avril 23, 2012

L’Orient le Jour

Le chef du Parti socialiste progressiste Walid Joumblatt est depuis hier dimanche en Arabie saoudite où il doit rencontrer les responsables ainsi que l’ex-Premier ministre Saad Hariri cette semaine.

C’est la première visite du leader druze en Arabie depuis la formation de l’actuel gouvernement libanais.

Les avis des responsables du 8 Mars sur cette visite étaient pour le moins mitigés. Les pôles de la majorité seraient « inquiets des retombées de cette visite sur la scène politique locale », rapporte ainsi le quotidien libanais al-Liwaa dans son édition de lundi.

D’autres responsables du 8 Mars, cités par le quotidien al-Akhbar, proche du Hezbollah, ont assuré que la visite n’aura « aucun impact sur le gouvernement, d’autant plus que le chef du PSP est satisfait de sa position au sein du Cabinet et de l’équilibre politique » au Liban.

Selon des sources saoudiennes, M. Joumblatt doit s’entretenir avec le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud el-Fayçal, ainsi que d’autres responsables, mais ne rencontrera pas le roi Abdallah.

Hariri reçu par le ministre saoudien de la Défense

ANI

Le bureau de presse de l’ancien PM Saad Hariri a publié le communiqué suivant :

« Le ministre saoudien de la Défense le prince Salman ben Abdel Aziz a reçu aujourd’hui l’ancien Premier ministre Saad Hariri. »

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Aridi: la loi de la proportionnelle exclut le PSP représenté par Joumblatt

Posted by jeunempl sur avril 2, 2012

ANI

Le ministre des Travaux publics et des Transports Ghazi Aridi a dénoncé lundi la loi de la proportionnelle dans les législatives qui, selon lui, « pave la voie à l’exclusion d’une partie politique des Libanais qui est le PSP représenté par le député Walid Joumblatt », sans oublier de mentionner « la position politique de ce dernier et son partenariat au sein de la société libanaise ».

« La loi de la proportionnelle lui dénigre ce droit et l’exclut de la scène libanaise », a-t-il critiqué dans une conférence de presse qu’il a tenue dans son bureau ministériel.

Sur un autre plan, M. Aridi a déclaré que « son ministère n’assume nullement la responsabilité des travaux des routes », assurant qu’il a déjà présenté des lettres à ce niveau mais qui sont restées vaines ».

« Les entrepreneurs du ministère réhabilitent les routes à leurs propres compte, notamment celles de Bhamdoun et Dahr el Baidar qui souffrent de problèmes d’eau », a-t-il dit.

Et de conclure dans ce contexte qu’il est inadmissible d’accuser injustement le ministère qui accomplit son rôle à la perfection et ce dès le premier jour.

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En Syrie, les druzes redoutent la guerre civile

Posted by jeunempl sur mars 2, 2012

L’Hebdo Magazine – Talal el-Atrache, Soueida

La communauté druze de Syrie reste sourde jusqu’à présent aux appels à la révolte lancés par le leader druze libanais Walid Joumblatt. «Les druzes sont partagés, comme tous les Syriens, entre les contestataires et ceux qui soutiennent le pouvoir», explique Ayham Jazzan, un avocat druze dans la trentaine. «Mais à Soueida, la plupart de ceux qui s’opposent au régime s’opposent également à sa chute, car ils sont conscients que son effondrement entraînera la chute de l’Etat et du pays tout entier. Ceux qui le soutiennent le font pour des considérations nationalistes et existentielles», estime M. Jazzan.

Dès les premiers jours de la révolte en mars 2011, les druzes adhèrent aux revendications démocratiques de leurs compatriotes. De nombreux rassemblements mobilisent des dizaines de militants, notamment dans les villes de Soueida et Chahba. Le 27 mars, 80 avocats organisent un sit-in dans leur syndicat en solidarité avec les manifestants. Deux comités de coordination sont créés dans la province de Soueida et des dizaines d’étudiants et de militants sont arrêtés dans les mois qui suivent. Des groupes participent à des manifestations à Deraa, Damas et plus récemment, dans les quartiers assiégés de Homs. Les druzes des banlieues de Jaramana et de Sahnaya, à Damas, ainsi que les membres de la communauté du Mont Hermon, séparés de part et d’autre de la ligne de démarcation syro-israélienne, marquent également leur volonté de changement et organisent leurs cercles politiques

La crainte du chaos

Mais cette contestation reste limitée et minoritaire. «Les druzes ont pris leur décision: ils estiment que les conditions ne sont pas réalisées pour entamer une révolte», reconnaît Raëd Chaya, professeur de mathématiques, qui affirme avoir participé à toutes les manifestations organisées à Soueida.

Plusieurs facteurs expliquent le refus des druzes d’adhérer au soulèvement. La première est d’ordre technique. Partout en Syrie, pendant les premiers mois de la révolte, les mobilisations populaires ont lieu essentiellement à la sortie des prières du vendredi et restent centrées autour des Lire le reste de cette entrée »

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Marwan Kheireddine : Travailleur acharné et grand sportif

Posted by jeunempl sur février 20, 2012

Joëlle Seif – L’Hebdo Magazine

Président Directeur-général de la banque al Mawarid, le ministre d’Etat Marwan Kheireddine manie aussi bien les manches d’un avion que les chiffres et la bourse. Pour ce pilote breveté, l’atterrissage en politique est quelque peu un concours de circonstances, lui qui n’appartient à aucune famille politique. «Quand on vous demande de servir votre pays en devenant ministre vous ne pouvez pas refuser», dit-il.

Né le 14 février 1968, Marwan Kheireddine a fait ses études à l’International College (IC). En 1986, alors que les examens officiels sont annulés au Liban et à la suite d’un incident, ses parents décident de l’envoyer poursuivre ses études en Angleterre, à Richmond. «J’ai commencé alors à travailler dans le secteur bancaire, mais pour moi, le rêve était de vivre aux Etats-Unis. J’ai alors trouvé du travail à Philadelphie, où j’ai eu deux ans et demi d’expérience avant d’entamer mon MBA à Columbia», raconte le ministre Marwan Kheireddine. Diplômé en 1992, il refuse une offre aux Etats-Unis et décide de rentrer au Liban. «Avec l’arrivée de Rafic Hariri au pouvoir, j’estimais que la guerre était bien finie. Je voulais revenir pour voir ce que je pouvais faire», confie-t-il.

Rentré au Liban, Marwan Kheireddine fait ses débuts à la banque al-Mawarid et commence à développer l’établissement. «En 1994, nous étions les premiers à créer un choc positif en introduisant les cartes bancaires. Cette initiative a placé la banque al-Mawarid au premier plan. J’ai aussi développé d’excellentes relations avec le gouverneur de la Banque centrale. D’autre part, on a établi de nouveaux horaires de travail en ouvrant de 8h à 17h. Cette démarche sera adoptée ultérieurement par toutes les banques. Par coïncidence, j’ai commencé également à enseigner à l’AUB, et je continue jusqu’à présent à le faire régulièrement trois fois par semaine et ce, depuis 20 ans», affirme Kheireddine.

Au Liban, le monde des affaires n’est pas très loin de celui de la politique et, comme la majorité des businessmen, Marwan Kheireddine a toujours été proche des politiciens, «car, dit-il, c’est la façon dont les choses sont faites au Liban». C’est avec son ami d’enfance, l’émir Talal Arslan, qu’il Lire le reste de cette entrée »

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Le général et le bey : Deux fortes têtes… inconciliables

Posted by jeunempl sur septembre 2, 2011

L’Hebdo Magazine – Julien Abi Ramia

La crise de l’électricité aura révélé les véritables relations entre Michel Aoun et Walid Joumblatt. Pourtant capables, selon les circonstances, de faire front commun, au nom de l’unité nationale et des intérêts stratégiques, le faucon et le centriste partagent sur le fond, un grand nombre de désaccords sur les sujets de fond.

Entre Michel Aoun et Walid Joumblatt, c’est une question de primauté. En 2005, au moment du retour triomphal du leader du CPL qui a suivi le retrait des troupes syriennes, Walid Joumblatt expliquait que «ce n’est pas le tsunami qui nous tombe sur la tête tardivement qui a apporté la libération, mais le sacrifice de Rafic Hariri» et la mobilisation du 14 mars dont le chef du PSP était la figure de proue.

La teneur des véritables relations entre le général et le bey tient dans cette phrase. Rabié s’est toujours méfiée de la volatilité de Joumblatt et Moukhtara, des visées maximalistes d’Aoun. Deux leaders d’envergure nationale aux sensibilités si différentes ne peuvent que s’observer, et se craindre. Et comme toutes les fortes têtes, elles se ressemblent, inévitablement. L’attention qu’ils prêtent à leur communauté et leur aptitude à se rendre indispensable les rapprochent et font d’eux des figures incontournables condamnés à s’entendre. Les circonstances fluctuent et aujourd’hui, le dossier de l’électricité a Lire le reste de cette entrée »

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Joumblatt : L’acte d’accusation du TSL est politique par excellence

Posted by jeunempl sur juillet 5, 2011

(L’Orient le Jour)

Le chef du PSP Walid Joumblatt a appelé hier à cesser de débattre du dossier du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) sur le plan interne, afin de consolider la stabilité politique du pays et permettre de redynamiser le travail des institutions. Il a indiqué qu’il veut ainsi joindre sa voix à celle du mufti de la République, Mohammad Rachid Kabbani, qualifiant les propos tenus par ce dernier de « sages » et tranchant avec ceux de l’opposition qui « ravivent les tensions confessionnelles et sectaires ».

Le chef du PSP a souligné que « les assassinats et les crimes qui ont eu lieu au Liban étaient politiques par excellence, tout comme l’acte d’accusation du TSL ». « Le Liban est peut-être plongé actuellement dans un conflit international dont les dimensions le dépassent. Nous sommes donc tous appelés à tenir un discours politique et médiatique à la hauteur de cette phase et permettre aux institutions et au gouvernement actuel d’effectuer leur travail », a-t-il poursuivi.

Se penchant sur le débat de confiance qui s’ouvrira aujourd’hui, il a estimé qu’il constitue une occasion pour confirmer encore une fois les principes de la vie démocratique au Liban, soulignant l’importance de maintenir un discours politique « décent et convenable », et mettant en garde contre le fait de mener le pays vers « une impasse qui ne sera ni dans l’intérêt de la justice ni de la stabilité ».

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Syrie : Les minorités ont peur

Posted by jeunempl sur avril 30, 2011

Talal el-Atrache – L’Hebdo Magazine

Alors que les manifestations se propagent graduellement en Syrie, les minorités religieuses se cantonnent dans le domaine politique, évitant de prendre part à ce soulèvement sans précédent dans l’histoire moderne du pays. Chrétiens, druzes et alaouites, ismaéliens et chiites adhèrent aux revendications démocratiques, tout en préconisant une solution politique à travers un dialogue national. Entre-temps, la peur s’installe.

Les réformes annoncées par le président Bachar el-Assad n’ont pas suffi à apaiser les tensions et à convaincre les contestataires. Une partie des manifestants qui exigeaient des réformes démocratiques ont poussé d’un cran leurs revendications et appellent désormais à la chute du régime. Le pouvoir, pour sa part, semble déterminé à mater par la force ce soulèvement populaire, derrière lequel il voit la main des islamistes. Depuis une semaine, l’armée et les troupes d’élite de la Garde républicaine érigent des barrages militaires sur les principaux axes routiers du pays et à l’entrée de chaque ville. Les régions les plus concernées par le soulèvement, notamment la province de Deraa, les villes de Banias et de Homs, ainsi que la banlieue nord de Damas sont investies par l’armée. Des milliers de soldats appuyés par des chars passent à l’offensive et ratissent les principaux centres de contestation. Les mosquées ainsi que les maisons sont fouillées, des centaines de personnes sont arrêtées, dont les membres des comités qui organisent les manifestations.

La population, pour sa part, semble divisée. Si la nécessité de réformer de fond en comble le système politique fait l’unanimité des Syriens, il ne va pas de même en ce qui a trait aux manifestations, qui restent centrées en grande partie autour des mosquées et culminent après les prières et les sermons du vendredi. Dans ce pays régi par une main de fer, les mosquées représentent pour les uns le seul lieu de rassemblement et un efficace instrument de mobilisation. Pour les autres, il s’agit d’un lieu de culte sélectif, qui ne peut rassembler les différentes composantes de la population. Certains intellectuels, à l’instar du poète Adonis, ont été violemment critiqués pour avoir soulevé ce point. Et pourtant, cinq semaines après le début du mouvement populaire, les manifestants n’ont toujours pas réussi à entraîner les minorités religieuses, qui représentent près de 30% de la population syrienne.

Ces minorités, notamment alaouites, chrétiennes, druzes, ismaéliennes et chiites, ne sont pas descendues dans la rue, à quelques exceptions près. Plusieurs facteurs expliquent leurs réticences, notamment l’absence de toute alternative capable de maintenir l’ordre et de garantir l’unité du pays en cas de renversement du régime, ainsi que la crainte d’un dérapage vers un conflit inter-religieux instrumentalisé par les puissances régionales. Ces inquiétudes varient d’une communauté à l’autre, selon leur spécificité et leur situation sociopolitique.

Les alaouites ont peur de perdre le pouvoir

Les alaouites représentent 12% de la population syrienne, soit 2,6 millions de personnes. Opprimés de tout temps, historiquement isolés dans les montagnes côtières, marginalisés et vivant à la merci des féodaux des provinces centrales de Homs et de Hama, les alaouites ont bénéficié du coup d’Etat mené par Hafez el-Assad en 1970, qui favorisa le développement de la campagne. Bien que de Lire le reste de cette entrée »

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