Mouvement pour le Liban

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Aoun : Il n’y aura pas de guerre communautaire ni de discorde en vue

Posted by jeunempl sur octobre 19, 2010

(L’Orient le Jour)

« Je m’adresse à l’ensemble des Libanais, au monde entier et à l’ensemble du Proche-Orient et je leur dis : Nous sommes unis. La guerre communautaire n’aura pas lieu, de même qu’il n’y a pas de discorde en vue. »
C’est ce qu’a affirmé hier le chef du Courant patriotique libre, le général Michel Aoun, qui s’exprimait devant les étudiants du CPL qui venaient d’obtenir leur baccalauréat technique.

« Les guerres n’ont pas des origines confessionnelles ou religieuses. Ce sont des motifs qu’on utilise pour pousser les gens à s’entre-tuer, ou des raisons qu’une partie exploite pour rassembler les gens autour d’elle. C’est le faible qui incite au conflit communautaire et confessionnel en inventant de faux prétextes », a ajouté le député avant de poursuivre : « Les raisons de la guerre sont d’ordre économique ou visent à faire face à des velléités d’hégémonie. Le conflit communautaire sert de couverture à Israël pour tenter d’effriter le Liban. » Selon lui, si les Libanais possèdent une immunité, personne ne pourra désagréger le Liban.

« Nous avons dépassé le confessionnalisme et voilà qu’ils l’ont converti en communautarisme », a-t-il dit, soulignant qu’en temps de crise, « les réunions tenues à l’extérieur ne sauvent pas le peuple », dans une allusion aux multiples déplacements du Premier ministre.

M. Aoun a en outre affirmé qu’à la table de dialogue, toutes les fois qu’il pointait du doigt le véritable problème, la partie adverse répondait en soulignant que la décision de la guerre et de la paix se trouvait entre les mains du Hezbollah, « alors que la décision de la guerre et de la paix se trouve effectivement entre les mains des États-Unis et d’Israël ». Cependant, a-t-il ajouté, « et toutes les fois qu’ils font face à un problème, ils placent la décision de la guerre et de la paix entre les mains du parti chiite pour signifier qu’il n’y a pas d’État ».

Dans une allusion claire aux FSI, il s’est demandé : « Est-il acceptable qu’il y ait une sécurité privée au sein même de l’État ? » Et d’enchaîner : « Il y a beaucoup d’abus qui sont commis, et une large partie des citoyens sont leurrés et continuent de renouveler leur confiance aux criminels. »

Selon lui, il y a deux types de personnes « qui mènent le troupeau : l’un le conduit à l’abattoir, l’autre au pâturage ». « Il y a également ceux qui détroussent le peuple et sucent son sang. À vous de distinguer le véritable ennemi », a-t-il dit.

Évoquant la question du Tribunal spécial pour le Liban, M. Aoun a indiqué que les forces du 14 Mars « n’acceptent pas aujourd’hui la justice libanaise » (entendre pour que celle-ci se saisisse du dossier des faux témoins).
« Celui qui est responsable de l’état auquel est parvenue la justice, dont on doute désormais ainsi que de sa crédibilité et de son indépendance, est le même qui a gouverné le pays pendant vingt ans. »
Et de se demander pourquoi la dette publique a atteint ce point vertigineux avant de répondre qu’elle est due, en fait, à la corruption et aux vols.

« Celui qui s’y connaît en règles de compatibilité se rend compte facilement que le Liban est un pays où les opérations de pillage sont de rigueur », a-t-il dit. Et de rappeler qu’il y a des sommes d’argent qui ont été dépensées en dehors du budget pendant quatre ans sans qu’aucune justification n’ait pu être trouvée. Par conséquent, a-t-il poursuivi, « chaque citoyen subit une dette de 1 500 dollars, sans compter les frais des services de l’électricité et de l’eau ».

« Ils ne parlent pas de scandales, mais simplement de guerre communautaire. » « Ils ne reconnaissent pas non plus les erreurs politiques, sachant que certains d’entre eux osent aujourd’hui défendre les faux témoins, une question qui contrevient à tous les principes religieux », a conclu M. Aoun.

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Le Liban espère endiguer la fuite des cerveaux

Posted by dodzi sur mars 30, 2010

Econostrum.info

Par Jenny Saleh

466 000 à 640 000 Libanais auraient quitté le pays entre 1992 et 2007. La diaspora libanaise est trois fois plus nombreuse que les habitants actuels du pays.

Depuis de nombreuses années, le Liban est confronté à un sérieux problème, celui de l’émigration de ses jeunes diplômés vers d’autres pays plus attractifs, économiquement parlant. Salaires trop bas, instabilité politique, font partie des quelques motifs qui poussent les jeunes Libanais à s’expatrier.

Peu de pays dans le monde peuvent se targuer d’avoir plus de ressortissants à l’étranger que sur leur propre sol. C’est le cas du Liban, qui compte une diaspora ancienne mais aussi plus récente de plus de 12 millions de personnes, contre seulement 4 millions d’habitants sur la terre natale.

Aux différentes vagues d’émigration vers l’Afrique, les Amériques ou l’Europe, au début du XXe siècle, pour fuir la domination ottomane, a succédé un autre type d’émigration, entre 1975 et 1990 en raison de la guerre civile qui ensanglantait le pays. Mais depuis plusieurs dizaines d’années, c’est une toute autre forme d’émigration qui gangrène le pays, celle de ce qui est sans doute sa matière première, l’élément humain.

Cette fuite des cerveaux touche aujourd’hui toutes les familles libanaises. Au moins 50% des Libanais a un membre de sa famille qui s’est expatrié. Des chiffres publiés dans une étude de l’Université Saint-Joseph à Beyrouth parlent d’eux-mêmes. 466 000 à 640 000 personnes auraient quitté le pays entre 1992 et 2007, dont l’écrasante majorité de 77%  sont des jeunes âgés entre 18 et 35 ans.

Stopper l’hémorragie

Ces chiffres, le ministre du Travail libanais, Boutros Harb, les a utilisés lors de son intervention dans un débat portant sur « Les jeunes, l’emploi et l’émigration« , organisé le 26 mars 2010, lors du salon de recrutement Forward, à Beyrouth. Le ministre a également noté que « le taux de migration des jeunes, aux alentours des 17,5%, est beaucoup plus élevé que la moyenne nationale, de 10,3%« .

Et le plus inquiétant, comme l’a souligné M.Harb, c’est que « presque 50% de ces jeunes candidats à l’émigration sont titulaires d’un diplôme universitaire, 22% d’entre eux sont bacheliers, tandis que 10% dispose d’un diplôme technique ».

Bref, le Liban perd sa main d’oeuvre qualifiée, qui préfère aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte et surtout, plus lucrative. Lire le reste de cette entrée »

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