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Posts Tagged ‘démographie’

En Égypte les Coptes craignent la montée d’un islamisme encouragé par l’État

Posted by dodzi sur décembre 5, 2010

L’Orient le Jour

La communauté copte d’Égypte craint d’être de plus en plus marginalisée par un islamisme qu’elle dit être encouragé par l’État, bien que l’opposition islamiste ait été balayée lors des législatives dont le second tour se tient dimanche.

« La discrimination à l’égard des Coptes est systématique et étendue en Égypte. On la trouve dans la bureaucratie gouvernementale, les tribunaux, la police et les universités », affirme Emad Gad, du Centre Al-Ahram pour les études politiques et stratégiques.

« La discrimination ne vient pas seulement du gouvernement », mais « le gouvernement a réussi à islamiser la société (…). Ils utilisent la religion pour obtenir le soutien des gens », ajoute-t-il, parlant d' »un système bureaucratique fanatique ».

« Rien que pour réparer le vitrail d’une église, vous devez obtenir la permission du gouvernement. Si vous voulez construire une mosquée, vous pouvez l’obtenir en un rien de temps », dit-il.

Les Égyptiens sont appelés aux urnes dimanche pour le second tour de législatives qui ont d’ores et déjà consacré la suprématie du Parti national démocrate (PND, au pouvoir) aux dépens des Frères musulmans, principale force d’opposition qui n’a remporté aucun siège et a annoncé son retrait.

Malgré cela, beaucoup craignent qu’une forte tendance islamiste ne vienne désormais de l’intérieur du PND. Lire le reste de cette entrée »

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Liban : Les réfugiés palestiniens obtiennent plus de droits pour travailler

Posted by jeunempl sur août 17, 2010

AFP

Le Parlement libanais a approuvé mardi un amendement à la loi du travail accordant aux quelque 400.000 réfugiés palestiniens du pays le droit d’exercer tous les métiers autorisés aux étrangers, a indiqué à l’AFP un haut responsable.

« Le parlement a approuvé une loi levant les restrictions imposées en matière d’emploi aux réfugiés palestiniens, qui auront désormais le droit de travailler dans n’importe quel secteur ouvert aux étrangers », a dit le responsable sous le couvert de l’anonymat.

Ils pourront par ailleurs bénéficier de prestations, dont la sécurité sociale, issues d’un fonds spécial, a-t-il ajouté.

Jusqu’alors, seuls quelques métiers étaient ouverts aux réfugiés palestiniens, comme ceux des secteurs de l’agriculture ou du bâtiment.

Les professions de soldat, policier, médecin ou avocat restent elles réservées aux Libanais.

Bien que l’ONU chiffre à 400.000 le nombre de réfugiés palestiniens, certains avancent un chiffre plus proche de 250.000 à 270.000, car l’ONU n’a pas effacé de ses listes les réfugiés partis dans d’autres pays. Le Liban compte quatre millions d’habitants.

L’une des propositions de loi soumise sur le sujet par le groupe parlementaire du leader druze Walid Joumblatt, et visant, outre le droit pour les Palestiniens à exercer tous les métiers, le droit à Lire le reste de cette entrée »

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Naturalisations illégales: Le «problème» qui traîne

Posted by jeunempl sur juillet 3, 2010

Arlette Kassas – L’Hebdo Magazine

Des milliers de dossiers de naturalisés sont toujours en attente. Ils ont nécessité des années d’enquête et d’étude. Un projet de décret annulant certains d’entre eux a été présenté, mais il n’a pas encore été mis en œuvre.

Le sujet est brûlant. Il est toujours soulevé au moment des élections législatives où l’on dénonce des indélicatesses commises au nom des naturalisés. On a relevé des failles dans le déséquilibre démographique en ne tenant pas compte de la composition même du Liban qui repose sur un équilibre communautaire délicat.

Le 20 juin 1994, le décret N°5247 de naturalisation est signé. Il concerne plus de 150.000 dossiers. Neuf ans plus tard, le 7 mai 2003, le Conseil d’Etat reçoit le recours en invalidation présenté par la Ligue maronite. Sans annuler ce décret, il le renvoie au ministère de l’Intérieur pour enquête sur les naturalisations douteuses de ceux qui l’ont acquises par voie détournée ou illégale. Une première commission est formée. Le 12 juillet 2004, elle remet son rapport au ministre de l’Intérieur de l’époque, Elias Murr. Un nouveau projet de décret est élaboré mais n’est pas signé.

Le 2 décembre 2004, le ministre de l’Intérieur, Sleiman Frangié, adresse une lettre à la présidence du Conseil des ministres, accompagnée du décret en question. Le gouvernement appelle le ministère à fournir les raisons pour lesquelles la nationalité des personnes concernées doit être invalidée. Une correspondance est établie à cet effet entre les deux institutions et le 27 janvier 2005, le ministre Frangié apporte Lire le reste de cette entrée »

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Les Arabes vivent dangereusement

Posted by dodzi sur janvier 5, 2010

Jeune Afrique

Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) a publié le cinquième volet de son « Rapport arabe sur le développement humain ». Les pays de la région souffrent toujours du chômage, de la pression démographique et peinent à faire respecter les droits de l’Homme. Des problèmes auxquels s’ajoute désormais la menace du changement climatique.

Sept ans après la publication du premier « Rapport arabe sur le développement humain », le cinquième volet de cette série parrainée par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), publié au Caire le 21 décembre, aboutit au même constat désespérant : « Les obstacles au développement humain sont très tenaces » dans le monde arabe « parce que la sécurité des populations n’y est pas assurée. »

Pression démographique

Les intellectuels arabes qui établissent ce sombre bilan ont passé au crible les différents aspects de cette insécurité. Elle est d’abord environnementale, au sens large du terme. Si elle tend à ralentir, la croissance démographique se poursuit. La population des pays arabes est passée de 172 millions en 1980 à 330 millions en 2007, et atteindra 385 millions en 2015. Et, bien sûr, elle est jeune : les moins de 25 ans représentent 60 % de la population totale ; l’âge moyen est de 22 ans, contre 28 ans dans le reste du monde.

Cette pression humaine s’exerce sur des territoires désertiques à 68,4 %, où 57 % des ressources hydriques sont partagées avec des États voisins et les réserves d’eau souterraines « fortement surexploitées ». Peu industrialisés, ces pays « ne contribuent que très peu à l’effet de serre » et au réchauffement climatique. Mais ils font partie de ceux qui en pâtiront le plus. L’Égypte, le Liban, le Soudan et les pays du Maghreb seront parmi les plus affectés. Si, comme on le redoute, la hausse moyenne des températures de la planète devait dépasser 3 °C, le niveau de la mer pourrait s’élever de 1 mètre et provoquer l’exode de 6 millions d’habitants du delta du Nil. Lire le reste de cette entrée »

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L’envoyé américain George Mitchell en visite éclair à Beyrouth

Posted by dodzi sur septembre 16, 2009

AFP/Iloubnan.info

USA-drapeauBEYROUTH – L’émissaire spécial américain George Mitchell a discuté mercredi avec le chef d’Etat libanais Michel Sleimane de la relance du processus de paix dans la région et de l’épineux dossier des réfugiés palestiniens au Liban, lors d’une visite éclair à Beyrouth.

« L’émissaire américain a informé le président Sleimane des objectifs de sa tournée dans la région et de ses efforts en vue de relancer les négociations de paix dans la région », a affirmé un communiqué de la présidence. « La rencontre a également porté sur la question des réfugiés palestiniens au Liban qui représente une priorité pour les Etats-Unis comme pour le Liban », selon ce texte.

M. Mitchell a assuré le président libanais que Washington était « soucieux que la solution à cette question ne se fasse pas aux dépens du Liban ou de ses intérêts », a souligné la présidence.

La question des 12 camps de réfugiés, où vivent près de 400.000 Palestiniens, est un dossier délicat au Liban, qui insiste sur le droit au retour de ces réfugiés. Beaucoup craignent une implantation des Palestiniens, en majorité de confession sunnite, ce qui pourrait affecter l’équilibre démographique dans ce pays multiconfessionnel. Certaines parties accusent les pays occidentaux de vouloir imposer cette solution dans le cadre d’un accord de paix global dans la région. Lire le reste de cette entrée »

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Le patriarche est inquiet

Posted by jeunempl sur juin 16, 2009

(Opinion – Nick)

Mgr Sfeir

Mgr Sfeir

Juste à la veille des élections, le Patriarche Maronite s’est dit inquiet à propos de l’existence même du Liban, et de son cachet, en faisant allusion aux armes de Hezbollah. Les propos du Patriarche ont même pu influencer les hésitants à voter 14 Mars (à voter contre le général Aoun).

Cependant, ce même Patriarche ne semble pas du tout inquiet à propos des milliers de Sunnites que Saad Hariri a fait déplacer à Zahleh pour imposer son opinion sur les Chrétiens de Zahleh (et gagner ainsi la majorité parlementaire). Ce même Patriarche ne semble pas du tout s’être inquiété par le changement démographique que le clan Hariri organise dans certaines régions chrétiennes. Dans quelques années, le général Aoun et le Patriarche Sfeir finiront par mourir, mais les milliers de Sunnites récemment déplacés à Zahleh continueront à imposer leur opinion sur les Chrétiens de Zahleh !… Mais le Patriarche ne s’en est pas du tout inquiété !!!…

D’ailleurs, le changement démographique dans certaines régions chrétiennes a débuté sous Hariri père, Rafic Hariri, qui avait donné la nationalité libanaise à une centaine de milliers de Sunnites (avec l’aide de Michel Murr). Vous imaginez ce que représente une centaine de milliers de Sunnites pour une petite population de 3 millions de Libanais?!
D’après la Cour Suprême, la nationalité de ces gens devait être revue; mais rien n’a été fait et Lire le reste de cette entrée »

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Manoeuvres Electorales

Posted by jeunempl sur juin 11, 2009

Frenchy

saad-hariri-libanSi je devais titrer comme le seul canard francophone du Liban, je mettrais  « Le Liban Chrétien a choisi Michel Aoun » comme quand ils ont titré leur journal pour annoncer la défaite de l’ancien président Amine Gemayel en 2008 aux élections législatives partielles.

En effet, le Liban chrétien a choisi le CPL malgré des manœuvres électorales qu’on aurait pu croire résolues avec l’adoption de la loi électorale de 1960 remaniée. La victoire du CPL se jouait dans les caza de Batroun, de Koura et de Zahlé et la victoire de la majorité est entachée par des manœuvres de déménagement de sunnites du Akkar.

L’annonce des résultats officiels a démontré déjà depuis dimanche soir, certaines aberrations. Ces aberrations sont désormais expliquées:

Si on se fie aux statistiques officielles désormais publiées, 3259 personnes de la communauté sunnites ont voté en 2005 contre 7323 en 2009 au Koura, 16235 à Zahlé en 2005 contre 31390 en 2009. L’écart démographique n’est pas expliqué par un phénomène d’hyper natalité mais bel et bien par un phénomène de changement d’état civil pour raison électorale. Il ne s’agit même pas de Lire le reste de cette entrée »

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Positions du Général Aoun et du CPL sur les sujets d’actualités

Posted by dodzi sur mars 31, 2009

Tayyar.org

general-michel-aoun1. Sur la question des réfugiés palestiniens

« Le droit au retour des Palestiniens est une question fondamentale et établie, et le refus de l’implantation fait l’unanimité auprès des Libanais. Cette décision est définitive et irrévocable » Document d’Entente entre le Hezbollah et le Courant Patriotique Libre Nous sommes principalement préoccupés par l’implantation des réfugiés palestiniens au Liban. A cet égard, nous avons exprimé notre inquiétude à maintes reprises et avons appelé les Etats-Unis et la communauté internationale à assumer leurs responsabilités pour trouver une solution adéquate à ce problème, en accord avec les Palestiniens eux-mêmes. L’implantation des réfugiés palestiniens au Liban constitue un lourd fardeau qui aura pour conséquences un déséquilibre démographique avec de graves répercussions sur le tissu social du pays, exacerbant ainsi les tensions communautaires et politiques. Elle pèsera aussi de tout son poids sur l’économie libanaise qui bat déjà de l’aile, sachant que le Liban est un pays très densément peuplé -environ 400 habitants par kilomètre carré- et qui possède le moins de ressources parmi les pays de la région.

Dans des pays d’accueil comme le Liban, ces réfugiés vivent dans des conditions déplorables. En effet, la misère et la pauvreté qui règnent sur leurs camps constituent un terreau fertile pour l’émergence de groupes islamistes radicaux. Les évènements du camp de Nahr el Bared au Liban Nord en mai 2007, en sont la triste preuve. Lire le reste de cette entrée »

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Document des propositions chrétiennes libanaises

Posted by jeunempl sur décembre 6, 2007

MPLBelgique.org

rencontres_chretiensEtant donné que le Liban sans ses chrétiens n’est pas un pays, pas plus qu’il ne l’est sans ses musulmans,
Etant donné que le Liban « pays mission » est une responsabilité islamo-chrétienne commune,
Etant donné que le Liban est le catalyseur des dialogues entre les civilisations et l’amortisseur de leurs conflits,
Etant donné que la prise à partie des chrétiens a placé le Liban sur un parcours destructeur, qui impose de remédier aux déséquilibres et de trouver une solution qui s’adresse aux racines de la crise et non à ses aspects externes,
Etant donné que ceux qui ont refusé la création d’un Liban chrétien isolé de son environnement, s’attendent à ce que leurs partenaires leur soient redevables et refusent à leur tour la création d’un Liban islamique en contradiction avec la spécificité libanaise,
Etant donné que les chrétiens n’ont d’autre alternative que celle de s’intégrer dans leur milieu et de fraterniser au sein de leur société, tout en préservant leur personnalité, et leur identité culturelle ancrée dans l’Orient et tournée vers  l’Occident,
Etant donné que la coexistence est plus qu’une cohabitation forcée, mais un préambule à la citoyenneté en tant que base d’appartenance à l’Etat, et un ensemble de droits et de devoirs, que les communautés religieuses embrassent d’elles-mêmes une fois rassurées sur leur stabilité et leur devenir,
Et suite à une analyse calme et réfléchie de la situation nationale et chrétienne, après avoir tirer les leçons des expériences historiques, et à l’issue des concertations faites avec le Général Michel Aoun à l’occasion de la vacance de la présidence de la République, nous présentons les propositions chrétiennes libanaises suivantes :

1- En matière d’existentialisme :

Les chrétiens s’inspirent de l’exhortation apostolique, de l’appel du Synode et des préceptes de l’Eglise. Ils sont au Liban une force fondatrice et permanente, de même que la liberté, la diversité et l’acceptation de l’autre dans l’harmonie sont des caractéristiques culturelles du Liban. Les fondements principaux du Liban dictent qu’il ne peut être « à la merci d’une idéologie de la majorité » mais qu’il est gouverné par un partenariat, un équilibre des pouvoirs et une démocratie consensuelle.
Comme les chrétiens appellent à la fraternité et à la cohésion au sein de leur communauté, ils cherchent à s’ouvrir et à communiquer avec les autres communautés, rejetant toute forme d’infériorité, d’inféodation ou de vassalité, aspirant éternellement à renforcer l’unité nationale, refusant la politique des axes régionaux et internationaux, recherchant l’amitié de tous les pays et de tous les peuples.

C’est ce rôle actif qui est le garant de leur existence et de sa sauvegarde, les chrétiens d’Irak et de Palestine n’étant que la triste preuve du contraire. Partant de là, les Libanais en général et les chrétiens en particulier sont appelés à une lecture minutieuse du Document d’Entente entre le Courant patriotique libre et le Hezbollah.

2- La crise des chrétiens et leur situation actuelle

Puisque la prise à partie des chrétiens dans leur existence, leur rôle et leurs droits, constitue une atteinte au Liban dans son unité et son unicité, notre attention se porte à leur marginalisation, et plus particulièrement au déséquilibre démographique résultant du décret de naturalisation, de l’émigration ou de l’exode forcé et de l’incapacité de certains chrétiens à recouvrer leur nationalité. A cela s’ajoute la mauvaise représentation parlementaire des chrétiens, conséquence des lois électorales injustes, sans oublier les vices qui entachent leur participation manquée au sein du gouvernement, de l’administration publique, de la justice et des institutions sécuritaires, en plus des campagnes de persécution et de violation de leurs libertés, et des atteintes endurées par eux sur les plans économiques, sociaux et culturels.
La crise existentialiste des chrétiens au Liban bien qu’aggravée actuellement par la vacance de la présidence de la République -qui dans son essence est vacante depuis deux décennies- remonte en fait à 1969 avec le début de la destruction systématique du Liban en tant qu’Etat, régime et nation.

La crise actuelle n’est en fait que le prolongement de la crise qui sévissait sous la tutelle syrienne opposée par les chrétiens. Fer de lance de la résistance, ils ont payé le prix fort pour recouvrer l’indépendance et la souveraineté, considérant pour leur part que la disparition de la tutelle constituerait un pas vers la réalisation d’un vrai partenariat national d’un côté, et vers l’édification de l’Etat de l’autre. Amèrement, ils ont du constater que rien de tout cela n’a eu lieu, bien au contraire il y a eu acharnement à falsifier leur volonté par le fait des élections législatives de 2005, puis par la dissolution du Conseil constitutionnel pour l’empêcher de statuer sur les invalidations légitimes d’un nombre de sièges, ensuite par la mise à l’écart de leurs véritables représentants dans la formation du gouvernement, pour que se parachève ce spectacle par la perte du gouvernement de sa légitimité avec la démission des ministres chiites.

Alors que les leaderships sunnite et chiite ont accédé respectivement à la présidence du gouvernement et de la Chambre, les ingérences étrangères couplées avec certaines influences internes ont joué un rôle déterminant à refuser ce même droit aux chrétiens, comme prélude à des politiques et des objectifs étrangers visant à anéantir les derniers bastions de résistance et d’opposition et n’accordant pas d’importance à l’intérêt national libanais, ce qui est aujourd’hui au coeur même de la crise de l’échéance présidentielle,avec en prime le risque de voir les Libanais prendre trop tard conscience de ce danger.

3- Les principes et les règles démocratiques dans le milieu chrétien

Le principe de la pensée unilatérale que certains considèrent comme source de pouvoir a non seulement échoué dans le monde entier, mais plus encore, il a constitué un véritable danger pour la partie qui s’en est servie.
Voilà pourquoi deux principes, deux règles et une autorité devraient régir les relations des parties chrétiennes entre elles :

Le premier principe est la préservation de la diversité intellectuelle, politique partisane et non partisane.

Le second principe est la reconnaissance de l’autre, ainsi que d’une majorité et d’une minorité toutes deux engagées à respecter les fondements de la démocratie et à alterner entre elles le leadership politique.

La première règle consiste à admettre le droit de la majorité à assumer le leadership politique.

La deuxième règle donne le droit à la minorité de choisir de se rallier à la majorité proportionnellement à sa représentativité, ou bien de constituer une opposition qui se charge de relever les erreurs de la majorité et de proposer des alternatives dans le cadre du processus démocratique.

Bkerké demeure l’autorité garante qui veille à l’application de ses règles. L’Eglise étant une « haute autorité morale », Bkerké était et reste l’autorité religieuse nationale incontestée. Pour qu’elle demeure ainsi, nul ne doit s’en servir comme autorité concurrente ou parallèle à l’autorité politique. Elle refuse de prendre part aux tensions politiques conformément à l’exhortation apostolique qui stipule dans l’alinéa 112 littéralement : «… Il ne lui revient donc pas de s’engager directement dans la vie politique ; en effet, elle n’a pas de solutions techniques, elle ne propose pas des systèmes
ou des programmes économiques et politiques, elle ne manifeste pas de préférence pour les uns ou les autres… Cependant, le devoir incombe à l’Eglise de rappeler inlassablement les principes qui seuls peuvent assurer une vie sociale harmonieuse… »
A l’ombre de cette équation, tout propos déplorant les divisions entre chrétiens s’inscrit dans un processus auto destructeur de leur existence et de leur entité politique.

4- Les principes et les règles démocratiques au Liban

A l’heure où nous aspirons tous à une société où seule la citoyenneté constitue la base d’appartenance à l’Etat et non l’appartenance confessionnelle ou communautaire, la réalité du système politique libanais basé sur la reconnaissance des droits de chaque communauté, implique qu’il faudrait respecter les principes de la démocratie compétitive simple au sein d’une même communauté religieusement homogène, et de la démocratie consensuelle au sein d’une plus grande communauté hétérogène et religieusement diversifiée. Ce qui à titre d’exemple, fait du président de la République un produit chrétien requérant une acceptation nationale, tel que le cas se présente en Suisse ou en Belgique. Dans les deux cas, il n’est pas acceptable de questionner les chrétiens ou de les sanctionner quant au choix de leurs leaders politiques, mais par contre leurs mêmes leaders peuvent être interrogés sur leurs choix et leurs performances politiques.

5- La restructuration de la société

La restructuration de la classe moyenne est à la base de la résurrection du Liban et des chrétiens, il faudrait pour cela, concentrer les efforts et les énergies et montrer davantage de solidarité et de fraternité communautaire dans les secteurs de l’éducation, de l’enseignement, de la santé et de l’habitation, pour réaliser davantage de justice sociale.
De même qu’il conviendrait d’accorder un intérêt primordial à la décentralisation élargie, aux questions du développement équitable et durable, et à l’exode des cerveaux dans le but d’y trouver des solutions modernes et adaptées.

6- L’édification de l’Etat

La réforme et la lutte contre la corruption constituent la pierre angulaire de l’édification d’un Etat fort et juste capable d’asseoir le règne de la loi, de rassurer ses citoyens et de bénéficier des caractéristiques de chacune de ses composantes.
Les chrétiens refusent le principe de l’auto sécurité qui porte en lui les germes de la division et de l’émiettement du pays, ils lui opposent l’adoption d’une stratégie de défense nationale capable de conférer au Liban l’immunité et la stabilité nécessaires pour constituer une force dissuasive face aux ennemis et agresseurs, étendre le pouvoir de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, et préserver la souveraineté et l’indépendance du Liban de toute intervention étrangère.

7- Les dangers imminents

Deux périls menacent le Liban et ses chrétiens : le péril de l’implantation des Palestiniens qui changerait la donne démographique basée sur un délicat équilibre déjà précaire, que le Liban -manquant de ressources et dont la densité d’habitants au km2 est la sixième au monde- tente de préserver à travers la migration de ses fils vers l’étranger ; il lui est par conséquent impossible d’assimiler un quelconque surplus humain. Le deuxième péril est celui du « surplus d’argent » qui se concrétise par l’achat massif de terrains et l’aliénation de leur identité, ce qui place le Liban une fois encore dans la sphère d’une nouvelle tutelle et porte atteinte aux principes de la souveraineté et de la décision nationale libre. A
ces deux périls vient s’ajouter le fardeau de l’endettement général qui excède de loin la capacité du Liban à tenir ses engagements, et qu’il craint de devoir troquer avec l’implantation des Palestiniens ou tout autre procédé contraire à l’intérêt national.

8- Les revendications immédiates

I. Adopter le principe de réciprocité et la restauration de la justice politique comme base essentielle de l’équilibre des pouvoirs.
II. Réhabiliter la présidence de la République en garantissant les qualifications personnelles et la représentativité du président et éclaircir certaines de ses prérogatives.
III. Promulguer une loi électorale juste (fondée sur la petite circonscription) pour assurer une bonne représentativité et une participation paritaire.
IV. Remédier au déséquilibre survenu dans la représentation des chrétiens au sein du gouvernement, de l’administration, de la justice et des institutions sécuritaires.
V. Achever de traiter le dossier des déplacés chrétiens de la montagne, des réfugiés en Israël et des disparus en Syrie.

9- La mission des chrétiens au Liban

La crise que vivent aujourd’hui les chrétiens découle en partie d’une impression qui s’est concrétisée chez eux, dans leur environnement et en Occident, qui sous-entend que leur existence et leur mission n’ont plus de raison d’être à l’ère de la mondialisation et de la rencontre directe entre l’Orient et l’Occident. Mais la réalité est tout autre, car la rencontre des deux mondes sur la côte-est de la méditerranée a résulté depuis quelques années en une collision et non en un dialogue, elle fut violente, exclusive, intolérante et non interactive ; les raisons pour cela étant doubles : d’une part, l’absence d’une solution juste à la cause palestinienne et d’autre part, l’échec dans la diffusion de la démocratie et des droits de l’Homme dans cette région du monde.
La présence et la mission des chrétiens au Liban constituent la solution la mieux adaptée à ces deux défis, car seule cette présence libre fraternisant en harmonie avec les autres groupes confessionnels peut fournir le modèle pratique, culturel et social requis.

10- La voie du salut

Les chrétiens doivent se rappeler que l’attentisme est une mort lente et annoncée, que le témoignage pour la vérité et l’espérance sont au coeur de leur croyance et que le seul moyen de sortir de ce parcours destructeur et d’entreprendre une démarche résurrectionnelle, est de passer du stade de l’objection et de l’opposition à l’acte de résistance politique transcendante, seule garante de leur existence et de leur rôle.
En définitive, si la présence chrétienne libre au Liban et sa sauvegarde sont avant tout une affaire entre les mains des chrétiens eux-mêmes, elle constitue néanmoins un défi historique auquel se trouvent confrontés leurs partenaires musulmans, s’ils souhaitent que ce pays reste un lieu de rencontre, de diversité et de dialogue, affirmant ainsi que l’Islam est une religion de miséricorde, de tolérance et d’acceptation de l’autre.

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