Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Posts Tagged ‘communauté’

Origines, croyances religieuses : Qui sont les alaouites?

Posted by jeunempl sur mars 25, 2013

Walid Raad – L’Hebdo Magazine

La communauté alaouite en SyrieLa communauté alaouite, pilier du pouvoir en Syrie depuis 1963, se trouve dans l’œil du cyclone et risque de perdre ses acquis devant la montée de ses détracteurs sunnites qui tentent par tous les moyens de reprendre le pouvoir. Mais qui sont au juste les alaouites, d’où viennent-ils et quelles sont leurs croyances religieuses?

La communauté alaouite s’étend de l’Afghanistan au Maroc, en passant par l’Iran, la Turquie, la Syrie, le Liban et l’Egypte. Mais c’est au Levant que les disciples de Salman el-Farisi ont fait le plus parler d’eux puisqu’après des décennies d’oppression et de servitude, ils se retrouvent au pouvoir au Pays des Omeyades par le coup d’Etat du 8 mars 1963 effectué par le Baas. Parti idéologique supposé soutenir les principes de l’unité arabe et le socialisme, en apparence laïque, mais dirigé par des alaouites tels Salah el-Jadid et Hafez el-Assad.

Pendant des siècles, cette communauté n’était pas considérée musulmane, ses membres ne jeûnaient pas, ne fréquentaient pas la mosquée, n’effectuaient presque jamais le pèlerinage de la Mecque et buvaient de l’alcool. Tout au long du règne ottoman, l’Empire avait tout tenté pour forcer les alaouites à devenir de «pieux musulmans» en leur bâtissant des mosquées. Mais ces lieux de culte restaient vides et s’écroulaient avec le temps, car les membres de la communauté préféraient se rencontrer dans la «maison de la réunion» (Bayt al-Ijtimaa) pour discuter des difficultés de la vie et non de la religion. Ibn Batouta, célèbre voyageur arabe originaire du Maroc, qui a arpenté une grande partie de l’Asie et de l’Afrique, a noté après avoir visité la montagne alaouite: «Chaque village a construit une mosquée loin des maisons, dans laquelle les villageois n’entrent pas pour Lire le reste de cette entrée »

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Aoun discute de la représentation des minorités au Parlement avec une délégation chaldéenne

Posted by jeunempl sur mai 30, 2012

D.CH. – ANI

Le chef du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme, le député Michel Aoun a rencontré mercredi à Rabieh, l’évêque de la communauté chaldéenne au Liban, Michel Kassarji, à la tête d’une délégation du haut conseil de la communauté.

Le président du conseil de la communauté, Antoine Hakim a indiqué au terme de l’entretien qu’il a été fructueux, vu que le député Aoun représente une grande base populaire chrétienne.

« Nous nous sommes plaints auprès du député Aoun de la situation de la communauté. Nous sommes six communautés nommées  » minorités « . Nous sommes tous représentés au Parlement par un seul député. Nous avons appelé à amender la loi, pour ne pas être nommés des minorités, mais de petites communautés. M. Aoun a été favorable à notre demande. Nous lui avons de même demandé que toute deux communautés soient représentées par un député, selon la rotation. De ce fait, toutes les communautés seront représentées par trois députés et en rotation » a-t-il expliqué.

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Les alaouites du Liban : Installés depuis le XIXe siècle

Posted by jeunempl sur mai 19, 2012

L’Hebdo Magazine – M. Al.

La société tripolitaine est profondément divisée depuis le début du conflit en Syrie. L’aversion grandissante entre sunnites et alaouites a gagné les ruelles de Bab el-Tebbané et de Jabal Mohsen habitées par les deux communautés. Quel poids ont les alaouites au Liban? Qui sont-ils et d’où viennent-ils?

La révolution syrienne a ravivé les clivages sectaires entre la communauté alaouite dont est issu le président Bachar el-Assad, et les islamistes radicaux qui considèrent cette dernière comme apostate. «Ces derniers jours, nous avons payé un lourd tribut avec quatre morts et une douzaine de blessés», raconte Abdel Latif Saleh, responsable de la communication au Parti démocratique arabe (PDA, alaouite) et ancien maire de Jabal Mohsen, en commentant les combats du week-end dernier.

Découlant du chiisme, les alaouites sont les adeptes d’une doctrine fondée par Mohammad Ibn Nusayr el-Namiri en Irak au XIe siècle. Cette communauté s’appuie sur une trilogie composée par Ali, fils d’Abou Talib, cousin et protégé du prophète, le prophète Mahomet et Salman, son compagnon. Les alaouites, qui constituent aujourd’hui environ 10% de la population syrienne, sont présents au Liban où ils comptent environ 100000 personnes. «Nous sommes dispersés dans tout le Liban, notamment à Beyrouth, dans le Liban-Sud, le village de Ghajar est principalement habité par des membres de notre communauté, au Akkar et dans le Mont-Liban», ajoute Saleh.

La communauté s’est implantée au Liban en plusieurs vagues, suite à la famine du XIXe siècle. Elle est une nouvelle fois attirée au Liban par l’essor des années 1950-1960. Le mouvement s’accélère dans les années 80 avec le début de l’occupation syrienne. Concentrés dans le quartier de Jabel Mohsen, à Tripoli, les alaouites exercent, pour la plupart, de petits métiers.

«Les listes électorales font état de 18000 électeurs alaouites, mais en réalité seuls 11000 votent lors des élections en raison de l’émigration», précise Saleh. La communauté reconnue officiellement comme l’une des dix-huit confessions libanaises lors des Lire le reste de cette entrée »

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Liban : L’armée libanaise une nouvelle fois visée par les Salafistes

Posted by jeunempl sur mars 12, 2012

MPLBelgique.org

L’armée libanaise, symbole de la coexistence entre toutes les communautés du pays, est la cible d’attaques depuis pluiseurs mois. Celles-ci proviennent d’un seul et même camp; celui des groupes salafistes, des intégristes dont l’obédience est saoudienne wahhabite et souvent proche d’Al Qaida.

Aujourd’hui, un nouveau groupe a été démantelé, « Les Brigades d’Abdallah Azzam », dont deux de leurs membres s’étaient fait soldat au sein de l’armée libanaise dans le but de détruire plusieurs casernes militaires a confirmé le premier ministre Najib Mikati.

Pourquoi s’attaquer à l’armée libanaise?
L’Armée est l’institution par excellence qui permet de maintenir l’unité du pays. Elle a repoussé les assauts de ces extrémistes à l’encontre de leurs deux cibles préférées… l’état libanais et la résistance nationale. En 2007, l’armée libanaise a combattu avec succès mais non sans dégâts le Fatah al-Islam, un groupe d’extrémistes salafistes dont la plupart des combattants provenaient d’Arabie Saoudite et de Syrie. Sont-ce les mêmes que nous retrouvons aujourd’hui en Syrie, semant la terreur parmi la population syrienne?

Pourquoi le Hezbollah est-il aussi visé?
Il s’agit de la résistance nationale, positionnée essentiellement au Sud à la frontière avec Israël pour défendre le pays de ses agressions. Actuellement invisible, elle se tient prête à réagir en cas d’agression. Elle est largement soutenue par les Libanais, toutes communautés confondues, essentiellement la communauté chiite. En visant le Hezbollah, le but est de pointer cette communauté pour fédérer la communauté sunnite contre un ennemi tout désigné. On l’a bien vu  il y a 10 jours lors des appels répétés d’Omar Bakri et d’un autre chef salafiste  d’une mosquée de Saïda, cheikh Al Kassir. Jusqu’à présent, les Sunnites ne rompent pas à ce chantage… mais jusqu’à quand?
C’est l’une des raisons pour laquelle l’armée libanaise est également ciblée. L’affaiblir pour la diviser (à travers les différentes composantes communautaires du pays) et l’amputer dès lors du soutien de la communauté sunnite. Cette attaque vise à précipiter la division interne et affaiblir l’état libanais.

Au mois de décembre 2011, le ministre de la Défense M. Fayez Ghosn fut la cible d’attaques médiatiques à caractère communautaire provenant du clan Hariri. Surfant sur la vague extrémiste et salafiste (Saad Hariri est avant tout un Saoudien ne l’oublions pas), ce dernier n’a pas accepté la déclaration du ministre sur la présence d’Al Qaida dans un village frontalier de la Syrie. Quelques mois plus tard, plusieurs indices de présence de ce groupe au Liban sont mis au jour à travers de multiples arrestations, dont celles d’aujourd’hui. Entretemps, la mal était fait: la communauté chrétienne fut stigmatisée et visée par les campagnes de haine du clan Hariri et de ses médias.

Que va encore nous justifier Hariri Junior et son clan politico-médiatique?
Là est toute la question, ces gens ne manquent pas d’imagination pour justifier leurs prises de position extrêmes. Le 5 février 2006, on se souvient lors d’une manifestation de salafistes à Beyrouth qu’ils avaient rassuré les Lire le reste de cette entrée »

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Reportage: L’Achoura a Nabatieh

Posted by jeunempl sur décembre 9, 2011

Houssam Mroué – Libnanews (rétrospective)

En l’an 680 de l’ère chrétienne,disparaissait une figure emblématique, pieuse, pure et révolutionnaire de l’Islam; le martyre qui bascula a tout jamais l’histoire de la religion du Prophète Mahomet ; l’Imam Hussein (Paix a son âme).

Au moment où la société perdait de ses valeurs traditionnelles et religieuses, et à une époque où les déviations mettaient en danger la survie et la diffusion du message sacré transcris dans le livre pur du Coran, l’Imam Hussein, petit-fils du Prophète, réclama le Califat qui lui revenait inéluctablement, dès la mort de Moawiya, ancien gouverneur de l’empire Omeyyade. Son fils, Yazid, refusa de léguer sa place qu’il venait d’hériter, au descendant de Mahomet, et décida de poursuivre jusqu’au massacre, la famille entière du Prophète… C’est ainsi qu’est né, l’Achoura.

Ce triste et douloureux anniversaire chez les Chiites du monde entier est l’occasion d’impressionnantes processions d’auto-flagellations menant jusqu’à l’écoulement du sang à partir de la tête, un peu comme pour ressentir une moindre part de la souffrance que l’Imam Hussein a dû ressentir lors de son assassinat. Ces défilés au rythme de cris de désespoir, et d’un ressentiment de culpabilité de ne pas avoir été aux côtés de la famille du Prophète afin de protéger de leurs corps chacun des infaillibles, montre bien l’attachement de cette communauté à sa religion, son prophète, et surtout chaque membre de sa famille.

Au Liban, et surtout au Sud, à Nabatieh, connue sous le nom de la ville de l’Imam Hussein, ce 19/01/08 marquait la célébration du dixième jour de l’Achoura, une journée assez attendue dans cette ville, en raison du caractère traditionnel de cet évènement, et des coutumes qui Lire le reste de cette entrée »

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Rétrospective – décembre 2006 : Retour sur le mouvement d’opposition au gouvernement Siniora… où joie et bonne humeur contrastent avec la haine prônée aujourd’hui par le clan Hariri

Posted by jeunempl sur décembre 1, 2011

MPLBelgique.org
De vertaling in het Nederlands

[Rétrospective : 5 ans après les premiers rassemblements monstres de l’opposition au gouvernement pro-international et anti-libanais de Siniora, le MPLBelgique.org décide de revenir sur cette épisode de la politique libanaise à un moment où le courant du Futur multiplie ses provocations sectaires et actes de division au sein de la population libanaise. Les rassemblements de ce groupe (depuis les violences du 14 janvier 2011 jusqu’au dernier rassemblement haineux en date à Tripoli dimanche 27 novembre) contrastent avec les manifestations de la coalition regroupée autour du Hezbollah et du Courant Patriotique Libre 5 ans plus tôt. Retour sur une période d’espoir qui a abouti en janvier 2011 par la chute de l’ère Hariri, une période marquée par 100% de requêtes internationales et aucune réponse aux défis nationaux…]

Commençons par nous plonger dans le contexte d’après-guerre en septembre 2006. Le Hezbollah fait toujours partie du gouvernement libanais dont Fouad Sanioura est le premier ministre. Le Courant Patriotique Libre et son bloc du Changement et de la Réforme est le seul groupe d’opposition au gouvernement Siniora depuis 2005. Mais depuis le 6 février 2006, il n’est plus isolé sur la scène politique libanaise. La guerre a en effet prouvé que le document d’entente signé entre le Courant Patriotique Libre (CPL) et le Hezbollah 6 mois plus tôt avait transformé une grande partie des Libanais. Les Chiites et les Chrétiens ne se « méfient » désormais plus les uns des autres! Durant la guerre, toutes les maisons chrétiennes étaient ouvertes aux réfugiés chiites dans les régions « sécurisées » du Kesrouan, du Metn, de Beyrouth et d’ailleurs après l’appel à la solidarité du général Michel Aoun. Impensable il y a peu…

Le chef du Hezbollah ne manquera pas de rendre hommage à ces Chrétiens tout en déclarant que cet élan de solidarité était inestimable. Il se fait alors le porte-parole de la proposition du CPL d’intégrer un gouvernement d’union national de sorte à affronter la crise que traverse le pays. En effet, le général Aoun avait déjà proposé d’intégrer le gouvernement avant la guerre de l’été 2006 afin de donner l’occasion à Siniora de réparer sa mise à l’écart des Chrétiens… en vain. Malheureusement, la majorité oppose son véto et décide même de se passer de l’avis chiite (Hezbollah et Amal) dans toutes les décisions gouvernementales qui suivirent. C’est un nouveau contournement de la constitution qui impose l’entente entre toutes les communautés. Après les Chrétiens écartés du pouvoir, voilà les Chiites réduits au silence. Le Hezbollah et Amal quittent alors le gouvernement à la mi-novembre 2006 et rejoignent donc l’opposition alors menée par le CPL du général Aoun.

La constitution libanaise est violée à 7 reprises par la majorité au pouvoir et rien ne semble vouloir l’arrêter. L’opposition décide alors de lancer des manifestations pacifiques. Le jour où l’annonce de la date de rassemblement allait être divulguée, et alors que le gouvernement Siniora touche le fond, le député Pierre Amine Gemayel est assassiné en plein jour par un commando armé. L’opposition suspend tout rassemblement et la majorité en profite pour remonter la tête de l’eau, en prenant pour cible les partisans du CPL. Ils vont politiser ce meurtre, accusant à tout-va l’opposition et spécialement le CPL (seul parti n’ayant pas de passé milicien pourtant!), appelant à leur tour au rassemblement populaire… ils n’auront le soutien que de 50.000 à 100.000 personnes malgré le tapage médiatique et leur commerce du sang du martyr Pierre. A l’échelle des rassemblements libanais, ce chiffre est minime.

Après quelques jours de deuil, l’opposition annonce finalement la date de son rassemblement, il se déroulera le 1er décembre 2006! Un jour mémorable qui lancera une série d’autres rassemblements dont un Lire le reste de cette entrée »

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Raï des Etats-Unis : À ma connaissance, l’État alaouite est prêt

Posted by jeunempl sur octobre 19, 2011

(Fady Noun – L’Orient le Jour)

Le chef de l’Église maronite s’est expliqué dimanche à Los Angeles, au troisième et dernier jour de sa visite à la communauté maronite en Californie, sur les propos qu’il a tenus à l’occasion de sa visite officielle en France. Il l’a fait lors d’une rencontre avec les groupes politiques présents à Los Angeles, les Forces libanaises, les Kataëb et le Courant patriotique libre.

La clé de l’intervention du patriarche était moins dans les détails fournis, dont peu d’éléments sont vraiment neufs, que dans la sincérité de ton dont il a fait preuve. Il est évident qu’il considère toujours qu’il a été injustement attaqué et qu’il a été jugé non sur ses prises de position véritables, mais sur de simples séquences verbales détachées de leur contexte.

Évoquant le temps de guerre, le patriarche a affirmé avoir eu l’impression que rien n’a changé et que « les médias ont remplacé les canons ».
« Mais, a-t-il ajouté, il est grand temps de se rendre compte que nul ne peut éliminer l’autre. Il est temps de s’asseoir autour d’une table et de se parler face à face car la communication indirecte, à travers les médias, est en train de fragmenter notre société », a-t-il regretté.

Le jeu de l’Occident

Le patriarche a souligné qu’il n’a pas voulu faire, à Paris, le jeu de l’Occident et se plaindre du Hezbollah ou l’accuser, mais placer la communauté internationale face à ses responsabilités. Il a rappelé aussi qu’il fut un temps où l’Occident avait littéralement livré le Liban à la Syrie.

« Nos résistants sont tombés dès 1975, a-t-il reconnu, et sans eux, nous n’existerions même pas aujourd’hui. »
« C’était d’autres temps, a ajouté le patriarche. Aujourd’hui, ce langage ne peut plus avoir cours. Notre pays est un Lire le reste de cette entrée »

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Les Coptes d’Egypte dans l’œil du cyclone : La discrimination doit cesser!

Posted by jeunempl sur octobre 15, 2011

Walid Raad – L’Hebdo Magazine

Quelques semaines à peine après le renversement du régime de Hosni Moubarak, la colère de la majorité musulmane s’est retournée contre la minorité copte. Les incidents et les agressions contre les chrétiens d’Egypte ont culminé, avec le massacre commis dans la nuit du 9 octobre, en plein cœur du Caire, avec la participation et la complicité des forces armées, censées être garantes de la transition démocratique.

Tout a commencé avec la décision prise par le gouverneur d’Aswan, le général Moustafa al-Sayyed, de détruire l’église Saint-Georges, en construction dans le petit village de Marinab. Le prétexte des autorités était que les travaux se déroulaient sans permis, ce qui nécessitait, à leurs yeux, la démolition du bâtiment. Alors même que la signature d’Al-Sayyed n’avait pas encore séché, les forces de police avaient déjà complètement détruit la petite église.
Le gouverneur était déterminé à en finir avec les «caprices» des Coptes. «Le nombre de chrétiens vivant dans le village où l’église a été bâtie, ne nécessite pas une telle construction. D’où la décision que j’ai prise à ce sujet», se défend-il.

Il est difficile pour un chrétien d’Egypte de pratiquer normalement ses croyances, alors que le vingtième siècle et le vent des révolutions arabes, auraient dû introduire dans le pays des pharaons, les principes de tolérance et non pas ceux de l’exclusion. Or la loi qui régit les pratiques religieuses, en place depuis de longues décennies, a justement été imaginée, pour priver les Coptes de leur droit à construire librement des lieux de culte. Si la fenêtre d’une église dans un village d’Ismaïlia est brisée, le prêtre devra patienter des mois, voire des années, avant d’être autorisé de réparer les dégâts. Ces exigences n’auraient pas été aussi répugnantes, si elles n’étaient pas uniquement imposées aux chrétiens. Les musulmans, eux, peuvent construire leurs mosquées et minarets, sans être inquiétés et c’est ce sentiment d’injustice qui a poussé des centaines de Coptes à descendre dans la rue, dimanche dernier, face à la chaîne de télévision d’Etat, à Maspero, pour exiger l’arrêt de ce type de discriminations. Mais la répression d’une violence inouïe a Lire le reste de cette entrée »

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Politique – Al-Rahi : « Les chrétiens payeront le prix de l’arrivée des Frères musulmans »

Posted by jeunempl sur septembre 8, 2011

Z.M. – ANI

Le patriarche maronite Mgr Rahi

Le Patriarche maronite Mar Béchara Boutros Al-Rahi est arrivé jeudi après-midi à Lourdes, où il a présidé lors de son arrivée une messe cérémoniale dans la Basilique de Notre-Dame du Rosaire à Lourdes, et a été assisté par un certain nombre d’évêques et de prêtres. Le patriarche maronite a souligné dans son sermon les relations historiques entre l’église maronite et la France, affirmant que cette relation est honnête et forte ». Mgr Al-Rahi a remercié le président français Nicolas Sarkozy et les responsables français pour leur chaleureux accueil. Il a indiqué que les chrétiens payeront le prix de l’arrivée des frères musulmans à la tête du pouvoir dans les pays ». A 18h00, le Patriarche Al-Rahi et la délégation qui l’accompagne, a rencontré le président de la municipalité de Lourdes et les membres municipaux ainsi que les fils de la communauté libanaise à Lourdes.

Apres sa réunion avec le conseil municipal de Lourdes, le patriarche maronite a prononcé un discours dans lequel il a mis l’accent sur la relation historique Libano-française, indiquant qu’il a examiné avec les responsables français son point de vue en matière des évolutions dans la région arabe ». Concernant la situation au Liban, Mgr Al-Rahi a noté que les Libanais, musulmans et chrétiens, cohabitent ensemble dans une atmosphère de paix et de tranquillité en préservant leur message national de coexistence commune ».

En réponse à une question concernant la révolution en Syrie, le chef de l’Eglise maronite a dit que si le régime politique change en Syrie, et que les sunnites dominent le pouvoir, alors ils seront en alliance avec les sunnites au Liban, ce qui conduira à l’aggravation de la crise entre les sunnites et les chiites ». Il a encore exprimé ses craintes en matière des évolutions dans la région arabe, rappelant les précédents incidents contre les chrétiens en Irak où ils ont été tués, et rappelant l’émigration des chrétiens des pays arabes ». Il a encore mis l’accent sur la situation des minorités dans les pays arabes, affirmant que la société internationale ne réagit pas sur ce plan à l’exception de la France ». Le Patriarche Al-Rahi a conclu que la communauté internationale s’intéresse exclusivement aux intérêts d’Israël, affirmant que la fragmentation des pays arabe survient au bénéfice d’Israël ».

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Béchara Raï à Jbeil : Rassembler les ouailles, ressouder les élites

Posted by jeunempl sur juillet 24, 2011

J. A-R. – L’Hebdo Magazine

Le patriarche Raï prône la réconciliation, l'ouverture et le dialogue... son appel sera-t-il favorablement reçu?

Il est aujourd’hui la personnalité la plus appréciée par la rue chrétienne. Au cours de sa tournée dans la région de Jbeil, le patriarche Béchara Raï a pu mesurer son impressionnante popularité. Récit d’un week-end pastoral au cours duquel le premier des prélats a montré son sens politique aigu, bien au-dessus de la contingence des partis.

Entendu sur les parvis et dans les chaumières: «il parle juste», «quelle prestance», «quel charisme», «lui, au moins, il ne fait pas dans la gaudriole», «voilà celui que l’on attendait». Nous en avons besoin». Ambiance de fête à Jbeil et ses vastes alentours. Les banderoles et les drapeaux aux couleurs du Liban et du Vatican étaient de sortie. Quelques jours après, on en parle encore. Béchara Raï est revenu chez lui, dans son diocèse. Et pour saluer le retour de celui qui a été adopté comme l’enfant du pays, les habitants lui ont réservé un accueil digne des grands hommes. A la télévision, on suit le patriarche comme les amoureux du Tour de France suivent le peloton. Religieusement et avec euphorie. Tout au long de son parcours ponctué de plus d’une vingtaine de relais dans les villes et les villages de la région, une foule heureuse, fatiguée des querelles de clocher et qui espère avoir enfin trouvé son messie. Jbeil avait ses dinosaures politiques et un champion à la présidence; la région a sans doute trouvé son leader austère et charismatique sur qui elle fonde beaucoup d’espoir.

Foule transversale
Le patriarche a un agenda de ministre, minuté à la seconde. Une vingtaine d’églises, presque autant de rencontres avec les acteurs politiques et religieux. Le chef de l’Eglise s’est donné deux missions: parachever la réconciliation politique sur laquelle il travaille depuis le début de son magistère et rassurer la rue chrétienne scindée en deux, voire en trois depuis de trop longues années. La communauté l’a compris, Béchara Raï est aujourd’hui le seul à pouvoir poursuivre ces deux objectifs.

Lors de ses visites, peu de professionnels de la politique à ses côtés. Justes des prêtres et des curés qui sont devenus le seul ciment de la plupart des villages de la région. Comme une façon de faire comprendre au landernau qu’il était temps de passer à autre chose.

Les suiveurs l’ont remarqué. Les foules qui ont accueilli le patriarche étaient composées de militants du CPL et du 14 mars. Premier objectif atteint. Non seulement, le patriarche ne fait partie d’aucun camp, mais il tient à ce que personne ne profite de son ombre porté pour de sombres bénéfices électoralistes. Il aura réussi à transférer les espoirs de la population du champ politique au champ religieux. Le chantre du partage et de la communion a atteint là son deuxième objectif. Etait-il voulu? Au cours de sa visite, le patriarche a Lire le reste de cette entrée »

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