Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Posts Tagged ‘accusation’

Acte d’accusation : Lourdes charges, peu de preuves

Posted by jeunempl sur août 27, 2011

Julien Abi Ramia – L’Hebdo Magazine

Comme les fuites médiatiques le laissaient présager, le procureur du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), Daniel Bellemare, base ses allégations, sur un large faisceau de présomptions et de preuves qui reposent essentiellement sur le relevé de données télécoms. Le couperet implacable de la justice, pour le 14 mars, mais insuffisant pour dissiper les doutes exprimés par le Hezbollah.

La lecture de l’acte d’accusation laisse un goût amer. D’abord, parce que l’effet de surprise a été totalement cornaqué. Il suffisait finalement de lire les articles du Der Spiegel, du Figaro et de la presse régionale; le tout mis en images, dans le reportage télévisé diffusé par la chaîne canadienne CBS pour y retrouver l’essentiel. Ensuite, parce qu’au vu des éléments présentés dans le texte par le procureur, la moisson des enquêteurs du TSL, qui ont travaillé six années sur l’affaire, est maigre. Lourdes charges, peu de preuves. Si la défense venait à convaincre la présidence du Tribunal, de l’iniquité des données de téléphonie mobile en possession de l’accusation, comme le fait le Hezbollah depuis des mois, elle prendrait un avantage décisif. En définitive, pour le Hezbollah les 54 pages que comporte l’acte, ne fournit pas d’assez d’arguments probants pour disqualifier les accusations de politisation et de complot, dans l’autre sens, le député Hadi Hobeiche salue «la victoire de la justice qui suit son cours». Frustrant pour ceux qui ne recherchent que la vérité sur les coupables et leurs motivations.

Peu de preuves directes

Une précision pour ceux qui ne sont pas au fait du fonctionnement de la justice. Dans le cadre d’un procès équitable, l’acte d’accusation ne préjuge pas nécessairement du verdict. Il n’est que l’exposé des faits, que l’autorité accusatrice reproche aux mis en cause. Lorsque dans l’alinéa 3 du préambule de l’acte, le bureau du procureur explique que «les charges portées à l’encontre des accusés reposent en grande partie sur des preuves circonstancielles […] souvent plus fiables que les preuves directes», il s’agit d’un argument que Lire le reste de cette entrée »

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Justice : le TSL confirme et rend public la totalité de l’acte d’accusation

Posted by jeunempl sur août 17, 2011

ANI

Le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) a confirmé et rendu public mercredi la totalité de l’acte d’accusation contre les quatre membres du Hezbollah inculpés dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat en 2005 de l’ex-Premier ministre Rafic Hariri.

« Le juge de la mise en état a ordonné que sa décision confirmant l’acte d’accusation relatif à l’attentat du 14 février 2005, ainsi que l’acte d’accusation lui-même, soient rendus publics », a indiqué le tribunal dans un communiqué.

Selon le TSL, « le juge de la mise en état a estimé que le procureur avait présenté des éléments de preuve suffisants, de prime abord, pour que soit engagée la phase du procès ».

Dans un communiqué séparé publié mercredi, le procureur du TSL Daniel Bellemare a dit accueillir « avec satisfaction » la décision du tribunal.

« Cette ordonnance va enfin permettre au public et aux victimes de prendre connaissance des faits allégués figurant dans l’acte d’accusation et des crimes pour lesquels des poursuites ont été engagées contre les quatre accusés », a assuré M. Bellemare.

Selon le bureau du procureur du TSL, « les enquêtes se poursuivent, de même que les Lire le reste de cette entrée »

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Acte d’accusation du TSL: Sayyed Nasrallah dévoile la liaison des enquêteurs avec la CIA… Le TSL décrédibilisé au Liban

Posted by jeunempl sur juillet 3, 2011

Al Manar (retranscription du discours du 02 juillet 2011)

Dans la première réaction du Hezbollah, sur la remise de l’acte d’accusation lié à l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, le secrétaire général du Hezbollah, sayed Hassan Nasrallah, a exclu l’arrestation des quatre accusés cités dans les mandats d’arrêt.

« Ce tribunal est pour nous un pur produit israélo-américain. Sur cette base-là, nous rejetons ce tribunal et tous les verdicts et les accusations nuls et non avenus qui en émanent ». « Aucune force ne pourra arrêter ceux qui sont mentionnés dans l’acte d’accusation (…). Il ne sera pas possible de les arrêter ni dans 30 jours, ni dans 30 ans ni dans 300 ans », a affirmé sayed Nasrallah, dans un discours de plus d’une heure retransmis en direct par la télévision, Al-Manar.

Sayed Nasrallah a également mis en relief, documents et vidéos à l’appui, la corruption des enquêteurs et leurs liaisons avec des services de renseignements étrangers, notamment la CIA. Il a également révélé le transfert de 97 ordinateurs vers l’entité sioniste. Sayed Nasrallah a enfin écarté toute possibilité de nouvelle guerre civile ou d’affrontements entre musulmans sunnites et chiites.

Voici les principaux points de son discours :

La raison de mon discours est la publication de l’acte d’accusation à l’encontre des résistants ayant un passé honorable dans la résistance contre l’occupation israélienne au Liban. Cet acte d’accusation fait partie d’un long trajet qui a commencé à paraitre après la défaite d’Israël en été 2006. Quelques jours après la victoire de la résistance, Le Figaro a publié un article dans lequel il annonce que des membres du Hezbollah seront accusés dans l’assassinat de Rafic Hariri. Ils ont commencé par la Syrie, puis les quatre généraux (libanais), et après ils nous ont accusé. L’objectif du Tribunal Spécial pour le Liban (TSL), est de ternir l’image de la résistance et a pour objectif de semer la division au Liban, et entre sunnites et chiites.

L’Enquête et les enquêteurs

Une de nos problématiques concernant l’enquête est qu’elle se base sur une hypothèse, la Syrie, les généraux et le Hezbollah. Pourquoi ne prennent-ils pas en considération l’hypothèse de l’implication israélienne dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre. J’avais présenté plusieurs preuves concernant la présence d’espions et d’avions israéliens au-dessus du Saint-Georges (lieu de l’attentat).

Mais le procureur général du tribunal les a ignorées, se contentant de demander une copie de la conférence (tenue par sayed Nasrallah). Au lieu d’interroger les israéliens, ils ont coopéré avec eux, c’est ce qu’a reconnu (le juge) Detlev Melis, dans une interview avec Le Figaro, il en est de même pour (son adjoint) Gerhard Lehman.

Transfert de 97 ordinateurs vers Israël

Après le début du travail du TSL, les enqueteurs et les équipements de la commission d’enquête ont été évacués du Liban. Le tribunal n’a plus qu’un bureau au Liban, tous ont quitté via l’aéroport de Beyrouth, à l’exception des 97 ordinateurs. Ces ordinateurs ont été transférés en Israël, sachant que c’est l’un des pays les plus développés au niveau de la technologie.

Preuves à l’appui

Lors de son discours, la chaine AlManar diffuse un document signé par le secteur douanier israélien affirmant le transfert des 97 ordinateurs liés à l’enquête vers Israël.

Liaisons des enquêteurs avec la CIA

Pour la crédibilité de l’enquête le tribunal aurait dû engager des enquêteurs neutres. Or les experts, les officiers et les conseillers du tribunal ont des passés négatifs à l’encontre de la résistance et dans la collaboration avec la CIA.

Un des grands officiers de la CIA a travaillé 15 ans contre le Hezbollah et a participé au massacre de Bir Abed en 1984, qui visait le défunt sayed Mohammad Hussein Fadlallah, et a coûté la vie à près de cent personnes.

Documents à l’appui

Lors de son discours, la télévision Al-Manar a diffusé des informations sur Nick Kaldas, un des enquêteurs qui est un des officiers dans la police australienne. Lié aux services de renseignements américains, il a travaillé pour les Américains en Lire le reste de cette entrée »

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Assassinat Hariri: acte d’accusation et 4 mandats d’arrêt remis à Beyrouth

Posted by jeunempl sur juin 30, 2011

AFP

Le tribunal de l’ONU enquêtant sur l’assassinat du dirigeant Rafic Hariri a remis jeudi un acte d’accusation sous scellé et quatre mandats d’arrêt au procureur général à Beyrouth, une affaire qui divise le Liban et fait craindre de nouvelles violences.

Le chef de l’opposition parlementaire et fils de Rafic Hariri, Saad Hariri, a salué un « moment historique » après de « nombreuses années de patience et de combat », appelant le gouvernement de Najib Mikati, dominé par le camp du Hezbollah, à respecter les résolutions internationales.

« L’acte d’accusation et les mandats d’arrêt qui l’accompagnent ont été transmis le 30 juin 2011 aux autorités libanaises », a indiqué le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), qui siège à La Haye, dans un communiqué.

L’acte d’accusation dans l’enquête sur l’assassinat du Premier ministre libanais Rafic Hariri en 2005 avait été confirmé mardi par le juge de la mise en Etat, le Belge Daniel Fransen. « La confirmation de l’acte d’accusation signifie que le juge Fransen est convaincu qu’il existe de prime abord des moyens de preuve justifiant l’ouverture d’un procès », souligne le TSL, tout en précisant qu' »il ne s’agit pas d’un verdict de culpabilité ». Le Tribunal souligne que M. Fransen a décidé que l’acte d’accusation devait demeurer confidentiel afin « d’aider les autorités libanaises à s’acquitter de leur obligation de procéder à l’arrestation de l’accusé ou des accusés ».

Un peu plus tôt dans la journée, Farès Souaid, un responsable de l’opposition, avait affirmé qu' »un groupe d’experts du TSL (avait) remis aujourd’hui au procureur Saïd Mirza l’acte d’accusation ». Une assertion confirmée par un responsable du gouvernement.

« Les mandats d’arrêt ont été délivrés sous scellés et doivent être exécutés à l’encontre de quatre Libanais », a précisé une source judiciaire libanaise sans fournir d’autres précisions.

Selon des médias locaux ayant identifié les quatre suspects, au moins deux sont membres du puissant mouvement chiite armé du Hezbollah, un allié des régimes syrien et iranien.
Le Hezbollah, qui s’attend depuis des mois à être mis en cause par le TSL, a provoqué en janvier la chute du gouvernement d’union de Saad Hariri après le refus de ce dernier de cesser toute coopération avec le tribunal.

Son successeur, Najib Mikati, a appelé jeudi à agir de façon « responsable et réaliste » après la remise de l’acte d’accusation, « en gardant en tête que ce sont des accusations et non des verdicts ».

Le gouvernement libanais a indiqué de son côté dans son programme de politique générale rendu public jeudi « qu’il suivra les procédures du Tribunal spécial pour le Liban mis en place pour que Lire le reste de cette entrée »

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Tribunal Hariri: Lettre ouverte à Antonio Cassese

Posted by jeunempl sur mars 6, 2011

Hassan Hamadé – Libnanews

Lettre ouverte à Antonio Cassese – Président du Tribunal Spécial sur le Liban

Le parquet du Tribunal spécial sur le Liban, chargé d’enquêter sur l’assassinat de Rafic Hariri, ancien premier ministre libanais, tué dans un attentat à la voiture piégée le 14 février 2005,  a réclamé du Liban les empreintes digitales et le relevé des communications téléphoniques fixes et mobiles depuis 2004 de l’ensemble de la population libanaise, estimée à quatre millions de personnes.

Une requête jugée exorbitante et injustifiée alors que les conclusions de l’enquête ont déjà été remises au tribunal depuis janvier 2011.

Hassan Hamadé, journaliste et écrivain libanais, a adressé à ce propos une lettre ouverte au président Antonio Cassese, président du Tribunal Spécial sur le Liban. Cette lettre a été publiée dans le journal libanais «As-Safir» en date du 24 février 2011.

Monsieur le Président

Ni votre tribunal n’est juste, ni vous-même n’êtes loyal.

Je suis heureux de m’adresser directement à vous alors que voilà dix huit ans que je m’informe sur votre production juridique.

Ah comme j’admirais la pertinence de votre logique et la cohérence de votre jurisprudence.

En dépit de nos divergences réelles depuis 2002,  je reste intimement convaincu que le droit, la Justice et la Paix doivent constituer le fondement de toute politique, le critère déterminant des rapports entre les individus et les peuples, et non l’injustice, la guerre et l’occupation.

Je vous ai observé depuis votre désignation comme premier président du tribunal Spécial sur la Yougoslavie, dans la décennie 1990. Je ne vous le cache pas, j’avais éprouvé du respect pour votre attitude critique à l’égard du procureur de l’époque Louise Harbour, dont le comportement était en tout point conforme à celui des chefs opérationnels du commandement de l’Otan en Yougoslavie; tout comme j’ai eu du respect pour votre attitude à l’égard de son successeur Carla Del Ponte, qui s’est refusée, elle, à ordonner la moindre enquête à l’encontre du personnel de l’OTAN, quand bien même elle était persuadée de l’implication de bon nombre d’officiers de «crimes de guerre» commis dans ce pays.

J’avais hautement apprécié votre refus de la mise en œuvre du principe de la «Justice des vainqueurs», dont le jugement de Nuremberg en est le plus parfait exemple. Votre opposition à la mise sur pied d’un tribunal spécial pour juger l’ancien président irakien Saddam Hussein reposait sur ce même principe. Là aussi vous aviez forcé mon respect.

A dire vrai, la contradiction vous habite en ce que votre conception de la justice s’inspire du principe de la relativité de la justice, sur la notion d’une «justice relative», qui puise son inspiration de la notion d’une «démocratie relative». Cette notion, vous ne l’ignorez pas, a été théorisée par le sénateur américain John Kerry, président de la commission sénatoriale des Affaires étrangères du Congrès américain, pour évoquer l’après Moubarak en Egypte en souhaitant l’avènement d’un régime «qui préserve les intérêts de l’Occident». C’est là le seul souci des Occidentaux, la préservation de leurs intérêts, et non la démocratie, ni les Droits de l’Homme pas plus que l’Etat de Droit.

Justice relative. Qu’il est dur de prononcer ces termes, tant ils heurtent de plein fouet la notion même de justice en ce que toute juridiction qui serait présidée par des magistrats «relativistes», c’est-à-dire qui rendent des verdicts en proportion de considérations variables, devient ipso facto une justice politique et non une justice politique.

Seriez-vous un magistrat relativiste ou, au contraire, partisan d‘une justice absolue que rien ne saurait altérer?

A journées faites, à tous les niveaux de votre juridiction, tel un leitmotiv, vous évoquez «le plus haut degré de professionnalisme et d’intégrité» pour qualifier le travail votre tribunal. Est-ce vraiment vrai concernant votre juridiction? Se distingue-t-elle vraiment des juridictions antérieures de Nuremberg, de Yougoslavie, du Rwanda et d’Irak?

La justice relative est par essence une justice sélective. Auquel offrirez-vous votre concours à une juridiction qui soit en contradiction flagrante avec la constitution?

Dualité d’interprétation de l‘acte fondateur: Tribunal international ou «à caractère international».

Le tribunal Spécial sur le Liban se fonde sur la résolution 164 du 26 mars 2006, un acte fondateur de la juridiction qui prête à confusion particulièrement en Lire le reste de cette entrée »

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Pakradonian : la coopération avec le TSL n’est pas constitutionnelle

Posted by jeunempl sur mars 2, 2011

Libnanews

Sur les ondes de Télé Liban, le député arménien Hagop Pakradonian s’est prononcé pour l’accélération de la formation du prochain gouvernement dirigé par le premier ministre Nagib Mikati, afin de faire face aux conséquences de la publication des actes d’accusations des personnes suspectées d’être impliquées dans l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri.

Pour rappel, le juge Antonio Cassesse a remis aujourd’hui un nouveau rapport concernant les derniers progrès effectués dans le  cadre de l’enquête. Certaines sources indiquent que la publication des actes d’accusation pourrait avoir lieu lors de la première moitié du mois de Mars.

Le parlementaire a également dénoncé le protocole d’application signé par l’ancien premier ministre Fouad Saniora entre le Liban et le TSL, l’estimant non constitutionnel en raison de l’absence de la signature du chef de l’état. Hagop Pakradonian poursuit en soulignant la nécessité de sortir « des compromis étrangers et d’aboutir à une décision nationale ».

Le député a également estimé que le Liban passe par une phase critique nécessitant un gouvernement d’union nationale, avant de conclure, estimant appartenir « J’appartiens à un peuple résistant et au parti Tashnag; celui qui a perdu sa patrie ne s’oppose pas à la résistance et à la libération du territoire ».

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Rafic Hariri : Mythe ou Mystification ?

Posted by jeunempl sur février 14, 2011

René Naba

Lorsqu’il frappe du pied, la terre tremble» – Paul Nizan – Aden Arabie.

Le Liban, à tout le moins ses partisans, commémore, le 14 février 2011, le 6eme anniversaire de l’assassinat de Rafic Hariri, ancien premier ministre libanais. Un cérémonial initié sous le leadership caricatural de son héritier, Saad Hariri, le grand perdant du jeu politique libanais, sur fond d’une contestation généralisée des supplétifs de la stratégie américaine dans la sphère arabo musulmane, au terme d’une furieuse décennie de «guerre contre le terrorisme» (2001-2011), marquée récemment par le renversement des Présidents Zine el Abidine Ben Ali (Tunisie) et Hosni Moubarak (Egypte).

Retour sur ce personnage, son parcours et sa fonction stratégique dans l’échiquier du Moyen-orient.

Une industrie du martyrologue

Le martyr est commun à tous les peuples de la planète, mais sa redondance est une spécialité libanaise, au point de ressortir d’une industrie du martyrologe.

Au risque de choquer, en cette période de commémoration, ce dont l’auteur de ces lignes s’en excuse d‘avance, Rafic Hariri n’est pas l’unique «martyr» du Liban, qui compte une quarantaine de personnalités de premier plan assassinée, dont deux présidents de la République (Bachir Gemayel et René Mouawad), trois anciens premiers ministres (Riad El Solh, Rachid Karamé et Rafic Hariri), un chef d’état major (le Général François El-Hajj), le chef spirituel de la communauté chiite, l’Imam Moussa Sadr, et, le Mufti sunnite de la République, Cheikh Hassan Khaled, deux dirigeants du parti communiste libanais, Farjallah Hélou et Georges Hawi, le chef du Parti socialiste progressiste, le druze Kamal Joumblatt, le chef du parti nassérien Maarouf Saad, les députés Tony Frangieh et Pierre Gemayel, l’ancien chef milicien chrétien Elie Hobeika, ainsi qu’une flopée de journalistes Nassib Metni, Kamel Mroueh, Riad Taha, Salim Laouzi, Samir Kassir et Gébrane Tuéni.

Rafic Hariri n’est pas non plus l’unique martyr au monde, mais l’unique martyr au monde à avoir grevé les Finances Publiques de son pays de l’ordre de cinquante milliards de dollars et de bénéficier, à ce titre, d’un imposant mausolée sur la plus importante place publique de l’une des plus prestigieuses capitales arabes, Beyrouth. L’unique martyr au Monde à truster en sa mémoire les principaux services publics du pays, l’unique aéroport international du Liban, l’aéroport de Beyrouth Khaldé, un centre universitaire libanais et un centre hospitalier universitaire, trois établissements qui portent tous trois désormais son nom, sans compter l’imposant boulevard du front de mer de la capitale libanaise. Là réside la singularité nullement justifiée d’un homme qui Lire le reste de cette entrée »

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Sayed Nasrallah: l’opposition ne nommera pas Saad Hariri

Posted by jeunempl sur janvier 17, 2011

Al Manar

Le secrétaire général du Hezbollah  Sayed Hassan Nasrallah a déclaré que l’opposition ne nommera pas la Premier ministre sortant Saad Hariri pour la formation du prochain gouvernement.

Lors d’une allocution télévisée, où il a expliqué les dessous de l’initiative syro-saoudienne, les raisons qui ont abouti à son échec, et les cause de la démission des ministres de l’opposition,  il a également affirmé que l’opposition n’acceptera pas non plus un gouvernement qui ne juge pas les faux-témoins, qui ne lutte  pas contre la corruption financière et qui n’œuvre pas en vue de servir les intérêts des gens et tente de régler leurs problèmes vitaux.

Voici ci-dessous les principales idées du discours:

A la lumière du parcours que les choses ont pris, on peut déduire les intérêts et les objectifs et ce qui se prépare.
Premièrement : je vais vous présenter les faits : en résumé depuis le début de l’initiative arabe, ou ce qui fut convenu d’appeler l’entente syro-saoudienne, entamée alors que les informations faisaient état de  l’imminence de la publication de l’acte d’accusation, il y a eu cette initiative généreuse entamée grâce aux efforts du roi saoudien Abdallah et du président syrien Bachar El-Assad .
Ils nous nous en ont informés, et nous l’avons alors soutenu, et nous avons misé sur elle, à l’instar de tous ceux qui veulent le bien pour le Liban…

Il y a alors eu des entretiens, contrairement aux dénis de certains qui les ont non seulement exclu, mais ont également écarté l’idée d’un accord, ce qui d’ailleurs n’était autre que leur souhaits.

Je veux être clair pour que les Libanais se représentent bien l’image de ce qui s’est passé…
Dès le début, les Saoudiens étaient clairs : ils ont dit qu’il n’est pas possible d’éliminer le tribunal international, car c’est une décision qui a été prise par des parties internationales ; nous avons alors dit que nous comprenions très bien ceci.

Deuxièmement,  les Saoudiens ont dit qu’il n’est pas possible d’éliminer l’acte d’accusation; et nous avons dit que nous le comprenions, et nous étions conscient que Lire le reste de cette entrée »

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Une question de timing…

Posted by jeunempl sur janvier 16, 2011

(Scarlett Haddad – L’Orient le Jour)

Si le plan de l’opposition de faire chuter le gouvernement était plus ou moins connu, c’est le timing de son exécution qui a pris tout le monde de court et permis à cette dernière de créer la surprise et de reprendre l’initiative. Depuis quelques mois en effet, Saad Hariri avait fait connaître sa détermination à conclure un compromis, pour épargner au pays discorde et chaos, mais seulement après la remise de l’acte d’accusation par le procureur Daniel Bellemare au juge Fransen. Il était convaincu, et avec lui la communauté internationale, qu’il pourrait alors négocier en position de force, avec un Hezbollah affaibli par une accusation officialisée mais non publiée. Hariri et avec lui ses conseillers étaient ainsi persuadés que l’heure « H » de l’exécution de la contre-attaque de l’opposition était fixée au jour de la remise par Daniel Bellemare de son acte d’accusation au juge de la mise en état. Ils pensaient avoir le temps de voir venir, d’autant que le président Michel Sleiman partageait la même approche et pensait qu’il n’y aurait pas de remous gouvernementaux avant ce rendez-vous fatidique.

Mais c’est là que l’opposition a changé la donne. Tout s’est d’ailleurs passé très vite. Dès que le président syrien a annoncé à ses interlocuteurs libanais l’échec de l’initiative syro-saoudienne, ceux-ci ont décidé de passer à l’offensive. Même le président du bloc parlementaire de la Résistance hajj Mohammad Raad qui se trouvait à ce moment-là en visite chez l’ancien Premier ministre Omar Karamé n’en savait encore rien. En quelques minutes, le plan a été décidé et il a été convenu de donner un dernier délai au président Sleiman pour accepter la convocation d’une réunion extraordinaire du Conseil des ministres. Dans une tentative de ne pas accentuer la division du pays et de ne pas atteindre le point de non-retour, le chef de l’État a d’abord tenté de gagner du temps, précisant qu’il voudrait, par correction, attendre le retour à Beyrouth du Premier ministre. Mais il a dû s’incliner devant la détermination de l’opposition, après en avoir toutefois parlé avec le président Bachar el-Assad. Des tentatives de médiation ont ensuite été entreprises avec le président de la Chambre, dans l’espoir de le pousser à convaincre l’opposition de laisser un peu de temps au 14 Mars, mais Nabih Berry a été très ferme : les consultations parlementaires doivent avoir lieu dans les plus brefs délais…

L’opposition a donc réussi son coup en semant la confusion dans le camp adverse, qui misait aussi sur le fait qu’elle n’oserait pas procéder à une telle démarche pour ne pas irriter le Lire le reste de cette entrée »

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Le chef du Hezbollah s’exprime dimanche sur la crise gouvernementale

Posted by jeunempl sur janvier 15, 2011

AFP

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, s’exprimera dimanche soir sur la crise politique provoquée par la démission des ministres de son parti et de ses alliés ayant conduit à la chute du gouvernement de Saad Hariri, a annoncé samedi la télévision du parti chiite.

« Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, fera une apparition dimanche à 20H30 (18H30 GMT) sur la télévision Al-Manar pour s’exprimer sur les derniers développements », a annoncé cette chaîne, qui n’a pas précisé s’il s’agissait d’un discours ou d’une interview.

La coalition gouvernementale s’est effondrée mercredi après la démission des ministres du camp du puissant mouvement chiite armé. Depuis, les formations politiques rivales sont engagées dans une épreuve de force en vue de la nomination d’un nouveau Premier ministre.

Le président de la République Michel Sleimane doit entamer lundi des consultations avec les groupes parlementaires qui doivent proposer le nom du futur chef du gouvernement.

Le Hezbollah a déjà fait savoir qu’il voulait proposer comme Premier ministre un leader « connu pour son soutien à la Résistance ». La presse de samedi évoquait le nom d’Omar Karamé, ancien Premier ministre proche de l’opposition qui avait présenté sa démission dans la foulée de l’assassinat du dirigeant Rafic Hariri en février 2005.

« La personnalité que proposera l’opposition lors des consultations est originaire de Tripoli (nord) et le choix se portera probablement sur Lire le reste de cette entrée »

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