Mouvement pour le Liban

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Par habitant, le Liban détient le record de réfugiés

Posted by jeunempl sur août 20, 2014

RTBF.be

Refugiés syriens au LibanEn cette journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée depuis 2008 sous l’impulsion de l’Assemblée générale des Nations Unies, intéressons-nous à la situation humanitaire préoccupante du Liban. Ce petit pays de 4 millions d’habitants accueille le plus de réfugiés au monde, en proportion de sa population.

C’est le journaliste libanais Justin Salhani qui a posté ce tweet, relayé par le site Rue89. Accompagné d’une carte, l’illustration reprend les chiffres et statistiques du rapport intitulé « le coût humain de la guerre » du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR). Les résultats sont stupéfiants.

Depuis plus de trois ans, le conflit Syrien fait rage et a altéré les sociétés du Moyen-Orient. Le pays se vide à grande vitesse et le principal point de chute se trouve être leur voisin libanais. Les Libanais sont pourtant habitués à vivre des conflits répétés et à accueillir des réfugiés depuis plus de quatre décennies. Mais les prévisions sont alarmantes et il commence à manquer de moyens pour orchestrer cette vaste entreprise humaine. Selon les dernières prévisions, les réfugiés représenteront plus du tiers de la population libanaise d’ici la fin de l’année 2014.

En proportion de sa population, le Liban accueille 178 réfugiés pour 1000 habitants ! En terme absolu, les chiffres oscillent entre 800 000 et 1,5 millions de réfugiés. A titre de comparaison, cela représenterait plus de 100 millions de réfugiés aux USA, entre 12 et 15 millions pour la France.

178 réfugiés pour 1000 habitants

En deuxième position, toujours en terme de proportion, on retrouve la Jordanie, avec 88 réfugiés pour 1000 habitants. Cet autre voisin du conflit syrien paie également un prix élevé à l’accueil des réfugiés.

En terme absolu, le premier du classement est assez surprenant. Il s’agit du Pakistan, qui accueille plus de 1,6 millions d’exilés.

« Nous ne pouvons pas accueillir l’entièreté de la population syrienne au Liban »

Par crainte de ne plus pouvoir contrôler la situation, le gouvernement libanais a d’ailleurs décidé fin juin de limiter l’accès sur son sol.

« J’ai informé les Nations Unies des décisions prises au conseil ministériel. A savoir que nous accueillerons dorénavant uniquement les réfugiés provenant de régions ou les combats font rage prés de la frontière libanaise » avait annoncé le Ministre des Affaires Sociales, Rashid Derbas.

« Nous envisageons toutes les options afin de protéger le Liban, cela inclut la fermeture de notre frontière avec la Syrie » concluait Rashid Derbas.

Mais il avait tenu à préciser ses propos : « Nous permettrons bien sur des entées nécessaires et n’entraverons pas l’aide humanitaire …mais nous ne pouvons pas accueillir l’entièreté de la population syrienne au Liban. »

La dynamique commence même à s’inverser. Plus de 2000 réfugiés syriens ont pu rejoindre leur pays d’origine, grâce au travail de coordination des gouvernements libanais et syriens.

Une situation alarmante

D’après l’ONU, 1,6 milliard de dollars de fonds sont nécessaires pour le Liban en 2014, mais seuls 25% ont été récoltés pour le moment.

« Le niveau actuel de financement ne permettra pas d’atteindre l’objectif de scolariser plus de 172.000 enfants l’année prochaine » ou de lancer une nécessaire campagne de vaccination pour tous les enfants de moins de 5 ans », a affirmé Mme Kelley, représentante du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.

En mai, le Fonds monétaire international (FMI) avait indiqué qu’à cause du conflit syrien, le taux de chômage avait quasiment doublé au Liban pour atteindre 20%, et que la croissance de 2% était bien inférieure à son niveau d’avant la crise.

Selon les calculs de la banque centrale, les réfugiés coûtent environ 4,5 milliards de dollars par an au Liban.

Le conflit syrien n’a donc pas fini de concerner l’état libanais, habitué à gérer des crises humanitaires d’envergure (guerres d’Irak, conflit israélo-palestinien, etc.) mais qui finiront peut-être par user la patience des décideurs politiques locaux.

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