Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Aoun propose un verrouillage chrétien de la présidentielle par le suffrage universel

Posted by jeunempl sur juillet 2, 2014

(L’Orient le Jour)

Général Michel Aoun (chef du Courant Patriotique Libre)Le chef du CPL envisage un scrutin à deux tours, le premier réservé aux seuls chrétiens et le second à l’ensemble des Libanais.
Le général Michel Aoun a lancé hier un nouveau brûlot sur la scène politique libanaise en proposant l’élection du président de la République au suffrage universel et selon un mécanisme qui permettrait à l’électorat chrétien de verrouiller totalement le scrutin. Soulignant que cette proposition vise à mettre fin à la « marginalisation » des chrétiens, le chef du CPL a refusé d’y voir un bouleversement de l’édifice institutionnel libanais et de la philosophie qui le sous-tend. Il a au contraire cherché à en minimiser l’impact en affirmant qu’il s’agirait d’un amendement constitutionnel « limité ».

Le général Aoun a également esquissé les grandes lignes d’une nouvelle proposition de loi électorale pour les législatives, fondée sur le même principe que la loi dite « orthodoxe », mais sans évoquer explicitement celle-ci.

Présentant ses propositions lors d’une conférence de presse à Rabieh, le général Aoun a donné les explications suivantes au sujet de la présidentielle : « Je propose un amendement constitutionnel limité en vue d’élire le président de la République maronite au suffrage universel et en deux tours. Le premier tour, de qualification, se déroule au niveau des électeurs chrétiens. Les deux candidats qui arrivent en tête de ce premier tour sont départagés au second, qui se déroule au niveau national. »

Soulignant que ce mode de scrutin « redonne son poids au vote chrétien et ôte la crainte de l’hégémonie du vote musulman », le député du Kesrouan a ajouté : « N’est-il pas de notre droit aujourd’hui, après que les chrétiens eurent été marginalisés, de nous demander où se trouve le vrai partenariat ? Sommes-nous des partenaires ou des subalternes ? Qu’est-il arrivé de la parité (islamo-chrétienne) dont parle Taëf ? S’agit-il d’un slogan creux et sans substance concrète ? »

Rejetant toute responsabilité dans le blocage actuel de l’élection présidentielle, il s’est adressé à ses détracteurs en ces termes : « Vous nous dites que nous sommes responsables de la vacance présidentielle qui dure depuis le 24 mai. Je vous répondrai que vous vivez dans cette vacance depuis 24 ans et vous vous y êtes accoutumés. Il est temps d’y mettre un terme. Pour notre part, nous essayons de vous réveiller. »
Selon lui, « les sondages d’opinion ont montré qu’une majorité écrasante de Libanais, en général, et de chrétiens, en particulier, sont en faveur de l’élection du président au suffrage universel ». C’est comme cela que « l’on éloigne la présidentielle des compromis et des bazars locaux et extérieurs et qu’on la redonne à son vrai propriétaire, le peuple, qui est la source de tous les pouvoirs », a-t-il dit.
Pour ce qui est des élections législatives, le chef du CPL a réexposé les tenants et aboutissants de la proposition de loi qui avait été présentée par le Rassemblement orthodoxe et entérinée en 2013 par le CPL. Ce projet prévoit une élection des députés de chacune des communautés par les électeurs de la communauté respective et en vertu du mode proportionnel.

Mais il s’est abstenu de toute mention explicite du projet « orthodoxe », qui avait vivement été rejeté par le courant du Futur, se contentant d’en énoncer le fondement : « Toute loi qui ambitionne d’incarner la vraie parité entre chrétiens et musulmans doit passer par l’élection par chaque communauté de ses députés à la Chambre », a-t-il dit, réfutant les arguments selon lesquels ce type de législation consoliderait le confessionnalisme au sein de la société libanaise.

Selon ses calculs, seuls 17 députés chrétiens (sur 64) sont élus par des électorats chrétiens, en vertu de la loi en vigueur. Vingt-quatre autres sont élus dans des circonscriptions à majorité chrétienne, mais ils doivent leur élection au vote en bloc de minorités musulmanes. Enfin, les 23 restants sont totalement tributaires des voix musulmanes.

Interrogé sur le point de savoir si dans le cadre de son dialogue avec le courant du Futur il avait coordonné avec cette formation le lancement de cette initiative, le général Aoun a répondu par la négative, mais sans donner la moindre précision sur l’état de ce dialogue. « Le Futur rejetterait peut-être (l’initiative). Mais cela est notre droit. Nous ne nous tairons plus à ce sujet », a-t-il dit.

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