Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Loi électorale : Petit-à-petit la loi orthodoxe fait son nid au sein du parlement libanais

Posted by jeunempl sur février 18, 2013

Bilan d’une journée parlementaire mouvementée mais non moins fructueuse…

Carte des cazas au Liban (Localiban)

Carte des cazas au Liban (Localiban)

Loi électorale : Les commissions conjointes approuvent le 1er article du projet du Rassemblement orthodoxe

Les commissions parlementaires conjointes ont approuvé lundi soir le premier article du projet de loi électorale dit du Rassemblement orthodoxe concernant l’augmentation du nombre de siège parlementaires de 128 à 134, ont rapporté plusieurs médias.

(L’Orient le Jour)

Selon la Voix du Liban (VDL, 100.5), les 6 nouveaux députés appartiennent aux communautés suivantes :
un député syriaque-catholique
un député syriaque-orthodoxe
un député grec-catholique
un député chiite
un député sunnite
un député druze.

Ibrahim Kanaan - Député CPL

Ibrahim Kanaan – Député CPL

Kanaan : « Certains partis ne veulent pas de représentation équitable »

(L’Orient le Jour)

Le député du bloc du Changement et de la réforme Ibrahim Kanaan a déclaré lundi que les craintes exprimées concernant le projet de loi électorale du Rassemblement orthodoxe montrent que certains partis ne veulent pas une représentation juste au Liban.

« Pourquoi insistent-ils à créer des majorités illusoires pour gouverner le Liban ? », s’est interrogé le député du Courant patriotique libre (CPL) à l’issue de la première réunion des commissions parlementaires conjointes.
Peu avant, le chef du Bloc du Futur, Fouad Siniora, avait redit son rejet du projet de loi du Rassemblement orthodoxe.

« Certains partis croient qu’un boycott va entraver l’approbation d’une nouvelle loi électorale », a poursuivi M. Kanaan, ajoutant que le recours au boycott ne doit pas se faire aux dépends du travail du gouvernement et du Parlement.

« Pourquoi le Courant du futur parle-t-il maintenant de représentation équitable, alors qu’il est resté silencieux face à l’injustice qui dure depuis 23 ans ? », a-t-il dit. « L’approbation du projet de loi électorale du Rassemblement orthodoxe par six des huit membres de la sous-commission parlementaire ne montre-t-elle pas que la majorité a approuvé cette loi ? », s’est-il aussi demandé.

Le député a annoncé qu’il compte soumettre ce projet de loi à l’assemblée générale du Parlement. « Nous ne recevrons pas de leçon de démocratie de la part de partis qui ont ignoré l’injustice », a-t-il conclu.

Fouad SinioraSiniora: le projet orthodoxe accentue le clivage confessionnel

ANI

Le chef du bloc parlementaire du Futur, Fouad Siniora, a déclaré lundi au terme de la réunion des commissions parlementaires conjointes, que « le courant du Futur a exclu sa participation aux réunions des commissions parlementaires conjointes de sa décision de boycotter le gouvernement ».

« Les commissions parlementaires conjointes ont été informées des concertations de la sous-commission parlementaire chargée de l’étude des projets de loi électorale », a-t-il indiqué.

Commentant le projet de loi Orthodoxe, M. Siniora a souligné que « cette proposition mènerait à la désintégration du pays et accentuerait le clivage confessionnel ».

L’ancien Premier ministre a précisé que « le projet de loi orthodoxe contredit les fondements de la coexistence et viole les de la Constitution, notamment le préambule ».

« Malgré notre position s’opposant à l’adoption de la loi électorale combinant les deux modes de scrutin majoritaire et proportionnel, nous avons annoncé notre détermination à parvenir à une loi électorale consensuelle », a conclu M. Siniora.

Nabih Berri - Chef du Parlement libanaisLoi électorale: Nabih Berry tire la sonnette d’alarme

Mediarama

Les Commissions parlementaire conjointes ont entamé, ce lundi, leurs réunions consacrées à l’examen des projets de loi électorale, qui doivent se poursuivre pendant trois jours. Qualifiée d’initiative de la dernière chance, ces réunions devraient déboucher, en l’absence d’accord sur une loi consensuelle, sur un vote en séance plénière, et c’est le projet orthodoxe qui devrait l’emporter.

Mais cela ne signifie pas pour autant que tous les obstacles sont surmontés, car le président de la République, Michel Sleiman, a annoncé son intention de ne pas signer cette loi et de la renvoyer au Conseil constitutionnel pour s’assurer qu’elle n’est pas en contradiction avec la Constitution et le pacte national. Ce processus, qui prendra des semaines, provoquera le report de facto des élections législatives prévues en principe le 9 juin.

Le quotidien Al-Joumhouria rapporte que pour éviter un tel scénario, «les amis du Liban» projettent d’entamer des démarches auprès des responsables afin que les élections aient lieu dans les délais constitutionnels. Illustrant la gravité du moment, le président du Parlement, Nabih Berry, a exhorté tous les partis à parvenir à un consensus sur une loi électorale, à l’ouverture des réunions des commissions conjointes. «Chaque fois que nous nous éloignons les uns des autres, nous assistons à des conséquences graves non seulement au Parlement mais dans tout le Liban», a déclaré M. Berry. «La guerre des urnes doit se faire au profit du Liban. Si nous ne nous entendons pas, nous exposerons le pays au danger», a-t-il dit.

Le chef du bloc parlementaire du Courant du Futur, qui a finalement décidé de participer aux réunions après avoir laissé planer le flou sur ses intentions, a lancé une attaque contre le projet orthodoxe. Fouad Siniora, a estimé que ce projet constitue un «danger» pour le Liban.

Ce projet prévoit l’élection par chaque communauté de ses députés au scrutin proportionnel. Avalisé par la majorité des partis politiques, il a été rejeté par le Courant du Futur, le Parti socialiste progressiste (PSP) de Walid Joumblatt et le chef de l’Etat Michel Sleiman.

Du fait des divergences de vues profondes portant sur la délimitation des circonscriptions électorales et le mode de scrutin, le résultat des réunions des commissions conjointes risque d’être semblable à celui des travaux de la sous-commission ad hoc qui avait été chargée de trouver un terrain d’entente sur une loi électorale. Après un mois de travaux, cette commission ad hoc a déclaré forfait samedi.

Les analystes affirment que si aucun accord n’a pu être conclu au sein d’une commission restreinte, où les débats sont organisés et contrôlés, comment les députés pourraient-ils s’entendre dans une structure qui compte des dizaines de membres et au sein de laquelle les débats peuvent s’éterniser?

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