Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Actualité politique : Le point sur les positions du Courant du Futur, du patriarche Rahi, du Courant patriotique Libre et du Hezbollah

Posted by jeunempl sur janvier 3, 2013

Bloc du « Futur »: Non au dialogue avant la démission du gouvernement !

courant du futur - drapeauANI

Le bloc du « Futur » a signalé, jeudi, qu’il ne participerait aux séances de dialogue national qu’à la suite de la démission du gouvernement actuel.

Dans le communiqué lu par le député Amine Wehbé au terme de la réunion hebdomadaire du bloc, le  » Futur  » a expliqué que son retour au dialogue dépendait également des positions du Hezbollah « lequel doit accepter de discuter de son arsenal et comprendre que l’objectif du dialogue est de l’initier à remettre ses armes à l’Etat ».

« Il n’y a pas d’alternative au dialogue, tant qu’il s’agisse d’un dialogue fructueux pour le peuple libanais, et non pas d’une couverture des complots du Hezbollah, lequel veut contrôler, par ses armes, l’Etat et ses institutions », indique le communiqué.

Par ailleurs, le bloc du « Futur » s’est dit optimiste quant aux réunions de la sous-commission parlementaire chargée de discuter d’une nouvelle loi électorale, prévues pour la semaine prochaine, place de l’Etoile.

« Nous fondons nos espoirs sur ces réunions et nous sommes ouverts à toute proposition qui permettrait d’élaborer une loi électorale assurant une représentativité équitable de tous les Libanais et respectant le principe de la coexistence, loin de l’hégémonie des armes », poursuit le communiqué.

En outre, les députés réunis ont abordé le problème suscité par la vague de déplacés syriens et palestiniens ayant fui la Syrie pour le Liban; ils ont proposé que le gouvernement prenne en charge l’organisation d’un congrès régional et international pour les ONG et les pays donateurs, pour la mise en place d’un plan de secours.

Ils ont de même suggéré la création de postes à la frontière libano-syrienne, pour accueillir les déplacés et contrôler leur séjour au Liban, surtout que leur nombre risque d’augmenter considérablement en raison de l’exacerbation des tensions en Syrie.

Le bloc du « Futur » a enfin discuté, au cours de sa réunion présidée par l’ancien Premier ministre Fouad Siniora, des faits marquants de 2012 sur les scènes locale et régionale, ainsi que de ses aspirations pour 2013.

Rahi aux responsables politiques: Honte à vous de ne pas participer au dialogue

Mar Bechara Boutros Rahi - Patriarche d'Antioche et de tout l'OrientANI

Le patriarche maronite, Béchara Boutros Rahi, a lancé, ce jeudi, un appel aux responsables politiques refusant de participer au dialogue national.

« Honte à vous de ne pas participer à la table du dialogue national », a-t-il clamé.

Le patriarche s’est prononcé lors d’une rencontre avec le ministre d’Etat pour les Affaires du Parlement, Nicolas Fattouch accompagné d’une délégation de Zahlé venus le féliciter à l’occasion des fêtes de fin d’année.

« Il est honteux de voir les responsables libanais incapables de se réunir pour prendre une décision concernant l’élaboration d’une nouvelle loi électorale digne du peuple libanais et de ses aspirations », a-t-il poursuivi.

Et d’ajouter enfin que  » les responsables politiques doivent se réunir pour discuter de l’affaire des déplacés syriens, cette dernière étant le plus grand problème humain, national et social en ce moment ».

Aoun: nous accepterions n’importe quelle loi électorale si l’on restituait certaines prérogatives au président

Courant Patriotique Libre (CPL) - Tayyar el Watani el Horr - LogoANI

Le chef du bloc du Changement et de la Réforme, le général Michel Aoun, a affirmé jeudi qu’il accepterait « n’importe quelle loi électorale si l’on restituait seulement un tiers des prérogatives au président de la République ».

S’exprimant à l’issue de la réunion périodique de son bloc, tenue à Rabieh, le général a estimé que « la meilleure proposition de loi électorale serait celle qui est soumise par la Rencontre Orthodoxe, suivie par la proportionnelle ».

« La loi Orthodoxe assurerait une bonne représentativité et permettrait aux chrétiens d’élire 64 députés », a-t-il expliqué, rappelant que le parti des Forces Libanaises insistait également sur l’adoption de cette loi.

Il a ajouté que son groupe politique a porté son choix sur la seconde proposition, en l’occurrence, la proportionnelle, « pour ne pas séparer les chrétiens des musulmans ».

« Nous sommes partis du principe que ces derniers nous approuveraient. Nous voulons élire nous-mêmes les 24 députés chrétiens choisis jusqu’alors par les autres communautés!
La proposition Orthodoxe devrait être débattue lors de la prochaine séance parlementaire. Ceux qui la refuseraient nous en expliqueraient les raisons (…). Qu’ils restituent un tiers seulement des prérogatives du président et nous accepterons n’importe quelle loi », a-t-il martelé.

Abordant le sujet de la crise syrienne, le général Aoun a signalé que « les Etats-Unis ont choisi la Syrie comme arène pour venir à bout de l’influence de la Russie sur cette partie de la région, pour séparer la Syrie de l’Iran et le Liban de la Syrie, en vue d’affaiblir toute la région ». « C’est pourquoi nous avons appelé à résoudre la crise syrienne par le dialogue pour ne pas détruire la Syrie », a-t-il expliqué.

Il a souligné que « les pays arabes et occidentaux doivent mettre un terme à la lutte en Syrie en recourant au dialogue », notant que « cela permettrait de résoudre également le problème des déplacés ».

Le chef du bloc du Changement et de la Réforme a alors accusé les pays qui soutiennent la révolution syrienne de chercher à déstabiliser le Liban en y envoyant des extrémistes.

Il a enfin considéré que le gouvernement doit répondre de sa responsabilité dans la crise économique que le Liban traverse, signalant en conclusion que « le Liban doit savoir gérer ses ressources pétrolières qui lui assureraient la prospérité, au lieu de polémiquer vainement sur les salaires des membres du comité opérationnel du pétrole ».

Sayyed Nasrallah condamne les attentats anti-chrétiens

Hezbollah - drapeauANI

Le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a indiqué, jeudi, dans une allocution prononcée à l’occasion du quarantième de l’imam Hussein, à Baalbeck, que « le besoin de se rendre à Karbala se fait sentir malgré les attentats et l’idéologie takfiriste semée par les Etats-Unis dans la région ».

« Les attentats et les enlèvements n’empêcheront pas les pèlerins pakistanais, iranien, libanais ou irakien de visiter ce lieu saint », a-t-il affirmé.

En outre, Sayyed Nasrallah s’est interrogé sur la signification des attaques contre les églises dans des pays arabes ou étrangers ainsi que les massacres commis contre des chrétiens dans le monde.

« Qui a donné le droit aux takfiristes de tuer les chrétiens alors que l’Islam a, à travers l’histoire, respecté leurs rituels? », s’est-il demandé.

Sayyed Nasrallah a assuré que « les Libanais vivent dans une région divisée. Nous sommes déterminés à protéger l’union de n’importe quel pays, le clivage menaçant l’Irak, l’Egypte, la Libye, la Syrie et même l’Arabie Saoudite », a-t-il ajouté.

« Nous devons faire face à tout projet consistant à fragmenter le Liban en mini-Etats ou en émirats car le pays est tellement petit pour être divisé », a-t-il poursuivi.

« Les Libanais sont appelés à protéger leur union et leurs institutions. Le Liban est le pays le plus affecté par les événements qui se déroulent autour de lui, notamment en Syrie, et ce en raison du pluralisme confessionnalisme et politique, du conflit d’intérêts et de la frontière commune », a-t-il précisé. Il a rappelé dans ce contexte que « la Békaa et le Nord sont les régions les plus touchées par ces événements vu leur proximité géographique ».

Sur un autre plan, Sayyed Nasrallah a déploré le fait que « la Syrie soit en guerre ». « Laissez de côté la politique de distanciation. Deux positions sont claires, celle exhortant au dialogue et une autre tentant d’importer les événements sur la scène interne », a-t-il clamé à l’adresse du Liban.

« La position de notre camp politique et du gouvernement actuel est la meilleure puisqu’elle empêche les répercussions des violences au Liban », a-t-il avancé.

Concernant les déplacés syriens et palestiniens, le secrétaire général du Hezbollah a affirmé que « le Liban en est responsable. Nous devons traiter ce dossier en tenant compte uniquement du facteur humain, sans le politiser. Nous devons nous occuper des familles syriennes, quelle que soit leur appartenance politique ».

Et d’ajouter que « Le Liban ne peut fermer ses frontières avec la Syrie, en dépit des dangers politique, sécuritaire et économique qui résulteraient. Le gouvernement devrait prendre une position officielle et claire à ce titre. La solution réelle au problème des déplacés serait un compromis politique, susceptible de mettre un terme à la guerre en Syrie ».

Il a exhorté le gouvernement libanais à exercer une pression, en vue de trouver une issue politique à ce dossier.

« Ceci ne s’oppose pas à la politique de distanciation. L’Etat libanais peut s’adresser aux Américains et à la Ligue arabe, laissant le Liban supporter ce fardeau », a-t-il dénoncé.

Sur un autre plan, il a appelé l’Etat libanais « à négocier directement avec les ravisseurs des Libanais en Syrie ».

« Cette affaire est une répercussion de la crise. Elle est de surcroit exploitée et à l’origine d’un schisme au sein de la société libanaise. Les familles des otages doivent imputer la responsabilité à l’Etat libanais et ce, sans bloquer les routes ».

Sayyed Nasrallah a assuré que « le mouvement de protestation des familles est un droit normal et légitime. La démarche de l’Etat reste insuffisante et il doit négocier directement avec les ravisseurs ».

« Nous devons demander l’aide aux pays pouvant avoir une influence sur les ravisseurs, tels que l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie, lesquels accordent un soutien financier et logistiques aux combattants », a-t-il signalé.

« L’Etat, s’il s’avère impuissant à régler cette affaire, doit informer les familles et les forces politiques, y compris le Hezbollah », a-t-il martelé.

Sur un autre plan, Sayyed Nasrallah a assuré que « le Liban fonde de grands espoirs sur le dossier du pétrole et du gaz, pouvant résoudre les problèmes économiques et sociaux du pays ».

« Nous espérons que cette richesse soit une bénédiction et non une malédiction. Des documents démontrent que les événements actuels s’expliquent par la richesse en gaz et en pétrole dans la région. Mais si le Liban parvient à tirer profit de cette richesse, il pourrait payer ses dettes », a-t-il noté.

Sayyed Nasrallah a mis en garde contre « les menaces israéliennes à l’encontre des compagnies de pétrole », mettant l’accent sur la nécessité d’une stratégie nationale pour protéger cette ressource.

« La résistance est prête à accorder son aide en vue de protéger cette richesse pétrolière nationale. Nous ne tirons pas notre force de notre nombre ou de notre arsenal mais de notre volonté et notre foi », a-t-il conclu.

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