Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Camp Yarmouk : la bataille se prépare

Posted by jeunempl sur décembre 18, 2012

Al Manar

Carte de Damas - capitale de SyrieLa bataille se prépare dans le camp palestinien Yarmouk, situé au sud de la capitale, dans une région particulièrement convoitée par les miliciens de l’ASL, vu qu’elle sépare les quartiers de la capitale qui abritent différents lieux et bâtiments ministériels et militaires.

Plusieurs agences et medias, dont l’AFP et la télévision Al-Mayadine assurent que les rebelles ont progressé mardi dans le camp palestinien. Un habitant venu récupérer des affaires a dit à l’agence avoir « des centaines d’insurgés de l’Armée syrienne libre (ASL) à l’intérieur » du camp. Il a vu dans les rues du camp de nombreux membres de l’ASL, venus des quartiers voisins, notamment Hajar al Aswad, Tadamoun et Yalda.

Selon le correspondant de la chaine de télévision arabophone Al-Mayadine, les miliciens de l’ASL ont délogé de leur siège les éléments des Comités populaires chargés de défendre le camp.

Le porte-parole officiel du Front populaire pour la libération de la Palestine-commandement général (et dont le siège se trouve toujours à Damas) confirme l’information, précisant que ce sont les miliciens du front al-Nosra d’al-Qaïda qui ont attaqué le camp Yarmouk « comme des barbares, les Tatars et les Moghols ».

Dans un entretien avec la chaine russe Russia Today, Anwar Raja accuse les miliciens de piller le camp, en prenant d’assaut les maisons et les commerces ». Il a assuré que l’armée syrienne n’est pas déployée dans le camp, où se trouvent seulement des comités populaires armés chargés de le défendre.

Cité par l’AFP, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), instance proche de l’insurrection syrienne et siégeant à Londres estime que les rebelles tentent de prendre le contrôle du camp, situé sur la ligne de confrontation entre les forces du régime et les insurgés et d’en chasser les milices palestiniennes favorables au régime du président syrien Bachar al-Assad.

Pour sa part, le quotidien al-Watan, proche du pouvoir, a affirmé que « l’armée se prépare à une opération militaire dans le camp ». « Un grand nombre de soldats s’étaient regroupés (lundi) et une opération militaire se préparerait pour nettoyer le camp », écrit le quotidien.

Mardi des soldats interdisaient l’entrée nord du camp et une centaine d’hommes et d’enfants, avec leurs valises, se préparaient à quitter les lieux à bord de camionnettes de type Suzuki, a constaté une journaliste de l’AFP.

Départ massif

Entretemps, les habitants du camp qui compte aussi bien des Palestinien que des Syriens commencent à quitter le camp. L’AFP a indiqué que les mosquées de ce camp, situé dans le sud de la capitale, ont appelé les 150.000 habitants à partir.

De nombreux bus et voitures, remplis de Palestiniens, attendent de pouvoir entrer au Liban, au poste-frontière de Masnaa, a constaté le photographe de l’AFP.

D’autres étaient déjà arrivés lundi pour rejoindre les camps palestiniens près de Tripoli (nord) ou de Saïda (sud). Certains, présents depuis plusieurs semaines, ont organisé un sit-in devant le bureau de l’UNRWA (Office des Nations-Unies pour l’aide aux réfugiés palestiniens) pour demander de l’aide face à leur dénuement.

Selon le porte-parole de l’UNRWA à Jérusalem, Sami Mhasha, « selon des estimations prudentes, au moins 50% ont quitté ou quittent le camp pour trouver refuge dans d’autres quartiers de la capitale ».

La Syrie compte 490.000 Palestiniens, dont la majorité est venue du nord de la Palestine, notamment de Safed, de Galilée et de Haïfa, lors de l’usurpation de la Palestine en 1948. D’autres sont arrivés par la suite victimes des autres guerres entre l’Entité sioniste et les Arabes.

Peu à peu, quand l’espoir du retour s’est éloigné, les camps sont devenus de véritables quartiers à Damas.

Les Palestiniens impliqués

Pour sa part, le chef du Comité de coordination pour le changement démocratique (CCCD), Haytham Mannaa a accusé le Hamas d’être impliqué dans les combats en Syrie. Dans un entretien télévisé, il a signalé que de nombreux palestiniens font part aux combats, certains aux cotés des autorités, d’autres aux cotés des rebelles, dont des 6léments du Hamas. Selon les chiffres semi-officiels, 700 palestiniens ont été tués sur le sol syrien depuis l’éclatement de la crise.

Durant le programme télévisé, le représentant du Hamas au Liban Oussam Hamdane a assuré que son mouvement interdit toute implication de son mouvement dans le conflit syrien.
Alors que le présentant du FPLP-CG a assuré que son mouvement qui fait partie des comités populaires chargés de défendre le camp Yarmouk a tenté par tous les moyens d’empêcher les tentatives des insurgés et des miliciens de faire impliquer les Palestiniens.

L’invasion du camp par ces miliciens est la preuve selon lui qu’ils ont toujours voulu l’investir dans le conflit.

Combats avant l’attaque

Cela faisait à peu près deux semaines que le camp faisait l’objet de plusieurs attaques de l’artillerie et des obus de mortiers tirés par les miliciens qui semblaient préparer leur attaque.

Selon Syria Truth, des affrontements violents battaient leur plein entre les miliciens de l’ASL d’une part et les membres des comités populaires et du FPLP-CG de l’autre. Plusieurs quartiers et centres médicaux ont été particulièrement touchés. (Quartiers Jaouné et Mansourah ; Rues Haïfa, Loubié, et Palestine).

Il semble que les Comités ont été débordés par le grand nombre des miliciens et n’arrivaient pas à évacuer le grand nombre de leurs tués. Un sniper installé dans la rue Orouba, la première du camp à être tombés entre les mains de l’ASL a eu raison d’un grand nombre d’entre eux.
Les affrontements avaient monté d’un cran dans la nuit de samedi à dimanche, lorsque les miliciens ont envahi le camp sur trois fronts : Yelda, Tadamone et Hajar-Asouad.

Dimanche, c’est la mosquée Abdel-Kader el-Hussayni qui est bombardée. L’origine de son bombardement demeure ambigüe : comme d’habitude, les agences internationales et certains medias ont accusé des bombardements aériens des avions Migs du régime. Alors que des sources syriennes proches du pouvoir assurent que la mosquée a été frappée de plein fouet par un obus, dont l’origine n’a pas été précisée.

Des centaines de miliciens abattus

Selon la chaine de télévision arabophone Al-Alam, avant cette invasion, les miliciens de l’ASL avaient essuyé des échecs importants dans les quartiers syriens où ils étaient déployés, surtout dans les vergers de Douma et de Harasta, ainsi qu’à Beit-Saham, Akraba, où un groupuscule qui a tenté d’attaquer un barrage militaire a été décimé.

Les combats qui ont eu lieu ces derniers temps au sud-est et à l’est de la capitale ont été un fiasco pour les forces de l’opposition armee, et il est question de pres de 3000 miliciens tués, selon des medias syriens, et 70% des repaires ont été detruits. A Darayya seule, plusieurs centaines de miliciens ont péri, dont de nombreux étrangers.

A Alep également, des groupuscules relevant du front al-Nosrat d’al-Qaïda ont fait l’objet d’attaques au cours desquelles des dizaines d’entre eux ont péri, selon Al-Alam, dans les régions Dare-Ezzat, Beni-Zeid et Layramoun. Ont été identifié parmi les tués du front Gideane Chkoler, Mohammad Ali Kheiro, Youssef el-Jader.

Le Premier ministre syrien à Alep

Lundi, le Premier ministre syrien, Waël al Halaqi, s’est rendu à Alep, la grande métropole du nord pour la première fois depuis qu’elle est secouée par des combats meurtriers lancés en juillet, a rapporté la télévision d’Etat syrienne.

« Le Premier ministre s’est rendu à Alep à la tête d’une délégation pour faire le point des difficultés rencontrées par cette ville en raison des actes criminels commis par des bandes terroristes », a ajouté la chaîne de télévision.

A l’occasion de cette visite, le gouvernement a alloué 4,8 millions de dollars pour l’achat de produits alimentaires d’urgence, pour les services et pour soutenir le budget de la province d’Alep, selon la télévision.

Spécialisée depuis des décennies dans l’industrie manufacturière, notamment le textile, grâce au coton, Alep, deuxième ville et poumon économique de Syrie, comptait 2,5 millions d’habitants avant les combats.

Manifestation pro-régime

Au moment de la visite, des milliers d’aleppins sont descendus dans les rues de la ville pour protester contre les exactions des miliciens dans leur ville.

Les slogans lancés par les manifestants haranguaient les attaques contre les réeseaux d’eau et d’électricité, et contre les proprietés privées ou les bien publics.

Les manifestants ont réclamé des forces gouvernementales de decimer les repaires « des terroristes » pour recouvrir la vie normal à Alep et sa province.

Deux Russes enlevés, demande de rançon

Concernant les deux Russes enlevés en Syrie avec leur collègue, un ingénieur italien, le ministère russe des Affaires étrangères a révélé que leurs ravisseurs ont demandé une rançon en échange d’une libération;
« Les citoyens russes V.V. Gorelov et Abessattar Khassoun, qui a également la nationalité syrienne, ont été enlevés par des inconnus le 17 décembre, alors qu’ils se dirigeaient en voiture de Homs (centre) à Tartous », où la Russie dispose d’une base de ravitaillement et de soutien technique, a indiqué le ministère dans un communiqué.

« Un ressortissant italien, Mario Belluomo, a été enlevé avec eux », selon la même source.

Tous les trois travaillaient dans une fonderie syrienne privée, Hmisho and Co, située près de Homs.
« Les ravisseurs des Russes et de l’Italien ont contacté cette société par téléphone pour demander une rançon en échange de leur libération », précise le communiqué.

« Toutes les mesures nécessaires sont prises en Syrie, tout comme dans d’autres pays qui peuvent influencer la situation » en vue d’obtenir la libération des trois personnes enlevées, a pour sa part déclaré le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, cité par l’agence Interfax.

Le ministère des Affaires étrangères a par ailleurs réitéré son appel aux citoyens russes à ne pas se rendre en Syrie, un pays en proie à « un grave conflit armé intérieur ».

Un journaliste américain libéré

Le journaliste de télévision américain Richard Engel, qui avait été enlevé il y a cinq jours en Syrie, a été libéré, a annoncé mardi matin son employeur, NBC News.

« Après avoir été enlevé et détenu pendant cinq jours en Syrie par un groupe inconnu, Richard Engel, grand reporter, et son équipe ont été libérés sains et saufs, a annoncé la chaîne de télévision dans un communiqué. Selon l’AFP, les ex-ravisseurs d’Ehgel étaient des miliciens pro-Assad.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :