Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Exclusif : Hariri et Sakr pris en flagrant délit (Partie 2/3)

Posted by jeunempl sur décembre 2, 2012

Radwan Mortada – Al Akhbar
Traduit par MPLBelgique.org

Rappel – 1er épisode : Au coeur du commerce d’armes du Courant du Futur en Syrie

Les exploits du député du Courant du Futur Okab Sakr n’étaient pas limités à la fourniture d’armes aux combattants de l’opposition syrienne. Les enregistrements obtenus par Al-Akhbar ont également exposé son rôle clé dans le suivi proche des opérations militaires en Syrie, gérant même personnellement les chambres d’opérations militaires réparties en Turquie et au Liban.

La source qui a fourni à Al-Akhbar les enregistrements téléphoniques Hariri-Sakr – il s’agit d’un ancien associé qui travailla dans l’un des centres militaires de Sakr en Turquie – avait posé une condition à la libération des autres enregistrements : « publiez [ce que vous avez] et vous en recevrez plus ».

La première série d’enregistrements contenait assez de preuves pour établir l’implication de l’ex-premier ministre Saad Hariri et du député du Courant du Futur Okab Sakr dans le conflit sanglant en cours en Syrie. Comme le révélait plus tôt cette semaine Al Akhbar, Sakr et Hariri n’ont pas seulement fourni des armes et du support logistique à l’opposition armée syrienne; ils ont également dirigé à distance les opérations militaires, en utilisant la guerre civile syrienne pour poursuivre leurs propres intérêts avec peu, voire aucune considération pour les dommages collatéraux.

Alors que la source confirma sa volonté de rester dans le camp de l’opposition syrienne pour « combattre le régime répressif », dit-il, « je suis maintenant courtisé par les 2 camps », c’est-à-dire le régime et l’opposition.

La source confirma ses affirmations d’association avec Sakr en fournissant à Al-Akhbar des photos privées avec le député du Courant du Futur, prises à différentes occasions. En outre, il parla en détails d’évènements auxquels il a assisté sur une durée de plus d’un an, travaillant avec Sakr dans les dénommées « chambres d’opérations révolutionnaires » en Turquie.

La source expliqua la nature de ces chambres, et le type de personnes qui s’y trouve le plus souvent ou qui les supervisait, pointant le fait que les chefs de l’opposition armée syrienne y rencontrèrent périodiquement Sakr, ainsi que des représentants du Qatar, de la Turquie et de l’Arabie saoudite.

Les représentants, toujours selon la source, fournissaient souvent leurs informations et parfois même des instructions et des conseils généraux. Par exemple, un représentant pouvait insister sur le besoin de livrer le type approprié de munitions à un certain endroit, spécialement depuis que plusieurs erreurs avaient été faites à ce niveau.

Une fois par exemple, des munitions pour des fusils d’assaut russes « Val » furent envoyés à des combattants qui n’étaient équipés que de Kalashnikov’s. C’est pourquoi les marchandises furent désormais vérifiées à deux fois pour s’assurer que les bonnes consignes parvenaient au bon endroit et que les munitions dispatchées correspondaient aux armes envoyées précédemment.

Plus tard, des instructions furent données pour installer dans les camions transportant des armes, des explosifs qui peuvent être déclenchés s’ils sont capturés ou tenus en embuscade. Les strictes mesures en place incluent de discipliner quelque responsable que ce soit en cas de perte de la moindre balle ou du moindre obus.

La source révéla alors la présence de salles d’opérations au Liban aussi. D’après lui, elles sont « activement impliquées dans la révolution syrienne » et directement liées à la Turquie. Il ajouta que six Syriens, en plus d’un nombre de Libanais, dirigent ce type de salle au Liban-Nord.

Les leaders syriens qui viennent au Liban sont habituellement reçues dans une villa du Mont-Liban, dans la région de Faqra. Lors d’une de ses visites au Liban, avec d’autres jeunes, la source séjourna dans la villa en question. Tous reçurent de l’argent cash, et il était normal de dire qu’on « allait ou revenait de Faqra » chaque fois qu’ils allaient recevoir une grosse somme d’argent.

Il a mis l’accent sur le fait qu’un ancien officier libanais, qui a visité la Turquie à plusieurs reprises, est en charge de diriger ce bureau. Ce même officier contacterait souvent les salles d’opérations en Turquie pour se renseigner au sujet des cargaisons d’armes envoyées dans certaines régions de Syrie. La source va plus loin en maintenant que le député Sakr « nous donnait pour instruction » de faire tout ce que cet officier demandait.

Pour les virements, la source expliqua à Al Akhbar que le député Sakr utilise S., une société de transfert d’argent qui conduit la plupart de ses transactions de manière illégale et donc ne peut être traquée.

Quant aux liens de Sakr avec le Lutfallah II, un bateau transportant des armes de Libye et capturé au Nord-Liban, la source confirma que les membres du Conseil National Syrien (CNS) étaient impliqués dans le trafic, en accord avec des figures libyennes et le colonel Malik al-Kurdi. Il nia cependant une quelconque implication de Sakr ou de l’officier en retraite susmentionné, déclarant que Sakr était furieux ce jour-là, accusant le CNS d’avoir été infiltré par le gouvernement syrien.

La source distingua aussi entre le chef de la branche d’Information des Forces de Sécurité Intérieure, le regretté Wissam el-Hassan, et Sakr, la manière dont chacun traitait les autres.

Hassan, dit-il, « donnait tellement à la révolution », et « intervenait souvent pour aider et relâcher ceux qui étaient arrêtés pour trafic d’armes ». Parfois, il se réunissait aussi avec des Syriens qui étaient envoyés au Liban, et avait joué un rôle pour faire sortir les journalistes français piégés à Homs.

Dans le même temps, Sakr traitait vindicativement avec ceux qui l’entouraient, affirme la source.

« A chaque fois qu’il se fâchait avec quelqu’un, il l’envoyait au combat sur les lignes de front, que ce soit à Homs ou Alep », deux des plus dangereuses régions, dit-il, ajoutant que trois jeunes hommes qui travaillaient avec lui finiraient tués lors de ces missions.

Un autre récit qu’il a partagé à Al Akhbar implique Houssam Kaddour, aussi connu sous le nom d’Abou Fadel, un jeune homme actif en tant qu’officier acheteur d’armes pour les rebelles à Latakia. On peut supposer que le député libanais envoya Kaddour pour tester quelques roquettes, « mais il revint sur une civière, et reste jusqu’à ce jour en soins intensifs », déclare la source.

Ce qui s’est passé, c’est que Sakr a demandé à Abou Fadel de rapporter des images de roquettes envoyées dans la région de Haffa, « sachant que Okab savait très bien que les troupes du régime dans la région avaient des radars et des missiles guidés, et répondaient immédiatement aux endroits d’où partaient les roquettes » insistait la source, accusant Sakr d’ « envoyer le jeune homme à sa mort ».

La source se plaignait même que Sakr « retenait les ambulances qui répondent d’habitude en 30 minutes », mais que ce jour-là, « cela leur a pris 3 heures pour atteindre les lieux ».

Dans l’épisode du jour, Al-Akhbar a publié la transcription d’une conversation téléphonique avec un homme non-identifié qui se renseigne sur les armes anti-aériennes et anti-tanks, en plus d’une requête pour la livraison de mitrailleuses, de leurs balles ainsi que de munitions pour RPG.

Les experts Audio ne pouvaient confirmer l’identité de la deuxième personne. Alors que l’un d’entre eux affirme qu’il s’agisse de Saad Hariri, d’autres infirmaient. L’enregistrement était retransmit sur le journal de la OTV ce vendredi 30 novembre à 20h, et disponible sur le site Al-Akhbar au même moment.

Deuxième enregistrement : Nous avons besoin d’armes sophistiquées

Voix non-identifiée (VnI) : Hello

Okab Sakr (OS) : Hello

VnI : Oui mon frère

OS : Oui

VnI : Qu’est-ce qui est demandé, de quoi avez-vous besoin?

OS : Nous avons besoin de mitrailleuses, de balles, de balles de PKC (mitrailleuse), de munitions pour RPG, et d’armes plus sophistiquées pour Alep, la banlieue d’Alep et la région d’Idlib.

VnI : Quelles régions exactement?

OS : Alep et sa banlieue, [et] Azaz et les régions environnantes. Il y a des régions en état de siège dans Idlib; quelques régions subissent d’intenses attaques en ce moment. La commande a besoin d’être délivrée aussi vite que possible.

VnI : Ok, mais quelles armes avancées exactement?

OS : Je ne sais pas, rien de spécifique. Mais la commande [consiste en] des [armes] anti-aériennes et anti-tanks, ainsi que des armes ordinaires ou légères à moyennes.

VnI : Ok, ok.

Troisème enregistrement : Sakr et Mokdad dans la salle d’opération

Abou Rachad (AR) en charge des fournitures à Hama et aux environs : Assalamou alaykom

Louai al-Mokdad (LM) porte-parole du Haut-Conseil de l’Armée Syrienne Libre : Bienvenue, bienvenue cher, wa alaykoum assalam, comment ca va?

AR : M. Louai ?

LM : Oui, comment ca se passe?

AR :  Comment ca va?

LM : [Bien], puisse Dieu vous bénir et vous protéger, qu’y a-t-il de neuf chez vous?

AR : Où sont vos gens?

LM :  Oui mon frère, nous sommes dans une salle, moi et Mr. Okab et tous les gens ici. Raconte-moi, comment est la situation là-bas?

AR : C’est bien que Okab soit près de toi car nous sommes mal. Ca devient très très urgent, plus que vous ne l’imaginez. [Il y a] des combats très violents et les bombardements contre nous se sont fortement intensifiés.

LM : Très bien. Nous pouvons tous vous entendre dans la chambre, et Mr Okab est là, il peut vous entendre aussi.

Okab Sakr (OS) : Votre situation s’est-elle encore plus détériorée? Plus qu’hier et les deux jours précédents?

AR : Par Dieu, le bombardement contre nous s’est fortement intensifié ainsi que les heurts. La situation est très urgente. Nous avons absolument besoin d’aide.

OS : Ok, où êtes-vous, à Hama? A Idlib?

AR : Hama et Idlib

OS : Avez-vous besoin qu’on vous augmente les quantités? Voulez-vous dire que les quantités qu’on vous envoie ne suffisent pas?

AR : Oui, oui, augmentez les quantités.

LM (parlant à OS dans la chambre) : Que penses-tu, doit-on augmenter les quantités?

OS : Non, non, augmentons [définitivement] les quantités.

OS (à AR) : J’ai reçu plusieurs rapports internes d’un nombre d’hommes, tous disent la même chose, que [l’intensité de] la situation va crescendo. Je vais maintenant donner des instructions aux hommes d’augmenter les quantités autant que possible, parce que je suis conscient de la situation dans laquelle vous êtes – vous êtes lourdement mis en danger.

LM : Je vous placerai immédiatement sur les listes. Maintenant, immédiatement, les hommes vous mettront sur les listes. Ne vous inquiétez pas.

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