Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Liban : Prévisions de croissance entre 1,5 et 2 % en 2012

Posted by jeunempl sur octobre 10, 2012

Standard Chartered table sur une croissance à 1,5% pour 2012

Le Commerce du Levant

La banque britannique Standard Chartered a revu ses prévisions de croissance pour le Liban à la baisse à 1,5% pour 2012 contre une estimation initiale de 3,5%.

La banque a attribué cette diminution à la détérioration de la situation politique, aux retombées de l’instabilité régionale et au désert touristique qu’a représenté l’été 2012. Standard Chartered a particulièrement mis en exergue les recommandations des monarchies du Golfe à leurs ressortissants, qui étaient, à titre de rappel, d’éviter le Liban comme destination touristique ; un avis qui a lourdement pesé sur le secteur hôtelier.

Selon la banque britannique, les moteurs de la croissance sont exceptionnellement volatils et la croissance économique pourrait bien freiner brusquement, comme ce fut le cas en 2011, alors que l’économie avait ralenti à 1,8% contre une moyenne annuelle de 7 à 8% les années précédentes.

La banque a souligné que l’économie libanaise est basée sur les services, qui reposent largement sur le sentiment du consommateur ainsi que sur une demande soutenue.

La confiance du consommateur a ainsi chuté en milieu d’année en raison des événements régionaux et internes. En revanche, la banque a estimé que le secteur bancaire libanais serait aisément capable de revenir à échéance de sa dette souveraine et de soutenir le marché des eurobonds, tant les réserves des banques demeurent importantes.

En parallèle, Standard Chartered a prévu un déficit budgétaire de l’ordre de 7% du produit intérieur brut (PIB) en 2012 contre 17,5% du PIB en 2011. Concernant l’inflation, la banque a tablé sur un taux de 5% cette année et de 5,5% pour 2013.

Barclays Capital revoit ses prévisions de croissance pour le Liban à la baisse

Le Commerce du Levant

Barclays Capital a de nouveau revu ses prévisions de croissance pour le Liban à la baisse, tablant sur un taux de 1,8% pour 2012 contre 3,1% au mois de juin dernier et 3,6% au début de l’année.

La banque d’investissement britannique a attribué ces changements au net ralentissement de l’activité économique libanaise et à la possibilité que la situation se dégrade davantage dans les mois à venir. Selon Barclays Capital, la détérioration des conditions de sécurité depuis le mois de mai, les kidnappings à répétition, combinés aux menaces pesant sur les ressortissants du Golfe et les risques de contagion de la crise syrienne ont porté un coup sévère à l’économie libanaise sur le court et moyen terme.

Dans ses prévisions de croissance, l’institution britannique a indiqué que le secteur du tourisme avait été le plus affecté par les événements et l’instabilité régionale, avec un nombre de visiteurs, en particulier arabes, continuant à décliner, particulièrement après que les monarchies du Golfe ont interdit à leurs ressortissants de se rendre au pays du Cèdre. Par ailleurs, toujours selon les mêmes sources, l’activité de construction et le secteur immobilier poursuivent également leur tendance baissière, dans un contexte de volatilité politique et d’incertitudes qui ralentissent le lancement des projets, la consommation et l’investissement.

En parallèle, Barclays Capital a insisté sur le fait que l’impasse politique dans laquelle demeure le Liban et les politiques électorales menaçaient les finances publiques. A cet égard, la banque d’investissement a considéré une hausse des impositions comme un risque majeur pour l’économie, davantage que les risques de contagion du conflit syrien au Liban. Barclays Capital a ajouté que le dernier réajustement des salaires des fonctionnaires du public coûterait au Trésor entre un milliard et 1,5 milliard de dollars par an, ce qui est pratiquement l’équivalent de la moitié du déficit budgétaire du Liban en 2011.

La banque britannique a ajouté que le projet de budget 2013 comprenait une augmentation de 25% des dépenses ainsi que de nouvelles mesures d’impositions destinées à couvrir les dépenses et à maintenir le déficit à environ 3,5 milliards de dollars. Barclays Capital a noté que le projet de budget 2013 incluait une taxe sur les intérêts bancaires (les dépôts), ces derniers passant de 5 à 7%, ainsi qu’une taxe sur les plus-values issues des transactions immobilières.

La banque a ajouté que le gouvernement étudiait actuellement de nouvelles mesures d’impositions afin de financer le réajustement des salaires des fonctionnaires à la grille. Barclays Capital a ainsi mis en garde le gouvernement contre son insistance à vouloir coûte que coûte mettre en place ces nouvelles taxes en dépit du ralentissement économique, de la pression inflationniste et sans même considérer des mesures alternatives telles qu’une réduction des dépenses. Selon la banque, la mise en place de nouvelles taxes entraînerait indéniablement une rapide détérioration de la situation macroéconomique et budgétaire du pays.

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