Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Table ronde au Grand Sérail sur les dispositions à prendre en cas de catastrophes

Posted by jeunempl sur octobre 5, 2012

D.CH. – ANI

Le ministre de l’Information Walid Daouk a signalé vendredi que la formation d’une cellule de crise médiatique était une priorité urgente ne souffrant aucun retard, lors de son patronage, au Grand Sérail, d’une table ronde organisée par le programme de l’unité spéciale – reliée à la présidence du Conseil des ministres – sur la réduction des risques et des catastrophes.

Cette table ronde fait suite aux efforts déployés par le gouvernement libanais et le PNUD pour réduire les risques des catastrophes. Elle a regroupé les propriétaires des différents moyens d’information du Liban, en présence, entre autres, du représentant du PNUD au Liban Robert Watkins, du président de l’Ordre de la presse Mohammed Baalbaki, du président et des membres du Conseil national de l’audiovisuel, du directeur général du ministère de l’Information Hassan Falha, de la directrice de l’Agence Nationale de l’Information Laure Sleiman Saab, du directeur de Radio Liban Mohammed Ibrahim et du conseiller du ministre Daouk, André Kassas.

M. Daouk a mis la lumière sur l’importance des médias et sur leur contribution à la sensibilisation des gens sur les règles de sécurité les plus élémentaires et sur les moyens d’affronter les catastrophes, quelle que soit leur nature.

Il a rappelé que les médias libanais ont déjà expérimenté la couverture des catastrophes avec le crash de l’avion éthiopien au large des côtes libanaises le 25 janvier 2010, pointant du doigt « le manque en éléments humains spécialisés dans la couverture de telles catastrophes ».

« Les difficultés affrontées alors et les leçons qui ont été tirées constituent les critères sur lesquels se baser pour affronter, à l’avenir, les éventuelles catastrophes », a-t-il affirmé, sans manquer d’applaudir l’ANI qui fut la première à annoncer le crash de l’avion éthiopien.

« Cela nous pousse à activer le rôle de cette agence et de l’information officielle – Télé Liban et Radio Liban – dans tous les domaines », a-t-il ajouté, soulignant que « la coopération avec le PNUD vise, entre autres, à entraîner des journalistes à la meilleure couverture des catastrophes et à les habiliter à affronter les pressions psychologiques » qui les accompagnent.

Le ministre s’est alors penché sur le rôle que peuvent jouer les médias en cas de catastrophe, expliquant que ces derniers peuvent réduire les dégâts comme ce fut le cas il y a quelques jours, quand les automobilistes bloqués dans des inondations dues aux fortes pluies ont pu compter sur l’information audio pour être secourus.

« L’absence de source officielle fiable, en cas de catastrophe, peut toutefois mener au chaos et avoir un résultat néfaste, comme ce fut le cas avec le crash de 2010, quand les médias ont laissé libre cours aux spéculations et analyses, influant de façon négative le cours des choses et créant l’embarras parmi les proches des victimes », a-t-il signalé, donnant également en exemple les incidents du « mercredi noir » (15 août 2012), quand la course aux scoops et les informations erronées – annonce de la mort des pèlerins enlevés en Syrie en mai dernier – ont failli mener à une catastrophe nationale.

« Traiter une catastrophe naturelle ne doit pas mener à une autre nationale, surtout sur les réseaux sociaux où le sérieux et le sens de responsabilité dans l’échange rapide des informations – souvent fausses et non objectives – brillent par leur absence », a-t-il dit.

M. Daouk a également mis la lumière sur l’influence des médias qui peuvent « inciter les parties concernées à assurer le minimum nécessaire pour la réduction des risques de catastrophe ».

« Par la suite, la formation d’une cellule de crise médiatique est une priorité urgente ne souffrant aucun retard », a-t-il signalé.

Le ministre a en outre expliqué que la réduction des risques et des catastrophes passait par quatre étapes, la première étant la sensibilisation qui permet d’éviter l’impact de la catastrophe le moment venu. « Il faut ensuite se préparer pour affronter les éventuels sinistres, puis faire face à la crise le moment venu – moment où les médias jouent le grand rôle par l’organisation et la contribution à réduire la panique et l’inquiétude des citoyens, sans exagération et sans course au scoop », a précisé le ministre.

« Quant à la quatrième étape, c’est la phase de récupération. C’est là que les médias doivent inciter les responsables à prendre des décisions et entreprendre des mesures permettant le retour à la normale », a-t-il poursuivi.

M. Daouk a enfin signalé que « les journalistes sont plus qu’un miroir de la société ». « Vous êtes la force motrice qui oriente les gens et leurs idées, vous êtes capables d’influencer le changement des politiques et il vous est possible de modifier la culture des réactions et de dynamiser la société. Par la suite, vous pouvez pousser les gouvernements à faire du citoyen – toutes appartenances politiques et religieuses confondues – leur objectif, parce que la catastrophe, si elle a lieu, ne fait de différence ni entre les gens ni entre les régions », a-t-il conclu.

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