Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Benoit XVI au Liban – 1ère journée : En direct…

Posted by jeunempl sur septembre 14, 2012

MPLBelgique.org

L’équipe de presse du MPL Belgique vous propose un recueil d’articles et de photos sur la première journée de visite du pape Benoît XVI au Liban.

19h29 : Le pape regagne la nonciature apostolique

ANI

Le pape Benoît XVI a regagné son lieu de résidence à la nonciature apostolique après avoir signé l’Exhortation apostolique pour les Eglises du Moyen-Orient en la cathédrale Saint Paul à Harissa clôturant ainsi le premier jour de sa visite au Liban.
Le pape avait quitté l’église aux applaudissements de l’audience.

18h56 : L’allocution du souverain pontife lors de la signature de l’Exhortation apostolique

ANI

Sa sainteté le pape Benoît XVI a prononcé, lors de la cérémonie de signature de l’Exhortation apostolique, l’allocution suivante:

Monsieur le Président de la République,
Béatitude, vénérés Patriarches,
chers frères dans l’Episcopat et membres du Conseil Spécial du Synode des Evêques pour le Moyen-Orient,
illustres représentants des confessions religieuses, du monde de la culture et de la société civile,
chers frères et soeurs dans le Christ, chers amis,

J’exprime ma gratitude au Patriarche Gregorios Laham pour ses paroles d’accueil, ainsi qu’au Secrétaire général du Synode des Evêques, Mgr Nikola Eterovic, pour ses mots de présentation. Mes vives salutations vont aux Patriarches, à l’ensemble des évêques orientaux et latins qui sont réunis dans cette belle basilique Saint-Paul, et aux membres du Conseil Spécial du Synode des Evêques pour le Moyen-Orient. Je me réjouis aussi de la présence de délégations orthodoxe, musulmane et druze, ainsi que de celles du monde de la culture et de la société civile. Je salue affectueusement la chère communauté grecque-melkite qui me reçoit. Votre présence solennise la signature de l’Exhortation apostolique post-synodale « Ecclesia in Medio Oriente », et témoigne que ce document, destiné certes à l’Eglise universelle, revêt une importance particulière pour l’ensemble du Moyen-Orient.

Il est providentiel que cet acte ait lieu le jour même de la fête de la Croix glorieuse, dont la célébration est née en Orient en 355, au lendemain de la Dédicace de la Basilique de la Résurrection construite sur le Golgotha et le sépulcre de Notre-Seigneur, par l’empereur Constantin-le-Grand, que vous vénérez comme un saint. Dans un mois se célébrera le 1700ème anniversaire de l’apparition qui lui fit voir la nuit symbolique de son incroyance, le chrisme flamboyant, alors qu’une voix lui disait: « Par ce signe, tu vaincras! ». Plus tard, Constantin signa l’édit de Milan et donna son nom à Constantinople.

Il me semble que l’Exhortation post-synodale peut être lue et interprétée à la lumière de la fête de la Croix glorieuse, et plus particulièrement à la lumière du chrisme, le X et le P, les deux premières lettres du mot Xpiotos. Une telle lecture conduit à une véritable redécouverte de l’identité du baptisé et de l’Eglise, et elle constitue en même temps un appel au témoignage dans et par la communion.

La communion et le témoignage chrétiens ne sont-ils pas fondés sur le Mystère pascal, sur la crucifixion, la mort et la résurrection du Christ? N’y trouvent-ils pas leur accomplissement plénier? Il existe un lien inséparable entre la Croix et la Résurrection qui ne peut pas être oublié par le chrétien. Sans ce lien, exalter la Croix veut dire communier à la totalité de l’amour inconditionnel de Dieu pour l’homme. C’est poser un acte de foi! Exalter la Croix, dans la perspective de la Résurrection, c’est désirer vivre et manifester la totalité de cet amour. C’est poser un acte d’amour! Exalter la Croix conduit à s’engager à être des hérauts de la communion fraternelle et ecclésiale, source du véritable témoignage chrétien. C’est poser un acte d’espérance!

En se penchant sur la situation actuelle des Eglises au Moyen-Orient, les Pères synodaux ont pu réfléchir sur les joies et les peines, les craintes et les espoirs des disciples du Christ vivant en ces lieux. Toute l’Eglise a pu ainsi entendre le cri anxieux et percevoir le regard désespéré de tant d’hommes et de femmes qui se trouvent dans des situations humaines et matérielles ardues, qui vivent de fortes tensions dans la peur et l’inquiétude, et qui veulent suivre le Christ – Celui qui donne sens à leur existence – mais qui s’en trouvent souvent empêchés. C’est pourquoi j’ai désiré que la Première Lettre de Saint Pierre soit la trame du document. En même temps, l’Eglise a pu admirer ce qu’il y a de beau et de noble dans ces Eglises sur ces terres. Comment ne pas rendre grâce à Dieu à tout moment pour vous tous (cf. 1 Th 1, 2 ; Première Partie de l’Exhortation post-synodale), chers chrétiens du Moyen-Orient!

Comment ne pas le louer pour votre courage dans la foi? Comment ne pas le remercier pour la flamme de son amour infini que vous continuez à maintenir vive et ardente en ces lieux qui ont été les premiers à accueillir son Fils incarné? Comment ne pas lui chanter notre reconnaissance pour les élans de communion ecclésiale et fraternelle, pour la solidarité humaine sans cesse manifestée envers tous les enfants de Dieu?

Ecclesia in Medio Oriente permet de repenser le présent pour envisager l’avenir avec le regard même du Christ. Par ses orientations bibliques et pastorales, par son invitation à un approfondissement spirituel et ecclésiologique, par le renouveau liturgique et catéchétique préconisés, par ses appels au dialogue, elle veut tracer un chemin pour retrouver l’essentiel: la « sequela Christi », dans un contexte difficile et quelquefois douloureux, un contexte qui pourrait faire naître la tentation d’ignorer ou d’oublier la Croix glorieuse.

C’est justement maintenant qu’il faut célébrer la victoire de l’amour sur la haine, celle du pardon sur la vengeance, celle du service sur la domination, celle de l’humilité sur l’orgueil, celle de l’unité sur la division.

A la lumière de la fête d’aujourd’hui et en vue d’une application fructueuse de l’Exhortation, je vous invite tous à ne pas avoir peur, à demeurer dans la vérité et à cultiver la pureté de la foi. Tel est le langage de la Croix glorieuse.

Telle est la folie de la Croix: celle de savoir convertir nos souffrances en cri d’amour envers Dieu et de miséricorde envers le prochain, celle de savoir aussi transformer des êtres attaqués et blessés dans leur foi et leur identité, en vases d’argile prêts à être comblés par l’abondance des dons divins plus précieux que l’or (cf. 2 Co 4, 7-18).

Il ne s’agit pas là d’un langage purement allégorique, mais d’un appel pressant à poser des actes concrets qui configurent toujours davantage au Christ, des actes qui aident les différentes Eglises à refléter la beauté de la première communauté des croyants (cf. Ac 2, 41-47; Deuxième Partie de l’Exhortation); des actes similaires à ceux de l’empereur Constantin qui a su témoigner et sortir les chrétiens de la discrimination pour leur permettre de vivre ouvertement et librement leur foi dans le Christ crucifié, mort et ressuscité pour le salut de tous.

Ecclesia in Medio Oriente offre des éléments qui peuvent aider à un examen de conscience personnel et communautaire, à une évaluation objective de l’engagement et du désir de sainteté de chaque disciple du Christ. L’Exhortation ouvre au véritable dialogue interreligieux basé sur la foi au Dieu Un et Créateur. Elle veut aussi contribuer à un oecuménisme plein de ferveur humaine, spirituelle et caritative dans la vérité et l’amour évangéliques, puisant sa force dans le commandement du Ressuscité: « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28, 19-20).

Dans toutes ses composantes, l’Exhortation voudrait aider chaque disciple du Seigneur à vivre pleinement et à transmettre réellement ce qu’il est devenu par le baptême: un Fils de lumière, un être illuminé par Dieu, une lampe nouvelle dans l’obscurité troublante du monde afin que des ténèbres resplendisse la lumière (Cf. Jn 1, 4-5 et 2 Co 4, 1-6). Ce document veut contribuer à dépouiller la foi de ce qui l’enlaidit, de tout ce qui peut obscurcir la splendeur de la lumière du Christ. La communion est alors une adhésion véritable au Christ, et le témoignage est un rayonnement du Mystère pascal qui donne un sens plénier à la Croix glorieuse. Nous suivons et « proclamons… un Christ crucifié… puissance de Dieu et sagesse de Dieu » (1 Co 1, 23-24; Cf. Troisième Partie de l’Exhortation).

« Sois sans crainte, petit troupeau » (Lc, 12, 32) et souviens-toi de la promesse faite à Constantin: « par ce signe, tu vaincras! » Eglises au Moyen-Orient, soyez sans crainte car le Seigneur est vraiment avec vous jusqu’à la fin du monde! Soyez sans crainte, car l’Eglise universelle vous accompagne par sa proximité humaine et spirituelle! C’est dans ces sentiments d’espérance et d’encouragement à être des protagonistes actifs de la foi par la communion et le témoignage, que dimanche je confierai l’Exhortation post-synodale Ecclesia in Medio Oriente à mes vénérés frères Patriarches, Archevêques et Evêques, à tous les prêtres, aux diacres, aux religieux et aux religieuses, aux séminaristes et aux fidèles laïcs. « Gardez courage » (Jn 16, 33)!
Par l’intercession de la Vierge Marie, la Theotokos, j’invoque avec grande affection l’abondance des dons divins sur vous tous! Puisse Dieu accorder à tous les peuples du Moyen-Orient de vivre dans la paix, la fraternité et la liberté religieuse! « Lioubarek Al Rabb Jamiakom! » – Que Dieu vous bénisse tous! – Merci! »

18h52 : Le pape signe l’Exhortation apostolique

ANI

Le pape Benoît XVI signe à l’instant l’Exhortation apostolique post-synodale de l’Assemblée spéciale pour le Moyen-Orient du Synode des Evêques.
18h29 : Début de la cérémonie de signature de l’Exhortation apostolique à Harissa

ANI

La cérémonie de signature de l’Exhortation apostolique post-Synodale de l’assemblée spéciale pour le Moyen-Orient du Synode des évêques a commencé à Harissa après l’arrivée du pape Benoît XVI à la basilique Saint Paul et ce en présence du chef de l’Etat Michel Sleiman et d’un nombre de personnalités politiques.

17h34 : Rassemblement de foules à Harissa

S.N. – ANI

Les foules commencent à se rassembler à la place de la basilique Saint Paul à Harissa où le pape Benoît XVI signera à 18h00 l’Exhortation apostolique, en présence des membres du Conseil des patriarches et des évêques catholiques au Liban.

Le président de la République, Michel Sleiman, ainsi que des figures politiques seront également présents à la cérémonie de la signature.

15h56 : les cloches des églises sonnent pour acclamer l’arrivée du pape

ANI

Les cloches des églises de la région de Baabda ont sonné vendredi à 13h45, signe d’acclamation de l’arrivée du pape Benoît XVI au Liban.

Des bougies blanches et jaunes, couleurs du drapeau du Vatican, seront également allumées dans les paroisses des différentes régions libanaises dans ce même contexte.

15h23 : Le pape contre le fondamentalisme et la livraison d’armes à la Syrie

AFP

Le pape Benoît XVI, arrivé vendredi à Beyrouth pour une visite de trois jours, s’est prononcé contre le fondamentalisme et a lancé un appel en faveur de la tolérance.

Il s’est également prononcé contre la livraison d’armes à la Syrie voisine où le sang coule depuis mars 2011.

Deux jours après les incidents sanglants qui ont lieu en Libye et les manifestations violentes notamment en Egypte et au Yemen pour protester contre la diffusion d’un film anti-islamique produit aux Etats-unis, le pape a critiqué le fondamentalisme, estimant qu’il s’agissait d’une « falsification de la religion ».

« Le fondamentalisme est toujours une falsification de la religion. La tâche de l’Eglise et des religions est de se purifier. Cette tâche doit rendre clair que chaque homme est une image de Dieu que nous devons respecter dans l’autre », a-t-il dit aux journalistes qui l’accompagnaient dans son avion entre Rome et Beyrouth.

Pour lui, « le message fondamental de la religion doit être contre la violence qui est une falsification, tout comme le fondamentalisme ».

Il a par ailleurs confié n’avoir jamais envisagé de renoncer à ce voyage dans ce pays.

Pour le souverain pontife, « l’importation d’armes doit cesser une fois pour toutes. Car sans importation d’armes la guerre ne pourrait continuer ».

« Au lieu d’importer des armes, ce qui est un péché grave, il conviendrait d’importer des idées de paix, de créativité, d’amour du prochain », a-t-il expliqué aux correspondants qui l’accompagnaient de Rome à Beyrouth.

« Il faut demander aux hommes politiques de s’engager réellement avec toute leur force (…) avec créativité, pour la paix, contre la violence », a-t-il ajouté.

Il a émis un jugement positif sur le « Printemps arabe », à condition que ce mouvement soit accompagné de tolérance.

« Le Printemps arabe est une chose positive, un désir de davantage de démocratie, de liberté, de coopération, d’une identité arabe rénovée », a-t-il dit aux journalistes.

« Ce cri de liberté, qui vient d’une jeunesse plus favorisée culturellement, professionnellement, qui désire participer à la vie politique et sociale est une promesse, une chose très positive. Et elle a été saluée précisément par nous chrétiens », a-t-il expliqué.

« Mais, a ajouté le souverain pontife, nous savons que le cri de la liberté si important, si positif, court le risque d’oublier un aspect fondamental de la liberté, la tolérance envers l’autre. Nous devons tout faire pour que le concept de liberté aille dans la direction juste ».

Il a à ce propos vanté la coexistence entre les différentes communautés religieuses libanaises, la qualifiant d' »exemple » pour l’ensemble du Moyen-Orient.

« L’heureuse convivialité, toute libanaise, doit démontrer à l’ensemble du Moyen-Orient et au reste du monde qu’à l’intérieur d’une nation, peuvent exister la collaboration entre les différentes Eglises (…) et dans le même temps, la convivialité et le dialogue religieux entre les chrétiens et leurs frères d’autres religions », a affirmé le souverain pontife lors d’un discours à son arrivée à l’aéroport de Beyrouth

Le pape Benoît XVI, a confié n’avoir jamais envisagé de renoncer à ce voyage en raison de la violence qui secoue la Syrie voisine.

« Personne ne m’a conseillé de renoncer à ce voyage, et pour ma part je n’ai pas pensé à cette hypothèse », a-t-il dit, bien au contraire.
« Comme la situation devient plus compliquée, il est encore plus nécessaire de donner ce signe de fraternité, d’encouragement, de solidarité. C’est le sens de mon voyage: inviter au dialogue contre la violence, aller ensemble pour trouver une solution au problème », a-t-il dit.

13h39 : Atterrissage de l’avion du souverain pontife

S.N – ANI

Le correspondant de l’ANI a rapporté que l’avion au bord duquel se dirige le pape Benoît XVI au Liban vient d’atterrir à l’Aéroport international de Beyrouth.

13h31 : l’avion bientôt dans l’espace libanais

S.N – ANI

Le correspondant de l’ANI a rapporté que « l’avion au bord duquel se trouve le pape, un airbus 320, pénétrera l’espace libanais dans quelques minutes. »

L’avion est prévu atterrir à 13h45, heure locale, à l’Aéroport international de Beyrouth, où plusieurs personnalités politiques, religieuses, diplomatiques et médiatiques l’attendent.

13h26 : Benoît XVI au Liban: Afflux de personnalités à l’aéroport pour la cérémonie d’accueil

ANI

Les personnalités politiques et religieuses se sont dirigées vers l’aéroport International Rafic Hariri à Beyrouth pour accueillir sa sainteté le pape Benoît XVI.

Sont arrivés à l’aéroport les chefs religieux et les évêques, le président du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme le député Michel Aoun, l’ambassadrice américaine Maura Connelly, l’ambassadeur syrien Ali Abdel Karim Ali, l’ambassadeur du Koweït Abdel Aal El Kinahi, le vice-président du Conseil des ministres Samir Mokbel, les ministres: de l’Energie et des Eaux Gebran Bassil, du Tourisme Fadi Abboud, de l’Economie Nicolas Nahhas, de la Culture Gabi Layyoun, de l’Etat Panos Manjian, les députés: Samer Saadé, Sélim Karam, Abdel Latif el Zein, Atef Majdalani, Simon Abi Ramia, Ibrahim Kanaan, Bahia Hariri et Nabil de Freij, le président de la ligue grecque-catholique Maroun Abou Rjeily et le président du Conseil de la fonction publique Khaled Kabbani.

Les chefs des services sécuritaires se sont rendus eux aussi à l’aéroport.

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