Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Hippodrome Romain de Beyrouth: La Justice suspend la décision de démantèlement suite au recours de l’APPL

Posted by jeunempl sur juin 2, 2012

Libnanews

Le Conseil d’Etat libanais a décidé de la suspension de la décision n˚ 849 du 14 février 2012 du ministre de la Culture Gaby Layoun, décision qui était en faveur du démantèlement de l’Hippodrome Romain de Wadi Abou Jmil à Beyrouth afin de permettre la construction d’un projet immobilier sur le site et cela suite au recours en justice intenté par l’Association pour la Protection du Patrimoine Libanais (APPL): une première au Liban.

Pour rappel, cette décision du ministre de la Culture allait à l’encontre du rapport de la DGA qui soulignait la nécessité de la conservation des ruines in-situ et également à l’encontre des décisions de son prédécesseur Tamam Salam qui avait inscrit l’Hippodrome sur la Liste Officielle Libanaise des Monuments et Sites Classés et Inscrits Monuments Historiques, par décision publiée le 10 septembre 2009 dans le journal officiel(2). En outre, nous sommes ici devant un cas où les intérêts privés sont privilégiés par rapport à l’intérêt public, ce qui met les autorités libanaises pourtant garantes de la sécurité du patrimoine national en infraction avec leurs propres lois et procédures.

Selon l’avocate de l’association Carla Cherfane, précédemment interviewée par Libnanews, la décision aujourd’hui suspendue viole tant les règles du droit local que les règles du droit international, rappelant que le classement d’un site impose aux propriétaires de ne pas entamer des travaux sans aviser deux mois à l’avance la DGA, seule autorité compétente de délivrer une autorisation préalable. Maitre Carla Cherfane avait également souligné les différents vices de procédures de la décision du ministre de la Culture Gaby Layyoun.

Maitre Raoul Sfeir, avocat spécialisé en droit international rattaché au barreau de Paris, et membre actif de l’APPL, avait souligné de son côté, que la décision du ministre Layyoun violait les différentes dispositions des conventions internationales telles que la Convention de l’UNESCO pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel de 1972, les chartes de l’ICOMOS de 1964 et de 1990, ainsi que les nombreuses recommandations de l’UNESCO insistant sur la nécessité de sauvegarder les ruines in-situ et d’éviter tout déplacement, démantèlement et altération de celles-ci.

La société civile, dont le rôle est souvent ignoré voire même dédaigné, peut se permettre d’espérer, qu’avec des citoyens bien intentionnés animés par leur amour pour la patrie et par une bonne volonté, que les diverses luttes pour la protection de leur identité et de leurs droits civils ne resteront pas vaines.

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