Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Alain Marsaud, candidat UMP des Français de l’étranger : « Nous défendons le système égalitaire »

Posted by jeunempl sur mai 20, 2012

Propos recueillis par Cyril Fourneris – L’Hebdo Magazine

Alain Marsaud est le candidat de l’UMP pour la Xe circonscription des Français de l’étranger aux élections législatives du 3 et 17 juin. Il explique son programme.

Vous avez déjà été député à deux reprises en métropole. Menez-vous cette campagne de la même manière que les autres?

En Haute-Vienne, je pouvais faire campagne à vélo! Il y avait une forme d’unicité dans les revendications. Cette circonscription couvre 49 pays, où vivent des Français qui ont des préoccupations différentes. Il faudra effectuer un travail de terrain colossal pour être à leur service.

Comment pouvez-vous répondre aux attentes des Français du Liban?

La spécificité de l’UMP, c’est que nous avons des forces politiques présentes dans pratiquement tous les pays de la circonscription. Au Liban, nous avons mis en place la chaîne de solidarité de l’UMP au consulat de France, où ma suppléante Fabienne Blineau-Abiramia tient une permanence. Sans empiéter sur les compétences diplomatiques, nous sommes au service des citoyens, qu’ils soient UMP ou non, pour faire remonter les sujets aux instances décisionnelles.

Pourquoi l’UMP vous a-t-il investi pour cette campagne?

J’ai été procureur, juge d’instruction, député… Des expériences qui vous laissent apprécier les événements différemment. Il s’agit d’être député de la République. Il faut une certaine notoriété. Or, j’ai une bonne connaissance du personnel politique français, de droite comme de gauche. S’il faut soulever un dossier, je peux le faire directement devant le ministre concerné.

Comment s’articulent vos voyages au Liban?

Nous avons lancé notre campagne au Liban au mois de mai dernier, pour réunir les équipes et les mettre au travail. J’ai consacré ma deuxième visite à rencontrer les différentes forces politiques libanaises: le président de la République, le Premier ministre, ainsi que le général Aoun, le numéro deux du Hezbollah, le patriarche Béchara Raï… Nous entamons finalement une campagne de porte-à-porte, pour écouter les revendications de nos compatriotes. Nous serons au Liban le jour des résultats.

Quel sont les premiers dossiers sur lesquels vous travaillerez si vous êtes élu?

Nous avons déjà commencé à travailler sur certains sujets. Celui des étudiants en médecine au Liban, par exemple, qui se voient refuser leur intégration dans les hôpitaux français lors de leur spécialisation, sous prétexte que ces derniers ne reconnaissent pas les diplômes libanais. J’en ai déjà parlé au ministre de la Santé, M. Bertrand, qui a découvert, ébahi, cette incohérence et a mis en place une commission de travail.

Y a-t-il des thématiques qui vous opposent déjà au projet socialiste?

Il y aura un grand combat, c’est celui de la prise en charge. Les socialistes souhaitent revenir sur la prise en charge des lycéens, qu’ils jugent inégalitaire. Ils veulent revenir à un système de bourse qui prend en compte le revenu des familles, laissant par-là même la porte ouverte aux fraudes. Il y a là un réel désaccord idéologique entre le PS et nous qui défendons le système égalitaire républicain, basé sur la gratuité de l’éducation. Cela donnera lieu à un débat à l’Assemblée nationale, nous défendrons le sujet bec et ongles.

Défendez-vous le bilan de Nicolas Sarkozy?

Nous avons eu la chance d’avoir le président Sarkozy lors de la crise. Il n’est plus là, nous verrons vite la différence. Il faut savoir que pour la première fois dans la Ve République, la France est entièrement à gauche: le président de la République, l’Assemblée nationale, le Sénat, les grandes villes (sauf Marseille) et les régions (sauf l’Alsace). Nous voulons gagner les élections législatives pour mettre en place un système de contrôle du pouvoir socialiste.

Que dites-vous à ceux qui vous traitent de «parachuté»?

Je leur réponds «bienvenus chez les parachutés!». Un candidat qui vient de Madagascar et qui se déplace à Beyrouth, n’est-il pas parachuté? Qu’est-ce que le travail d’un député? C’est d’être à l’Assemblée nationale, du mardi au jeudi. Cela n’empêche pas de se rendre sur place pour rencontrer les Français de l’étranger et les responsables politiques. Si certains veulent être députés du Gabon ou du Madagascar, ils le peuvent. Mais on ne parle pas du même métier.

Bio express

– Né en 1949 à Limoges.
– Magistrat (1976-1986).
– Chef du service central de la lutte antiterroriste (1986-1989).
– Député de la Haute-Vienne (1993-1997 et 2002-2007).
– Conseiller général de la Haute-Vienne (depuis 1993).
– Secrétaire national de l’UMP chargé des Français de l’étranger (2002-2005).
– Chevalier de la Légion d’honneur.
– Chevalier de l’Ordre national du mérite.

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