Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Meeting populaire à Sahel Alma : Le CPL lance sa campagne

Publié par jeunempl le mai 10, 2012

L’Hebdo Magazine – Julien Abi Ramia

Devant des milliers de partisans réunis au théâtre Platea à Sahel Alma, venus fêter les sept ans du retour d’exil de leur leader, le chef du Bloc du Changement et de la Réforme, Michel Aoun, s’en est violemment pris à ses opposants au Liban, dans la région et à l’étranger.

Samedi était une journée-test pour la direction du parti. En sollicitant à plein son réseau médiatique et ses antennes locales, le CPL voulait évaluer grandeur nature le degré de mobilisation de ses supporters. La présence du parti au sein d’un gouvernement paralysé pouvait laisser craindre une désaffection.

Au sortir de l’événement, les organisateurs du rassemblement ont pu tirer plusieurs enseignements. La forte présence de jeunes entre 15 et 18 ans en est un. Malgré le beau temps, ils sont venus en force prouver à leurs détracteurs la forte implantation du CPL au sein de cette catégorie de la population très disputée par les autres partis chrétiens. A la Platea, les responsables du parti ont pu sentir le lien presque filial qui s’est tissé entre les élus du CPL et leurs partisans. A un an des élections législatives, l’image est symbolique. Les sympathisants se sont identifiés à toute cette nouvelle génération de députés, lancée dans le grand bain parlementaire en 2009. Et puis, comme un pied de nez au 14 mars et à sa commémoration au Biel, le parti pourra arguer du fait qu’il sait encore mobiliser les foules.

Après Antoine Souhaid, responsable des jeunes du CPL, la présidente de l’Association pour la protection des sites et anciennes demeures au Liban (Apsad), la sunnite Raya Daouk, et l’un des cadres du parti, le chiite Ramzi Kanj, Michel Aoun a pris la parole à la tribune, sous les yeux des ministres Gebran Bassil et Nicolas Sehanoui notamment. Un long discours de deux heures qui lui a permis de poser sa vision des choses sur la situation locale, régionale et internationale. Première cible du leader du CPL, Walid Joumblatt.

La veille, le chef du PSP expliquait qu’il était «regrettable qu’il y ait un parti stupide dirigé par Aoun qui paralyse tout». Samedi, Aoun lui a rendu la pareille. «Nous avons fait semblant d’oublier les vols pour vivre, mais nous ne tolérerons pas le vol de la liberté de ceux qui sont toujours vivants. Tu vis sur le mensonge et tu vises à ce que les druzes aient peur de nous. Joumblatt, nous ne te craignons plus».

L’occasion de dénoncer l’opposition de Joumblatt à la proportionnelle. «C’est un crime commis contre les habitants du Chouf. La proportionnelle ne va pas amenuiser le poids politique de Joumblatt. Elle va le remettre à sa juste place».

Le président de la République, Michel Sleiman, est l’autre cible du moment. Pour rappel, les deux hommes se sont livrés à un dialogue fleuri sur les réseaux sociaux.

«La crise n’est pas entre nous et le chef de l’Etat, mais entre le chef de l’Etat et lui-même. Il paralyse le travail des institutions», dit-il en évoquant la question du décret sur les dépenses hors budget que le chef de l’Etat refuse de signer.

De l’autre côté de l’échiquier politique, Michel Aoun s’en est pris au 14 mars, en accusant notamment le gouvernement Siniora d’avoir pris ses distances en 2006 au moment du conflit entre Israël et le Hezbollah, et Jeffrey Feltman venu au Liban, selon Aoun, «à des fins de conspiration et de trahison».

Le leader du CPL est revenu sur la question syrienne en reprenant les déclarations du patriarche Béchara Raï. «Je dis, sans honte, que la Syrie est ce qu’il y a de plus proche de la démocratie dans la région. Le citoyen syrien a le droit de vivre sa vie comme il l’entend. Ce n’est pas le cas dans les pays qui donnent des leçons de droits de l’homme», évoquant les pays du Golfe. «Est-ce que, dans ces pays, les femmes ont des droits? Ces pays respectent-ils la liberté du culte? Pourra-t-on exercer sa liberté de culte et de conscience dans ces pays qui ont porté les salafistes au pouvoir? Ce n’est pas un Printemps arabe, il s’agit là d’un enfer arabe».

A un an des élections législatives, le leader du CPL ne change rien, il reste droit dans ses bottes et réaffirme ses convictions qu’il a forgées depuis son retour d’exil.

Le rôle des Brics

Dans la partie internationale de son discours, le leader du CPL a violemment critiqué l’Occident qui «soutient Israël et son rêve de déplacement de population dans la région», en expliquant par ailleurs qu’il voyait «d’un bon œil les pays émergents comme le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, car ils n’ont pas les mêmes visées que les puissances impérialistes de l’ancien temps».

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