Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Les derniers adieux au journaliste Ali Chaabane

Posted by jeunempl sur avril 11, 2012

Mediarama

Les habitants de Maïfadoun, au Liban-Sud, la communauté des journalistes et les Libanais en général, ont fait, hier, leur dernier adieu au caméraman de la NTV, Ali Chaabane, tué lundi du côté libanais de la frontière à Wadi Khaled, par des tirs provenant vraisemblablement de l’armée syrienne.

Une fois n’est pas coutume, la mort d’Ali Chaabane a été unanimement condamnée par les Libanais, toutes tendances confondues, même si certaines parties tentent de politiser cette tragédie.

Les collègues du jeune homme de 32 ans se sont recueillis devant le cercueil, au siège de la NTV, avant que le convoi funéraire ne se dirige vers le domicile du défunt, à Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, où la famille, les proches et les voisins, lui ont réservé un accueil émouvant. Le cortège a ensuite pris la direction du Liban-Sud, où le malheureux a été inhumé après des funérailles officielles auxquelles ont assisté des représentants du président de la République Michel Sleiman, du chef du législatif Nabih Berry, et du Premier ministre Najib Mikati. Le représentant du secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, le député Hassan Fadallah, a condamné le meurtre du caméraman et réclamé que la lumière soit faite sur ce crime.

Le gouvernement libanais a réclamé l’ouverture d’une enquête par les autorités syriennes pour déterminer les responsabilités et prendre les mesures qui s’imposent contre les auteurs des tirs. L’agence officielle syrienne, Sana, a implicitement reconnu que les tirs pourrait provenir de l’armée syrienne, en indiquant que l’incident a eu lieu dans une région fréquemment utilisée par les insurgés syriens pour s’infiltrer en Syrie afin d’y mener des attaques. L’équipe de la NTV a été prise dans un échange de tirs entre l’armée et des insurgés, précise Sana.

Cette tragédie braque les projecteurs sur la situation extrêmement tendue à la frontière libano-syrienne, au Nord et à l’est du Liban. Wadi Khaled et le Akkar abritent des milliers de réfugiés civils fuyant les combats, mais aussi des centaines de combattants de l’opposition qui disposent de soutiens et d’appuis logistiques auprès de forces politiques locales membres de la coalition du 14-Mars. Des reportages récemment publiés par la presse internationale, notamment par le Der Spiegel allemand, révèlent que le Liban-Nord est devenu une base arrière pour les insurgés syriens, qui se font soigner dans les hôpitaux de la région, ou s’y replient pour planifier des attaques contre l’armée syrienne de l’autre côté de la frontière.

Cette tension grandissante ne peut que dégénérer en incidents qui pourraient s’aggraver si des mesures strictes ne sont pas adoptées pour sécuriser la frontière une fois pour toute.

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