Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Benoît XVI se rendra au Liban du 14 au 16 septembre 2012

Posted by jeunempl sur avril 9, 2012

La Croix – Frédéric Mounier

Lors de ce 24 ème voyage hors d’Italie, annoncé ce dimanche de Pâques, le pape remettra aux Eglises d’Orient l’Exhortation apostolique consécutive au synode d’octobre 2010 sur le Moyen-Orient. Il devrait également adresser un message à l’islam.

Au long du triduum pascal, Benoît XVI s’est attaché, en des termes simples, à manifester la lumière apportée par le Christ face aux obscurités du monde, tant dans la vie des familles que dans celle des peuples.

L’annonce est venue des autorités religieuses et politiques du Liban, confirmée par la salle de presse du Saint-Siège ce dimanche de Pâques : le pape se rendra à Beyrouth du 14 au 16 septembre 2012. « Il y signera l’Exhortation apostolique adressée à l’Eglise du Moyen-Orient et présidera une réunion consacrée à la jeunesse du Liban » explique le communiqué de Mgr Boulos Matar, archevêque de Beyrouth et président de la commission épiscopale pour les moyens de communication.

Cette visite marquera donc le point final du synode pour le Moyen-Orient qui s’était déroulé à Rome en octobre 2010. Dans son message « Urbi et Orbi » prononcé ce dimanche à midi, après la célébration pascale, depuis la loggia centrale de la basilique saint-Pierre, devant plus de 100 000 personnes, Benoît XVI a précisé toute son attention pour cette région éprouvée par les tensions politiques, culturelles et religieuses : « Puisse le Christ ressuscité donner espérance au Moyen-Orient, afin que toutes les composantes ethniques, culturelles et religieuses de cette région collaborent pour le bien commun et le respect des droits humains. »

A nouveau, le pape a évoqué particulièrement la Syrie, soutenant les efforts de la communauté internationale, pour que « que cesse l’effusion de sang et que soit entrepris sans délai le chemin du respect, du dialogue et de la réconciliation, comme le souhaite la communauté internationale. Que les nombreux réfugiés, provenant de ce pays et ayant besoin d’aide humanitaire, trouvent l’accueil et la solidarité qui puissent soulager leurs pénibles souffrances. »

UN CONTEXTE RÉGIONAL INCERTAIN ET INSTABLE
Ce voyage au Liban, dont le contexte régional reste évidemment très incertain et instable, devrait donc être l’occasion d’un message fort adressé par le pape non seulement aux chrétiens orientaux, mais aussi aux mondes musulmans. Il a, d’ailleurs, évoqué dans son message pascal, deux autres points sensibles de la région : « Que la victoire pascale encourage le peuple irakien à ne ménager aucun effort pour avancer sur le chemin de la stabilité et du développement. Qu’en Terre Sainte, Israéliens et Palestiniens reprennent avec courage le processus de paix. ». Et, plus largement, le pape s’est adressé « particulièrement aux communautés chrétiennes qui sont les plus éprouvées par des discriminations et des persécutions à cause de leur foi. »

L’Afrique est également au centre des préoccupations de Benoît XVI et de la diplomatie pontificale : la Corne de l’Afrique, le Soudan et le Sud-Soudan, le Mali et le Nigeria ont été mentionnés, toujours, à la lumière du matin de Pâques, dans la perspective du dialogue et de la réconciliation. Au même moment, un attentat à Kaduna (Nigeria) était signalé, près d’une église, avec plusieurs dizaines de morts.

Tout au long de ces journées, depuis le Chemin de Croix du Colisée, jusqu’à cette matinée ensoleillée sur la place saint-Pierre, en passant par la longue veillée pascale, ouverte dans l’obscurité de la basilique, Benoît XVI a manifesté avec constance le réalisme d’un catholicisme incarné. Ainsi, dans son message « Urbi et Orbi », il a affirmé : « Dans ce monde, l’espérance ne peut pas ne pas tenir compte de la dureté du mal. Ce n’est pas seulement le mur de la mort qui lui fait obstacle, mais plus encore, ce sont les pointes acérées de la jalousie et de l’orgueil, du mensonge et de la violence. Jésus est passé par cet enlacement mortel, pour nous ouvrir le passage vers le Royaume de la vie. Il y eut un moment où Jésus apparaissait vaincu : les ténèbres avaient couvert la terre, le silence de Dieu était total et l’espérance, une parole qui semblait désormais vaine. »

TENSION
Cette tension était particulièrement palpable samedi soir, lors de la veillée pascale à Saint-Pierre, qui a débuté dans une obscurité complète. Seul un brasero chargé de cendres rougeoyantes éclairait à peine la pénombre du narthex, dans un silence absolu. A 21 h 15, lorsque le pape sortit, à pied, de la sacristie vers, il ne fut éclairé que par des centaines de flashs trouant l’obscurité noire, toujours dans le silence. Après avoir marqué le cierge pascal de quatre glands dorés, aux quatre extrémités de la croix, il l’a alors allumé avec une braise prise dans le feu primordial, à ses pieds.

Puis, lentement, sur son estrade mobile, il a remonté la nef, toujours dans l’obscurité et le silence percés de flashes. A la proclamation de « Lumen Christi » (« Lumière du Christ »), des milliers de bougies s’allumèrent parmi l’assistance. Lorsqu’il arriva devant l’autel de la Confession, tout s’éclaira enfin. Ayant accédé à sa cathèdre, Benoît XVI écouta alors, dans toutes les langues, la longue séquence des textes bibliques retraçant l’histoire du monde, de l’humanité et de l’Eglise.

A son issue, le pape enseignant reprit mot à mot, dans une vaste explication de textes, cette grande fresque, qu’il résuma d’abord en trois phrases : « Pâques est la fête de la nouvelle création. Jésus est ressuscité et ne meurt plus. Il a enfoncé la porte vers une vie nouvelle qui ne connaît plus ni maladie ni mort. ». Puis, à propos de la Création, il a expliqué : « Les sept jours sont une image d’une totalité qui se déroule dans le temps. Ils sont ordonnés en vue du septième jour, le jour de la liberté de toutes les créatures pour Dieu et des unes pour les autres. ». Et il nota que ce récit de la Création « ôte consciemment au soleil et à la lune le caractère divin que les grandes religions leur avaient attribué. Non, ce ne sont en rien des dieux. ».

L’OBSCURITÉ SUR DIEU ET SUR LES VALEURS
Mais cette lumière « rend possible la vie, rend possible la rencontre, la communication, la connaissance, l’accès à la réalité, à la vérité ». Et le pape en a déduit : « Le fait que Dieu ait créé la lumière signifie que Dieu a créé le monde comme lieu de connaissance et de vérité, lieu de rencontre et de liberté, lieu du bien et de l’amour. La matière première du monde est bonne, l’être même est bon. Et le mal ne provient pas de l’être qui est créé par Dieu, mais existe en vertu de la négation. C’est le « non ». »

Poursuivant cette analogie, Benoît XVI en est alors venu à évoquer notre monde, ses ombres et ses lumières : « L’obscurité sur Dieu et sur les valeurs sont la vraie menace pour notre existence et pour le monde en général. Si Dieu et les valeurs, la différence entre le bien et le mal restent dans l’obscurité, alors toutes les autres illuminations, qui nous donnent un pouvoir aussi incroyable, ne sont pas seulement des progrès, mais en même temps elles sont aussi des menaces qui mettent en péril nous et le monde. »

Enfin, se risquant, à la suite des premiers Pères de l’Eglise, à une analogie autour de la cire, produite par les abeilles : « La coopération de la communauté vivante des fidèles dans l’Église est presque semblable à l’œuvre des abeilles. Elle construit la communauté de la lumière. Nous pouvons ainsi voir dans la cire un rappel fait à nous-mêmes et à notre communion dans la communauté de l’Église, qu’elle existe afin que la lumière du Christ puisse illuminer le monde. »

Peu après 23 heures, vint, comme dans de nombreuses églises à travers le monde, le moment du baptême, tout en sobriété, de huit adultes, cinq hommes et trois femmes âgés de 22 à 52 ans, et originaires du Turkménistan, d’Italie, d’Albanie des Etats-Unis, d’Allemagne, de Slovaquie, du Cameroun. Après les avoir marqués de l’onction, un à un, le pape leur dit, avec un accent quasi paternel : « Pax tibi » (« La paix soit avec toi »).

Enfin, peu après minuit, après la bénédiction finale, Benoît XVI quitta la basilique, arborant un sourire lumineux, contrastant avec l’air grave qu’il avait affiché tout au long de cette célébration.

MESSAGE GRAVE
Seulement quelques heures plus tard, à 10 h 15 le lendemain dimanche, toujours vaillant, Benoît XVI apparut sur le seuil de la basilique, devant les foules venues du monde entier pour célébrer Pâques avec lui. A l’issue de la célébration, après la gravité de son message « Urbi et Orbi », c’est en 65 langues qu’il a souhaité aux peuples du monde de bonnes Pâques.

A l’issue de ce véritable marathon pascal, qui a vu Benoît XIV présider plus de quinze heures de célébrations, marathon consécutif à ses cinq jours de voyage au Mexique et à Cuba, le pape est apparu, quoique amaigri, en bonne forme. Durant les prochains jours, il se reposera à sa résidence de Castel Gandolfo.

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Une Réponse to “Benoît XVI se rendra au Liban du 14 au 16 septembre 2012”

  1. AL KAÏDA BOURBON INTERNATIONAL ŒCUMENIQUE demande à BENOIT XVI « par amour de la vérité » devise du Pape, de dire la vérité pour le XI anniversaire du 11 septembre et 21 septembre 2001 ,lors de son voyage au LIBAN du 14 au 16 septembre 2012..IDEM sur le 11 et 21 Mars 2012, où Mohammed MERAH se dit innocent, ce que confirment des témoins visuels, de l’école juive et la tuerie de MONTAUBAN.
    o @+ sur le canard acharné et VIVIEN DURIEUX

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