Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

En Syrie, les druzes redoutent la guerre civile

Posted by jeunempl sur mars 2, 2012

L’Hebdo Magazine – Talal el-Atrache, Soueida

La communauté druze de Syrie reste sourde jusqu’à présent aux appels à la révolte lancés par le leader druze libanais Walid Joumblatt. «Les druzes sont partagés, comme tous les Syriens, entre les contestataires et ceux qui soutiennent le pouvoir», explique Ayham Jazzan, un avocat druze dans la trentaine. «Mais à Soueida, la plupart de ceux qui s’opposent au régime s’opposent également à sa chute, car ils sont conscients que son effondrement entraînera la chute de l’Etat et du pays tout entier. Ceux qui le soutiennent le font pour des considérations nationalistes et existentielles», estime M. Jazzan.

Dès les premiers jours de la révolte en mars 2011, les druzes adhèrent aux revendications démocratiques de leurs compatriotes. De nombreux rassemblements mobilisent des dizaines de militants, notamment dans les villes de Soueida et Chahba. Le 27 mars, 80 avocats organisent un sit-in dans leur syndicat en solidarité avec les manifestants. Deux comités de coordination sont créés dans la province de Soueida et des dizaines d’étudiants et de militants sont arrêtés dans les mois qui suivent. Des groupes participent à des manifestations à Deraa, Damas et plus récemment, dans les quartiers assiégés de Homs. Les druzes des banlieues de Jaramana et de Sahnaya, à Damas, ainsi que les membres de la communauté du Mont Hermon, séparés de part et d’autre de la ligne de démarcation syro-israélienne, marquent également leur volonté de changement et organisent leurs cercles politiques

La crainte du chaos

Mais cette contestation reste limitée et minoritaire. «Les druzes ont pris leur décision: ils estiment que les conditions ne sont pas réalisées pour entamer une révolte», reconnaît Raëd Chaya, professeur de mathématiques, qui affirme avoir participé à toutes les manifestations organisées à Soueida.

Plusieurs facteurs expliquent le refus des druzes d’adhérer au soulèvement. La première est d’ordre technique. Partout en Syrie, pendant les premiers mois de la révolte, les mobilisations populaires ont lieu essentiellement à la sortie des prières du vendredi et restent centrées autour des mosquées. Si ce lieu de culte constitue un point de rassemblement unique face à la répression policière, il exclut tout d’abord les minorités religieuses et suscite la crainte de l’éventuelle prédominance d’un courant islamiste dans les rangs l’opposition.

Cette crainte est exacerbée par la formation sur le terrain d’un Haut conseil de la révolution syrienne, constituée essentiellement de militants islamistes de Homs et d’Edleb, ainsi que la création à Istanbul d’un Conseil national syrien (CNS), dominé par les Frères musulmans. Même si les laïcs sont présents dans les rangs de l’opposition, les succès fulgurants des islamistes et des salafistes en Egypte, en Libye, en Tunisie, au Maroc, au Koweït, ainsi que le soutien financier de l’Arabie saoudite, du Qatar et des Frères musulmans aux rebelles et à l’Armée syrienne libre (ALS), n’encouragent pas les druzes à adhérer à une crise qui se militarise sur fond de dérive sectaire entre alaouites et sunnites. L’hostilité déclarée des dirigeants de la confrérie à toute séparation entre l’Etat et la religion et leur rejet de la laïcité attisent également la méfiance des druzes, qui avaient sacrifié le quart de leur population masculine dans le combat contre l’occupation française et la partition de la Syrie en Etats confessionnels sunnite, alaouite et druze.

D’autre part, l’internationalisation de la crise, les appels des islamistes à l’intervention militaire étrangère ainsi que l’ingérence des pétromonarchies, dissuadent davantage les druzes, même si le régime porte la responsabilité de la crise. «L’internationalisation de la crise a transformé la Syrie en un enjeu stratégique dans le cadre du bras de fer pour le contrôle du Moyen-Orient, qui oppose l’Occident aux Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du sud) par sunnites et chiites interposés», estime pour sa part le journaliste Houssam Kheir, ancien porte-parole du compositeur Samih Choukeir. «Nous ne devons pas et ne pouvons pas combattre le régime avec des armes saoudiennes, américaines ou turques, cela est immoral et fausse toute notre lutte pour la liberté. Nous devons nous débarrasser de ces ingérences, avant de nous lancer contre le pouvoir», affirme-t-il.

Seul un jeune lieutenant druze, Khaldoun Zeineddine, fait défection en décembre, mais se voit contraint à se réfugier à Deraa, faute de soutien dans sa propre province.

Priorité au dialogue

«Nous sommes en faveur de l’union nationale et de la paix civile et nous nous opposons à la violence et à la guerre civile (…) car les Syriens dans leur ensemble en sont les premiers perdants», affirme le chef spirituel de la communauté druze de Syrie, Hammoud Hinnawi. «Nous appuyons le dialogue et les réformes, sans recours aux armes, tant de la part du pouvoir que de l’opposition», souligne-t-il. Cheikh Hinnawi est clair: «Les druzes de Syrie ne prendront jamais les armes contre leurs compatriotes. Cela ne s’est jamais produit dans le passé. Même lors de la campagne meurtrière du président Adib Chichakli contre Soueida en 1953-1954, Sultan el-Atrache s’était retiré vers la Jordanie pour ne pas avoir à affronter ses compatriotes, lui qui avait vaincu les Turcs et les Français», souligne le cheikh Akl.

Sur le plan socio-politique, le décès en 2007 de Mansour, fils de Sultan Bacha el-Atrache et dernier leader charismatique de la communauté en Syrie, laisse un vide que l’Etat s’efforce en vain de combler. Cette crise de leadership apparaît au grand jour avec l’éclatement de la révolte. Les druzes sont aujourd’hui représentés par de faibles personnalités, des dignitaires religieux, chefs claniques et leaders des grandes familles, qui entretiennent souvent des relations conflictuelles entre eux.

Pour leur part, les autorités ont tenu à maintenir le vide institutionnel qui frappe la communauté druze en faisant appel occasionnellement à des politiciens libanais pour promouvoir la politique du régime, notamment l’émir Talal Arslan et l’ancien ministre Wiam Wahhab. Pour sa part, le chef du parti socialiste progressiste Walid Joumblat a appelé récemment ses coreligionnaires syriens à adhérer à la révolte et à déserter la police et l’armée, mais son appel n’a pas eu d’écho.

Le «baromètre de la Syrie»

L’histoire des druzes se confond avec celle de la Syrie. Il n’est pas rare d’entendre des membres de la communauté pousser la fierté jusqu’aux limites de l’orgueil en affirmant que «Soueida est le baromètre de la Syrie: tant que la montagne va bien, le pays se porte bien».

La présence de la communauté en Syrie remonte aux premières années du prosélytisme druze au XIe siècle. Les druzes s’installent dans le Mont Hermon et à Damas, mais prospèrent essentiellement au nord, dans le triangle Antioche-Alep-Lattaquié, jusqu’au XVIe siècle, lorsque l’armée ottomane massacre des dizaines de milliers de personnes. C’est à cette date que débutent les grandes migrations druzes vers le Mont-Liban et plus tard, vers la Galilée.

Mais la présence des druzes à Soueida, à l’extrême sud de la Syrie, ne date que du XVIIIe siècle. A cette époque, le Mont-Liban est divisé en deux clans mixtes druzo-chétiens: les Qayssites et les Yéménites. La victoire des Qayssites en 1711 dans la bataille décisive de Aïn Dara, dans le Chouf, pousse une partie des Yéménites druzes à l’exil. Conduits par l’émir Alameddine el-Maan, près de 150 chevaliers accompagnés de leurs familles, s’installent au pied du massif volcanique au sud-est de Damas. L’émir nomme le clan des Hamdane à la tête de ce premier groupe, avant de retourner au Liban. A partir de cette date, les druzes s’implantent en cultivateurs armés dans ce territoire hostile, constamment en guerre et en proie aux attaques des tribus qui peuplent alors la région. Tout au long du XIXe siècle, ils expulsent ces tribus ainsi que les bédouins, refoulent les cultivateurs sédentaires vers le désert et la plaine du Hauran, et nouent des relations de protection mutuelle avec les chrétiens. Jusqu’au début du XXe siècle, les migrations successives en provenance du Liban, de Galilée et du Jabal Semmak, au nord d’Edlib, permettent de créer des petits îlots de peuplement. En quête de refuge contre les persécutions, fuyant les troubles, ces nouveaux-venus cherchent aussi, par ce repli dans la montagne, à échapper à l’autorité d’Istanbul. Mais ce n’est qu’en 1861 que le plateau du Hauran devient le «Jabel druze». L’arrivée de milliers de druzes du Mont-Liban, suite à la guerre druzo-maronite et le débarquement des troupes françaises, fait passer la population de 14000 à 31000 habitants en 1860-1861. La conquête du nouveau territoire s’accélère et s’étend vers le sud, jusqu’au nord de l’actuelle Jordanie, où résident encore près de 15000 druzes. En 1889, une révolte paysanne baptisée la «amiya», aboutit au renversement du système féodal et à l’arrivée de l’émir Chébli el-Atrache. Les 7/8e des terres sont distribuées aux paysans dans chaque district de la montagne, les dignitaires ne gardant que 1/8e destinées pour les dépenses publiques.

Basés essentiellement dans la province de Soueida, où ils représentent 90% de la population, mais aussi dans le Mont-Hermon, dans la banlieue sud de Damas et à un moindre degré au sud de la province d’Idleb, les druzes furent parmi les principaux pères-fondateurs de la Syrie moderne. Irréductibles guerriers, vainqueurs des troupes égyptiennes de Mohammad Ali Bacha entre 1830 et 1840, les druzes refoulent les troupes ottomanes qui ne parviendront jamais à les soumettre. Ils participent activement en 1917-18 à la Révolte arabe du Chérif Hussein et rejettent deux ans plus tard l’Etat druze dans lequel les confine le pouvoir mandataire français. Sous la bannière de la laïcité, ils déclenchent, en 1925, la Grande révolution syrienne contre le mandat français, remportent plusieurs victoires militaires et libèrent une partie du pays, dont la capitale Damas. Ils sont défaits en 1927, mais leur révolte aboutit à la réunification, quelques années plus tard, de l’Etat druze, de Damas, d’Alep et de l’Etat alaouite en une seule nation, la Syrie. Entre 1946 et 1966, les druzes participent activement au renversement de plusieurs dictatures, notamment celle d’Adib Chichakli en 1954. Ils soutiennent l’union syro-égyptienne en 1958, et jouent un rôle crucial dans le coup d’Etat qui porte le parti Baas au pouvoir en 1963. Trois ans plus tard, le commandant druze Salim Hatoum tente un coup d’Etat. Il arrête le président Noureddine Atassi ainsi que l’homme fort du régime, le général Salah Jédid à Soueida, mais son entreprise échoue face au général Hafez al-Assad, alors ministre de la Défense. Cet échec est suivi d’une purge des officiers druzes de l’armée. Salim Hatoum est condamné à la peine capitale par un tribunal militaire et exécuté. Le rôle politique de la communauté est éclipsé. L’occupation, cette même année, du Golan par Israël et la résistance politique, culturelle et militaire des druzes restés dans leurs terres, confirme leur rôle comme les garants de l’identité syrienne du plateau. Six ans plus tard, la guerre contre Israël en 1973 permet aux militaires druzes de se distinguer sur le front du Golan. C’est le cas entre autres du commandant Nayef el-Akel, qui investit à trois reprises l’observatoire israélien du Mont Hermon, où le pilote Kamal Nasr, qui mène une opération kamikaze à bord de son avion s’abat sur la raffinerie de Haïfa. Pour sa part, le pilote Majid el-Zoghby abat sept avions de chasse israéliens, détenant le record en une seule bataille israélo-arabe. Sur le front sud du Golan, Kamal Obeid et Mehsen Amer dirigent chacun un bataillon blindé jusqu’au lac de Tibériade, avant de perdre l’avantage. Ces militaires, élevés au rang de généraux, obtiennent la Légion d’honneur de la République.

En octobre 2000, les violents affrontements qui opposent les civils à l’armée, lors de la crise provoquée par les bédouins, font une trentaine de morts, des centaines de blessés et aboutissent à l’arrestation d’un millier de druzes. La perte du contrôle de Soueida par les autorités tout au long des sept premiers jours de la crise permet de rappeler au pouvoir central le «pouvoir de nuisance» dont jouit la communauté en cas d’instabilité politique. C’est l’une des raisons pour laquelle les opposants syriens critiquent l’inaction des druzes, dont le rôle et la position stratégiques de leur province, située aux frontières de la Jordanie, aurait pu modifier l’équilibre des forces en faveur du soulèvement.

Démographie

Selon les statistiques officielles de 2011, la province de Soueida (5500 km2) compte 494.000 habitants inscrits dans le registre civil et 375.000 habitants présents physiquement sur le territoire. La population est composée de 90% de druzes, 7% de chrétiens et 3% de sunnites. En août 2008, Soueida est devenue la première province syrienne à éradiquer l’analphabétisme, alors qu’elle était classée deuxième après la province de Tartous pour le pourcentage d’expatriés.

Près de 125.000 druzes syriens résident dans la zone périphérique de Damas (notamment dans les banlieues druzo-chrétiennes de Jaramana et Sahnaya, 30.000 dans le Golan sous contrôle syrien, 25.000 dans les quatre villages du Golan occupés par Israël et 25.000 répartis dans 14 villages aux bords de l’Oronte (Jabal al-Aala). Selon les statistiques officielles, la province a le plus faible taux de natalité de Syrie, avec 28% de sa population ayant moins de 15 ans (contre une moyenne de 42% en Syrie; 49% dans la province de Deir el-Zor).

Les séquelles de Sykes-Picot

Les druzes sont sans doute la communauté la plus touchée par le découpage du Proche-Orient survenu au lendemain des accords de Sykes-Picot. Soueida fut amputée de toute sa partie sud (lac d’Azrak) par le tracé de la frontière entre la Syrie et la Transjordanie. Les deux pôles principaux du druzisme, la montagne du Chouf au Liban et le Jabal druze en Syrie, furent coupés l’un de l’autre par une frontière qui sépara également les druzes vivant sur les deux flancs du Mont Hermon. La communauté de Galilée fut isolée de son espace naturel d’échange, le Liban-sud d’où elle est originaire, lors de la création de l’Etat d’Israël en 1948. Dorénavant, les druzes allaient vivre des destinées différentes dans des Etats au sein desquels ils cherchèrent à s’intégrer. La fragmentation atteint son paroxysme avec la guerre israélo-arabe de 1967 lorsque les villages druzes du Golan syrien furent annexés en même temps que le plateau par Israël.

La création d’Etats modernes issus des accords de Sykes-Picot (Liban, Syrie, Jordanie, Israël) a profondément marqué les mentalités et les comportements identitaires des druzes, contribuant au développement de nationalismes régionaux. Ainsi, l’antagonisme syro-libanais se répercute partiellement sur les rapports sociaux au sein de la communauté, parallèlement aux rapports familiaux. De même, l’inclusion des druzes de Palestine à l’entité israélienne a engendré une méfiance mutuelle, puisque que tout contact entre les Libanais et les Syriens avec leurs coreligionnaires israéliens suscitait jusqu’à un passé récent, la crainte de représailles. Mais depuis 2005, les gouvernements syrien et libanais autorisent les visites annuelles des druzes de Galilée et du Mont Carmel. Ces visites ont permis aux familles résidant de part et d’autre des frontières, de renouer le contact. L’un d’eux est l’avocat et député à la Knesset, Saïd Naffaa, de père palestinien et de mère syrienne, qui se bat avec succès avec le poète Samih Kassem depuis des décennies pour encourager les désertions et les objecteurs de conscience, qui atteignent 50% des jeunes de la communauté druze d’Israël.

De nouveaux espaces «refuges»

Forte de 650000 membres, la communauté druze de Syrie se caractérise par sa solide cohésion sociale, son homogénéité et sa concentration géographique dans la province de Soueida. Aujourd’hui, les frontières administratives qui délimitent cette province coïncident avec les frontières de l’ancien Etat druze créé en 1921 par le pouvoir mandataire français.

Cependant, la désorganisation qui caractérise la communauté au niveau social en Syrie a permis tout au long des quinze dernières années au courant islamique d’infiltrer la province à travers la construction d’une trentaine de mosquées généreusement financées par le courant wahhabite saoudien – alors qu’il n’existait qu’une seule mosquée dans la province en 1991 (située dans la ville de Soueida et bâtie en 1953).

Depuis les années 1950, le mouvement migratoire druze gagne une dimension transnationale sans précédent à travers l’installation de plusieurs communautés outre-mer, notamment en Amérique latine et dans le Golfe. Cette mobilité facilite en revanche la formation de nouveaux espaces «refuges» au niveau international, un atout de taille pour les druzes.

Près de 200000 druzes syriens (outre les 650000 de Syrie) résident au Venezuela, auxquels s’ajoutent près de 40000 druzes libanais. Pour les druzes, ce pays est devenu un nouveau territoire communautaire approprié par la migration d’une partie de la population de Soueida. Les druzes ont recréé au Vénézuela un espace de compensation. Les relations sociales demeurent plus vives que jamais et relient le territoire des migrants à leur lieu d’origine. Les mariages entre druzes du Venezuela et druzes de Syrie se multiplient et constituent une garantie supplémentaire de stabilité économique pour la famille de la mariée et peut-être des possibilités d’emplois pour ses frères ou un refuge possible pour fuir le service militaire. La communauté druze de Syrie s’est fortement impliquée dans la vie politico-économique du pays, au point où ses membres possèdent trois portefeuilles ministériels dans le gouvernement d’Hugo Chavez. Tarek Aissami, originaire du village de Ormane à Soueida, a été nommé en 2008 ministre de la Justice et de l’Intérieur. Véritable bras droit du leader bolivarien, il occupe également la fonction de vice-Premier ministre de la République. Pour sa part, Hayman Troudi, de Sweida, occupe le poste de ministre de la Planification et du Développement. D’autres politiciens, comme Adel Zghayyar et Imad Saab, ont siégé au Parlement vénézuélien. Les druzes du Liban ont également leur part, avec notamment William Asskoul Saab, ministre du Sport et Tarek William Saab Halabi, gouverneur de l’Etat du Anzoátegui. En visite le 5 septembre 2009 à Soueida, Hugo Chavez a rendu un vibrant hommage à la communauté syro-druze du Venezuela. «Avant de rentrer au Venezuela, je vais ramener une bouteille de vin de Soueida pour l’offrir à Fidel Castro», lance-t-il.

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