Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Gouvernement : Le bras de fer peut reprendre

Posted by jeunempl sur mars 1, 2012

L’Hebdo Magazine – Julien Abi-Ramia

Dépenses hors budget, nominations et crise syrienne: voilà les trois thèmes qui, aujourd’hui, font la polémique, tant au sein du gouvernement qu’entre la majorité et l’opposition.

«J’ai entamé mon expérience de ministre et j’ai poursuivi ce travail grâce au soutien du chef du CPL, le général Michel Aoun, et j’ai mis un terme à cette expérience sur fond de conflit avec lui. Etalée sur deux ans et trois mois, dans deux gouvernements successifs, elle n’a pas altéré mes principes et mes valeurs. Au contraire, elle m’a permis de découvrir la vanité des grands et la vulnérabilité des petits». Lundi, la passation de pouvoir entre l’amer Charbel Nahas et le juriste Salim Jreissati a clos la plus grosse crise du gouvernement Mikati depuis son entrée en fonction. Quatre jours avant la nomination du nouveau ministre, l’intérimaire Nicolas Fattouche a signé le décret relatif aux indemnités de transport. Emballé, c’est plié. Ainsi va la majorité, propulsée par le rouleau-compresseur du compromis, orchestré par un Nabih Berry encore appelé à trancher dans les jours à venir.

Si la semaine dernière, le Parlement a eu le temps d’approuver un projet de loi, portant sur l’exemption du mazout rouge et vert de la TVA, le débat sur les finances publiques a été reporté. Vous avez aimé le 8 et le 14, vous adorerez le 11 et le 8900. Au dernier des deux jours de la séance plénière du Parlement, le gouvernement a présenté un projet de loi autorisant le déblocage de 8900 milliards de LL, soit six milliards de dollars, destinés à couvrir les dépenses du cabinet jusqu’à fin 2011. Malgré les tentatives du président de la Chambre de convaincre les collègues de Fouad Siniora, les députés du 14 Mars se retireront de la séance. Ils contestent la façon dont le courant aouniste, notamment par la voix d’Ibrahim Kanaan à la commission des Finances et du Budget, stigmatise les 11 milliards de dollars débloqués entre 2006 et 2009 par le gouvernement Siniora, qu’il considère comme illégaux.

Berry s’active

Lundi, en présence du vice-président de la Chambre, Farid Makari, des présidents et rapporteurs des commissions parlementaires, des députés Marwan Hamadé, Michel Moussa, Antoine Zahra et Serge Torsarkissian, membres du bureau de la Chambre, il a été demandé au président du Parlement de travailler à une solution sur le sujet. Comme le montre l’appel de Walid Joumblatt qui prend fait et cause pour une «solution consensuelle», les pistes tournent autour d’un package-deal qui permettrait la «légalisation» des 11 milliards de dollars et des 8900 milliards de livres libanaises. Il faudra, pour cela, convaincre le CPL, si possible, avant la séance parlementaire du 5 mars prochain.

Le duel traditionnel bloc contre bloc ne doit pas occulter la persistance du bras de fer entre aounistes et centristes. Le départ de Charbel Nahas est à analyser de deux manières. S’il a permis à l’Exécutif de redémarrer, il constitue pour Michel Sleiman et Najib Mikati une victoire qu’ils comptent bien capitaliser. Le consensus revenu à la mode porte-t-il sur la question sensible des nominations? Le président, le Premier ministre et le leader du CPL semblent camper sur leurs positions respectives.

Quid des positions de plus en plus acérées du chef du PSP contre le régime syrien?

Dans tout ce bouillonnement, le silence du Hezbollah est significatif. Lors de sa dernière allocution, le secrétaire général du parti, Hassan Nasrallah, a expliqué que les dossiers litigieux ne devaient pas mettre en péril la pérennité du gouvernement. La suite, on la connaît. Charbel Nahas a fini par démissionner et les séances du Conseil des ministres ont repris. Qui ne dit mot consent et le tandem Hezbollah-Amal tient à bout de bras sa majorité. Même les dossiers liés au Tribunal spécial pour le Liban ne font plus de vagues.

L’hommage de Raï à Sleiman

Tout est occasion à polémique. A l’occasion de la première messe célébrée par le nouvel évêque de Jbeil, Mgr Michel Aoun, le patriarche maronite, Bechara Raï, visiblement très ému, a salué son successeur qu’il a qualifié d’ «intelligent, d’aimant et de modeste». Dans son homélie, le chef de l’Eglise a également rendu un vibrant hommage au président de la République, Michel Sleiman «père de tous les Libanais», à «son grand cœur, sa grande sagesse comparable à celle du roi Salomon et à sa patience». Si le nom de l’évêque a fait sursauter les uns, l’hommage très appuyé du patriarche dû faire jaser les autres. Le patriarche s’est ensuite rendu à Batroun pour célébrer la première messe du nouvel évêque du caza, Mgr Mounir Khairallah.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :