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Cinéma – Beyrouth Hotel : La fiction qui dérange le Liban

Posted by jeunempl sur janvier 19, 2012

Metro-France

Darine Hamzé et Charles Berling (photo : Sarmad Louis)

Arte diffuse ce vendredi soir Beyrouth Hôtel, un long métrage de Danielle Arbid interdit dans son pays.

Pas facile d’être cinéaste au Liban. Danielle Arbid en sait quelque chose. Après avoir vu son premier film, Dans les champs de bataille, interdit aux moins de 18 ans pour des scènes de flirt, et avoir été accusés d’obscénité pour son deuxième opus, le très sensuel Un homme perdu, la réalisatrice se retrouve une fois de plus épinglée par le comité de censure de son pays. Alors qu’il devait sortir dans les salles libanaises le 19 janvier, son dernier film Beyrouth Hotel, vient d’être interdit de diffusion. La raison ? “Il serait dangereux pour la sécurité du Liban. Quand on me l’a annoncé, j’ai cru à une blague !” confie la réalisatrice dont le film passe ce soir sur Arte.

Histoire d’amour sur fond d’espionnage, Beyrouth Hôtel raconte la passion entre une chanteuse libanaise (Darine Hamzé) et un avocat d’affaires français en mission au Liban (Charles Berling). Rien de bien dangereux à première vue. Sauf que Danielle Arbid fait allusion dans son film à l’attentat qui a coûté la vie en 2005 à Rafic Hariri, l’ancien Premier ministre. Même si le film ne livre aucun scoop et ne milite pour aucun parti libanais, les censeurs estiment que le sujet devrait tout simplement être évité tant que l’enquête n’est pas achevée.

Un procès contre la censure
“Au Liban, quand on veut tourner un film, il faut une autorisation de tournage, explique la cinéaste. Pour l’obtenir, il faut présenter le scénario à la Sûreté générale du pays (le plus important service de renseignement civil, ndlr). Si quelque chose ne leur plaît pas, vous ne tournez pas. Moi j’ai obtenu ce sésame mais mon scénario a ensuite évolué. Comme la dernière version leur a déplu, ils ont exigé que je coupe les scènes que j’avais rajoutées.”

Bien décidée à se battre, Danielle Arbid a lancé une procédure assez rare au Liban : un procès pour lever l’interdiction de diffusion de Beyrouth Hôtel. “Mon film n’est ni militant, ni blasphématoire, ni même politique. Le problème dans ce pays, c’est que les artistes sont traités comme des criminels. Moi j’essaie de montrer une image du Liban contrastée, moderne, digne, honnête et profondément humaine. J’ai toujours refusé les concessions. Et je ne pourrai pas faire autrement.”

La réalisatrice, qui vit à Paris, a-t-elle encore envie de tourner dans son pays ?  “Non, toute cette histoire m’a dégoûtée, même s’il y a des gens formidables au Liban, regrette t-elle. Mon prochain film se déroulera en grande partie en France.”

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