Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Gestion des déchets… le problème libanais

Posted by jeunempl sur octobre 16, 2011

Economy and Ecology online
Traduit par le MPLBelgique.org

En l’absence d’un plan national de recyclage, le problème des déchets devient de plus en plus troublant au Liban.

Dans un pays réputé pour ses scènes et merveilles naturelles, des montagnes de poubelles et des décharges peuvent être pris pour quelque chose de déprimant.
Avec une population d’environ 4.5 millions de personnes, la quantité de déchets, en ce compris les déchets ménagers, industriels et médicaux, est estimée à près de 4.000 tonnes par jour, soit 1.500.000 tonnes annuelles. Malheureusement, en l’absence d’un plan de traitement des déchets, les solutions se font attendre.

Une fois appliquée, une stratégie de gestion des déchets impliquerait une réduction du volume de déchets selon les experts. En 1997, le cabinet avait approuvé un plan d’urgence soumis par le ministère de l’Environnement. Le plan était principalement basé sur la réhabilitation de l’usine de A’amroussieh et l’incinération d’environ 600 tonnes/jour de déchets ménagers, en plus de la réhabilitation de l’usine de la Quarantaine.
Malheureusement, le plan est resté encre sur papier…

Aujourd’hui, les municipalités collectent les déchets de la périphérie de villes et villages. Les déchets non traités et non-recyclés sont transportés dans des containers, des sites d’enfouissement non-contrôlés et des décharges. A ce sujet, le renvoi des matériaux recyclables et des matières organiques dans des décharges amplifie le problème, menant à une augmentation en quantités des déchets enfouis, disent les experts.

Les usines de recyclage existantes ne recyclent que 10% des déchets produits dans le pays, soit environ 400 tonnes de déchets par jour. Ceci concerne essentiellement le papier, le verre, le métal, le plastique et l’huile de moteur. Pourtant, les effets positifs du recyclage sont multiples.

Le recyclage de papiers réduit par exemple le besoin de couper des arbres, sauvegarde de l’espace au sein des décharges et utilise moins d’énergie et d’eau. Selon un rapport de la Carnegie Mellon University, recycler une tonne de papier permet d’économiser 17 arbres, 265.000 litres d’eau, 225 kWh et 2.5 m³ d’espace dans une décharge.

Par ailleurs, il n’existe pas d’usine officielle de recyclage qui traite les déchets toxiques générés par les hôpitaux et les déchets électroniques tels que les batteries et les ordinateurs (écrans,etc).

Au Liban, Sukleen est la société chargée de la collecte des déchets et du nettoyage des rues alors que Sukomi traite les décharges. Sachant que la collecte des déchets coûte chaque année 128 millions de dollars, la manque de plan de gestion des déchets est un défi majeur du gouvernement pour les années à venir. Malgré les fonds dépensés pour mettre fin au désastre des déchets au Liban, rien n’a été établi jusqu’à maintenant. Les priorités du gouvernement sont de promouvoir l’établissement d’usines de recyclage, adopter leurs progrès technologiques et lancer des campagnes de sensibilisation à l’échelle nationale.

Les experts environnementaux ont sans cesse appelé à l’application d’une politique zéro-déchet, cruciale pour résoudre cette terrible situation. Cette politique aurait pour but de minimiser la quantité de déchets, réduire la pollution et encourager les citoyens libanais à trier leurs déchets à la maison de sorte à faciliter le recyclage.

Projets à venir

Dans ce contexte et dans le but de presser les Libanais à trier leur poubelle en partie recyclable et organique, une nouvelle campagne visant à promouvoir le recyclage et intitulée « Pense avant de jeter » fut lancée au Liban, une initiative de la Commission Européenne. Le triage des déchets à la source (donc à la maison) faciliterait le recylcage, ce qui rend le processus de recyclage encore plus rentable.

Sur son site internet, la délégation de l’Union Européenne au Liban mentionnait qu’en décembre 2005, un protocole fut signé avec OMSAR, le ministère de l’Environnement et le ministère de l’Intérieur et des Municipalités. Le protocole attribue la gestion des projets financés par l’UE à OMSAR, pour un montant de 14,2 millions d’Euros. « L’investissement de projets municipaux dans la gestion de déchets solides » a résulté dans la construction de 12 installations de déchets solides (5 d’entre eux sont déjà finalisés au Chouf, Swaijani, Khiam, Tyr, Ansar et Abassieh), la fourniture de 13 788 containers de collecte de déchets solides et 59 véhicules de maintenance et de collecte de déchets solides.

A côté de l’espoir d’encourager les Libanais à réduire, réutiliser et recycler, le recyclage a pris un aspect humanitaire au Liban. En effet, un projet lancé par l’ONG Arcenciel lui permet de financer l’acquisition de chaises roulantes pour personnes handicapées, en récoltant les bouchons de bouteilles plastiques qu’ils envoient aux sociétés de recyclage. Grâce au projet « Bouchons roulants », chaque tonne de bouchons collectés financera une chaise roulante.

Il n’y a aucun doute sur le fait que le recyclage primaire aidera à booster l’économie du pays. Selon les experts, la réduction de la quantité de déchets jetés dans les décharges aide à préserver l’environnement et fournit une industrie durable qui contribue à l’économie. De plus, les produits issus de déchets recyclés réduisent la pollution provenant de la fabrication intiale du produit, tout en boostant sa valeur économique à travers sa revente.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :