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Raï : « Nous sommes les amis de tous, mais nous ne serons les esclaves de personne »

Posted by jeunempl sur octobre 9, 2011

(Fady Noun – L’Orient le Jour)

Le patriarche maronite Mgr Rahi

Le patriarche Raï est revenu, pour « L’Orient-Le Jour », sur les propos qu’il a tenus en France et qui ont fait polémique.

Revenant, à la demande de L’Orient-Le Jour, sur les propos qui lui ont été attribués lors de sa visite à Paris, le chef de l’Église maronite a tenu, une fois de plus, à partir des États-Unis, où il se trouve en tournée pastorale, à remettre ces paroles dans leur contexte et à en souligner les prolongements politiques exacts.

Devant les responsables français qui l’ont, a-t-il dit, « royalement reçu », le patriarche maronite a affirmé « avoir exprimé ses craintes de voir la composante armée de l’opposition syrienne, c’est-à-dire les Frères musulmans, dominer le mouvement de contestation et finir par prévaloir ».

Dans ce cas, a-t-il ajouté, « les spécialistes estiment qu’une guerre civile pourrait éclater, avec les risques d’une partition du pays et l’apparition d’une entité alaouite, prélude à une réaction en chaîne de partitions qui donneraient naissance à un Moyen-Orient formé d’États à base ethnico-religieuse. J’ai dit à mes hôtes français les graves dangers que ces perspectives feraient courir aux chrétiens de Syrie, a-t-il dit en substance. Je me suis efforcé d’exposer aux responsables français toute la portée de ce danger. »

C’est dans ce contexte que, ayant entendu le ministre français des Affaires étrangères affirmer que « le président Assad est fini », le patriarche avait affirmé devant des journalistes qu’il aurait fallu – au temps passé – lui donner plus de chances, ou, pour peu qu’on convienne que ces paroles étaient susceptibles d’être mal interprétées, qu’il aurait fallu donner « plus de chances aux réformes » qu’il avait annoncées en mars dernier.

La terminologie américaine

En ce qui concerne le Hezbollah, le patriarche a affirmé qu’il « n’a pas endossé inconditionnellement les armes du Hezbollah, loin de là, mais qu’il a mis en évidence, aux yeux de ses interlocuteurs, les motifs internes que ce parti lui-même invoque pour conserver ses armes, et surtout qu’il a catégoriquement refusé de reprendre à son compte la terminologie de l’administration américaine, qui considère que le Hezbollah est “ une organisation terroriste ” ».
« Nous sommes les amis de tous, mais nous ne serons les esclaves de personne », a dit à ce propos le patriarche Raï, tout en assurant que la France était revenue sur les vifs propos tenus au lendemain immédiat de la visite.

Le chef de l’Église maronite a affirmé avoir cherché à placer l’Europe et les États-Unis devant leurs responsabilités à l’égard du plein exercice du Liban de sa souveraineté, en pointant du doigt leur rôle négatif à cet égard, et pour ainsi dire la passivité dont ces puissances font preuve dans l’application des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et la motivation qu’elles offrent ainsi au Hezbollah pour conserver ses armes.

Pas d’antisunnisme primaire

Par ailleurs, le patriarche maronite a protesté contre l’antisunnisme primaire qu’on lui a imputé faussement, démentant catégoriquement avoir refusé des invitations que lui auraient lancées des personnalités et leaders sunnites influents, et rappelant qu’il avait demandé aux dirigeants français de « tout faire » pour rapprocher le Premier ministre, Nagib Mikati, de son prédécesseur, Saad Hariri, efforts que les Français lui ont promis de déployer.

« L’ancien Premier ministre Fouad Siniora et la députée Bahia Hariri, qui me tenaient chacun par un bras, lors de ma visite à Saïda, ne m’ont rien dit », a affirmé le patriarche, qui se rappelle notamment quelle fierté le président Siniora tirait de ce moment, dont il anticipait « les échos positifs sur le plan arabe ».

Le chef de l’Église maronite a déploré le fait que trop peu de ceux qui ont désapprouvé ses propos ont pris la peine de lui demander des éclaircissements. Il les a invités plutôt à « moissonner » là où ses visites pastorales au Sud et dans la Békaa « ont semé ».

« Certes, a-t-il convenu, certaines formations politiques tirent avantage de mes visites, mais il faut regarder plus loin ; il faut voir cette femme qui me tendait son enfant pour que je le bénisse, ou cette autre qui n’en pouvait plus d’attendre notre convoi pour nous lancer du riz. Il faut réaliser la profondeur du courant de sympathie que ces visites ont provoqué et leur utilité pour rapprocher les communautés libanaises les unes des autres et renforcer l’unité interne. Ce n’est pas pour moi que je travaille, je ne suis pas un chef politique », a-t-il rappelé.
Au passage, le patriarche s’est indigné de ce qu’il ne se soit pas trouvé un seul officiel américain pour recevoir ou demander à être reçu par le président Sleiman, lors de son récent séjour à New York, alors même que le chef de l’État assumait aussi, en septembre, la présidence du Conseil de sécurité.

Un simple devoir de courtoisie aurait dû pousser le sous-secrétaire d’État adjoint, Jeffrey Feltman, à défaut de la secrétaire d’État, Hillary Clinton, à le faire, a laissé entendre le patriarche Raï.

La visite pastorale

Sur le plan pastoral, la réunion annuelle des évêques maronites du continent américain tenue depuis trois jours à Saint Louis (Missouri), sous la présidence du patriarche Raï, s’est conclue vendredi sur une messe à laquelle tous les maronites de Saint Louis (2,5 millions d’habitants) ont été invités.

Renforcer les liens d’unité dans l’Église maronite était la ligne directrice des travaux. L’un des plus précieux laissés par le Christ à son Église, le commandement d’unité est aussi l’un des plus difficiles à garder. Unité entre l’Église maronite résidente au Liban et l’Église expatriée, entre le patriarche et les évêques, entre l’Église diocésaine et les ordres religieux, entre l’évêque et les prêtres sous son autorité ; unité des prêtres entre eux, unité sur le plan liturgique et celui de la catéchèse, etc.

À ce sujet, l’assemblée a particulièrement apprécié une série de livres catéchétiques faits aux États-Unis, qui seront traduits en arabe et les langues parlées au sein de la diaspora maronite (espagnol, portugais et français).

Par ailleurs, compte tenu de l’existence de plusieurs séminaires maronites et des disparités qui peuvent ainsi se produire entre une formation et l’autre, il a été décidé que tous les nouveaux prêtres devront se retrouver, en fin de séminaire, pour se spécialiser et faire l’expérience de la vie communautaire au Collège maronite de Rome.

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