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Transports en commun, la galère

Posted by jeunempl sur octobre 2, 2011

(Anne-Marie el-Hage – L’Orient le Jour)

Avez-vous déjà essayé de vous mettre dans la peau d’un usager des transports en commun ? Avez-vous, au moins une fois dans votre vie, laissé votre voiture au garage et emprunté un bus, un taxi-service ou même un van ?
Il est à parier que certains d’entre vous n’ont jamais tenté l’expérience, citoyens ou hommes politiques. Cela mérite pourtant le détour.

Il faudra d’abord vous armer d’une bonne dose de patience et vous résoudre à aller jusqu’au bout de votre aventure, quoi qu’il arrive. Pas vraiment évident, lorsqu’on est un habitué des voitures climatisées ou des convois avec gardes du corps, gyrophares et tout le toutim.

Vous comprendrez alors pourquoi il râle, le citoyen lambda. Pourquoi il arrive exténué et boudeur à son travail. Après avoir attendu des heures un bus poussif et plein à craquer. Après avoir pris deux ou trois services, au double parfois du tarif du taxi, sans pour autant arriver à destination. Après avoir eu le mal d’auto dans un van conduit par un chauffard qui se prend pour Fangio.

Car ces véhicules n’ont de transports en commun que le nom. Rien qu’à les voir circuler, crachant leur fumée noire polluante, il n’a qu’une envie, le citoyen, celle de prendre ses jambes à son cou. Il les évite d’ailleurs comme la peste, dès lors qu’il peut se le permettre. Car ils sont vieux, usés, mal entretenus, repoussants même de saleté pour certains. Sans parler du confort quasi inexistant. Dans ce bus, c’est un trou béant qui s’ouvre sous les jambes du passager. Dans ce taxi-service, le siège est si creux qu’il se retrouve carrément par terre. Dans le minibus où il est un peu mieux assis, il manque d’étouffer de chaleur. La clim ne fonctionne pas, bien évidemment, même en plein été. L’essence est désormais si chère. En hiver, par contre, c’est la crève qu’il risque d’attraper, le citoyen, car les fenêtres ne ferment pas. Et puis que dire des chauffeurs, bien trop occupés à piquer la clientèle à leurs concurrents pour se soucier du bien-être de leurs passagers. Une queue de poisson par-ci, un coup de frein par là, et les voilà qui redémarrent en trombe en quête d’un nouveau client. Entre-temps, le passager est vert de peur. Mais qui s’en soucie ?

Être à l’heure ? Une aberration pour les usagers des transports en commun, surtout lorsqu’ils habitent loin de leur lieu de travail ou de leur université. Car les bus n’ont ni horaires ni arrêts fixes, bien évidemment. Sans parler des régions non desservies, car pas assez rentables. Résultat, c’est au pif que le citoyen devra attendre le véhicule salutaire qui voudra bien l’embarquer, en espérant arriver à destination…

Bienvenue au pays de la « fawda », du désordre plus précisément, où l’on est toujours aussi peu soucieux d’améliorer le quotidien du citoyen ordinaire. Des transports en commun dignes de ce nom contribueraient pourtant efficacement au désengorgement des routes. Mais au pays du Cèdre, planifier est un vain mot.

La saison des pluies s’annonce déjà à cor et à cri. Mais le citoyen, lui, n’a qu’à ramer, encore et toujours.

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