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Hajj Hassan au secours de l’agriculture, grand corps malade de l’économie

Posted by jeunempl sur août 5, 2011

(Rana Andraos – L’Orient le Jour)

Dans une entrevue accordée à « L’Orient-Le Jour », le ministre de l’Agriculture Hussein Hajj Hassan a mis l’accent sur les déboires du secteur agricole libanais, mais aussi sur l’importance de ne pas baisser les bras. Il a minutieusement détaillé son plan d’action quinquennal qui vise à dynamiser ce secteur, en insistant sur la nécessité de subventionner la production agricole.

« Pour que l’agriculture se porte mieux, il n’y a qu’une seule solution : subventionner le secteur », affirme d’emblée le ministre de l’Agriculture Hussein Hajj Hassan, lors d’une entrevue accordée à L’Orient-Le Jour. Nommé ministre de l’Agriculture en novembre 2009 dans le gouvernement de l’ancien Premier ministre Saad Hariri, et occupant toujours ce poste dans le gouvernement formé depuis peu par Nagib Mikati, Hussein Hajj Hassan tente tant bien que mal de redresser un secteur qui n’en finit pas d’agoniser depuis les années 70.

En effet, selon le Centre de recherche et d’études agricoles libanais (Creal), la production agricole au Liban aurait reculé de 12 % entre 1970 et 2008. Cet état des faits souligne le besoin pressant de voler au secours d’un secteur dont dépendent 200 000 familles libanaises. C’est dans cette optique que le ministère de Hajj Hassan a mis sur pied une stratégie qui s’étend sur cinq ans (2010-2014) et dont l’objectif principal est l’augmentation de la part de l’agriculture dans le PIB.

Une stratégie de dynamisation

« Afin d’augmenter la part de l’agriculture dans le PIB, il faut augmenter le volume de la production agricole », résume le ministre de l’Agriculture, détenteur d’un doctorat en physico-chimie moléculaire, qui avoue que le secteur agricole libanais souffre de plusieurs maux, à commencer par les prix très élevés et donc peu compétitifs des terrains, de la main-d’œuvre, de l’énergie et des matières premières, en comparaison avec les pays avoisinants.

Malgré ces obstacles, le ministre Hajj Hassan espère faire augmenter la part du PIB de 5 à 8 % en cinq ans, ainsi que réduire le déficit de la balance commerciale agroalimentaire et créer 10 à 15 000 emplois annuellement dans le secteur agricole. Pour le ministre Hajj Hassan, il est également impératif d’assurer une sécurité alimentaire autant des produits importés que des produits destinés à l’export.

Afin de mener à bien son initiative de redonner du souffle à un secteur en mal de ressources et de financement, le plan quinquennal du ministère de l’Agriculture porte sur le développement de neuf axes principaux, dont les réglementations, les infrastructures, le contrôle de le production agroalimentaire, les chaînes de production, les ressources naturelles et les crédits accordés aux agriculteurs entre autres.

Pour l’instant, le ministère de l’Agriculture a réussi certains exploits comme la publication de 65 circulaires et projets de loi qui portent sur des facettes techniques et administratives, l’embauche de 350 cadres agricoles venus grossir les rangs du ministère, la mise en place de 28 centres de formation destinés à apporter de l’aide technique aux producteurs, ainsi que la signature d’accords permettant aux agriculteurs d’emprunter de l’argent auprès de certaines banques à intérêt réduit. Le ministère de l’Agriculture a également tracé 12 routes et créé 7 lacs artificiels et a entamé le processus de réformes agraires.

Quant aux programmes de subventions, ils visent à aider les agriculteurs dans le prix de certaines graines et du foin. Parallèlement, le ministère de l’Agriculture a mis en place un programme d’aide aux producteurs de lait, aux pêcheurs et aux producteurs de betterave sucrière et de tabac (en collaboration avec le ministère des Finances et le ministère de l’Économie) et un programme de soutien aux exportations agricoles, en collaboration avec l’Autorité de développement des investissements IDAL. Le ministre Hajj Hassan a dévoilé que le ministère de l’Agriculture travaillait étroitement avec l’Union européenne afin de soutenir des projets dans plusieurs régions libanaises.

Déplorant que les politiques économiques aient transformé le Liban en un « souk immobilier » au détriment d’autres secteurs productifs, le ministre Hajj Hassan espère enfin l’intégration des producteurs à la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) et la création d’un fonds d’aide qui soutiendrait les producteurs en cas de catastrophe naturelle.

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