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L’Everest n’est qu’un début pour Elia Sakaly

Posted by jeunempl sur octobre 4, 2010

LeDroit/Radio-Canada

Elia Sakaly s’est rendu au sommet du Mont Everest en mémoire de son ami Sean Egan mais il a fait plus que lui rendre hommage. Cette expédition a changé sa vie.

Le jeune homme d’Ottawa qui se dit cinéaste avant tout, a gravi la plus haute montagne du monde, en mai dernier, trois ans après avoir été forcé de rebrousser chemin à quelques centaines de mètres du sommet et cinq ans après son premier séjour dans l’Himalaya, au moment de la mort tragique de Sean Egan. M.Egan, un professeur de l’Université d’Ottawa, est décédé lors d’une expédition à l’Everest en 2005, après avoir subi une infection pulmonaire qui l’avait forcé à redescendre du camp de base vers le village situé à plus basse altitude. Malheureusement, il est décédé d’un arrêt cardiaque avant d’être évacué vers Katmandou.

«J’ai participé à cette expédition parce que M.Egan m’avait demandé de faire un film. J’ai donc passé un certain temps au camp de base pour prendre des images mais j’étais déjà revenu au Canada lorsque Sean Egan est décédé. Ça m’a donné tout un choc parce que j’avais passé trois semaines avec lui et j’ai beaucoup appris avec lui. Je n’avais jamais couché dans une tente ni fait quoi que ce soit de semblable avant de vivre cette expérience. J’ai appris, avec les sherpas, à filmer en haute altitude», raconte Elia Sakaly.

Cette expérience l’a incité à retourner au mont Everest en 2007 afin de terminer l’expédition que n’a pu finir Sean Egan. Forcé de rebrousser chemin à 500 pieds du but, il a de nouveau tenté sa chance au printemps dernier, pour cette fois atteindre le sommet.

Elia Sakaly dont le père est libanais et sa mère canadienne est originaire d’Ottawa. Il a grandi à Aylmer et même si l’anglais est sa langue maternelle, il est très à l’aise en français car il a fréquenté l’école française et il a plusieurs amis francophones. Il admet lui-même qu’il n’était pas un enfant facile et qu’il ne semblait pas en mesure d’entrer dans un moule. «À l’adolescence, j’étais rebelle et je me suis fait expulser de l’école. Je portais une coupe Mohawk. J’ai eu toutes sortes de problèmes et j’ai vécu en famille d’accueil. À ce moment-là, j’ai fait une rencontre qui a changé ma vie. J’ai fait la connaissance de Gino Dupuis, un homme fort qui aidait les jeunes de la rue à prendre leur vie en main et à faire preuve de plus de discipline, en leur montrant à s’entraîner en haltérophilie.

«J’ai complété mon niveau secondaire et j’ai étudié en télévision au Collège Algonquin avant de travailler durant un certain temps comme caméraman au réseau A-Channel. Par la suite, j’ai participé à un concours de vidéo jockey au réseau Much Music et j’étais aussi musicien et acteur. J’ai aussi travaillé durant un certain temps comme mannequin à Los Angeles. C’était un peu curieux car je ne me sentais pas moi-même. J’avais une belle image, mais à l’intérieur de moi c’était vide et j’ai décidé de me consacrer à la production de films en créant une petite société de production à Ottawa. C’est ainsi que Sean Egan m’a demandé de me joindre à son équipe pour réaliser un film sur le mont Everest», explique M.Sarkaly.

Cinéma et aventure

Elia Sakaly a trouvé sa voie en combinant le cinéma et l’aventure. La mort de Sean Egan l’a poussé à essayer lui-même de gravir la plus haute montagne de la planète. Mais ne va pas au sommet de l’Everest qui veut et surtout, il faut beaucoup d’entraînement et d’argent. Il a donc tout vendu pour amasser l’argent nécessaire à son expédition de 2007. Le film intitulé Finding Life qu’il a alors tourné lui a valu le prix du jury et du public, lors du Festival du film d’aventure de Montréal, en 2008. «Ce fut aussi le début de mon travail en vue d’amasser des fonds pour la construction d’une école au Népal, un projet que Sean Egan avait à coeur. J’ai aussi associé des jeunes d’écoles d’Ottawa à mes expéditions et d’ailleurs, lorsque j’étais au sommet de l’Everest, en mai dernier, je leur ai parlé en direct via la radio par satellite. Lorsque mon chef d’expédition qui était au camp de base leur a dit ‘nous sommes sur le toit de la Terre’, ils se sont mis à crier et ça m’a donné une énergie incroyable».

Ses expéditions et ses films l’ont fait connaître dans le pays natal de son père, le Liban. Le maire de Beyrouth l’a même invité à venir présenter son film au Liban. «C’était important pour moi car un seul autre Libanais s’est rendu au sommet de l’Everest. J’avais déjà visité le Liban avec mon père mais ce voyage m’a permis de reprendre contact avec mes origines et de comprendre bien des choses. Là-bas, les gens sont plus chaleureux et l’esprit de famille est plus fort. Je me sens chez moi et je me suis rendu compte qu’on peut se sentir chez soi, même lorsqu’on va très loin comme au Népal, par exemple».

Il a aussi pris goût aux expéditions en montagne et il a gravi cinq des plus hauts sommets du monde. Mais le cinéma documentaire est plus important. «Au-delà des expéditions en montagne, il y a plusieurs autres projets possibles que ce soit dans l’Arctique ou dans le désert du Sahara. Ce qui compte, c’est de raconter des histoires humaines et d’entrer en contact avec les gens. Le fait de partager avec les élèves est aussi très intéressant et j’ai fait des tournées dans les écoles de l’Ontario. C’est stimulant de parler aux jeunes et de leur raconter mon cheminement. Lorsqu’ils voient ma photo d’adolescent, avec ma coupe Mohawk, ils sont surpris».

Elia Sakaly fera une apparition à l’écran de TFO d’ici quelques mois, lorsque sera diffusée la série La part du monde qui porte sur les 15 sites de l’Unesco au Canada. Dans cette série, Elia Sakaly part à la découverte des sites exceptionnels reconnus par l’Unesco. «Parfois, on me demande ce que je veux faire maintenant que j’ai atteint le sommet de l’Everest mais j’ai encore plein d’idées en tête. Je ne sais pas où vont me mener tous ces projets mais je suis mon coeur et j’aime ce que je fais».

Vous pouvez entendre la Personnalité de la semaine le lundi, à 8h40, à l’émission Bernier et Cie animée par Carl Bernier et diffusée à la radio de Radio-Canada au 90,7 FM, ainsi qu’à 18h au Téléjournal Ottawa-Gatineau présenté par Michel Picard, à la télévision de Radio-Canada.

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