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Finul : Le QG de Chamaa, un bout d’Italie au Liban

Posted by jeunempl sur octobre 4, 2010

(Patricia Khoder – L’Orient le Jour)

Le contingent italien de la Finul a ouvert les portes de sa nouvelle caserne à Chamaa, jeudi dernier, à la presse. Au programme de la journée : tournée dans le quartier général des Casques bleus et cérémonie de remise d’aides à des municipalités de la zone, en présence de l’ambassadeur d’Italie, Gabriele Checchia, qui achève un mandat de quatre ans au Liban.

À son arrivée au Liban, dans le cadre de la seconde Finul, le contingent italien, qui compte actuellement environ 2 200 hommes, avait pris pour quartier général la base de Tebnine. Il y a quelques mois, ce quartier général a été transféré dans une immense zone à Chamaa, dans le caza de Tyr. Le contingent italien commande le secteur ouest, une zone couvrant les cazas de Tyr et de Bint-Jbeil, et où sont déployés sept contingents de la Finul : le contingent italien bien sûr, mais aussi des Casques bleus français, coréens, slovènes, ghanéens, malais et ceux du sultanat de Brunei.

C’est pour la seconde fois, depuis 2006, que la brigade Garibaldi, déployée actuellement au sud du Litani, sert au Liban. Les soldats italiens de la Finul y passent six mois avant de rentrer chez eux pour être remplacés. Mis à part le quartier général de Chamaa, les soldats italiens possèdent des casernes à Maaraké, Mansouri, Zibkine et bien sûr à Naqoura.

Le quartier général de Chamaa est un bout d’Italie au Liban. Il a été construit sur un immense terrain donnant sur la mer.

Ce sont des soldats portant des signaux à la main qui vous indiquent le chemin quand vous faites votre entrée au quartier général du contingent. Ici, la place principale s’appelle place d’Italie, et les mets servis aux soldats comme à leurs hôtes et aux 200 Libanais qui travaillent avec le contingent viennent directement d’Italie. Cette mesure est prise dans tous les pays du monde où les soldats italiens sont présents pour des raisons de sécurité et d’hygiène. Également à l’entrée du quartier général, entre les oliviers, une statue de la Vierge a été placée et un petit jardin a été aménagé pour commémorer les soldats tombés pour le Liban, comme le caporal Sergio Filiberti, mort le 18 avril 2010. Une église dédiée aussi à la Vierge, avec un clocher en fer à l’entrée, a également été construite. Elle est ouverte en permanence et les messes y sont célébrées tous les dimanches.

Un coût de deux millions d’euros

Environ 700 soldats hommes et femmes vivent au quartier général de Chamaa, construit à la façon d’une cité romaine, où deux axes se coupent à angle droit pour assurer une meilleure surveillance et une meilleure protection de la zone, explique le colonel Stefano Salari, chargé du bataillon des ingénieurs.

Des dizaines de bâtiments en préfabriqué ont été consacrés au logement de la troupe. Le toit de ces bâtiments a été entièrement couvert de panneaux solaires, que ce soit pour la production d’électricité ou pour le chauffage de l’eau. Cinq générateurs, d’une capacité de 400 kilowatts chacun, ont été prévus au cas où ces panneaux ne suffiraient pas. Chaque réverbère du quartier général est également doté d’un panneau solaire afin qu’il fonctionne à l’énergie propre.

L’eau du quartier général est puisée dans un puits artésien à 250 mètres de profondeur. Elle est traitée et stockée dans quatre réservoirs d’une capacité de 10 000 litres chacun.

Quant aux eaux usées du quartier général, elles sont stockées dans des réservoirs spéciaux. Un système anti-incendie, fonctionnant grâce à la forte pression de l’eau, a été mis en place. C’est la première fois qu’un tel système est en opération dans une base italienne à l’étranger.

Une immense cantine, où 850 repas peuvent être servis en l’espace de 40 minutes, a été installée. Elle offre aussi un grand espace pour les cuisines, lesquelles sont munies de machines spéciales pour préparer les pâtes, éplucher les pommes de terre, laver les légumes… Des zones spéciales frigorifiées ont été également prévues pour le stockage des viandes.

Un dispensaire a été construit. Il comprend plusieurs chambres où les malades peuvent se reposer, quatre cliniques, une salle d’urgence et un laboratoire, où l’on teste notamment la qualité de l’eau qui alimente la caserne.

Le coût de la construction du quartier général de Chamaa, qui répond parfaitement aux normes européennes de sécurité et de propreté, et qui mise sur l’utilisation de l’énergie propre, s’est élevé à deux millions d’euros. Le matériel est en provenance de l’Italie, le savoir-faire également. Ce sont des ouvriers libanais qui ont travaillé sur le chantier.

Marquage de la ligne bleue

Le responsable presse du contingent italien, le lieutenant-colonel Francesco Tivino, a qualifié dans un entretien à L’Orient-Le Jour de « très bonnes » les relations existant entre les Casques bleus de son pays et les habitants des localités de la zone ouest, même si des problèmes avec des contingents d’autres nationalités ont été enregistrés dans les mois écoulés. « Nous avons notre propre méthode, que ce soit au Liban, en Afghanistan, au Kosovo ou ailleurs. Nous n’avons pas eu des problèmes avec les populations locales. Nous avons une attitude spontanée, simple et non artificielle de traiter avec les gens », dit-il. « Nos soldats se trouvent bien partout. Ils ont une importante capacité à s’adapter à tous les milieux », ajoute-t-il.

« Au Liban, nous avons deux groupes de manœuvre sur terre. Il y a les experts de génie qui sont chargés du déminage et travaillent sur la ligne bleue. Ils nettoient le terrain en certains endroits pour placer les balises nécessaires au marquage de la ligne bleue. Ce marquage est en train de progresser. L’autre groupe de manœuvre est en charge des patrouilles et du travail sur le terrain. Il collabore étroitement avec l’armée libanaise », dit-il, notant que des soldats italiens font partie également de la force maritime de la Finul et que ce sont également des pilotes italiens qui sont en charge des hélicoptères des Casques bleus.

Il souligne qu’actuellement « l’Italie est uniquement présente au Liban dans le cadre des missions de paix des Nations unies. Mais elle participe à deux missions d’observation onusiennes, à la frontière entre Israël et l’Égypte, ainsi qu’à la celle entre le Liban, la Syrie et Israël ». « Des contingents italiens se trouvent également dans des zones en guerre sous l’égide de l’OTAN. C’est le cas en Afghanistan et au Kosovo. L’Italie est aussi présente en Irak. Elle veille à la formation des soldats et de la police irakiens », ajoute-t-il.

465 projets au Liban-Sud en quatre ans

Depuis la guerre de 2006 au Liban-Sud, l’Italie, à travers la présence de son contingent, a mis en place 465 projets pour une somme de six millions d’euros. L’ambassadeur d’Italie, Gabriele Checchia, qui est arrivé au Liban au lendemain de la guerre entre le Liban et Israël, a accordé une attention particulière au développement du Liban-Sud, rapprochant ainsi les Casques bleus de la population et faisant participer des ONG italiennes à divers projets.

Prenant la parole, lors d’un briefing, le responsable presse de l’ambassade d’Italie, Antonio Righetti, a mis l’accent sur la politique de développement instaurée par son pays au Liban-Sud. Il a noté que « depuis la fin du conflit de 2006, l’Italie a œuvré à travers la Finul à reconstruire les services essentiels et à instaurer un environnement sûr ». « Les projets sponsorisés par le contingent italien ont pour but d’améliorer la qualité de vie des habitants et d’instaurer la confiance entre eux et la Finul », a-t-il dit.

Ces projets ont été mis en place en coopération avec divers acteurs, et ce afin qu’il n’y ait pas de doublons. Ils touchent divers domaines, notamment le développement, l’agriculture, la santé, l’environnement, l’énergie et l’éducation. Ils sont adoptés après des discussions avec les municipalités et les habitants des localités. La zone – le secteur luest – dans laquelle les Casques bleus italiens sont déployés compte 107 villages, a encore expliqué M. Righetti.

Jeudi soir, une cérémonie a été organisée au quartier général de Chamaa en présence de l’ambassadeur d’Italie pour distribuer onze véhicules utilitaires à neuf municipalités et deux associations caritatives de la région. Ainsi, trois ambulances équipées, deux minibus et six camionnettes ont été remises.

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